{"id":1768,"date":"2018-05-18T16:56:30","date_gmt":"2018-05-18T16:56:30","guid":{"rendered":"http:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/?p=1768"},"modified":"2018-05-18T16:56:30","modified_gmt":"2018-05-18T16:56:30","slug":"le-bilan-peu-souriant-de-lamazighite-au-maroc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/le-bilan-peu-souriant-de-lamazighite-au-maroc\/","title":{"rendered":"Le bilan peu souriant de l&rsquo;Amazighit\u00e9 au Maroc"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1671\" aria-describedby=\"caption-attachment-1671\" style=\"width: 375px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-1671\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/chtato-375x250.jpg?resize=375%2C250\" alt=\"\" width=\"375\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/chtato.jpg?resize=375%2C250&amp;ssl=1 375w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/chtato.jpg?w=960&amp;ssl=1 960w\" sizes=\"auto, (max-width: 375px) 100vw, 375px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1671\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #ff0000;\">Par: Dr Mohamed Chtatou<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>La gen\u00e8se de la conscience amazighe <\/strong><\/p>\n<p>Le Dahir appel\u00e9 injustement <strong>Dahir Berb\u00e8re<\/strong> et impos\u00e9 au Maroc en 1930 par le Protectorat fran\u00e7ais et sans aucun doute un d\u00e9cret mal con\u00e7u, de prime abord, et mal g\u00e9r\u00e9 parce qu\u2019il avait jet\u00e9 l\u2019opprobre, sans raison aucune, sur les Amazighs du Maroc.<\/p>\n<p>En 1951, les Amazighs reprennent la main en constituant l\u2019<strong>Arm\u00e9e de Lib\u00e9ration <\/strong>qui, a partir d\u2019Octobre 1955 se mettra \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans le territoire de la tribu Gzennaya, ce qui fut appel\u00e9 par les colonisateurs, dans le temps, \u00a0le <strong>Triangle de la Mort<\/strong> (Aknoul &#8211; Tizi Ousli &#8211; Boured), ainsi que dans d\u2019autres r\u00e9gions amazighes.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1769\" aria-describedby=\"caption-attachment-1769\" style=\"width: 550px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1769 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/2-1.jpg?resize=550%2C359\" alt=\"\" width=\"550\" height=\"359\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/2-1.jpg?w=550&amp;ssl=1 550w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/2-1.jpg?resize=383%2C250&amp;ssl=1 383w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1769\" class=\"wp-caption-text\">Carte du Triangle de la Mort en 1955<\/figcaption><\/figure>\n<p>L\u2019<strong>Arm\u00e9e de Lib\u00e9ration (1951-1956) <\/strong>\u00e9tait, certes, un mouvement de lib\u00e9ration nationale, mais ce fut aussi la gen\u00e8se du mouvement culturel amazigh qui, prendra de l\u2019ampleur apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance en 1956. En effet, une fois les Fran\u00e7ais partis, L\u2019Istiqlal voulait forcer la main au Roi Mohammed V et s\u2019imposer comme parti unique. L\u2019Istiqlal pour arriver \u00e0 son but devait se d\u00e9barrasser, en premier lieu \u00a0de l\u2019<strong>Arm\u00e9e de Lib\u00e9ration<\/strong>. Ainsi, le jeune r\u00e9volutionnaire Mehdi Benbarka s\u2019attela \u00e0 faiblir l\u2019<strong>Arm\u00e9e de Lib\u00e9ration <\/strong>en \u00e9liminant en 1956 son chef historique Abbas Messaadi \u00e0 F\u00e8s.[1] Mehdi Benberka, connaitra le m\u00eame sort, apparemment, de la main de Hassan II en 1965 \u00e0 Paris.[2]\n<p>Sur le sujet du probable assassinat de Abbas Messadi par Mehdi Benbarka, Abdelhad Sebti a \u00e9crit dans <em>Zamane\u00a0:[3]<\/em><\/p>\n<blockquote><p><em>\u201cMais si le fondateur de l\u2019UNFP a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 du doigt, ce n\u2019est pas seulement \u00e0 cause de l\u2019adversit\u00e9 politique. Il y a \u00e9galement les graves incidents qui l\u2019ont oppos\u00e9 \u00e0 Messa\u00e2di, dont le dernier date de peu de temps avant sa disparition. La m\u00e9sentente entre les deux hommes semble remonter \u00e0 1955, quand le gu\u00e9rillero \u00e9tait venu demander au chef istiqlalien le soutien financier du parti pour l\u2019action arm\u00e9e qu\u2019il entendait mener. Ne le connaissant pas et ne disposant pas de fonds, celui-ci l\u2019avait \u00e9conduit. Une altercation verbale entre les deux hommes aurait suivi. En juin 1956, sous le pr\u00e9texte d\u2019un reportage (publi\u00e9 le 29 juin) pour le journal Al Istiqlal dont il est le directeur, Ben Barka effectue un long voyage o\u00f9 il visite plusieurs postes de l\u2019Arm\u00e9e de lib\u00e9ration. Arriv\u00e9 au campement o\u00f9 se trouve Messa\u00e2di (pr\u00e8s de Taounate), il s\u2019en voit interdire l\u2019acc\u00e8s par le r\u00e9sistant. Un incident qui faillit mal tourner, selon un t\u00e9moignage recueilli en 2003 par l\u2019auteur de ces lignes\u00a0: celui du r\u00e9sistant Mohammed Bensa\u00efd, qui accompagnait le futur fondateur de l\u2019UNFP, en m\u00eame temps que le Fqih Basri. Messa\u00e2di tente en effet de mettre Ben Barka aux arr\u00eats, provoquant la col\u00e8re du Fqih Basri et de Bensa\u00efd lui-m\u00eame. Mais Messa\u00e2di finit par faire amende honorable, en d\u00e9clarant aux deux jeunes amis de Ben Barka qu\u2019il le faisait par respect pour leur statut de r\u00e9sistants\u2026\u201d<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>La marginalisation des Amazighs par l\u2019Istiqlal conduira in\u00e9luctablement \u00e0 la r\u00e9volte du Rif en 1957-1958[4] qui fut \u00e9cras\u00e9e dans le sang par le Prince H\u00e9ritier Moulay Hassan qui deviendra, quelques ann\u00e9es plus tard, Roi Hassan II. Le massacre des Amazighs Rifains fut ex\u00e9cut\u00e9, de fa\u00e7on macabre et violente, par le G\u00e9n\u00e9ral Oufkir[5] qui fut lui-m\u00eame massacr\u00e9 par Hassan II, sans m\u00e9nage, en 1972 pour complot contre la monarchie.<\/p>\n<p>Hassan II fut largement contest\u00e9 par les Amazighs de l\u2019arm\u00e9e pour son faste, son pouvoir sans partage et son esprit \u00e9picurien. Entre 1971[6] et 1972[7], des militaires amazighs, de hauts grades, vont essayer de le renverser, sans succ\u00e8s, et ce fut le d\u00e9but de la r\u00e9pression appel\u00e9e commun\u00e9ment\u00a0: <strong>Les Ann\u00e9es de Plomb<\/strong>[8], contre tous les opposants politiques qui durera jusqu\u2019en 1996.<\/p>\n<p><strong>Le r\u00e9veil culturel amazigh<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s la d\u00e9confiture de l\u2019approche militaire allant de 1952 \u00e0 1972, les Amazighs opt\u00e8rent pour le militantisme culturel et identitaire par le biais des associations culturelles. La premi\u00e8re du genre et sans aucun doute <strong>l\u2019Association Marocaine pour la Recherche et l\u2019Echange Culturels<\/strong> (<strong>AMREC<\/strong>),\u00a0fond\u00e9 le 10 novembre 1967 par le militant <strong>Ibrahim Akhiat<\/strong> d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 2018.<\/p>\n<p>En presentation de cette importante association, Said Afoullous, journaliste \u00e0 <em>L\u2019Opinion<\/em> (organe francophone du Parti de l\u2019Istiqlal), \u00e9crivit le 5 avril 2014:[9]\n<blockquote><p><em>\u201cBrahim Akhiate est le fondateur, le 10 novembre 1967 \u00e0 Rabat, de l\u2019AMREC, avec un groupe de compagnons: feu Ali Sedki Azaykou historien, Boujamaa Habbaz linguiste disparu en 1981, Ahmed Boukous recteur de l\u2019IRCAM, Abdellah Bounfour linguiste, Ahmed Akouaou, Omar El Khalfaoui et Ali El Jaoui. Il sera le seul parmi les fondateurs \u00e0 continuer \u00e0 animer cette association apr\u00e8s le d\u00e9part des premiers compagnons, chacun allant de son c\u00f4t\u00e9 pour poursuivre des \u00e9tudes sup\u00e9rieures et des recherches scientifiques. Lui, il reprendra \u00e0 chaque fois son b\u00e2ton de p\u00e8lerin pour poursuivre son combat dans une ind\u00e9fectible constance, rejoint \u00e0 chaque fois par d\u2019autres militants. Objectif inlassablement poursuivi: faire partager ses convictions quant \u00e0 l\u2019importance vitale de la prise en charge de la langue et la culture amazighes en vue de l\u2019\u00e9closion d\u2019une \u00absoci\u00e9t\u00e9 moderne qui croit en la pluralit\u00e9 culturelle et l\u2019unit\u00e9 dans la diversit\u00e9\u00bb. Homme de dialogue, sa devise a toujours \u00e9t\u00e9 de faire le pas vers ses adversaires, tout en d\u00e9fendant fermement ses convictions de mani\u00e8re rationnelle sans jamais verser dans la surench\u00e8re ni couper les ponts.\u201d<\/em><\/p><\/blockquote>\n<figure id=\"attachment_1770\" aria-describedby=\"caption-attachment-1770\" style=\"width: 412px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1770 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/3.jpg?resize=412%2C521\" alt=\"\" width=\"412\" height=\"521\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/3.jpg?w=412&amp;ssl=1 412w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/3.jpg?resize=198%2C250&amp;ssl=1 198w\" sizes=\"auto, (max-width: 412px) 100vw, 412px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1770\" class=\"wp-caption-text\">La femme amazighe: beaut\u00e9 et attachement \u00e0 la culture<\/figcaption><\/figure>\n<p>Pour la chercheur acad\u00e9mique Laura Feliu qui, \u00e9crivit dans un article intitul\u00e9: \u00abLe Mouvement culturel amazigh (MCA) au Maroc\u00bb, le choix du terme \u00abculturel\u00bb dans le nom de l\u2019AMREC n\u2019est pas fortuit, le but \u00e9tait d\u2019\u00e9viter tout clash avec le Makhzen qui \u00e9tait dans sa phase pan-arabiste et pour qui tout autre identit\u00e9 \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme une trahison \u00e0 la cause arabe. En effet, pour les pays arabes, les minorit\u00e9s n\u2019avaient pratiquement aucune existence. Il\u00a0 y avait, pendant ce temps, deux concepts qui se superposaient\u00a0: en plein \u00e2ge adulte la nation arabe et la <em>oumma <\/em>islamique, encore en bas \u00e2ge\u00a0:[10]\n<blockquote><p><em>\u00ab\u00a0La cr\u00e9ation d\u2019une association reconnaissant de mani\u00e8re explicite son adh\u00e9sion \u00e0 l\u2019amazighit\u00e9 \u00e9tant alors impensable, les termes \u00ab\u00a0berb\u00e8re\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0amazigh\u00a0\u00bb n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 inclus dans sa d\u00e9nomination. C\u2019est pourquoi, le terme \u00ab\u00a0culturel\u00a0\u00bb est consacr\u00e9 comme un substitut qui assume cette r\u00e9f\u00e9rence.\u00a0\u00bb<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>Sur le plan politique, le Parti du Progres et Socialisme (PPS), ex parti communiste, fut le premier \u00e0 reconnaitre la culture amazighe en tant que tel en publiant un pamphlet politique en 1977, \u00e0 un moment ou la majorit\u00e9 des partis politiques marocains \u00e9taient soit hostiles (Parti de l\u2019Istiqlal), soit aux abonn\u00e9s absents (le reste des partis). R\u00e9cemment, aussi, le PPS fut le seul parti marocain \u00e0 publier sa plateforme politique en Amazigh.<\/p>\n<p>Dans la m\u00eame lign\u00e9e, le PPS organisa le 21 avril 2001 une rencontre sous le th\u00e8me \u201cle Maroc actuel et la question amazighe\u201d.\u00a0 C&rsquo;est la premi\u00e8re d&rsquo;une s\u00e9rie de d\u00e9bats que le parti comptait tenir autour des principaux axes contenus dans sa \u201cTh\u00e8se politique\u201d. Ce document avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 au 6\u00e8me congr\u00e8s du parti pr\u00e9vu en juillet 2001.<\/p>\n<p>Le quotidian \u00e9conomique marocain <em>L<\/em><em>\u2019<\/em><em>Economiste <\/em>avait \u00e9crit sur ce sujet, dans le temps:[11]\n<blockquote><p><em>\u00ab\u00a0Toutes les associations du mouvement culturel amazigh \u00e9taient pr\u00e9sentes. Elles ne pouvaient rater une telle occasion, surtout que leurs manifestations ne sont pas toujours autoris\u00e9es. Les repr\u00e9sentants des ONG amazigh l&rsquo;ont d&rsquo;ailleurs bien soulign\u00e9, estimant que \u201cle gouvernement n&rsquo;\u00e9tait pas encore pr\u00eat \u00e0 accepter le Maroc dans sa diversit\u00e9\u201d. La rencontre organis\u00e9e par le PPS \u00e9tait l&rsquo;occasion de refaire un discours revendicatif tournant autour de trois grandes axes. Le premier consiste \u00e0 constitutionnaliser la culture et la langue amazighs. En d&rsquo;autres termes, leur accorder une place dans la loi supr\u00eame au moins \u00e9gale aux deux autres composantes de l&rsquo;identit\u00e9 nationale: l&rsquo;islam et la langue arabe. Pour une grande partie des participants, la constitutionnalisation constitue une solution politique \u00e0 un probl\u00e8me qui tarde \u00e0 \u00eatre pos\u00e9 sur la sc\u00e8ne publique \u00e0 cause, justement, d&rsquo;une absence de volont\u00e9 politique. La deuxi\u00e8me revendication consiste \u00e0 int\u00e9grer la culture et la langue amazighs, dans toutes leurs expressions locales (tarifit, tachelhit, tassoussit,&#8230;), dans le syst\u00e8me d&rsquo;enseignement national. A cet \u00e9gard, l&rsquo;approche de la Charte de l&rsquo;Education et de la Formation a \u00e9t\u00e9 fortement critiqu\u00e9e. Les participants rejettent l&rsquo;introduction de tamazight en tant qu&rsquo;\u00e9l\u00e9ment favorisant l&rsquo;apprentissage de l&rsquo;arabe. Ils r\u00e9clament de la r\u00e9habiliter en tant que langue nationale \u00e0 part enti\u00e8re. Troisi\u00e8me dol\u00e9ance: l&rsquo;ouverture des m\u00e9dias \u00e0 la culture et la langue amazighs. Cela revient \u00e0 r\u00e9unir les conditions d&rsquo;une r\u00e9conciliation avec soi-m\u00eame en r\u00e9habilitant toutes les composantes de l&rsquo;identit\u00e9 culturelle nationale. Il s&rsquo;agit selon M. Ahmed Assid, chercheur universitaire, \u201cde r\u00e9duire le foss\u00e9 entre le Maroc officiel qui ressemble plus \u00e0 une repr\u00e9sentation imaginaire et le Maroc profond qui, lui, est multiple et r\u00e9el\u201d.\u00a0\u00bb<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>Toutefois, il faut signaler qu\u2019il existe d\u2019importantes diff\u00e9rences structurelles et id\u00e9ologiques, dans le contexte du militantisme, entre les diff\u00e9rents r\u00e9gions amazighes. Le premier r\u00e9seau cons\u00e9quent a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 dans le Souss \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970, autour des activit\u00e9s de l\u2019Association de l\u2019universit\u00e9 d\u2019\u00e9t\u00e9 d\u2019Agadir (AUEA). Les associations les plus politis\u00e9es sont celles du Rif et du Moyen Atlas. Cr\u00e9e dans le Rif en 1978, l\u2019Intilaka \u00e9tait \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 des secteurs de l\u2019extr\u00eame gauche et fut dissoute par les autorit\u00e9s. Dans la r\u00e9gion du sud-est, l\u2019activit\u00e9 de Tilleli, cr\u00e9\u00e9e en 1990 \u00e0 Goulmima, est particuli\u00e8rement remarquable. Un fort militantisme existe dans cette r\u00e9gion qui, comme le Rif, est d\u00e9laiss\u00e9e par l\u2019\u00c9tat, avec de graves difficult\u00e9s \u00e9conomiques et un important exode de la population.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1771\" aria-describedby=\"caption-attachment-1771\" style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1771 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/4.jpg?resize=500%2C235\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"235\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/4.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/4.jpg?resize=450%2C212&amp;ssl=1 450w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1771\" class=\"wp-caption-text\">Tamgharbit<\/figcaption><\/figure>\n<p>En 1987, fut cr\u00e9e \u00e0 Rabat l\u2019Association Nouvelle pour la Culture et les Arts Populaires (ANCAP), dirig\u00e9e par l\u2019avocat Hassan Id Belkacem. Son acronyme en amazigh est Tamaynout, appellation qui sera utilis\u00e9e de mani\u00e8re exclusive \u00e0 partir de 1995. Les fondateurs de Tamaynout \u00e9taient pour la plupart les membres les plus gauchisants de l\u2019AMREC, militants d\u2019extr\u00eame gauche de groupes marxistes-l\u00e9ninistes qui avaient comme but arracher la reconnaissance de l\u2019Amazighit\u00e9 du Maroc au Makhzen.<\/p>\n<p>Sentant la pression populaire devenir untenable pour la reconnaissance officielle de la culture amazighe, Hassan II dans un discours du 20 aout 1994, lors de la c\u00e9lebration de la f\u00eate de la \u00a0\u201cR\u00e9volution du Roi et du Peuple\u201d reconnut \u00e0 demi mot l\u2019importance de l\u2019Amazighit\u00e9 au Maroc mais ne fera rien par la suite pour laisser la primaut\u00e9 du dossier pour son fils, apr\u00e8s sa mort. Le Roi pr\u00e9conisa l\u2019enseignement, dans toutes les \u00e9coles primaries, des trois \u00ab\u00a0dialectes marocains\u00a0\u00bb (le tarifit, le tamazigh et le tachelhit). Il qualifia cette n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019\u00ab\u00a0<em>imp\u00e9rative<\/em>\u00a0\u00bb et affirma que le Maroc doit s\u2019articuler autour de \u00ab\u00a0[\u2026] <em>g\u00e9nies multiples et sur des authenticit\u00e9s et des coutumes diverses, aussi riches les unes que les autres<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Le r\u00e9veil de l\u2019establishment<\/strong><\/p>\n<p>En 1999, Le Prince H\u00e9ritier Sidi Mohammed acc\u00e9da au pouvoir et devint Mohammed VI et en 2001, dans le Discours du Tr\u00f4ne, s\u2019op\u00e9ra l\u2019appropriation officielle de l\u2019Amazighit\u00e9 qu\u2019il consid\u00e9ra comme: \u00ab<em>richesse nationale<\/em>\u00bb. La cr\u00e9ation de <strong>l\u2019Institut Royal de la Culture Amazighe -IRCAM- fut annonc\u00e9e officiellement par le Roi lors du Discours d\u2019Ajdir du 17 octobre 2001:<\/strong>[12]<em><br \/>\n<\/em><\/p>\n<blockquote><p><em>\u00ab\u00a0Dans la mesure o\u00f9 l\u2019amazighe constitue un \u00e9l\u00e9ment principal de la culture nationale, et un patrimoine culturel dont la pr\u00e9sence est manifest\u00e9e dans toutes les expressions de l\u2019histoire et de la civilisation marocaine, nous accordons une sollicitude toute particuli\u00e8re \u00e0 sa promotion dans le cadre de la mise en \u0153uvre de notre projet de soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique et moderniste, fond\u00e9e sur la consolidation de la valorisation de la personnalit\u00e9 marocaine et de ses symboles linguistiques, culturels et civilisationnels.<\/em><\/p>\n<p><em>La promotion de l\u2019amazighe est une responsabilit\u00e9 nationale, car aucune culture nationale ne peut renier ses racines historiques. Elle se doit, en outre, de s\u2019ouvrir et de r\u00e9cuser tout cloisonnement, afin qu\u2019elle puisse r\u00e9aliser le d\u00e9veloppement indispensable \u00e0 la p\u00e9rennit\u00e9 et au progr\u00e8s de toute civilisation.<\/em><\/p>\n<p><em>Ainsi, en s\u2019acquittant de ses missions de sauvegarde, de promotion et de renforcement de la place de la culture amazighe dans l\u2019espace \u00e9ducatif, socioculturel et m\u00e9diatique national, l\u2019Institut Royal de la culture amazighe lui donnera une nouvelle impulsion en tant que richesse nationale et source de fiert\u00e9 pour tous les Marocains.\u00a0\u00bb<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>En quelque sorte, l\u2019IRCAM[13] fut offert par l\u2019establishment \u00e0 l\u2019AMREC (beaucoup de mauvaises langues diront que l\u2019appellation IRCAM est une restructuration linguistique de l\u2019appellation AMREC)\u00a0 sur un plateau d\u2019argent, comme butin de guerre, pour sa docilit\u00e9, son obs\u00e9quiosit\u00e9 et attachement aux valeurs monarchiques. Le recteur, le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral et la majorit\u00e9 du staff furent de L\u2019AMREC ou de son lieu de naissance\u00a0: le Sous et ces derniers furent venir leurs familles et amis d\u2019\u00e9cole, dans un n\u00e9potisme primaire flagrant.<\/p>\n<p>En application du dahir de constitution de l\u2019IRCAM, le recteur proposa des noms de militants et chercheurs et l\u2019establishment en choisi une bonne partie et y \u00a0ajouta des noms de membres qui devinrent le Conseil d\u2019Administration\u00a0; Toutefois, tr\u00e8s vite les membres les plus radicaux se rendirent compte que l\u2019IRCAM est plut\u00f4t un bouclier qu\u2019une institution repr\u00e9sentative de l\u2019Amazighit\u00e9 et, ainsi, ils quitt\u00e8rent vite le bateau de peur de ternir leur r\u00e9putation.<\/p>\n<p>Dans cette perspective, Youssef Boufouss \u00e9crivit dans <em>Yabiladi<\/em>\u00a0:[14]\n<blockquote><p><em>\u00ab\u00a0La formation de cet institut est le r\u00e9sultat d\u2019une strat\u00e9gie de cooptation, men\u00e9e essentiellement par Hassan Aourid, conseiller du Roi et Mohamed Chafik, premier recteur de cette institution. L\u2019objectif de cette strat\u00e9gie d\u2019apr\u00e8s des sources bien inform\u00e9es est de d\u00e9politiser le mouvement amazigh et l\u2019\u00ab expurger \u00bb de ses composantes les plus contestataires.\u00a0<\/em><em><br \/>\nLe bilan des trois ann\u00e9es de l\u2019IRCAM est contest\u00e9 par nombre de militants amazighophones, dont des membres de cet institut. Le principal reproche fait \u00e0 l\u2019IRCAM est qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une institution consultative, et que le processus de d\u00e9cision se situe au niveau du Palais.<br \/>\nLes associations amazighes l\u2019accusent d\u2019\u00eatre paralys\u00e9 par la bureaucratie et par l\u2019indiff\u00e9rence du gouvernement. Et pour enfoncer le clou, sept membres du conseil d&rsquo;administration se sont retir\u00e9s, en mai dernier. Ils accusent l&rsquo;IRCAM de n&rsquo;avoir pas avanc\u00e9 les choses en ce qui concerne la concr\u00e9tisation de la reconnaissance de la langue et culture amazighes. D\u2019apr\u00e8s Mohamed Chafiq, ces gens\u00a0\u00ab ont voulu attirer l&rsquo;attention sur tous les b\u00e2tons qu&rsquo;on met dans les roues de la culture amazighe, \u00e0 tous les niveaux de l&rsquo;administration et du syst\u00e8me Educatif \u00bb.\u00a0\u00bb\u00a0<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>Durant la premi\u00e8re d\u00e9cennie de son existence l\u2019IRCAM adopta le <strong>Tifinagh <\/strong>comme alphabet officiel de la langue amazighe, s\u2019attela \u00e0 l\u2019enseignement de l\u2019Amazigh dans les \u00e9coles, une initiative qui fut un \u00e9chec total pour manque d\u2019\u00e9valuation externe, \u00e0 la fois progressive et totale et, aussi, pour manque de feedback des apprenants.<\/p>\n<p>En r\u00e9trospective, le travail de l\u2019IRCAM n\u2019am\u00e9liora en rien le v\u00e9cu des Amazighs et pour la majorit\u00e9 d\u2019entre eux, l\u2019IRCAM, en fin du compte, n\u2019est qu\u2019une forme de la <strong>cooptation<\/strong> de certains leaders du mouvement identitaire amazigh, similaire \u00e0 la <strong>cooptation<\/strong>\u00a0 r\u00e9ussie des partis politiques.<\/p>\n<p>Pour les descendants de la tribu amazighe Gzennaya, du Rif central, l\u2019IRCAM \u00a0apporte de l\u2019eau au moulin\u00a0 de l\u2019intelligentsia amazighe mais aucun pain aux laiss\u00e9s pour compte de <strong>l\u2019hinterland et la p\u00e9riph\u00e9rie<\/strong>, donc c\u2019est une institution qui se suffit \u00e0 elle-m\u00eame\u00a0: <strong><em>self-perpetuating institution<\/em><\/strong><em>.<\/em><\/p>\n<p><strong>L\u2019Amazighit\u00e9 tombe en d\u00e9su\u00e9tude<\/strong><\/p>\n<figure id=\"attachment_1772\" aria-describedby=\"caption-attachment-1772\" style=\"width: 658px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1772 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/5.jpg?resize=618%2C354\" alt=\"\" width=\"618\" height=\"354\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/5.jpg?w=658&amp;ssl=1 658w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/5.jpg?resize=436%2C250&amp;ssl=1 436w\" sizes=\"auto, (max-width: 618px) 100vw, 618px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1772\" class=\"wp-caption-text\">Couple de jeunes mari\u00e9s: l\u2019avenir de l\u2019Amazighit\u00e9<\/figcaption><\/figure>\n<p>Depuis l\u2019adoption de la constitution de 2011, suite au Printemps d\u00e9mocratique de l&rsquo;Afrique du Nord et du Moyen Orient ou la langue amazighe fut reconnue, noir sur blanc, comme langue officielle du Maroc \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la langue arabe, l\u2019amazighit\u00e9 semble avoir <strong>tomb\u00e9e en d\u00e9su\u00e9tude totale<\/strong>. Comme pour dire\u00a0: \u00abon a fait le max pour vous, fin du parcours, tout le monde descend\u00bb.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l&rsquo;adoption de la constitution, les Islamistes acc\u00e9d\u00e8rent, en grande pompe, au pouvoir pour calmer les esprits rebels dudit printemps. Ce fut le d\u00e9but du m\u00e9pris vis \u00e0 vis de la culture amazighe au sein du PJD, d\u2019ailleurs le chef du gouvernement Benkirane, d&rsquo;origine fassie, n&rsquo;a jamais port\u00e9 les Amazighs et leurs revendications dans son c\u0153ur parce qu&rsquo;il croit, dur comme fer, et il ne le cache point, que l&rsquo;Amazigh est une langue inutile tant que l&rsquo;Arabe est la langue du Coran et aussi la langue du Paradis.<\/p>\n<p>Comble d&rsquo;ironie, la majorit\u00e9 des membres influents du PJD sont amazighs de culture et d&rsquo;origine mais renient leur appartenance culturelle et ethnique pour un gain personnel. M\u00eame El Othmani, Amazigh lui aussi, qui, au temps o\u00f9 il \u00e9tait hors du pouvoir avait montr\u00e9 son soutien pour l&rsquo;Amazighit\u00e9, mais d\u00e8s qu&rsquo;il fut investi chef du gouvernement il coupa les ponts avec les activistes amazighs, pour sauvegarder ses int\u00e9r\u00eats politiques, bien sur. Il faudra comprendre par ce comportement typique que l&rsquo;homme politique souffre d&rsquo;un d\u00e9doublement de personnalit\u00e9 : il est activiste et vocif\u00e9rant quand il est dans l&rsquo;opposition ou l&rsquo;ombre et mielleux et docile une fois au pouvoir. Et Sieur Elle Othmani connait tr\u00e8s bien cette pathologie \u00e9tant donn\u00e9 qu&rsquo;il est psychiatre de profession.<\/p>\n<p>Depuis l&rsquo;arriv\u00e9e des Islamistes au pouvoir, le drapeau de l&rsquo;Amazighit\u00e9 est en berne:<\/p>\n<p>&#8211; L&rsquo;IRCAM est devenue une <strong>coquille vide<\/strong> en attendant sa fin prochaine quand elle sera phagocyt\u00e9e dans les r\u00e8gles d&rsquo;art par le Conseil des Langues et Cultures cit\u00e9 dans la nouvelle constitution, une nouvelle bureaucratie pour noyer le poisson amazigh qui semble d\u00e9j\u00e0 \u00eatre mort,<\/p>\n<p>&#8211; L&rsquo;officialisation de l&rsquo;Amazigh, pour le moment, se r\u00e9sume \u00e0 certains panneaux de signalisation sur les autoroutes, les noms de certaines institutions officielles, etc. Un maigre bilan en perspective,<\/p>\n<p>&#8211; L&rsquo;enseignement de l&rsquo;Amazigh a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 dans l&rsquo;\u0153uf faute de moyens et de suivi,<\/p>\n<p>&#8211; Les associations amazighes qui, dans le pass\u00e9, faisaient beaucoup de tapage m\u00e9diatique on \u00e9t\u00e9 <strong>coopt\u00e9es<\/strong> de fa\u00e7on magistrale.<\/p>\n<p>Voil\u00e0, mission accomplie, certains Amazighs se sont tus parce qu\u2019ils se sentent combl\u00e9s par tout ce <strong>f\u00e9tichisme officiel<\/strong>. Par contre, d\u2019autres Amazighs ont invent\u00e9 la d\u00e9sob\u00e9issance civile et pacifique : <strong>le Hirak<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le Hirak, pour exprimer le raz le bol<\/strong><\/p>\n<p>En Octobre 2016 les forces de l&rsquo;ordre broient le poissonnier Mohcine Fikri et ce fut le d\u00e9but du Hirak qui, des mois durant, a rejet\u00e9 le gouvernement Islamiste, obs\u00e9quieux et incomp\u00e9tent et les partis politiques, et a appel\u00e9 \u00e0 un nouveau mod\u00e8le de d\u00e9veloppement dynamique et multisectoriel.<\/p>\n<p>Au lieu de faire baisser la tension par un dialogue r\u00e9gional et national avec tout le <strong>Maroc oubli\u00e9<\/strong>, le <strong>Maroc officiel<\/strong> usa de la matraque, et de la violence et des arrestations. Aujourd&rsquo;hui, le Hirak d&rsquo;Alhoceima se poursuit devant les tribunaux \u00e0 Casablanca. Il est, certes, en hibernation, pour le moment, mais un jour proche il se r\u00e9veillera et il mobilisera d&rsquo;autres vagues de jeunes, s\u00fbrement plus r\u00e9volutionnaires dans la pens\u00e9e et l&rsquo;approche.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1773\" aria-describedby=\"caption-attachment-1773\" style=\"width: 634px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1773 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/6.jpg?resize=618%2C367\" alt=\"\" width=\"618\" height=\"367\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/6.jpg?w=634&amp;ssl=1 634w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/6.jpg?resize=420%2C250&amp;ssl=1 420w\" sizes=\"auto, (max-width: 618px) 100vw, 618px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1773\" class=\"wp-caption-text\">Le Hirak d\u2019Alhoceima<\/figcaption><\/figure>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, bien que le Hirak d&rsquo;Alhoceima fut b\u00e2illonn\u00e9 et transport\u00e9 hors Alhoceima dans les prisons de Casa, d&rsquo;autres Hiraks se sont depuis manifest\u00e9s : celui de Zagora et celui de Jerada. <strong>Le Maroc amazigh se revolte<\/strong>. Il veut le pain , les emplois et le d\u00e9veloppement et non l\u2019IRCAM et l\u2019Amazighit\u00e9 bourgeoise et coopt\u00e9.<\/p>\n<p>Les Hiraks de la p\u00e9riph\u00e9rie amazighe qui, vont s\u2019accentuer les ann\u00e9es \u00e0 venir, ont pour mot d\u2019ordre: nous voulons l\u2019emploi, la dignit\u00e9 et le d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Le Maroc a chang\u00e9, a beaucoup chang\u00e9. On peut plus gu\u00e9rrir les maux s\u00e9rieux par des analg\u00e9siques comme Doliprane, il faut des traitements de fond: justice sociale, \u00e9galit\u00e9, \u00e9quit\u00e9 et d\u00e9veloppement et il faut mettre fin, une fois pour toute, \u00e0: la corruption, au n\u00e9potisme, au d\u00e9tournement de fonds et \u00e0 l\u2019arbitraire.<\/p>\n<p><strong>Salut \u00e0 bon entendeur.<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Vous pouvez suivre Professeur Mohamed Chtatou sur Twitter: @Ayurinu<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/p>\n[1]\u00a0 <a href=\"http:\/\/zamane.ma\/fr\/lassassinat-de-messaadi\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/zamane.ma\/fr\/lassassinat-de-messaadi\/<\/a><\/p>\n[2]\u00a0 <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/afrique\/article\/2017\/11\/03\/affaire-ben-barka-l-histoire-d-une-trahison_5209981_3212.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.lemonde.fr\/afrique\/article\/2017\/11\/03\/affaire-ben-barka-l-histoire-d-une-trahison_5209981_3212.html<\/a><\/p>\n[3]\u00a0 Ibid. <a href=\"http:\/\/zamane.ma\/fr\/lassassinat-de-messaadi\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/zamane.ma\/fr\/lassassinat-de-messaadi\/<\/a><\/p>\n[4]\u00a0 <a href=\"http:\/\/exercices.jeblog.fr\/memoires-d-un-combattant-p501045?noajax&amp;mobile=0\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/exercices.jeblog.fr\/memoires-d-un-combattant-p501045?noajax&amp;mobile=0<\/a><\/p>\n[5] <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Mohamed_Oufkir\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Mohamed_Oufkir<\/a><\/p>\n[6] \u00a0<a href=\"http:\/\/zamane.ma\/fr\/ce-quon-sait-du-putsch-de-skhirat\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/zamane.ma\/fr\/ce-quon-sait-du-putsch-de-skhirat\/<\/a><\/p>\n[7] \u00a0<a href=\"https:\/\/www.yabiladi.com\/articles\/details\/38245\/histoire-l-echec-coup-d-etat-aout.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.yabiladi.com\/articles\/details\/38245\/histoire-l-echec-coup-d-etat-aout.html<\/a><\/p>\n[8] \u00a0<a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/afrique\/article\/2005\/04\/12\/maroc-le-travail-de-memoire-sur-les-annees-de-plomb-se-prolonge_638099_3212.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.lemonde.fr\/afrique\/article\/2005\/04\/12\/maroc-le-travail-de-memoire-sur-les-annees-de-plomb-se-prolonge_638099_3212.html<\/a><\/p>\n[9] \u00a0<a href=\"http:\/\/www.lopinion.ma\/def.asp?codelangue=23&amp;id_info=38155\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.lopinion.ma\/def.asp?codelangue=23&amp;id_info=38155<\/a><\/p>\n[10] <a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/anneemaghreb\/313\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/journals.openedition.org\/anneemaghreb\/313<\/a><\/p>\n[11] \u00a0<a href=\"http:\/\/www.leconomiste.com\/article\/plaidoyer-du-pps-pour-la-culture-et-la-langue-amazighs\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.leconomiste.com\/article\/plaidoyer-du-pps-pour-la-culture-et-la-langue-amazighs<\/a><\/p>\n[12] <a href=\"http:\/\/www.ircam.ma\/?q=fr\/node\/4661\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.ircam.ma\/?q=fr\/node\/4661<\/a><\/p>\n[13] \u00a0<a href=\"http:\/\/www.ircam.ma\/?q=fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.ircam.ma\/?q=fr<\/a><\/p>\n[14] \u00a0<a href=\"https:\/\/www.yabiladi.com\/article-analyse-6.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.yabiladi.com\/article-analyse-6.html<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La gen\u00e8se de la conscience amazighe Le Dahir appel\u00e9 injustement Dahir Berb\u00e8re et impos\u00e9 au Maroc en 1930 par le Protectorat fran\u00e7ais et sans aucun doute un d\u00e9cret mal con\u00e7u, de prime abord, et mal g\u00e9r\u00e9 parce qu\u2019il avait jet\u00e9 l\u2019opprobre, sans raison aucune, sur les Amazighs du Maroc. 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