{"id":1927,"date":"2018-10-16T14:44:43","date_gmt":"2018-10-16T14:44:43","guid":{"rendered":"http:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/?p=1927"},"modified":"2018-10-16T14:44:43","modified_gmt":"2018-10-16T14:44:43","slug":"le-jurassic-park-politique-du-maroc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/le-jurassic-park-politique-du-maroc\/","title":{"rendered":"LE \u00abJURASSIC PARK\u00bb POLITIQUE DU MAROC"},"content":{"rendered":"<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-1929 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/CHTA.jpg?resize=600%2C350\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/CHTA.jpg?w=600&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/CHTA.jpg?resize=429%2C250&amp;ssl=1 429w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Dr. Mohamed CHTATOU<\/strong> <\/span><\/p>\n<p>Il va sans dire que le Maroc est un pays mill\u00e9naire pourvu de grandes traditions, de vieilles et solides institutions politiques et \u00e9tatiques et de riches cultures. En somme, un grand pays dont la superficie, il y a quelques si\u00e8cles de cela, s&rsquo;\u00e9tendait, sur un axe nord-sud, de Tlemcen jusqu&rsquo;au fleuve S\u00e9n\u00e9gal et, sur un axe ouest-est, de F\u00e8s jusqu&rsquo;\u00e0 Kairaouan.<\/p>\n<p>Toutefois, ce grand pays d&rsquo;antan, en d\u00e9pit d&rsquo;une position g\u00e9ographique tr\u00e8s strat\u00e9gique, d&rsquo;une histoire riche en \u00e9v\u00e9nements qui ont fa\u00e7onn\u00e9 le monde, et d&rsquo;une culture vari\u00e9e et fortement attractive, semble vivre aujourd&rsquo;hui dans une sorte de bulle hors-temps et hors-espace et semble \u00eatre tiraill\u00e9e, d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, par un pass\u00e9 tr\u00e8s pesant et des traditions ancestrales tr\u00e8s fortes, <strong>tous des boulets au pied<\/strong>, et, de l&rsquo;autre, par la modernit\u00e9 et les exigences du renouveau. Il est \u00e0 la fois, en toute absurdit\u00e9, dans les deux camps sans vraiment l&rsquo;\u00eatre et, par cons\u00e9quent, il est sujet \u00e0 un tiraillement perp\u00e9tuel, source de beaucoup de traumatisme et de souffrance pour tout le monde.<\/p>\n<p><strong>Le contour du paysage politique d\u2019antan<\/strong><\/p>\n<p>Historiquement parlant, au 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle et avant, la sc\u00e8ne politique marocaine \u00e9tait domin\u00e9 par deux acteurs politiques principaux\u00a0: le Sultan, \u00ab\u00a0Commandeur des Croyants\u00a0\u00bb\u00a0:<strong><em>amir al-mou\u2019minine,<\/em><\/strong>et son administration et appareil \u00e9tatique tr\u00e8s lourd\u00a0et corrompu: le Makhzen, tant\u00f4t r\u00e9pressif et tant\u00f4t conciliant mais consid\u00e9r\u00e9 par tous comme\u00a0:<strong>autorit\u00e9 bienveillante symbole de stabilit\u00e9. <\/strong>De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, on trouve les zaou\u00efas, les confr\u00e9ries et les oul\u00e9mas qui repr\u00e9sentaient un contrepoids au pouvoir sultanesque. Toutefois, il faut signaler qu\u2019\u00e0un moment de l\u2019histoire du Maroc, le pouvoir confr\u00e9rique a essay\u00e9 activement de remplacer l\u2019institution monarchique, c\u2019est le cas de la Zaouia Dila\u2019iyya.[i] Cette zaou\u00efa perdit de son importance avec l\u2019arriv\u00e9e des Alaouites au pouvoir en 1666 sous le sultan Moulay Rachid (1631-1672) et fut d\u00e9finitivement ras\u00e9e par le sultan Moulay Smail (1645-1727) en 1689.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1931\" aria-describedby=\"caption-attachment-1931\" style=\"width: 265px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1931 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/1.jpg?resize=265%2C350\" alt=\"\" width=\"265\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/1.jpg?w=265&amp;ssl=1 265w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/1.jpg?resize=189%2C250&amp;ssl=1 189w\" sizes=\"auto, (max-width: 265px) 100vw, 265px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1931\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #ff0000;\">Photographie du sultan Hassan 1er en 1873<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<p>Le Sultan Moulay Hassan 1er (1836-1894), aspirant \u00e0 la modernisation du paysage politique marocain, s\u2019\u00e9tait engag\u00e9 aupr\u00e8s des tribus, des oul\u00e9mas, des zaou\u00efas, des confr\u00e9ries et des principales composantes de son peuple \u00e0 promouvoir un syst\u00e8me politique fond\u00e9 sur le concept coranique de la <strong><em>choura<\/em><\/strong> (la consultation) et \u00e0 faire en sorte que toutes les forces vives de la nation marocaine renaissante puissent s\u2019exprimer en toute libert\u00e9 et dignit\u00e9, dans le cadre d\u2019un \u00e9tat musulman, tol\u00e9rant et ouvert sur le monde.[ii]\n<p><strong>Paysage partisan apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance<\/strong><\/p>\n<p>Le paysage politique marocain est, certainement,\u00a0 l&rsquo;un des plus prohibitifs de nos jours dans la r\u00e9gion. Il reste le domaine quasi exclusif d&rsquo;une certaine \u00e9lite, qui se croit d\u00e9positoire d&rsquo;une mission sacr\u00e9e, puisant ses racines dans l&rsquo;histoire et, plus particuli\u00e8rement, la phase de la r\u00e9sistance politique au Protectorat fran\u00e7ais qui avait d\u00e9but\u00e9 officiellement le 11 Janvier 1944, lors de la pr\u00e9sentation du fameux <strong>Manifeste de l&rsquo;Ind\u00e9pendance<\/strong> aux autorit\u00e9s coloniales par l&rsquo;entremise du Sultan Mohammed Ben Youssef.[iii]\n<p>Ce clan politique tr\u00e8s ferm\u00e9 ne fut investi par de nouveaux membres qu&rsquo;au d\u00e9but des ann\u00e9es soixante du si\u00e8cle dernier, par l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;un nombre important d&rsquo;acteurs politiques issus de ce qu&rsquo;on appelle commun\u00e9ment les \u00a0\u00bb <strong>Partis Cocotte-Minute<\/strong> \u00a0\u00bb qui furent \u00a0\u00bb parachut\u00e9s \u00a0\u00bb au sein de ce club des \u00e9lites par l&rsquo;administration pour fausser le jeu politique et circonscrire la fougue et l\u2019\u00e9nergie des \u00e9lites politiques nationalistes et de la jeunesse.<\/p>\n<p>Jean-Claude Santucci, r\u00e9sume le paysage politique marocain de la fa\u00e7on suivante, pertinente et critique\u00a0:[iv]\n<p><em>\u00ab\u00a0Ancr\u00e9s dans l\u2019histoire politique du Mouvement national, et largement associ\u00e9s dans la lutte anti-coloniale aux c\u00f4t\u00e9s du Sultan, les partis marocains avaient vocation \u00e0 s\u2019attribuer sinon la pl\u00e9nitude du moins une part pr\u00e9pond\u00e9rante de l\u2019exercice du pouvoir dans le Maroc ind\u00e9pendant. En r\u00e9alit\u00e9, et malgr\u00e9 la reconnaissance constitutionnelle de leur fonction d\u2019or\u00adganisation et de repr\u00e9sentation des citoyens, la monarchie marocaine a d\u00e9ploy\u00e9 une strat\u00e9gie de d\u00e9p\u00e9rissement et de marginalisation des formations issues du mouvement national, tout en perp\u00e9tuant un pluripartisme qui serve \u00e0 maintenir et conforter son leadership. Les multiples \u00e9lections qui ont scand\u00e9 l\u2019histoire politique du Maroc, ont fourni un cadre d\u2019expression et de renouvellement du champ partisan, soigneusement contr\u00f4l\u00e9 par la Monarchie et d\u00e9nu\u00e9 de toute dimension r\u00e9ellement comp\u00e9titive quant aux enjeux d\u2019appropriation du pouvoir. En d\u00e9pit de la lib\u00e9ralisation du r\u00e9gime amorc\u00e9e depuis une d\u00e9cennie, et qui a laiss\u00e9 entrevoir un certain renouveau partisan, le multipartisme marocain rel\u00e8ve du \u00ab\u00a0pluralisme autoritaire\u00a0\u00bb, avec les contraintes et les dilemmes impos\u00e9s par les modes de r\u00e9gulation politique des r\u00e9gimes autoritaires\u00a0: pour les formations, accepter de continuer \u00e0 jouer le jeu de l\u2019int\u00e9gration ou de la cooptation au risque d\u2019affaiblir leurs assises sociales et d\u2019augmenter leur discr\u00e9dit populaire\u00a0; pour la monarchie, s\u2019assurer du concours des structures partisanes \u00e0 travers une certaine l\u00e9giti\u00admit\u00e9 \u00e9lectorale, pour garantir sinon son h\u00e9g\u00e9monie du moins sa stabilit\u00e9 et sa survie.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Ainsi, dans les d\u00e9cennies 70 et 80 du si\u00e8cle dernier, le paysage politique marocain se caract\u00e9risait par l&rsquo;existence de deux tendances politique dominantes : La <strong>Koutla<\/strong> et le\u00a0<strong>Wifaq\u00a0<\/strong>:<\/p>\n<ul>\n<li>Le bloc d\u00e9mocratique, connu sous le nom de la <strong>Koutla\u00a0<\/strong>(bloc), qui se dit \u00eatre le d\u00e9positaire du mouvement national qui amena le Maroc \u00e0 l&rsquo;ind\u00e9pendance en 1956, se composait d&rsquo;un parti conservateur de droite l\u2019Istiqlal et de trois partis de gauche USFP, PPS et OADP. Bien s\u00fbr le Parti de l&rsquo;Istiqlal n&rsquo;est autre que la grande formation politique nationale qui affronta de face le Protectorat fran\u00e7ais, sans rel\u00e2che, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;av\u00e8nement de l&rsquo;Ind\u00e9pendance. Son aile gauche se rebella contre ses orientations politiques en 1960 et cr\u00e9a, sous la houlette du sulfureux Mehdi Ben Barka, au d\u00e9but des ann\u00e9es 60, l&rsquo;UNFP, qui, plus tard, conna\u00eetra une scission, lui-m\u00eame, donnant naissance \u00e0 l&rsquo;actuel USFP. Le PPS, n&rsquo;est autre que l&rsquo;ancien parti communiste marocain. Quant \u00e0 l&rsquo;OADP; c&rsquo;est une formation d&rsquo;extr\u00eame gauche qui, apr\u00e8s des ann\u00e9es de clandestinit\u00e9, d\u00e9cida de travailler dans la l\u00e9galit\u00e9.<\/li>\n<li>Le <strong>Wifaq<\/strong> (entente) se composait de quatre partis : RNI, UC, MP et PND. Outre le MP, les autres partis ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es apr\u00e8s les \u00e9lections l\u00e9gislatives de 1976. Pour beaucoup d&rsquo;observateurs et pour l&rsquo;homme de la rue ses partis sont le fait de l&rsquo;administration donc des \u00a0\u00bb <strong>Partis Cocotte-Minute<\/strong>\u00ab\u00a0.<\/li>\n<li><strong>Le centre<\/strong>: jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent on ne peut pas dire en toute confiance qu&rsquo;il existe des partis de centre au Maroc, pour la simple raison que cet espace politique semble \u00eatre une sorte d&rsquo;antichambre ou salle d&rsquo;attente pour aller ailleurs, sachant pertinemment que la <strong>transhumance politique<em>tirhalsiyyasi<\/em><\/strong> et l&rsquo;une des caract\u00e9ristiques les plus saillantes du paysage politique marocain. Sont actuellement dans le bloc du centre des partis tel que le RNI d&rsquo;Akhennouchet le MP de Laenser, un <strong>dinosaure politique<\/strong>, \u00e9lu r\u00e9cemment \u00e0 la t\u00eate du parti pour la 9\u00e8me fois.<\/li>\n<li><strong>Le bloc islamiste<\/strong> compos\u00e9 exclusivement du PJD (Parti pour le Progr\u00e8s et le D\u00e9veloppement) qui forme aujourd\u2019hui le gouvernement sans gouverner en d\u00e9pit de sa majorit\u00e9 au parlement, avec la pr\u00e9sence dans le background du vocif\u00e9rant et fougueux mouvement d&rsquo;al-Adlwa<br \/>\nal-Ihsane, qui est sans aucun doute la <strong>seule opposition<\/strong> en pr\u00e9sence au pays.<\/li>\n<\/ul>\n<p>En dehors de ces blocs, une multitude de partis de gauche, d&rsquo;extr\u00eame gauche ou de tendance islamiste qui travaillent, soit dans une sorte de semi-clandestinit\u00e9 non-d\u00e9clar\u00e9e officiellement ou dans la l\u00e9galit\u00e9 mais de fa\u00e7on intermittente. Ils ont l&rsquo;air d&rsquo;\u00eatre des partis qui attendent la d\u00e9confiture des partis au pouvoir pour intervenir dans l&rsquo;ar\u00e8ne politique. Ils sont pour le moment des <strong>partis spectateurs<\/strong> mais fortement agitateurs sans \u00eatre violents.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1932\" aria-describedby=\"caption-attachment-1932\" style=\"width: 600px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1932 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/2.jpg?resize=600%2C350\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/2.jpg?w=600&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/2.jpg?resize=429%2C250&amp;ssl=1 429w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1932\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #ff0000;\">Il \u00e9tait une fois la Koutla<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<p>Mais la composition du paysage politique marocain ne s&rsquo;arr\u00eate pas l\u00e0, car en fait il y a des <strong>partis d&rsquo;ombre (shadow partis)\u00a0<\/strong>qui peuvent \u00eatre utilis\u00e9s d&rsquo;une fa\u00e7on ou d&rsquo;une autre pour rectifier la carte \u00e9lectorale. Ces parties en question sont des\u00a0<strong>shadowmovers<\/strong>, des associations dites culturelles et \u00e9conomiques que la <strong>Koutla<\/strong> avait surnomm\u00e9es dans sa presse, dans le pass\u00e9, les \u00ab<strong>associations des montagnes, des rivi\u00e8res, des vall\u00e9es et des mers<\/strong>\u00bb parce qu&rsquo;elles portent toutes de tels noms : Association Bouregreg, Association de la Mer M\u00e9diterran\u00e9e, Association Grand Atlas, Association F\u00e8s Saiss, Association Ribat Al Fath, Association Carri\u00e8res Centrales, etc.\u2026 Elles sont pr\u00e9sid\u00e9es par d\u2019actuels ou anciens grands commis du Makhzen et ont acc\u00e8s, apparemment, \u00e0 un budget colossal mis \u00e0 leur disposition par l&rsquo;\u00e9tat en toute g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. Mais ce que les acteurs politiques traditionnels n&rsquo;ont pas pu \u00a0\u00bb dig\u00e9rer \u00a0\u00bb en ce qui concerne ces associations, c&rsquo;est le fait que l&rsquo;\u00e9tat leur a accord\u00e9 le statut d&rsquo;association d&rsquo; \u00a0\u00bb int\u00e9r\u00eat public \u00a0\u00bb alors qu&rsquo;il l&rsquo;a, d&rsquo;une fa\u00e7on ou d&rsquo;une autre, toujours refus\u00e9 \u00e0 d&rsquo;autres associations qui ont pignon sur rue depuis plus de 30 ans.<\/p>\n<p>Le grand apport de ces associations est, sans nul doute, la mobilisation des masses sur le plan r\u00e9gional. Elles sont bien dispers\u00e9es sur le plan g\u00e9ographique sur la presque totalit\u00e9 du territoire national. Elles jouent le r\u00f4le d&rsquo;affluents, sans lesquels le fleuve, c&rsquo;est-\u00e0-dire le parti docile au Makhzen, ne peut exister, et accomplissent avec abn\u00e9gation la dure t\u00e2che de <strong>rabatteurs de gibiers<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Paysage politique actuel\u00a0: prolif\u00e9ration de partis<\/strong><\/p>\n<p>Le Maroc compte d\u00e9sormais plus de 36 partis politiques de tous les horizons, ainsi que plusieurs organisations syndicales.Plus de soixante ans d&rsquo;existence s\u00e9parent certains vieux partis de ceux qui ont eu plus tard leur bapt\u00eame politique.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1933\" aria-describedby=\"caption-attachment-1933\" style=\"width: 600px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1933 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/3.jpg?resize=600%2C350\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/3.jpg?w=600&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/3.jpg?resize=429%2C250&amp;ssl=1 429w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1933\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #ff0000;\">Parlement marocain, haut lieu de la surench\u00e8re politique<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<p>En 1933 naquit la premi\u00e8re structure politique officielle du pays, symbolis\u00e9e par le Koutla de l&rsquo;Action Nationale. La m\u00eame ann\u00e9e, la ville de T\u00e9touan verra la naissance d&rsquo;un deuxi\u00e8me parti politique, le Parti National de la R\u00e9forme. Un autre parti national de la R\u00e9forme a fait son apparition en 1937 \u00e0 F\u00e8s, sous la pr\u00e9sidence d&rsquo;Allal El Fassi, futur chef du parti d&rsquo;Istiqlal, qui serait cr\u00e9\u00e9 par la suite.<\/p>\n<p>Plus tard, d&rsquo;autres partis vont voir le jour. Il s\u2019agit du Parti communiste Marocain (PCM), fond\u00e9 en 1943, du Parti d\u2019Istiqlal (PI), cr\u00e9\u00e9 en 1944 et du Parti D\u00e9mocratique et de l\u2019Ind\u00e9pendance (PDI), apparu en 1946.Ces deux derniers proviennent du Comit\u00e9 National d&rsquo;Action cr\u00e9\u00e9 dans les ann\u00e9es trente par les nationalistes marocains pour contrer le <strong>dahir berb\u00e8re\u00a0<\/strong>(qui n\u2019a bien s\u00fbr de berb\u00e8re que le nom) et qui pr\u00e9sente des demandes de r\u00e9formes politiques et sociales aux autorit\u00e9s fran\u00e7aises du Protectorat.<\/p>\n<p>Quant au PCM, il sera interdit en 1952 et r\u00e9appara\u00eetra en 1969 sous le nom de Parti de la Lib\u00e9ration et du Socialisme (PLS), puis sera l\u00e9galis\u00e9 en 1974 sous la banni\u00e8re du Parti du Progr\u00e8s et du Socialisme (PPS).<\/p>\n<p>De 1956 \u00e0 1999, douze partis ont vu le jour, dont le Mouvement Populaire (MP), cr\u00e9\u00e9 en d\u00e9cembre 1958, le Front pour la D\u00e9fense des Institutions Constitutionnelles(FDIC), en 1963, le Mouvement Populaire D\u00e9mocratique et Constitutionnel (MPDC) en 1965, avant d&rsquo;\u00eatre renomm\u00e9 plus tard Parti de la Justice et du D\u00e9veloppement (PJD),de tendance islamiste, actuellement au pouvoir.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1934\" aria-describedby=\"caption-attachment-1934\" style=\"width: 340px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1934 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/4.jpg?resize=340%2C350\" alt=\"\" width=\"340\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/4.jpg?w=340&amp;ssl=1 340w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/4.jpg?resize=243%2C250&amp;ssl=1 243w\" sizes=\"auto, (max-width: 340px) 100vw, 340px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1934\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #ff0000;\">Logo du plus ancien parti marocain<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<p>Suite \u00e0 la Marche Verte, l&rsquo;Union Socialiste des Forces Populaires (USFP)est cr\u00e9\u00e9e en 1975, \u00e9manation de l&rsquo;Union Nationale des Forces Populaires (UNFP), cr\u00e9\u00e9e en octobre 1959 par le sulfureux Mehdi Ben Barka apr\u00e8s une scission au sein du PI.<\/p>\n<p>Trois nouveaux partis politiques sont apparus sur la sc\u00e8ne politique marocaine au cours de la d\u00e9cennie suivante: le Parti National D\u00e9mocrate (PND) en 1979, l\u2019Union Constitutionnelle (UC) en 1983 et le Parti du Centre Social (PCS) en 1984.<\/p>\n<p>Cinq autres partis se sont form\u00e9s dans les ann\u00e9es 1990: le Parti de l&rsquo;Avant-Garde D\u00e9mocratique et Sociale (PADS), fond\u00e9 en 1991 en m\u00eame temps que le Mouvement Populaire National (MNP), le Mouvement D\u00e9mocratique et Social (MDS) et le Parti Socialiste D\u00e9mocratique (PSD) en 1996, puis le parti du Front des Forces D\u00e9mocratiques (FFD) en 1997.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les \u00ab\u00a0partis du troisi\u00e8me mill\u00e9naire\u00a0\u00bb, quatre d&rsquo;entre eux sont n\u00e9s en 2001: l&rsquo;Union D\u00e9mocratique (UD), le Parti des Forces Citoyennes (PFC), le Congr\u00e8s National Ittihadi (CNI) et le Parti de la R\u00e9forme et du D\u00e9veloppement (PRD). .<\/p>\n<p>Six autres sont n\u00e9s en 2002: Alliance des Libert\u00e9s (ADL), Initiatives Citoyennes pour le D\u00e9veloppement (ICD), Le Pari du Renouveau et de l&rsquo;Equit\u00e9 (PRE), Le Parti Al Ahd, Le Parti de l&rsquo;Environnement et du D\u00e9veloppement (PED), Parti Lib\u00e9ral Marocain (PML).En 2002, la sc\u00e8ne publique a vu na\u00eetre, aussi, le Parti de la Gauche Socialiste Unifi\u00e9e (PGSU), r\u00e9sultat de la fusion de l&rsquo;Organisation pour l&rsquo;Action D\u00e9mocratique et Populaire (OADP), du Mouvement des D\u00e9mocrates Ind\u00e9pendants (MDI) et du Mouvement pour la D\u00e9mocratie (MPD). Aujourd&rsquo;hui, ce parti a chang\u00e9 de nom et est devenu le Parti Socialiste Unifi\u00e9 (PSU).<\/p>\n<p>Le Parti Authenticit\u00e9 et Modernit\u00e9 (PAM) est n\u00e9 le 20 f\u00e9vrier 2009, date de la tenue de son premier congr\u00e8s constitutif.<\/p>\n<p>Au sujet de la multiplicit\u00e9 des partis politiques au Maroc moderne, l\u2019analyste politique Hassan Zouaoui \u00e9crit dans <em>Huffpost<\/em>un article intitul\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0La crise des partis politiques marocains\u00a0\u00bb\u00a0:[v]\n<p><em>\u00ab\u00a0Il est vrai qu&rsquo;au Maroc, la multiplicit\u00e9 des partis s&rsquo;inscrit dans le droit fil d&rsquo;une strat\u00e9gie visant \u00e0 r\u00e9duire le poids des formations politiques majeures et \u00e0 contrecarrer leur d\u00e9veloppement en favorisant leur scission et en mettant en place des structures de moindre force. En outre, cette strat\u00e9gie a \u00e9t\u00e9 facilit\u00e9e par la \u00ab\u00a0tendance oligarchique\u00a0\u00bb qui pr\u00e9vaut au sein des formations politiques marocaines. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne a donn\u00e9 naissance aux \u00ab\u00a0enfantements\u00a0\u00bb de partis, en reproduisant certes le mod\u00e8le anthropologique de la tribu qui se scinde en fractions puis en petits groupements plus ou moins homog\u00e8nes. Le r\u00e9sultat est une pl\u00e9thore de petites formations, avec pour cons\u00e9quence, un syst\u00e8me partisan plus \u00ab\u00a0fluide\u00a0\u00bb et plus docile, la d\u00e9saffection des citoyens, l&rsquo;absence de militantisme et un abstentionnisme qui ne cesse de mettre en cause la repr\u00e9sentation des partis politiques marocains.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Et affirme indirectement que le Makhzen, par le biais de la <strong>cooptation,\u00a0<\/strong>pratiqu\u00e9e \u00e0 outrance, depuis le d\u00e9but du troisi\u00e8me mill\u00e9naire a fini par tuer le parti politique en tant que tel\u00a0:<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Le principal constat qui se d\u00e9gage de l&rsquo;analyse consacr\u00e9e aux partis politiques marocains est la difficult\u00e9 \u00e0 classer ces partis selon les clivages id\u00e9ologiques, classiques, dans une cohabitation politique o\u00f9 les blocs ne sont pas visibles, et o\u00f9 la dichotomie gauche-droite a perdu tout sens. En d&rsquo;autres termes, depuis la mise en place du consensus \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990, celui-ci a fonctionn\u00e9 comme un m\u00e9canisme de r\u00e9cup\u00e9ration douce du pluralisme partisan, qui est ainsi r\u00e9duit au r\u00f4le assign\u00e9 par la strat\u00e9gie makhz\u00e9nienne, consistant \u00e0 r\u00e9affirmer la pr\u00e9dominance de l&rsquo;Etat profond.<\/em><\/p>\n<p><em>En effet, la recherche du consensus \u00e0 tout prix par les protagonistes a entra\u00een\u00e9 une banalit\u00e9 de l&rsquo;activit\u00e9 partisane dans le sens o\u00f9 la logique consensuelle a maintenu les forces politiques dans un \u00e9tat de confusion doctrinale inh\u00e9rente \u00e0 leurs positionnements politiques. Elle a \u00e9galement induit une r\u00e9duction des distances id\u00e9ologiques entre ces forces partisanes. Les principaux partis auraient tendance \u00e0 renoncer \u00e0 leurs missions d&rsquo;encadrement au profit d&rsquo;une dynamique partisane consacr\u00e9e dans son ensemble \u00e0 la course \u00e9lectorale. Ce qui contribue, selon les remarques de Jean-Claude Santucci, \u00e0 transformer les partis politiques marocains \u00ab\u00a0en \u00e9curie de course \u00e0 la candidature ou en club de supporters pour futurs professionnels de la politique en qu\u00eate de mandats et de maroquins\u00a0\u00bb.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><strong>Partis politiques en panne<\/strong><\/p>\n<p>La constitution du Royaume du Maroc de 1996, stipule clairement dans son Article 3\u00a0:<\/p>\n<p><em>\u00a0\u00bb Les partis politiques, les organisations syndicales, les collectivit\u00e9s locales et les chambres professionnelles concourent \u00e0 l&rsquo;organisation et \u00e0 la repr\u00e9sentation des citoyens. Il ne peut y avoir de parti unique \u00ab\u00a0. <\/em><\/p>\n<p>Par contre, dans la constitution de 2011, le parti politique est d\u00e9crit comme suit dans l\u2019Article 7\u00a0:[vi]\n<p><em>\u00ab\u00a0Les partis politiques \u0153uvrent \u00e0 l\u2019encadrement et \u00e0 la formation politique des citoyennes et citoyens, \u00e0 la promotion de leur participation \u00e0 la vie nationale et \u00e0 la gestion des affaires publiques. Ils concourent \u00e0 l\u2019expression de la volont\u00e9 des \u00e9lecteurs et participent \u00e0 l\u2019exercice du pouvoir, sur la base du pluralisme et de l\u2019alternance par les moyens d\u00e9mocratiques, dans le cadre des institutions constitutionnelles. Leur constitution et l\u2019exercice de leurs activit\u00e9s sont libres, dans le respect de la Constitution et de la loi. Il ne peut y avoir de parti unique. \u00a0<\/em><em>Les partis politiques ne peuvent \u00eatre fond\u00e9s sur une base\u00a0religieuse,\u00a0linguistique,\u00a0ethnique\u00a0ou r\u00e9gionale, ou, d&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, sur toute base\u00a0discriminatoire\u00a0ou contraire aux\u00a0Droits de l&rsquo;Homme. Ils ne peuvent avoir pour but de porter atteinte \u00e0 la\u00a0religion musulmane, au\u00a0r\u00e9gime monarchique, aux principes constitutionnels, aux fondements d\u00e9mocratiques ou \u00e0 l&rsquo;unit\u00e9 nationale et l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 territoriale\u00a0du Royaume. L&rsquo;organisation et le fonctionnement des partis politiques doivent \u00eatre conformes aux principes d\u00e9mocratiques. Une\u00a0loi organique\u00a0d\u00e9termine, dans le cadre des principes \u00e9nonc\u00e9s au pr\u00e9sent article, les r\u00e8gles relatives notamment \u00e0 la constitution et aux activit\u00e9s des partis politiques, aux crit\u00e8res d&rsquo;octroi du soutien financier de l&rsquo;\u00c9tat, ainsi qu&rsquo;aux modalit\u00e9s de contr\u00f4le de leur financement.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Toutefois, selon l&rsquo;article premier de la\u00a0loi\u00a0n<sup>o<\/sup>\u00a036-04 de 2006, relative aux partis politiques\u00a0:[vii]\n<p><em>\u00ab\u00a0Le parti politique est une organisation permanente et\u00a0\u00e0 but non lucratif, dot\u00e9e de la\u00a0personnalit\u00e9 morale, institu\u00e9e en vertu d&rsquo;une convention entre des personnes physiques, jouissant de leurs\u00a0droits civils\u00a0et\u00a0politiques\u00a0et partageant les m\u00eames principes, en vue de participer, par des voies d\u00e9mocratiques, \u00e0 la gestion des affaires publiques.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Et bien que le parti unique n&rsquo;a jamais pu \u00e9lire domicile au Maroc, \u00e0 cause du choix politique fait par la nation\u00a0: <strong>syst\u00e8me politique pluraliste<\/strong>, n\u00e9anmoins, des partis politiques et, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, l&rsquo;Istiqlal, s&rsquo;est comport\u00e9 en tant que tel juste apr\u00e8s l&rsquo;ind\u00e9pendance, un fait qui a contribu\u00e9, largement, au soul\u00e8vement du Rif de 1958 et \u00e0 l\u2019isolement du premier, par la suite, et \u00e0 la cr\u00e9ation du Mouvement Populaire, un parti \u00e0 consonance amazighe, par MohjoubiAherdane (trublion politique et t\u00eate brul\u00e9e du s\u00e9rail) durant la m\u00eame p\u00e9riode, dont le r\u00f4le principal \u00e9tait de casser l\u2019Istiqlal et de le ramener \u00e0 la forme d\u2019un parti politique, parmi tant d\u2019autres et non un <strong>parti-\u00e9tat<\/strong> ou <strong>parti unique<\/strong>.<\/p>\n<p>Mais comme toute bonne chose \u00e0 un revers de la m\u00e9daille, l&rsquo;Article 7 de la nouvelle constitution susmentionn\u00e9 a favoris\u00e9 la prolif\u00e9ration des partis politiques, ils sont actuellement de l\u2019ordre de 36 partis si l&rsquo;on exclut les grandes associations mentionn\u00e9es ci-dessus. Pour certains critiques du syst\u00e8me politique marocains et surtout les leaders du Hirak d\u2019Alhoceima, ce sont de vulgaires <strong>\u00ab\u00a0\u00e9choppes politiques<\/strong>\u00a0\u00bb <strong><em>dakakin siyasiya<\/em><\/strong>, ni plus ni moins, dont la mission primordiale est de fructifier un <strong>fonds commercial politique<\/strong>. Aujourd\u2019hui au Maroc un grand foss\u00e9 s\u2019est creus\u00e9 entre les partis politiques et le peuple.[viii] Le peuple, en majorit\u00e9, consid\u00e8re les partis politiques des institutions <em>have been<\/em>, pour cause de cooptation efficace par le pouvoir. Pour le moment, ils ne font que partie de la <strong>vitrine d\u00e9mocratique\u00a0<\/strong>et, ainsi, ne peuvent pr\u00e9tendre \u00e0 aucune cr\u00e9dibilit\u00e9 politique quelconque ou l\u00e9gitimit\u00e9.<\/p>\n<p>En effet, beaucoup de ses partis sont cr\u00e9\u00e9s par des groupes de gens afin de d\u00e9fendre leurs int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques mutuels et fonctionnent, en quelque sorte, comme de grands clubs de football, dont les joueurs offrent leurs services au club le plus offrant lors de la saison des transferts. Cet \u00e9tat des choses favorise la d\u00e9confiture de certains partis, et l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;autres, et cela a pour cons\u00e9quence, parall\u00e8lement, l&rsquo;institutionnalisation de la \u00ab\u00a0<strong>transhumance politique\u00a0\u00bb\u00a0<em>tirhalsiyasi\u00a0<\/em><\/strong>dans le paysage politique et la fragilit\u00e9 des structures partisanes.[ix]\n<p>En majorit\u00e9, les partis politiques marocains sont tr\u00e8s faibles sur le plan id\u00e9ologique ainsi que sur le plan organisationnel et sur le plan programmes.Souvent leurs d\u00e9clarations d&rsquo;intention et leurs objectifs se r\u00e9sument en quelques tournures ambigu\u00ebs qui peuvent se lire de mille fa\u00e7ons et beaucoup de devises \u00e0 port\u00e9e mobilisatrice et publicitaire.<\/p>\n<p>Au fait, bien que la <strong>Koutla\u00a0<\/strong>des ann\u00e9es 70 et 80 \u00e9tait bien \u00e9toff\u00e9e sur le plan id\u00e9ologique, toutefois, elle \u00e9tait incapable de pr\u00e9senter un programme \u00e9conomique fiable ce qui explique le pi\u00e9tinement du gouvernement d\u2019<strong>alternance politique<\/strong> d\u2019El Youssoufi des ann\u00e9es 90, apr\u00e8s 20 mois au pouvoir.<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, les partis politiques marocains sont dirig\u00e9s par des politburos ou si\u00e8gent en majorit\u00e9 des politiques et peu de gens qui sont vers\u00e9s dans les affaires \u00e9conomiques et sociales. Pire, ces partis\u00a0 n\u2019ont pas de <strong>think tank<\/strong> pour les \u00e9pauler, en ce qui concerne les affaires en dehors de la politique g\u00e9n\u00e9rale, \u00e0 part, bien s\u00fbr, le PJD qui s\u2019adosse sur le MUR (Mouvement Unicit\u00e9 et R\u00e9forme) pour ses r\u00e9f\u00e9rentiels religieux et <strong><em>fatwas<\/em><\/strong>,[x] chose qui fait que les programmes \u00e0 vocation \u00e9conomique qu&rsquo;ils pr\u00e9sentent au public sont des coquilles vides et ne peuvent en aucun cas, ni satisfaire les besoins \u00e9conomiques des \u00e9lecteurs, ni d\u00e9velopper le pays sur le plan \u00e9conomique.<\/p>\n<p>En majorit\u00e9, les partis politiques marocains se disent \u00eatre des partis d\u00e9mocratiques mais la r\u00e9alit\u00e9 est autre. Ils sont des institutions dirig\u00e9es par le sommet et o\u00f9 la base a tr\u00e8s peu de marge de man\u0153uvre. Donc, toute orientation d&rsquo;ordre id\u00e9ologique ou autre va du haut vers le bas et presque jamais dans le sens contraire, et dans le caso\u00f9 la base fait montre d\u2019airs de doute ou de sentiments d\u2019ind\u00e9pendance des militants id\u00e9ologues de pointe sont mobilis\u00e9s pour faire changer aux militants de base leurs opinions en utilisant, en premier lieu, la carotte et, en dernier ressort, le b\u00e2ton sous forme d&rsquo;exclusion. Une fois ces militants sont exclus, on les taxe d&rsquo;<strong>agitateurs \u00e0 la solde de l&rsquo;administration<\/strong> ou d&rsquo;un mouvement politique adverse.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1935\" aria-describedby=\"caption-attachment-1935\" style=\"width: 574px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1935 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/5.jpg?resize=574%2C335\" alt=\"\" width=\"574\" height=\"335\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/5.jpg?w=574&amp;ssl=1 574w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/5.jpg?resize=428%2C250&amp;ssl=1 428w\" sizes=\"auto, (max-width: 574px) 100vw, 574px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1935\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #ff0000;\">Mohand Laenser, dinosaure sacr\u00e9 du Mouvement Populaire, \u00e9lu pour la 9\u00e8me fois<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<p>Les \u00e9lections au sein du parti sont g\u00e9n\u00e9ralement \u00a0\u00bb cuisin\u00e9es \u00a0\u00bb d&rsquo;avance, donc il n\u2019y a jamais de place pour les surprises de la d\u00e9mocratie. Mais dans le cas o\u00f9 l&rsquo;on ne peut pas en contr\u00f4ler le r\u00e9sultat on \u00e9vite de les tenir, tout simplement.<\/p>\n<p>A la diff\u00e9rence des d\u00e9mocraties lib\u00e9rales, les partis politiques marocains sont des institutions hautement centralis\u00e9es avec un parfum de tribalisme et de patriarcat : \u00e0 la base on trouve des sections de parti et non pas des partis de base, ce que les anglo-saxons appellent <strong>local party<\/strong>. Les sections ne b\u00e9n\u00e9ficient pas d&rsquo;ind\u00e9pendance politique et encore moins de moyens financiers ad\u00e9quats, la direction centrale tient toutes les commandes et peut les manipuler \u00e0 sa guise. Donc les partis politiques marocains sont \u00e0 l\u2019image de l\u2019establishment marocain\u00a0; hautement centralis\u00e9s et faisant montre de <strong>d\u00e9mocratie de vitrine<\/strong>. Tout est d\u00e9cid\u00e9 par la direction nationale, les sections locales sont faites pour le <strong>suivisme politique<\/strong>, ni plus ni moins, \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s.<\/p>\n<p>Au niveau central, les partis sont dirig\u00e9s par un \u00ab\u00a0comit\u00e9 ex\u00e9cutif \u00a0\u00bb ou un \u00ab\u00a0bureau politique \u00a0\u00bb coiff\u00e9 par un \u00ab\u00a0secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral\u00a0\u00bb. Entre le \u00ab\u00a0congr\u00e8s\u00a0\u00bb et le \u00ab\u00a0comit\u00e9 ex\u00e9cutif\u00a0\u00bb il y a g\u00e9n\u00e9ralement un \u00ab\u00a0conseil national\u00a0\u00bb compos\u00e9 d&rsquo;une centaine de cadres du parti qui si\u00e8gent une fois par an pour d\u00e9battre des sujets g\u00e9n\u00e9raux et dossierschauds et faire des recommandations au comit\u00e9 ex\u00e9cutif. Ce comit\u00e9 a le contr\u00f4le, aussi, de toutes les institutions parall\u00e8les du parti\u00a0: telles celles des \u00e9tudiants, des jeunes, des femmes, des cadres, etc.\u2026 ainsi que les syndicats affili\u00e9s. Toutes vell\u00e9it\u00e9s ind\u00e9pendantistes dans ces institutions sont \u00ab\u00a0r\u00e9prim\u00e9es\u00a0\u00bb par des \u00e9lections \u00ab\u00a0cuisin\u00e9es\u00a0\u00bb ou par la \u00ab\u00a0<strong>mise en sourdine<\/strong>\u00a0\u00bbou \u00ab\u00a0<strong>mise en quarantaine\u00a0\u00bb<\/strong>des activit\u00e9s de l&rsquo;instance en question.<\/p>\n<p>Actuellement, la majorit\u00e9 des partis politiques en pr\u00e9sence connaissent beaucoup de probl\u00e8mes s\u00e9rieux imput\u00e9s an <strong>manque de d\u00e9mocratie et de transparence<\/strong> au sein de leurs structures du sommet. Beaucoup de voix s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent contre leur immobilisme ce qui les discr\u00e9dite aux yeux de l&rsquo;opinion publique. Certaines de ces voix critiquent les premiers secr\u00e9taires de ses partis pour leur mainmise sur tous les appareils de l\u2019institution\u00a0 tels les journaux, les instances du parti, etc.\u2026 et fustigent leur <strong>pouvoir stalinien<\/strong>, sans partage.<\/p>\n<p><strong>Les jeunes fuient la politique\u00a0; <em>laHrig<\/em>politique<\/strong><\/p>\n<p>Beaucoup d&rsquo;observateurs se demandent pertinemment pourquoi la politique fait peur \u00e0 la jeunesse marocaine, alors qu&rsquo;ailleurs elle exerce une fascination, sans limite, sur eux. Pendant les ann\u00e9es 60, 70 et m\u00eame les ann\u00e9es 80, la r\u00e9pression polici\u00e8re contre les militants de gauche ainsi que tous ceux qui se montraient hostiles \u00e0 la monarchie ex\u00e9cutive, \u00e9tait tellement sauvage qu\u2019elle a fini par terroriser les jeunes et les a pouss\u00e9s \u00e0 fuir la politique une fois pour toute. Cet \u00e9tat des choses est devenu par la suite un \u00e9tat d\u2019\u00e2me bien ancr\u00e9e dans les m\u0153urs.<\/p>\n<p>Il faut dire, toutefois, que pendant l&rsquo;\u00e8re Oufkir, beaucoup de jeunes ont \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9s par les partis dans l&rsquo;ar\u00e8ne politique mais une fois tomb\u00e9s dans les mains de la r\u00e9pression polici\u00e8re ils ont \u00e9t\u00e9 soit r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s par le syst\u00e8me, soit broy\u00e9s par la machine de l&rsquo;\u00e9tat sans que personne ne se soucie de leur sort.<strong>Les Ann\u00e9es de Plomb<\/strong> 1960-1996 ont pouss\u00e9 la jeunesse \u00e0 se donner \u00e0 d\u2019autres activit\u00e9s que la politique et cet \u00e9tat de choses est devenu \u00e0 la longue une tradition pour ne pas dire une phobieou bien un comportement qui s\u2019est inscrit dans l\u2019ADN des Marocains.<\/p>\n<p>Les jeunes ont fui la politique, aussi, parce qu&rsquo;ils se sont rendus compte que la mobilit\u00e9 et la promotion au sein des partis marocains est g\u00e9n\u00e9ralement inexistante ou dans le cas contraire, une entreprise sem\u00e9e d\u2019emb\u00fbches et parsem\u00e9e de peaux de banane, ce qui fait que toute ambition dans ce sens est sujette \u00e0 un grand risque.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1936\" aria-describedby=\"caption-attachment-1936\" style=\"width: 574px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1936 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/6.jpg?resize=574%2C335\" alt=\"\" width=\"574\" height=\"335\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/6.jpg?w=574&amp;ssl=1 574w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/6.jpg?resize=428%2C250&amp;ssl=1 428w\" sizes=\"auto, (max-width: 574px) 100vw, 574px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1936\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #ff0000;\">La jeunesse crie son ras-le-bol<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<p>Il faut pas oublier aussi que la culture qui s\u00e9vit au sein des partis se base sur le n\u00e9potisme, le copinage, le client\u00e9lisme et surtout la notion d&rsquo;identit\u00e9 tribale qui n&rsquo;a jamais disparu de la philosophie du marocain et encore moins de celle de l&rsquo;animal politique.<\/p>\n<p>D&rsquo;ailleurs, la\u00a0 politique \u00a0\u00bb ou \u00a0\u00bb <strong>boulitik<\/strong> \u00a0\u00bb dans le langage du marocain moyen a \u00e9t\u00e9 depuis l&rsquo;ind\u00e9pendance un sujet tabou, \u00e0 \u00e9viter comme la peste. Kevin Dwyer, un anthropologue am\u00e9ricain, a tr\u00e8s bien illustr\u00e9 ce ph\u00e9nom\u00e8ne de phobie dans un \u00a0excellent ouvrage intitul\u00e9 \u00ab\u00a0<strong>Moroccan\u00a0 Dialogues\u00a0\u00bb<\/strong> (Dialogues marocains), dans lequel il traite du Maroc par le biais de dialogues candides avec un Amazigh du Souss. A une question concernant sa position sur la politique au Maroc, la r\u00e9ponse de l&rsquo;interlocuteur \u00e9tait sans appel :<\/p>\n<p><em>\u00a0\u00bb on parle pas politique, la politique est synonyme de probl\u00e8mes \u00ab\u00a0.<strong>[xi]<\/strong><\/em><\/p>\n<figure id=\"attachment_1937\" aria-describedby=\"caption-attachment-1937\" style=\"width: 349px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1937 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/7.jpg?resize=349%2C523\" alt=\"\" width=\"349\" height=\"523\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/7.jpg?w=349&amp;ssl=1 349w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/7.jpg?resize=167%2C250&amp;ssl=1 167w\" sizes=\"auto, (max-width: 349px) 100vw, 349px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1937\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #ff0000;\">Couverture du livre<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>La survie des dinosaures <\/strong><\/p>\n<p>Cette peur de la politique de la part des jeunes a \u00e9t\u00e9 et est toujours hautement b\u00e9n\u00e9fique pour les leaders historiques des partis politiques. A la longue ces leaders sont devenus des patriarches et des <strong>za\u00efms<\/strong> difficiles \u00e0 d\u00e9boulonner ou\u00a0 remettre en question, sauf en cas de mort subite, bien s\u00fbr. D&rsquo;ailleurs, depuis l&rsquo;ind\u00e9pendance les changements \u00e0 la t\u00eate des partis politiques marocains n&rsquo;ont eu lieu qu\u2019apr\u00e8s la mort de leurs leaders: Allal El Fassi (Istiqlal), Abderrahim Bouabid (USFP), Ali Yata (PPS), Arsalan Jadidi (PND), Maati Bouabid (UC).<\/p>\n<p>En somme, le seul changement qui a eu lieu \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;un parti politique alors que son <strong>za\u00efm <\/strong>\u00e9tait toujours en vie, s&rsquo;est pass\u00e9 du sein du MP, o\u00f9 Mahjoubi Aherdane a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tr\u00f4n\u00e9 par son poulain Mohamed Laenser dans \u00abun coup d&rsquo;\u00e9tat\u00a0 interne\u00a0\u00bb, orchestr\u00e9, para\u00eet-il, par l&rsquo;administration. Mais Mahjoubi Aherdane, en vieux routier qu&rsquo;il est, s&rsquo;est vite fait une virginit\u00e9 politique et a constitu\u00e9 un parti sur mesure, le MNP (Mouvement National Populaire), \u00e0 base d&rsquo;all\u00e9geance tribale. Quant \u00e0 la seule et unique d\u00e9mission d&rsquo;un <strong>za\u00efm<\/strong> politique est celle d&rsquo;Abderahmane El Youssifi de son poste de Premier Secr\u00e9taire de l&rsquo;USFP, apr\u00e8s la fin de l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019<strong>alternance politique<\/strong>. En effet le\u00a028\u00a0octobre\u00a02003, il d\u00e9missionne de son poste du Premier Secr\u00e9taire de l&rsquo;USFP et quitte la sc\u00e8ne politique pour toujours.<\/p>\n<p>En perspective, les partis politiques marocains semblent \u00eatre faits \u00e0 la mesure de leurs <strong>za\u00efms<\/strong>, d&rsquo;o\u00f9 la promotion du <strong>culte de personnalit\u00e9<\/strong> comme cela se passait dans les pays de l&rsquo;Est avant la chute du mur de Berlin. D&rsquo;ailleurs ses <strong>za\u00efms<\/strong> \u00e0 leur mort, sont consid\u00e9r\u00e9s par les militants comme presque de grands saints dont la <strong>baraka <\/strong>(gr\u00e2ce divine) continue \u00e0 avoir des effets b\u00e9n\u00e9fiques sur le parti, longtemps apr\u00e8s leur d\u00e9c\u00e8s. N&rsquo;est-il pas le cas, toutefois, que les journaux des partis ne parlent que d&rsquo;eux et de leurs qualit\u00e9s pendant toute la dur\u00e9e du deuil qui est g\u00e9n\u00e9ralement de 40 jours ?<\/p>\n<p>Les <strong>za\u00efms<\/strong> des partis, en cons\u00e9quence de cette culture politique, sont devenus, \u00e0 la longue, des monstres sacr\u00e9s pour ne pas dire des <strong>dinosaures<\/strong> friands de pouvoir. Depuis l&rsquo;intronisation du Roi Mohammed VI, la d\u00e9crispation politique a pris une allure telle que beaucoup de tabous sont tomb\u00e9s comme des ch\u00e2teaux de carte, ainsi le mot \u00a0\u00bb <strong>dinosaure<\/strong> \u00a0\u00bb est utilis\u00e9 de plus en plus pour faire allusion aux leaders politiques. La preuve c&rsquo;est que l&rsquo;hebdomadaire \u00a0\u00bb <strong>La vie \u00e9conomique<\/strong> \u00a0\u00bb avait report\u00e9 qu\u2019Abderrahman El Youssoufi avait refus\u00e9 de serrer la main au sociologue feu Mohamed Guessous, membre du comit\u00e9 ex\u00e9cutif de l\u2019USFP, parce que celui-ci avait utilis\u00e9 le mot \u00a0\u00bb <strong>dinosaure<\/strong> \u00a0\u00bb\u00a0 pour faire allusion aux leaders politiques. Dans le m\u00eame contexte le m\u00eame journal rapporte une d\u00e9claration de Mohamed Achaari, ex-Ministre des Affaires culturelles qui fustigeait la mainmise des dinosaures sur la politique au Maroc.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1938\" aria-describedby=\"caption-attachment-1938\" style=\"width: 600px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1938 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/8.jpg?resize=600%2C350\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/8.jpg?w=600&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/8.jpg?resize=429%2C250&amp;ssl=1 429w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1938\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #ff0000;\">Le dinosaure d\u2019Erfoud ne veux pas de ceux de Rabat<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<p>Donc, sans vouloir verser dans la pol\u00e9mique, on peut m\u00e9taphoriquement parlant dire que le paysage politique marocain est un vrai <strong>parc jurassique<\/strong> et comme donc le fameux film de Steven Spielberg \u00a0\u00bb Jurassic Parc \u00ab\u00a0, tout contact avec le monde ext\u00e9rieur peut s&rsquo;av\u00e9rer catastrophique aux dinosaures et par cons\u00e9quent mener \u00e0 leur extinction rapide et in\u00e9luctable. Ici le contact avec le monde ext\u00e9rieur, veut dire l&rsquo;ouverture sur l&rsquo;Occident d\u00e9mocratique. Mais, en r\u00e9alit\u00e9, il y a maintenant, en pr\u00e9sence, un facteur beaucoup plus d\u00e9terminant qui va, sans nul doute, pr\u00e9cipiter l&rsquo;extinction de ces monstres\u00a0; c\u2019estles cons\u00e9quences de l\u2019apr\u00e8s Printemps arabe de 2011 qui a caus\u00e9 la destitution et\/ou la mort de plusieurs<strong>za\u00efms arabes, <\/strong>lire dinosaures politiques,tels que Hossni Moubarak, MouamarQaddafi, Ali Saleh, Zine Al-Abidine Ben Ali et la fin de leur dictatures militaires et patriarches et la progression, lente mais in\u00e9luctable, des Arabes vers la d\u00e9mocratie.<\/p>\n<p>Pour le politologue BicharaKhader, les r\u00e9volutions arabes sont un vrai <strong>tsunami politique<\/strong>, sans pr\u00e9c\u00e9dent\u00a0dans l\u2019histoire contemporaine du Monde arabe\u00a0:[xii]\n<p><em>\u00ab\u00a0Le brutal surgissement de l\u2019\u00e9v\u00e9nement r\u00e9volutionnaire a \u00e9t\u00e9 la riposte des soci\u00e9t\u00e9s civiles arabes \u00e0 des d\u00e9cennies de d\u00e9rives autoritaires. Brutal \u00e9branlement certes, mais ce n\u2019est pas un m\u00e9t\u00e9orite tomb\u00e9 par hasard sur une banquise. M\u00eame impr\u00e9vu dans la forme qu\u2019il a prise, l\u2019\u00e9branlement n\u2019\u00e9tait pas moins pr\u00e9visible. Il y a eu, par le pass\u00e9, des pr\u00e9c\u00e9dents dans des contextes diff\u00e9rents\u00a0:l\u2019intifadah\u00a0palestinienne en 1987, le printemps alg\u00e9rien de 1988, le printemps tunisien au tournant de 1990, le printemps de Damas, d\u00e9but 2000, l\u2019ouverture parlementaire kowe\u00eftienne. Mais aucun pr\u00e9c\u00e9dent n\u2019a donn\u00e9 lieu \u00e0 un tel \u00ab\u00a0tsunami\u00a0\u00bb politique, \u00e0 un tel chambardement. Attribuer tout cela aux \u00ab\u00a0vents de la mondialisation\u00a0\u00bb, aux r\u00e9seaux sociaux, aux cha\u00eenes satellitaires, serait un peu court, bien que cela ait jou\u00e9 dans l\u2019amplification du ph\u00e9nom\u00e8ne. Plus fondamentale est l\u2019usure de la logique autoritaire ou plut\u00f4t sa d\u00e9rive pr\u00e9datrice et dynastique<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Les dinosaures sont partout <\/strong><\/p>\n<p>Si la majorit\u00e9 des partis politiques souffrent du \u00ab\u00a0<strong>syndrome des dinosaures<\/strong>\u00ab\u00a0, l&rsquo;administration et les rouages de l&rsquo;\u00e9tat sont le terrain de pr\u00e9dilection de ces monstres d\u00e9vastateurs qui, ne reculent devant rien. Le secret de leur long\u00e9vit\u00e9 proverbiale se r\u00e9sume dans le fait qu\u2019ils ont, des ann\u00e9es durant, cr\u00e9\u00e9 des communaut\u00e9s de disciples qui profitent de leur g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 en contrepartie de l\u2019all\u00e9geance aveugle, attachement ind\u00e9fectible et fid\u00e9lit\u00e9 sans conditions. Cette atmosph\u00e8re est constamment tonifi\u00e9e par la corruption, l&rsquo;abus du pouvoir et le client\u00e9lisme.<\/p>\n<p>Il y a quelques ann\u00e9es de cela, feu S.M. Hassan II avait demand\u00e9 une rotation p\u00e9riodique des commis de l&rsquo;\u00e9tat. Si cela a eu lieu, cette op\u00e9ration n&rsquo;a pas inqui\u00e9t\u00e9 les \u00a0\u00bb dinosaures \u00a0\u00bb qui s\u00e9vissent toujours dans l&rsquo;administration et les postes cl\u00e9s de l&rsquo;\u00e9tat et g\u00eanent, incontestablement, l&rsquo;effort du d\u00e9veloppement \u00e0 cause de leurs pratiques douteuses et immorales.<\/p>\n<p>En Juillet 1996, un journaliste britannique du quotidien Londonien \u00a0\u00bb <em>The Daily Telegraph<\/em> \u00ab\u00a0, \u00e0 une question que lui a pos\u00e9 un autre journaliste sur les ondes de la Radio BBC (service International) au sujet de la culture politique au Maroc, avait r\u00e9pondu que ce qui l&rsquo;a frapp\u00e9 le plus au Maroc, durant son s\u00e9jour d&rsquo;un mois, c&rsquo;est qu&rsquo;il voyait et rencontrait toujours les m\u00eames personnes, tous d&rsquo;un certain \u00e2ge et d&rsquo;une certaine \u00e9poque, l\u00e0 o\u00f9 il allait. Il en a conclu que le Maroc est <strong>un pays jeune gouvern\u00e9 par des vieux<\/strong>.<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, cet \u00e9tat de choses est le r\u00e9sultat d&rsquo;une culture mill\u00e9naire qui a toujours glorifi\u00e9 les vertus et <strong>la sagesse, de l&rsquo;\u00e2ge et de la s\u00e9niorit\u00e9<\/strong>. Cette pratique est, certes, louable, mais pouss\u00e9e \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame elle devient un grand obstacle pour la marche normale des affaires dans la vie, car plus on est jeune plus on est dynamique et ambitieux et plus en est cr\u00e9atif. Donc, il est tout \u00e0 fait l\u00e9gitime de se demander si un pays gouvern\u00e9 par des vieux n&rsquo;est pas condamn\u00e9, par cons\u00e9quent, \u00e0 glorifier le pass\u00e9 et l&rsquo;immobilisme au lieu d&rsquo;\u0153uvrer pour l&rsquo;avenir et le changement.<\/p>\n<p><strong>De gr\u00e2ce lib\u00e9rez le g\u00e9nie marocain <\/strong><\/p>\n<p>Le Maroc est un pays qui \u00e0 d&rsquo;immenses ressources humaines, mais malheureusement ces ressources sont on\u00a0 bien ignor\u00e9es et \u00a0\u00bb boud\u00e9es \u00a0\u00bb ou bien mal utilis\u00e9es. Ainsi, le g\u00e9nie marocain reste prisonnier des carcans d&rsquo;un conformisme d&rsquo;un autre \u00e2ge et d&rsquo;un conservatisme d\u00e9pass\u00e9.<\/p>\n<p>Ainsi, les partis politiques sont appel\u00e9s \u00e0 ouvrir grandes leurs portes aux jeunes et leur permettre de prendre les commandes comme cela s&rsquo;est pass\u00e9 en Grande Bretagne avec Tony Blair, dans les ann\u00e9es 90 du si\u00e8cle dernier et ailleurs en occident. En effet, en 2017, la France s\u2019est d\u00e9barrass\u00e9e de ses hommes politiques traditionnels pour faire confiance \u00e0 la jeunesse d\u2019Emmanuel Macron et son parti\u00a0: La R\u00e9publique En Marche\u00a0!<\/p>\n<p>Les partis politiques et l&rsquo;administration marocains doivent se d\u00e9barrasser de leur \u00a0\u00bb <strong>graisse<\/strong>\u00a0\u00bb qui rendent leur d\u00e9marche lourde et \u0153uvrer \u00e0 devenir un outil de d\u00e9veloppement et non un obstacle. La machine \u00e9conomique doit fonctionner \u00e0 plein r\u00e9gime pour contribuer davantage \u00e0 l&rsquo;\u00e9mergence de ce pays. Last but not least, l&rsquo;homme doit \u00eatre moins \u00e9go\u00efste avec ses connaissances, sa richesse, son temps et son amour pour son pays.<\/p>\n<p>Avec tous ses ingr\u00e9dients on est s\u00fbr de gagner le pari du <strong>d\u00e9collage \u00e9conomique<\/strong> et de mettre le Maroc, une fois pour toutes, sur les rails du 3<sup>\u00e8me<\/sup> mill\u00e9naire.<\/p>\n<p><strong>A bon entendeur salut !<\/strong><\/p>\n<p><strong>Notes de fin\u00a0:<\/strong><\/p>\n[i]La\u00a0<strong>zaou\u00efa<\/strong><strong>\u00a0de Dila<\/strong>\u00a0est une\u00a0confr\u00e9rie soufie\u00a0marocaine\u00a0fond\u00e9e vers 1566 et qui joua un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant dans la vie politique et religieuse marocaine au\u00a0xvii<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle.Tenant son espace d&rsquo;origine et d&rsquo;accroissement au sein des tribus\u00a0berb\u00e8res\u00a0du\u00a0Moyen Atlas, la zaou\u00efa de Dila atteint son apog\u00e9e vers 1659, en contr\u00f4lant une grande partie du nord du Maroc et en ayant son leader,\u00a0Muhammad al-Hajj ad-Dila&rsquo;i, proclam\u00e9 sultan \u00e0\u00a0F\u00e8s.<\/p>\n<p>La zaou\u00efa de Dila arrive \u00e0 son apog\u00e9e au milieu du\u00a0xvii<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, apr\u00e8s avoir commandit\u00e9 l&rsquo;assassinat\u00a0d&rsquo;El-Ayachi\u00a0en 1641, en \u00e9tendant son influence sur les villes de\u00a0F\u00e8s,\u00a0T\u00e9touan et\u00a0Ksar el-K\u00e9bir\u00a0et sur\u00a0l&#8217;embouchure du Bouregreg, ainsi que sur les plaines du nord-ouest et le couloir de\u00a0Taza\u00a0jusqu&rsquo;\u00e0 la\u00a0Moulouya.<\/p>\n<p>Muhammad al-Hajj, chef de la zaou\u00efa, gouverne ainsi\u00a0F\u00e8s\u00a0d\u00e8s 1641\u00a0et y est proclam\u00e9 sultan en\u00a01659, \u00e0 la suite du d\u00e9c\u00e8s du dernier sultan saadien\u00a0Ahmad al-Abbas. Il en est d\u00e9log\u00e9 en\u00a01663\u00a0par les Alaouites, qui prennent l&rsquo;ascendant et entreprennent la r\u00e9unification du Maroc.<\/p>\n[ii]Michel Boyer (ancien officier sup\u00e9rieur et docteur en histoire),\u00a0<em>Le Grand Jeu des \u00e9quivoques\u00a0: La Mission militaire fran\u00e7aise sous le r\u00e8gne de Moulay Hassan\u00a0I<sup>er<\/sup><\/em>, Casablanca, La Crois\u00e9e des chemins,\u00a02016, 268\u00a0p.<\/p>\n[iii]<a href=\"http:\/\/www.lopinion.ma\/def.asp?codelangue=23&amp;id_info=18710\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.lopinion.ma\/def.asp?codelangue=23&amp;id_info=18710<\/a><\/p>\n[iv]<a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/remmm\/2864\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/journals.openedition.org\/remmm\/2864<\/a><\/p>\n[v]<a href=\"https:\/\/www.huffpostmaghreb.com\/hassan-zouaoui\/la-crise-des-partis-politiques-marocains_b_16748870.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.huffpostmaghreb.com\/hassan-zouaoui\/la-crise-des-partis-politiques-marocains_b_16748870.html<\/a><\/p>\n[vi]<a href=\"http:\/\/mjp.univ-perp.fr\/constit\/ma2011.htm#1\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00ab\u00a0Constitution du\u00a01er\u00a0juillet 2011\u00a0: Titre premier. Dispositions g\u00e9n\u00e9rales\u00a0\u00bb<\/a>, sur\u00a0<em>Mjp.univ-perp.fr<\/em>\u00a0.<\/p>\n[vii]<a href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20070325114902\/http:\/www.sgg.gov.ma\/part_pol_fr.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Dahir\u00a0n<sup>o<\/sup>\u00a01-06-18 du 15 moharrem 1427 (14 f\u00e9vrier 2006) portant promulgation de la loin<sup>o<\/sup>\u00a036-04 relative aux partis politiques<\/a>,\u00a0p.\u00a0334\u00a0; lire \u00e0 son propos\u00a0Bendourou 2005-2006<\/p>\n[viii]<a href=\"http:\/\/article19.ma\/accueil\/archives\/52392\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/article19.ma\/accueil\/archives\/52392<\/a><\/p>\n[ix]\u00a0 Jean-Claude\u00a0Santucci\u00a0 \u00ab\u00a0Le multipartisme marocain entre les contraintes d\u2019un \u00ab\u00a0pluralisme contr\u00f4l\u00e9\u00a0\u00bb et les dilemmes d\u2019un \u00ab\u00a0pluripartisme autoritaire\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb,<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Revue_des_mondes_musulmans_et_de_la_M%C3%A9diterran%C3%A9e\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong><em>Revue des mondes musulmans et de la M\u00e9diterran\u00e9e<\/em><\/strong><\/a>,\u00a0nos\u00a0111-112,\u200e\u00a0mars 2006.<\/p>\n[x]<a href=\"http:\/\/fr.le360.ma\/politique\/voici-la-fatwa-du-mur-au-sujet-de-la-balade-amoureuse-du-ministre-yatim-a-paris-175609?utm_source=Le360.ma+Mailing&amp;utm_campaign=bcc7240b86-my_google_analytics_key&amp;utm_medium=email&amp;utm_term=0_9a48a4e55c-bcc7240b86-253049597\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/fr.le360.ma\/politique\/voici-la-fatwa-du-mur-au-sujet-de-la-balade-amoureuse-du-ministre-yatim-a-paris-175609?utm_source=Le360.ma+Mailing&amp;utm_campaign=bcc7240b86-my_google_analytics_key&amp;utm_medium=email&amp;utm_term=0_9a48a4e55c-bcc7240b86-253049597<\/a><\/p>\n[xi]\u00a0 Dwyer, K. 1982<strong><em>. Moroccan dialogues\u00a0:Anthropology in Question. <\/em><\/strong>Baltimore and London: The Johns Hopkins University Press (November 1, 1982). 328 pages.<\/p>\n[xii]<a href=\"https:\/\/www.cetri.be\/Le-printemps-arabe-un-premier-2644\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.cetri.be\/Le-printemps-arabe-un-premier-2644<\/a><\/p>\n<p><strong>Bibliographie s\u00e9lective\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Ashford\u00a0D.-E, 1961,\u00a0Political change in Morocco, Princeton, Universit\u00e9 Press.<\/p>\n<p>Bekkali\u00a0A., 1996, \u00ab\u00a0Le pouvoir et les islamistes du Maroc ou Dieu \u00e0 partager\u00a0\u00bb, Colloque IFRI, Paris.<\/p>\n<p>Bendourou\u00a0O., 1986,\u00a0Le Pouvoir ex\u00e9cutif au Maroc depuis l\u2019ind\u00e9pendance, Paris, Publisud.<\/p>\n<p>Benhlal\u00a0M., 1997, \u00ab\u00a0Maroc Chronique int\u00e9rieure\u00a0\u00bb,\u00a0Annuaire de l\u2019Afrique du Nord\u00a01995, tome XXXIV, Paris, CNRS \u00e9ditions\u00a0: 632-634.<\/p>\n<p>\u2014 1998, \u00ab\u00a0Maroc. Chronique int\u00e9rieure\u00a0\u00bb,\u00a0Annuaire de l\u2019Afrique du Nord 1996, tome XXXV, Paris, CNRS \u00e9ditions\u00a0: 533-534.<\/p>\n<p>Bennani-Chra\u00efbi\u00a0M., Catusse\u00a0Myriam, Santucci\u00a0Jean-Claude (dir.), 2004,\u00a0Sc\u00e8nes et coulisses de l\u2019\u00e9lection au Maroc, les l\u00e9gislatives 2002, Paris, IREMAM\/Karthala.<\/p>\n<p>Bennani-Chra\u00efbi\u00a0M., Hammoudi\u00a0A., LEVEAU R., 2001, \u00ab\u00a0Le Maroc, un an apr\u00e8s la mort de Hassan II\u00a0: une conversation \u00e0 trois\u00a0\u00bb,\u00a0Annuaire de l\u2019Afrique du Nord 1999, Tome XXXVIII, Paris,\u00a0cnrs\u00a0\u00e9ditions\u00a0: 259-278.<\/p>\n<p>Bensbia\u00a0N., 1996,\u00a0Pouvoir et politique au Maroc, Du rejet \u00e0 l\u2019alternance, Al Jadida, Media Stra\u00adt\u00e9gie.<\/p>\n<p>Bigi\u00a0C., 2003,\u00a0L\u2019USFP et la participation gouvernementale au Maroc\u00a0: une \u00ab\u00a0hammoudisation\u00a0\u00bb des rapports politiques, M\u00e9moire de DEA de science politique comparative, IEP, Aix-en-Provence.<\/p>\n<p>Bras\u00a0J.-Ph., 1990, \u00ab\u00a0Chronique marocaine\u00a0\u00bb,\u00a0Annuaire de l\u2019Afrique du Nord 1989, tome XXVIII, Paris, CNRS \u00e9ditions\u00a0: 610-613.<\/p>\n<p>Burgat\u00a0Fran\u00e7ois, 1995,\u00a0L\u2019islamisme au Maghreb, Paris, r\u00e9\u00e9dition Payot (Karthala, 1988).<\/p>\n<p>Camau\u00a0M., \u00ab\u00a0\u00c9tat, espace public et d\u00e9veloppement\u00a0\u00bb, in EL Malki\u00a0H., Santucci\u00a0Jean-CLaude (dir.),\u00a0Etat et d\u00e9veloppement dans le monde arabe,\u00a0Paris, CNRS \u00e9ditions\u00a0: 67-78.<\/p>\n<p>\u2014 1973, \u00ab\u00a0L\u2019\u00e9volution du droit constitutionnel au Maroc depuis l\u2019ind\u00e9pendance\u00a0\u00bb, in\u00a0JahrbuchDas\u00d6ffentliche Racht Der Gagemwert, Tubingen, J.C.B. Mohr.<\/p>\n<p>\u2014 1978,\u00a0Pouvoirs et Institutions au Maghreb, Tunis, CERES Productions.<\/p>\n<p>Camau\u00a0M.et Geisser\u00a0V., 2003, Le\u00a0syndrome autoritaire. Politique en Tunisie de Bourguiba \u00e0 Ben Ali, Paris, Presses de Sciences Po.<\/p>\n<p>Carothers\u00a0T., 2002, \u00ab\u00a0The end of the transition paradigm\u00a0\u00bb,\u00a0Journal of Democracy, janvier\u00a0: 5-21.<\/p>\n<p>Catusse\u00a0M., 1999,\u00a0L\u2019entr\u00e9e en politique des entrepreneurs au Maroc, Th\u00e8se de Science politique, IEP Aix-en-Provence.<\/p>\n<p>\u2014 2004, \u00ab\u00a0\u00ab\u00a0les coups de force\u00a0\u00bb de la repr\u00e9sentation\u00a0\u00bb in Bennani-Chra\u00efbi\u00a0M., CatusseMyriam,<\/p>\n<p>Santucci\u00a0Jean-CLaude (dir),\u00a0Sc\u00e8nes et coulisses de l\u2019\u00e9lection au Maroc, les l\u00e9gislatives 2002, Paris, IREMAM-Karthala\u00a0: 69-104.<\/p>\n<p>\u2014 2004, \u00ab\u00a0\u00c0 propos de l\u2019entr\u00e9e en politique des entrepreneurs marocains\u00a0\u00bb,\u00a0Naqdn\u00b0\u00a019\/20\u00a0: 127-154.<\/p>\n<p>Catusse\u00a0M., Vairel\u00a0F., 2003, \u00ab\u00a0Ni tout \u00e0 fait le m\u00eame, ni tout \u00e0 fait un autre. M\u00e9tamorphoses et continuit\u00e9 du r\u00e9gime marocain\u00a0\u00bb,\u00a0Maghreb-Machrek, n\u00b0\u00a0175\u00a0: 73-92.<\/p>\n<p>Chambergeat\u00a0P., 1964, \u00ab\u00a0Le r\u00e9f\u00e9rendum constitutionnel de 1962\u00a0\u00bb,\u00a0Annuaire de l\u2019Afrique du Nord 1962, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: 167-206<\/p>\n<p>Cherifi\u00a0R., 1988,\u00a0Le Makhzen politique au Maroc, hier et aujourd\u2019hui, Casablanca, Afrique-Orient.<\/p>\n<p>Claisse\u00a0A., 1992, \u00ab\u00a0Le Makhzen aujourd\u2019hui\u00a0\u00bb\u00a0in\u00a0Santucci Jean-Claude (dir.),\u00a0Le Maroc actuel, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: 285-310.<\/p>\n<p>Cl\u00e9ment J.-F., 1992, \u00ab\u00a0Un nouveau lifting pour la \u00ab\u00a0d\u00e9mocratie\u00a0\u00bb hassanienne\u00a0?\u00a0\u00bb,\u00a0Confluences M\u00e9diterran\u00e9e\u00a0(3), avril-juin\u00a0: 137-144<\/p>\n<p>\u2014 1993, \u00ab\u00a0Maroc. La vie politique\u00a0\u00bb,\u00a0Planimi, Dossier n\u00b0\u00a05.<\/p>\n<p>Cubertafond\u00a0B., 1997,\u00a0Le syst\u00e8me politique marocain, Paris, L\u2019Harmattan\u00a0: 53-58.<\/p>\n<p>Daoud Z., 1997, \u00ab\u00a0Maroc, les \u00e9lections de 1997\u00a0\u00bb,\u00a0Maghreb-Machrek\u00a0(158)\u00a0: 105-128.<\/p>\n<p>Darif\u00a0Kh., 1998,\u00a0Le mouvement populaire, processus de scissions, M\u00e9moire DES Droit Public et Science politique, Universit\u00e9 Hassan II, Casablanca.<\/p>\n<p>Denoeux G. et Gateau L., 1995, \u00ab\u00a0L\u2019essor des associations au Maroc\u00a0: \u00e0 la recherche de la citoyennet\u00e9\u00a0\u00bb,\u00a0Maghreb-Machrek\u00a0(150), oct-d\u00e9cembre\u00a0: 19-39.<\/p>\n<p>Djaziri\u00a0M., 1997, \u00ab\u00a0La probl\u00e9matique partisane dans les syst\u00e8mes politiques du Maghreb. Relance des \u00e9tudes comparatives\u00a0\u00bb,\u00a0Annuaire de l\u2019Afrique du Nord 1995, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: 423\u00ad450.<\/p>\n<p>El Benna A., 1989,\u00a0Naissance et d\u00e9veloppement de la gauche marocaine issue du Mouvement natio\u00adnal\u00a0: le cas de l\u2019Union Socialiste des Forces populaires, Th\u00e8se Doctorat au Droit Public, Sciences Politiques, Facult\u00e9 des Sciences juridique, \u00e9conomique et sociale de Rabat, 407\u00a0p.<\/p>\n<p>\u2014 1992, \u00ab\u00a0Les partis politiques au Maroc\u00a0\u00bb, in El AOUFI N.,\u00a0La soci\u00e9t\u00e9 civile au Maroc, Rabat, Smer\u00a0: 127-170<\/p>\n<p>El Kente\u00a0D., 1986,\u00a0Le Parti Constitutionnel D\u00e9mocratique, M\u00e9moire DES Droit Public, Rabat, Facult\u00e9 des Sciences Juridiques, \u00e9conomiques et sociales.<\/p>\n<p>El Mossadeq R., 1995,\u00a0Consensus ou jeu de consensus\u00a0? Pour le r\u00e9ajustement de la pratique politique au Maroc, Casablanca, Najah El Jadida.<\/p>\n<p>\u2014 1998, \u00ab\u00a0La r\u00e9forme constitutionnelle et les illusions consensuelles\u00a0\u00bb,\u00a0Annuaire de l\u2019Afrique du Nord 1996, tome XXXV, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: 573-582.<\/p>\n<p>Ferri\u00e9\u00a0J.-N., 2000, \u00ab\u00a0Maroc. Chronique politique. La mise en place de l\u2019alternance\u00a0\u00bb,\u00a0Annuaire de l\u2019Afrique du Nord 1998, tome XXXVII, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: 231-244.<\/p>\n<p>\u2014 2001, \u00ab\u00a0Succession monarchique et d\u00e9senchantement de l\u2019alternance partisane\u00a0\u00bb,\u00a0Annuaire de l\u2019Afrique du Nord 1999, tome XXXVIII, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: 215-231.<\/p>\n<p>\u2014 2003, \u00ab\u00a0Le jeu du roi et le jeu des partis ou le nouvel avatar marocain du paradoxe de Lampedusa\u00a0\u00bb,\u00a0Annuaire de l\u2019Afrique du Nord 2000-2001, tome XXIX, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: 219-233.<\/p>\n<p>\u2014 2004, \u00ab\u00a0Fin de partie\u00a0: l\u2019\u00e9chec politique de l\u2019alternance et la transition prolong\u00e9e\u00a0\u00bb,\u00a0Annuaire de l\u2019Afrique du Nord, Tome XL, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: 307-324.<\/p>\n<p>Flory\u00a0M., Mantran\u00a0R., 1968,\u00a0Les r\u00e9gimes politiques des pays arabes. Paris, Puf.<\/p>\n<p>Foug\u00e8re L., 1964, \u00ab\u00a0La Constitution marocaine du 7 d\u00e9cembre 1962\u00a0\u00bb,\u00a0Annuaire de l\u2019Afrique du Nord 1962, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: 155-166.<\/p>\n<p>Katz R.S., Mair\u00a0P., 1995, \u00ab\u00a0Changing models of party organization and Party democracy\u00a0: the emergence of the Cartel party\u00a0\u00bb,\u00a0Party Politics, 1 (1)\u00a0: 5-28.<\/p>\n<p>Khatibi\u00a0A., 1998,\u00a0L\u2019alternance et les partis politiques, Casablanca, Eddif, 1998.<\/p>\n<p>Koole R., 1996, \u00ab\u00a0Cadre, catch-all or Cartel\u00a0\u00bb,\u00a0Party Politics\u00a02 (4)\u00a0: 507-523.<\/p>\n<p>Lamchichi\u00a0A., 1996, \u00ab\u00a0L\u2019islamisme s\u2019enracine au Maroc\u00a0\u00bb, Le\u00a0Monde diplomatique\u00a0(506), mai\u00a0:10-11.<\/p>\n<p>Lamghari\u00a0A., 1996, \u00ab\u00a0Lectures crois\u00e9es de la nouvelle constitution r\u00e9vis\u00e9e de 1996\u00a0\u00bb,\u00a0Revue de Droit et d\u2019Economie de la Facult\u00e9 de F\u00e8s\u00a0(13).<\/p>\n<p>Laurent M., Denoeux G., 1996, \u00ab\u00a0Campagne d\u2019assainissement au Maroc. Immunisation du politique et contamination de la justice\u00a0\u00bb.\u00a0Maghreb-Machrek\u00a0(154), oct. d\u00e9c.\u00a0: 125-135.<\/p>\n<p>Leveau R., 1976,\u00a0Le Fellah marocain, d\u00e9fenseur du Tr\u00f4ne. Paris, Presses de la FNSP<\/p>\n<p>Lopez-Garcia\u00a0B., 1994, \u00ab\u00a0\u00ab\u00a0Le Makhzen\u00a0\u00bb, la \u00ab\u00a0Amma\u00a0\u00bb et l\u2019arbitre au Maroc\u00a0: administration et soci\u00e9t\u00e9 civile aux \u00e9lections locales et l\u00e9gislatives 1992-1993\u00a0\u00bb,\u00a0Annuaire de l\u2019Afrique du Nord 1992, tome XXXI, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: 415-436.<\/p>\n<p>Mezziane\u00a0N., 1985,\u00a0Le gouvernement A. Ibrahim. Une exp\u00e9rience de participation au pouvoir pour l\u2019aile radicale du Mouvement National marocain \u2014 1958-mai 1960, Th\u00e8se 3e\u00a0cycle Science Politique, Universit\u00e9 de Nice.<\/p>\n<p>Michel L., 1996,\u00a0Le Maroc de l\u2019espoir, Rabat, Editions La Porte.<\/p>\n<p>Monjib M., 1992,\u00a0La Monarchie marocaine et la lutte pour le pouvoir. Paris, L\u2019Harmattan.<\/p>\n<p>Moustatir\u00a0Ch., 1988,\u00a0Le parti de l\u2019Istiqlal dans le syst\u00e8me politique marocain (1963-1983), M\u00e9moire Des Droit Public, Rabat, Facult\u00e9 des Sciences juridiques, \u00e9conomiques et sociales.<\/p>\n<p>Offerle\u00a0M., 2002,\u00a0Les partis politiques, Paris, Puf, Coll. \u00ab\u00a0Que sais-je\u00a0?\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Oumlil\u00a0A., 1992,\u00a0Islam et Etat National, (traduit de l\u2019arabe par M. Khayati), Rabat, Le Fen\u00adnec.<\/p>\n<p>Palazzoli\u00a0C., 1970, \u00ab\u00a0L\u2019\u00c9tat d\u2019exception au Maroc\u00a0\u00bb,\u00a0Scritti in onore di G. Ambrosini, vol II, Giuffrieditore\u00a0: 1461-1478.<\/p>\n<p>Perrineau\u00a0P. (dir.), 1994,\u00a0L\u2019engagement politique\u00a0: d\u00e9clin ou mutations\u00a0?, Paris, Presses de la FNSP.<\/p>\n<p>Rezette\u00a0R., 1955,\u00a0Les partis politiques marocains, Paris, A. Colin, 401\u00a0p.<\/p>\n<p>Robert J., 1963,\u00a0La monarchie marocaine, Paris, LGDJ.<\/p>\n<p>Roussillon\u00a0A. et Ferri\u00e9\u00a0J.-N., 2005, \u00ab\u00a0R\u00e9forme et politique au Maroc de l\u2019alternance\u00a0: apolitisation consensuelle du politique\u00a0\u00bb,\u00a0in\u00a0J.-N. Ferri\u00e9, J.-C. Santucci (dir.),\u00a0Dispositifs autoritaires et dispositifs de d\u00e9mocratisation en Afrique du Nord, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: \u00e0 para\u00eetre.<\/p>\n<p>Saaf\u00a0A., 1991, \u00ab\u00a0Vers la d\u00e9cr\u00e9pitude de l\u2019\u00c9tat n\u00e9o-patrimonial\u00a0\u00bb,\u00a0in\u00a0Camau M. (dir.),\u00a0Changements politiques au Maghreb, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: 73-106.<\/p>\n<p>Santucci\u00a0J.-C., 1979 \u00ab\u00a0Les \u00e9lections l\u00e9gislatives marocaines de juin 1977\u00a0\u00bb\u00a0in\u00a0Leca J. et\u00a0alii,\u00a0D\u00e9veloppements politiques au Maghreb, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: 215-242.<\/p>\n<p>\u2014 1984, \u00ab\u00a0La question saharienne dans la vie politique marocaine\u00a0\u00bb, in Baduel P.-R. (dir.),\u00a0Enjeux Sahariens, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: 185-199.<\/p>\n<p>\u2014 1991, \u00ab\u00a0Processus \u00e9lectoraux et l\u00e9gitimation du pouvoir\u00a0: r\u00e9flexions sur l\u2019exp\u00e9rience marocaine\u00a0\u00bb, in Lopez Garcia B. (dir.),\u00a0Elecciones, participacion y transicionespoliticas en norte de Africa, Madrid, MAE, Instituto de cooperacion con el Mundo Arabe\u00a0: 287-293.<\/p>\n<p>\u2014 1992, \u00ab\u00a0\u00c9tat et soci\u00e9t\u00e9 au Maroc\u00a0: enjeux et perspectives de changement\u00a0\u00bb\u00a0in\u00a0J.-Cl. Santucci (dir.), Le Maroc actuel, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: 426-438.<\/p>\n<p>\u2014 1993, \u00ab\u00a0L\u2019effet Golfe et le Maroc\u00a0\u00bb,\u00a0in Crise du Golfe et ordre politique au Moyen-Orient, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: 279-287.<\/p>\n<p>\u2014 1997, \u00ab\u00a0L\u2019effet \u00ab\u00a0Banque Mondiale\u00a0\u00bb et la conjoncture \u00e9conomique du Maroc\u00a0\u00bb,\u00a0Annuaire de l\u2019Afrique du Nord 1995, tome XXXIV, Paris, Cnrs \u00e9ditions\u00a0: 701-714.<\/p>\n<p>\u2014 1997, \u00ab\u00a0Les \u00e9lections l\u00e9gislatives marocaines de 1993\u00a0\u00bb, in Saaf A. (dir.), Repr\u00e9sentation, M\u00e9diation, Participation dans le syst\u00e8me politique marocain. M\u00e9langes A. Kadiri, Casablanca, Najah El Jadida\u00a0: 19-28.<\/p>\n<p>\u2014 1998, \u00ab\u00a0Les \u00e9lections l\u00e9gislatives marocaines de 1997\u00a0: chronique d\u2019une alternance concert\u00e9e\u00a0?\u00a0\u00bb,\u00a0Annuaire de la M\u00e9diterran\u00e9e, Rabat, GERM, Paris Publisud\u00a0: 72-89.<\/p>\n<p>\u2014 2001,\u00a0Les partis politiques marocains \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du pouvoir, Rabat, REMALD.<\/p>\n<p>Santucci\u00a0J.-C., Regnier\u00a0J.-J., 1973, \u00ab\u00a0Arm\u00e9e, pouvoir et l\u00e9gitimit\u00e9 au Maroc\u00a0\u00bb, in\u00a0:\u00a0Elites\u00a0: pouvoir et l\u00e9gitimit\u00e9 au Maghreb, Paris, CNRS \u00e9ditions\u00a0: 141-182.<\/p>\n<p>Sehimi\u00a0M., 1986, \u00ab\u00a0Les partis politiques\u00a0\u00bb in\u00a0La grande Encyclop\u00e9die du Maroc, Tome Les Insti\u00adtutions, Bergamo, GruppoWalk Over\u00a0: 82-107.<\/p>\n<p>\u2014 1991, \u00ab\u00a0Partispolitiques et strat\u00e9gies\u00e9lectorales\u00a0\u00bb, in LOPEZ Garcia\u00a0B. (dir.),\u00a0Elecciones, participacion y transiciones politicas en norte de Africa, Madrid, MAE, Instituto de cooperacion con el Mundo Arabe\u00a0: 217-230.<\/p>\n<p>Seiler\u00a0D.-L., 1993,\u00a0Les partis politiques, Paris, A. Colin.<\/p>\n<p>\u2014 1986,\u00a0De la comparaison des partis politiques, Paris, Economica.<\/p>\n<p>Tozy\u00a0M., 1981, \u00ab\u00a0Monopolisation de la production symbolique et hi\u00e9rarchisation du champ politico-religieux au Maroc\u00a0\u00bb,\u00a0Le Maghreb musulman 1979, Paris, CNRS \u00e9ditions\u00a0: 219-234.<\/p>\n<p>\u2014 1984,\u00a0Champ et contre-champ politico-religieux au Maroc, Th\u00e8se pour le doctorat d\u2019\u00c9tat, Universit\u00e9 de Droit, d\u2019Economie et des sciences d\u2019Aix-Marseille.<\/p>\n<p>\u2014 1989, \u00ab\u00a0Islam et \u00c9tat au Maghreb\u00a0\u00bb,\u00a0Maghreb-Machrek, (126)\u00a0: 25-47.<\/p>\n<p>\u2014 1999a,\u00a0Monarchie et Islam politique au Maroc, Paris, Presses de Sciences po.<\/p>\n<p>\u2014 1999b, \u00ab\u00a0\u00c0 propos du mouvement R\u00e9forme et r\u00e9novation. L\u2019Islamisme \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du politi\u00adque\u00a0\u00bb,\u00a0Confluences M\u00e9diterran\u00e9e, n\u00b0\u00a031, automne\u00a0: 91-106.<\/p>\n<p>Vairel\u00a0F., 1998,\u00a0Le fonctionnement du Mouvement Populaire Constitutionnel et D\u00e9mocratique aux \u00e9lections de 1997, M\u00e9moire DEA Science Politique, IEP d\u2019Aix-en-Provence.<\/p>\n<p>Vedel\u00a0G., 1997, \u00ab\u00a0L\u2019\u00e9volution des institutions (Maroc)\u00a0\u00bb in\u00a0G\u00e9opolitique, Revue de l\u2019Institut International de G\u00e9opolitique, n\u00b0\u00a057.<\/p>\n<p>Waterbury\u00a0J., 1975,\u00a0Le Commandeur des Croyants, Paris, PUF.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dr. Mohamed CHTATOU Il va sans dire que le Maroc est un pays mill\u00e9naire pourvu de grandes traditions, de vieilles et solides institutions politiques et \u00e9tatiques et de riches cultures. 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