La télévision très «préhistorique» du Maroc

Dr. Mohamed CHTATOU

Il y a quelques années de cela, feu Larbi Messari, journaliste, directeur de journal et ancien Ministre de la Communication avait déclaré à la presse que les Marocains sont des « immigrés audiovisuels », parce qu’ils passent la plupart de leur temps à regarder les télévisions étrangères, surtout depuis l’avènement du numérique.

Ce comportement dénote clairement la lassitude du public marocain de ses chaînes nationales qui ne répondent pas à ses attentes audiovisuelles, ainsi il préfère aller chercher la qualité ailleurs, et en se faisant, boude le paysage audiovisuel national de façon royale.

Aujourd’hui, le constat populaire n’a pas changé, pire les téléspectateurs trouvent que les chaines nationales, non seulement elles sont archinulles mais elles insultent aussi leur intelligence de façon flagrante et ne leur apportent aucune valeur ajoutée tant sur le plan divertissement que sur le plan éducatif.

Arrivée de 2M

Au milieu des années 80 du siècle dernier, alors qu’il y avait qu’une seule chaine dans le paysage audiovisuel marocain, monotone et à caractère plutôt propagandiste, le gouvernement créa une chaîne privée cloné sur le modèle de Canal+ de la France : 2M. Comme sa consœur française, elle avait des plages diffusées en clair comportant des talk-shows et des infos en off et des programmes de divertissement, et de documentaires et films diffusés en crypté. Les plages claires offraient des talk-shows, à ton politique osé, sachant surtout que le Maroc de cette période était toujours en pleine période « d’années de plomb », connues pour leur répression sanglante des opposants au régime de Hassan II.

Ces talk-shows faisaient le plein de spectateurs et étaient suivis avec grande assiduité par le commun des mortels, surtout dans les grandes villes, puisque le signal de 2M n’était pas accessible à plusieurs régions du pays. Mais malheureusement cette chaîne en raison de l’étroitesse du marché marocain a vite fait faillite et tomba sous le giron de l’état marocain, pour devenir avec le temps une autre chaine monotone et insipide.

Très vite 2M perd son identité de chaine avant-gardiste et s’associa avec RTM pour abrutir le spectateur marocain avec des programmes, shows et séries anesthésiants : feuilletons à l’eau de rose égyptiens, libanais, mexicains et turcs, des soirées de chants et danses et des télé journaux interminables. Le Marocain se sentant insulté, trouva refuge dans les films sur cassettes vidéo qu’il pouvait louer pour un rien des clubs vidéo qui ont poussé partout comme des champignons. Cette issue représentera une possibilité inespérée de s’évader et de fuir l’abrutissement méthodique des deux chaines nationales.

Toutefois, le salut arriva par le ciel durant les années 90 du siècle dernier : la télévision satellitaire et grandement salutaire. Désespéré, les Marocains en premier lieu se privèrent de couscous national pour utiliser le couscoussier afin de recevoir le signal des chaines françaises divertissantes et variées. Puis un jour arriva la télévision satellitaire et le Marocain s’y immigra pour de bon. Quelques années plus tard cette immigration devint définitive avec l’arrivée du numérique et de l’Internet.

Mue sans renouvèlement et renaissance

Au début du troisième millénaire, une transformation de taille se passa au sein de la télévision marocaine, cette grande mue fait naitre l‘espoir chez les gens que celle-ci aller devenir finalement un chaine citoyenne, responsable et de proximité. Mais malheureusement rien ne fut. RTM devint SNRT, une société, puis un bouquet de chaines fut créé : une chaine culturelle, une sportive, une religieuse, une de proximité et une internationale. Mas au final toutes ses chaines ne furent que des clones lamentables de l’ancienne RTM, qui désormais se fait appeler al-Oula. Pour certaines mauvaises langues, la première seulement et exclusivement dans la stupidité et l’absurdité. Il s’est avéré par la suite que cette mue, tant attendue, n’était qu’une transformation juridique et n’avait aucun corollaire qualitatif.

Au final, la création de la SNRT et d’un bouquet de chaines n’a rien changé au contenu des programmes ni à la politique télévisuelle du groupe. C’est une télévision de l’état pour des fins propagandistes et point une télévision de proximité au sens propre du terme. Une télévision bâillonnée ou le mot maitre et l’autocensure.

Reproches

Qu’est-ce qu’on reproche à la SNRT ?

Les reproches sont multiples tant de la part des téléspectateurs et des critiques télé que des journalistes externes et internes.

Le contenu des programmes et au deçà de la qualité pré-requise et fait montre d’un certain manque de professionnalisme, de réalisme et de véracité :

1- Les infos :

C’est des feuilletons interminables d’informations creuses et sans aucune substance que les professionnels américains appellent fill up material (matériel de bourrage). Les informations n’obéissent jamais au critère d’importance de l’événement. Elles suivent un classement protocolaire des activités et événements : royales, princiales, ministérielles, économiques, sociales, régionales, sportives et météo. Rarement un fait divers de grande importance passe au début des infos, alors que dans les télés occidentales ce sont de telles nouvelles qui passent au début. Les infos royales ou présidentielles passent vers la fin si elles sont d’importance protocolaire.

La télévision marocaine ne fait jamais appel aux experts, aux analystes et professeurs universitaires pour décortiquer l’information et l’analyse, par contre elle fait toujours appel aux ministres ou à leurs subalternes immédiats pour des descriptions sans saveur d’une réunion, conférence ou inauguration et ceux-là font amplement usage de la langue du bois, chose qui irrite les téléspectateurs.

2- Les talk-shows :

Il y a très peu de talk-shows dans les programmes de la SNRT. Ceux qui existent sont sans valeur audiovisuelle parce que les producteurs et présentateurs invitent généralement leurs connaissances ou proches ou amis. Donc, par conséquence, le contenu reste médiocre.

Pour éviter tout débordement les talk-shows sont tous enregistrés d’avance et seuls une poigné sont réalisés en direct et leurs participants sont triés sur le volet.

3- Programmes musicaux :

Ces programmes de soirées musicales de chants et danse et farniente totale font légion. Ils sont certes couteux mais ne demandent pas beaucoup d’effort intellectuel. On invite un paquet de musiciens, chanteurs et groupes folkloriques, un ou deux comiques et une ou deux stars qui sont interviewés par une présentatrice et ou un duo de présentateur et présentatrice. On chante et on danse et le tour est joué. Ces programmes sont passés les vendredis, samedis et jours de fêtes, en soirée.  Ce sont des programmes de divertissement à caractère abrutissant.

4- Téléfilms :

Ils sont généralement de bonne facture et traitent de problèmes sociaux très proches du quotidien du commun des mortels, mais ils ont rares.

5- Documentaires :

Sont le parent pauvre de la production, mais ceux réalisés sont de bonne facture. Un exemple l’excellent documentaire de découverte du Maroc intitulé « amoudou ».

6- Magazines :

Les magazines adoptent tous les mêmes formats sans exception : deux personnages soi-disant des experts, sont invités au studio pour débattre d’un sujet quelconque, des micros-trottoirs et des fois un petit point de vue externe enregistré d’avance et encapsulé dans une sorte de reportage. Ainsi, ces programmes sont en majorité loin de la qualité requise et ne sont point suivis par le grand public.

Usage de la langue de bois dans tous les programmes, ce que les téléspectateurs rejettent et considèrent comme une insulte à leur intelligence et leur intégrité morale. On parle de elles absurdités comme :

  • Le Maroc, le plus beau pays du monde ;
  • Le Maroc est une exception dans le monde arabe ;
  • Tout va bien dans le meilleur des mondes (goulou l3am zin),
  • Le Maroc connait un développement exceptionnel, une stabilité sans pareil dans le monde arabe, etc.

Tous les points de vue présentés par la chaine soit dans ses productions externes ou informations, magazines vont tous dans le même sens, celui du poil. On encourage les participants à y tenir un langage mielleux et congratulant, chose qui enrage le téléspectateur, qui, vit dans son quotidien la corruption, le népotisme, la bureaucratie, le chômage, l’inégalité des chances et la pauvreté et se demande où se trouve le monde beau et gentil, souvent décrit par la télé nationale.

Malheureusement, la télévision nationale est très loin du compte, elle vie dans les carcans du mensonge, un mensonge interminable, ou la critique constructive est bannie, ou le point de vue différent est circonscrit. Conséquemment, l’impopularité de la télévision marocaine et le résultat de son mensonge et de son comportement insultant ainsi que son manque criard de civisme.

La télévision du Ramadan

Le mois sacré du Ramadan est le seul moment où le téléspectateur semble se réconcilier de bon cœur avec la télévision nationale. Ainsi, cet « émigré audiovisuel » daigne « retourner » au pays pour regarder la télévision du terroir, au moins avant et après le « ftour », question de prendre son sacrosaint bol de Harira accompagné de musique andalouse et de divertissement local, mais chaque année, il se sent trahit : beaucoup de médiocrité, beaucoup d’amateurisme, et beaucoup de mensonge comme d’habitude. Il semble que dans le monde cathodique national, rien ne change.

La caméra cachée est un divertissement servit chaque année avec les dates et le lait du « ftour », semble être un divertissement qui au lieu de faire rire le téléspectateur, se rit de lui en fin de compte, et ainsi il devient le dindon de la farce. La caméra cachée, qui en principe est une caméra dissimulée et a pour but de faire tomber le citoyen ordinaire ou une star dans un traquenard comique et des situations cocasses qui engendrent des débordements spontanées de joie ou d’énervement, n’est pas enfin de compte pas aussi cachée que cela, d’après la presse nationale. En effet, il semble que la caméra cachée est une vraie supercherie. Le citoyen cible et ou la star choisie sont au courant d’avance de tout le scénario et agissent en conséquence, en contrepartie d’un paiement, chose qui gâche le charme et l’innocence du programme, somme toute.

Les sitcoms produits varient grandement quant au test de la qualité, à côté de beaucoup de navets à grand budget comme « yak Hna jiran », produit par le société du boy chouchouté du sérail Nabil Ayouch, qui à sa quatrième saison semble se répéter gravement sans nouveauté aucune. Il y avait, toutefois, l’année dernière et cette année un vrai produit de qualité « lcouple » de deux grands comédiens marocains Hassan Fad et Dounia Boutazout, qui ont su marier avec professionnalisme comédie et satire et ont eu, par conséquence, un succès fulgurant à la télévision d’abord et sur la toile par la suite, et cela continue sur cette dernière.

Alors que les téléfilms du Ramadan semblent vaciller entre un bon et trois mauvais, le théâtre marocain quant à lui semble caracoler au sommet du succès avec toutes les pièces filmées pour la télévision. Le théâtre marocain reste grand, pauvre et complètement ignoré par le gouvernement tant sur le plan aide, encouragement ou promotion. Mais en dépit de toutes les difficultés auxquelles il fait face, il est indéniablement grand : il divertit, éduque, critique et montre les problèmes de notre société au grand jour avec détermination et courage. Et comme à dit le grand Shakespeare, c’est un miroir mis en face de la société, pour se regarder.

Les soirées musicales comme à l’accoutumée sont insipides et manquent grandement d’inspiration. Elles divertissent certes mais sont vite oubliées pour cause de médiocrité alarmante et contenu, des fois franchement puéril et insultant.

Sociétés de production télévisuelle

A part les infos, quelques magazines made at home, la majorité des programmes d la SNRT sont produits par les maisons de production externes qui ramassent un pactole faramineux mais sont incapables de produire la moindre qualité. Pourquoi ?

Ces sociétés de productions ont étés montées en toutes pièces par d’anciens fonctionnaires ou journalistes de la télévision, mais qui continuent à avoir des complicités agissantes et gratifiantes à l’intérieur de la boite sur le plan du délit d’initié, qui en principe est réprimé par la loi.

Des appels d’offre sont lancés par la SNRT, les sociétés de production en questions soumettent leur offre sous forme de programme pilote ou autre. Grace à leur complicité interne ils décrochent le grand magot moyennant bien sûr une grasse commission au suppôt interne. Ce système de fraude win-win coupe la route aux sociétés jeunes qui pourraient apporter un plus à la production et développer le concept de la créativité qui amène la qualité et la fraicheur, sans oublier pour autant l’innovation.

Mais pour le moment, il semble qu’au lieu de donner la chance à tout le monde, la SNRT continue à verser dans un tribalisme primaire : les gens de a maison et les proches avant tout. En effet, le golden boy du sérail Nabil Ayouch, fils de l’Ayatollah de la com officielle le grand patriarche Ayouch viens de décrocher un contrat phénoménal de plusieurs milliards de centimes de la part des deux mastodontes de la SNRT El-Oula et 2M, juste parce qu’il s’appelle Ayouch. On se demande comment on peut tonifier le paysage audiovisuel marocain si on continue avec de telles pratiques tribales du Neandertal dans un monde moderne et moderniste. La réponse est que tant que le Maroc officiel officie avec une mentalité fortement tribale, la télévision sera tribale et sa qualité aussi.

Nécessité impérieuse du désengagement de l’état du paysage audiovisuel

Le Maroc ne peut prétendre à la modernité tant l’état continue à contrôler directement ou indirectement l’information. Dans le passé le contrôle de l’information rimait avec contrôle du pouvoir, aujourd’hui c’est synonyme de la dictature pure et simple.

A cause de ce contrôle, le Maroc continue à se faire montrer du doigt par les organisations internationales telles que Freedom House, Transparency International, Reporters sans Frontières, etc.

Il est anachronique que le Maroc de la constitution de 2011, ouverte sur la démocratie et le progrès politique puisse continuer à contrôler les médias et surtout la télévision, c’est contreproductif et mauvais pour l’image du pays. Le temps est venu de donner la liberté, toute la liberté aux télévisions publiques et d’ouvrir le paysage audiovisuel aux télévisions privées pour apporter la qualité et l’innovation et toute la plus-value qui en résulte sur le plan économique, politique et social.

Il est aussi inconcevable que les Marocains puissent continuer à payer une redevance dissimulée dans la facture de l’eau et de l’électricité pour une télévision du Neandertal, qui ne répond aucunement à leurs attentes. Une télévision qui semble s’intéresser plus à faire luire l’image des officiels que de s’intéresser aux problèmes des citoyens qui lui versent l’argent nécessaire pour son fonctionnement et sa survie.

Cette télévision, soi-disant, s’est-elle intéressé en profondeur aux vrais problèmes des citoyens, tels que ? :

  • Le chômage endémique des jeunes ;
  • La corruption ;
  • Le népotisme ;
  • L’abus du pouvoir ;
  • Le désintéressement des jeunes de la politique ;
  • La pauvreté et le manque de solidarité et de partage ;
  • L’indécence d’une classe politique ;
  • Le harassement sexuel ;
  • L’analphabétisme des femmes rurales,
  • Les problèmes d’identité ;
  • Les cultures nationales : amazighes, darijophone, hassanie et juive ;
  • Les raisons de la faillite du système éducatif national ;
  • L’exploitation des bonnes et des personnes dans une situation précaire, etc.

Malheureusement la télévision marocaine ne s’intéresse qu’aux inaugurations, célébrations, discours et activités officielles, statistiques officiels, etc. Cette télévision est lourdement plombée par son identité officielle qui lui fait perdre toute crédibilité vis-à-vis du publique qui préfère immigrer vers d’autres télévisions que de subir l’abrutissement.

La télévision de Rabat

Beaucoup de citoyens marocains vivants dans la campagne appellent la SNRT avec tous ses clones, tilifizyoun dyal rbat « la télévision de Rabat »,  quasiment rbat« Rabat ». Beaucoup de gens ne font pas attention à cet état des choses, mais en réalité c’est un jugement populaire plein d’enseignements, mais surtout très critique de cette grande institution, censée représenter et servir tous les marocains sans exception aucune.

La SNRT dans sa forme actuelle aurait, dans le meilleur des mondes, pensé à créer une télévision rurale qui s’intéresse aux problèmes de la moitié de la population du pays, comme l’agriculture dans tous ses aspects : techniques agricoles modernes, utilisation des engrais, systèmes d’irrigation, le foncier rural, la solidarité rurale twiza, etc. La télévision pourrait éventuellement étudier et faire connaitre les us et les mœurs des groupes ruraux de la géographie physique et humaine de ce monde. Les citadins marocains semblent tout ignorer du monde rural.

Il est aberrant que cette télévision qui a plus de 52 ans d’âge n’ait jamais pensé à entreprendre des études sociologiques de terrain pour voir comment elle est perçue par les Marocains qu’elle est supposée servir. Deuxio, il est inconcevable que cette télévision n’ait jamais pensé à lancer un système d’évaluation externe sur ses programmes et un système interne.

La culture d’évaluation n’a jamais été le fort de cette télévision et cela risque de ne pas l’être pour longtemps. Cet état de chose semble dire aux citoyens : on n’a pas besoin d’être évalué, on sait que nous sommes sur le bon chemin….officiel. Même la société française de mesure d’audience ne semble être intéressée que par son gros contrat. Ces mesures sont sporadiques et passent sous silence beaucoup d’aspects saillants. Un clin d’œil complice aux officiels pour garder son contrat juteux. En France les résultats des mesures sont publiés chaque semaine, au Maroc c’est saisonnier, et le pire c’est qu’il y a certains aspects que cette mesure d’audience ne prend pas on considération de peur d’aliéner le Maroc officiel…et par conséquence perdre le contrat juteux.

Dans le meilleur des mondes, la télévision de Rabat, qui émet 24 heures sur 24 heures aurait pu utiliser certaines de ses plages horaires pour des cours d’alphabétisation fonctionnelle, d’atomisation des femmes, de civisme, mais il n’en est rien de tout cela. Pour beaucoup de gens la télévision de Rabat n’est pas une télévision citoyenne, mais la télévision de chant et dance et farniente : tilifizyoun chti7 ou rdi7.

Revigorer le paysage audiovisuel marocain

La télévision marocaine dans son architecture actuelle va continuer à se blottir dans sa médiocrité, parce que dans un sens elle a le monopole du paysage audiovisuel marocain et n’a pas à faire face à aucune forme de compétition externe, donc elle n’est nullement obligé d’innover pour plaire. Elle s’y complait dans son statut de monopole et ne fais que s’auto-perpétuer sans crainte aucune du monde extérieur.

Pour mettre fin à cette situation, for désagréable pour le public marocain qui ne s’identifie nullement avec cette  télévision, il est urgent pour l’Etat de libéraliser le paysage audiovisuel marocain en offrant des licences d’exploitation de chaines de télévision au privé pour stimuler le secteur et permettre au public marocain de choisir avec l’espoir de le récupérer à la longue.

La télévision marocaine est une télévision du Neandertal dans le sens qu’elle ne fait que singer les télévisions du monde et n’encourage nullement l’innovation et la créativité et ne doit sa survie qu’à la protection et aux largesses de l‘Etat et non à son dynamisme.

En un mot c’est une télévision d’un autre temps, d’une autre dimension, d’une autre ère, qui ne devrait en principe, exister que dans les musés et les livres d’histoire et non dans la réalité, parce que elle ne sert point la société et elle ne fait que se servir elle-même, en fin de compte.

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