{"id":2350,"date":"2020-01-17T10:27:08","date_gmt":"2020-01-17T10:27:08","guid":{"rendered":"http:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/?p=2350"},"modified":"2020-01-17T10:27:08","modified_gmt":"2020-01-17T10:27:08","slug":"humain-rights-watch-denonce-les-violations-des-droits-humains-en-algerie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/humain-rights-watch-denonce-les-violations-des-droits-humains-en-algerie\/","title":{"rendered":"Humain Rights Watch d\u00e9nonce les violations des droits humains en Alg\u00e9rie"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_2351\" aria-describedby=\"caption-attachment-2351\" style=\"width: 450px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-2351\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/202001wr_algeria_human_rights-450x236.jpg?resize=450%2C236\" alt=\"\" width=\"450\" height=\"236\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/202001wr_algeria_human_rights.jpg?resize=450%2C236&amp;ssl=1 450w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/202001wr_algeria_human_rights.jpg?resize=1024%2C538&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/202001wr_algeria_human_rights.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2351\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #ff0000;\">Des manifestants participent \u00e0 un rassemblement massif \u00e0 Alger le 10 d\u00e9cembre 2019, \u00e0 l\u2019avant-veille de l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle du 12 d\u00e9cembre, pour protester contre les conditions dans lesquelles ce scrutin a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9.<\/span><br \/><span style=\"color: #ff0000;\">\u00a9 2019 Reuters\/Ramzi Boudina<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<p>L\u2019Alg\u00e9rie a \u00e9t\u00e9 en 2019 le th\u00e9\u00e2tre des manifestations anti-gouvernementales les plus g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es et les plus persistantes qu\u2019elle ait connues depuis son ind\u00e9pendance en 1962. \u00c0 partir du 22 f\u00e9vrier, les Alg\u00e9riens sont descendus en masse dans les rues tous les vendredis \u00e0 Alger, la capitale, et dans d\u2019autres villes, tout d\u2019abord pour protester contre la tentative de leur pr\u00e9sident, Abdelaziz Bouteflika, d\u2019obtenir un cinqui\u00e8me mandat \u00e0 la t\u00eate de l\u2019\u00c9tat, alors qu\u2019il n\u2019apparaissait que rarement en public depuis qu\u2019il avait souffert en 2013 d\u2019une grave attaque c\u00e9r\u00e9brale; puis, apr\u00e8s sa d\u00e9mission le 2 avril, pour r\u00e9clamer une transition vers un mode de gouvernement plus d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la d\u00e9mission de Bouteflika, le pr\u00e9sident du S\u00e9nat, Abdelkader Bensalah, est devenu chef de l\u2019\u00c9tat par int\u00e9rim tandis que le g\u00e9n\u00e9ral Ahmed Ga\u00efd Salah, chef d\u2019\u00e9tat-major de l\u2019arm\u00e9e de terre et ministre adjoint de la D\u00e9fense, d\u00e9tenait la r\u00e9alit\u00e9 du pouvoir.\u00a0Ga\u00efd Salah a fix\u00e9 au 4 juillet la date de la prochaine \u00e9lection pr\u00e9sidentielle, avant de la repousser au 12 d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>En r\u00e9ponse \u00e0 la poursuite des manifestations, les autorit\u00e9s ont\u00a0<a href=\"https:\/\/www.hrw.org\/fr\/news\/2019\/04\/19\/algerie-regain-de-repression-policiere-contre-les-manifestations\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">dispers\u00e9 des manifestations pacifiques<\/a>, arr\u00eat\u00e9 arbitrairement des participants, emp\u00each\u00e9 la tenue de r\u00e9unions pr\u00e9vues par des organisations politiques ou de d\u00e9fense des droits humains, et emprisonn\u00e9 des d\u00e9tracteurs du gouvernement.<\/p>\n<section data-section=\"3901c3\"><strong>Libert\u00e9 de r\u00e9union<\/strong><\/p>\n<p>Alors que de vastes manifestations anti-gouvernementales se d\u00e9roulaient dans les rues toutes les semaines, les forces de police ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9es massivement dans les rues et sur les places du centre de la capitale, ainsi qu\u2019\u00e0 des points de contr\u00f4le, avec pour effet de limiter le nombre de personnes parvenant \u00e0 se joindre aux marches, puis elles ont exerc\u00e9 un contr\u00f4le \u00e9troit sur celles qui arrivaient \u00e0 s\u2019y rendre. Les autorit\u00e9s ont arr\u00eat\u00e9 des centaines de manifestants pacifiques, remettant la plupart d\u2019entre eux en libert\u00e9 sans chef d\u2019accusation au bout de quelques heures, mais engageant des poursuites contre des dizaines d\u2019autres et les emprisonnant.<\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s ont arr\u00eat\u00e9 et inculp\u00e9 86 personnes entre juin et octobre, selon le Comit\u00e9 national pour la lib\u00e9ration des d\u00e9tenus. Toutes ces personnes ont \u00e9t\u00e9 accus\u00e9es d\u2019\u00ab<em>\u00a0atteinte \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 du territoire national<\/em>\u00a0\u00bb, notamment pour avoir d\u00e9ploy\u00e9 un drapeau symbole d\u2019appartenance \u00e0 la communaut\u00e9 kabyle, ou berb\u00e8re, du pays. Ce chef d\u2019accusation peut mener \u00e0 une peine de prison pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 10 ans, en vertu de l\u2019article<a href=\"https:\/\/www.joradp.dz\/trv\/fpenal.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">\u00a079<\/a>\u00a0du code p\u00e9nal. \u00c0 la fin octobre, six de ces personnes avaient \u00e9t\u00e9 jug\u00e9es et acquitt\u00e9es, une \u00e9tait en libert\u00e9 dans l\u2019attente de son proc\u00e8s et 79 demeuraient en d\u00e9tention pr\u00e9ventive avant leur proc\u00e8s.<\/p>\n<\/section>\n<section data-section=\"08d984\"><strong>Libert\u00e9 d\u2019expression<\/strong><\/p>\n<p>Le 7 f\u00e9vrier, un activiste des droits humains, Hadj Ghermoul, \u00e2g\u00e9 de 37 ans, a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 six mois de prison pour \u00ab<em>\u00a0offense \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019une institution nationale<\/em>\u00a0\u00bb apr\u00e8s avoir affich\u00e9 une photo de lui-m\u00eame brandissant une pancarte pr\u00e8s de la ville de Mascara, dans le nord-ouest du pays, sur laquelle il exprimait son opposition \u00e0 un cinqui\u00e8me mandat pour le pr\u00e9sident Bouteflika. Les autorit\u00e9s locales ont affirm\u00e9 qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 alors qu\u2019il \u00e9tait en \u00e9tat d\u2019\u00e9bri\u00e9t\u00e9 et insultait les forces de police.<\/p>\n<p>Le 9 juillet, pr\u00e8s d\u2019Alger, un Tribunal de premi\u00e8re instance a condamn\u00e9 Mouaffak Serdouk, un homme de 40 ans supporter de l\u2019\u00e9quipe alg\u00e9rienne de football, \u00e0 un an de prison pour avoir \u00ab<em>\u00a0expos\u00e9 au regard du public des tracts, bulletins ou papillons de nature \u00e0 nuire \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat national.<\/em>\u00a0\u00bb Il s\u2019\u00e9tait tenu \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019un stade du Caire o\u00f9 l\u2019\u00e9quipe alg\u00e9rienne jouait un match de football, muni d\u2019une pancarte appelant au d\u00e9part des d\u00e9tenteurs du pouvoir en Alg\u00e9rie, avant d\u2019\u00eatre expuls\u00e9 vers l\u2019Alg\u00e9rie, o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 poursuivi en justice et condamn\u00e9.<\/p>\n<p>Le 30 juin, la police a arr\u00eat\u00e9 un homme de 87 ans, Lakhdar Bouregaa, ancien combattant connu de la guerre d\u2019ind\u00e9pendance alg\u00e9rienne, \u00e0 son domicile d\u2019Alger. Cette arrestation a eu lieu quatre jours apr\u00e8s qu\u2019il avait d\u00e9clar\u00e9, lors d\u2019une r\u00e9union publique, par la suite diffus\u00e9e sur YouTube, que l\u2019arm\u00e9e alg\u00e9rienne \u00e9tait compos\u00e9e de \u00ab<em>\u00a0milices.<\/em>\u00a0\u00bb Un juge d\u2019instruction a ouvert une enqu\u00eate pour \u00ab<em>\u00a0atteinte au moral de l\u2019arm\u00e9e\u00a0<\/em>\u00bb, ce qui est passible d\u2019une peine pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 10 ans de prison.<\/p>\n<p>Le 11 septembre, les autorit\u00e9s ont arr\u00eat\u00e9 Karim Tabbou, porte-parole de l\u2019Union d\u00e9mocratique et sociale (UDS), un parti d\u2019opposition, devant son domicile \u00e0 Douira, et l\u2019ont inculp\u00e9 de \u00ab<em>\u00a0participation \u00e0 une entreprise de d\u00e9moralisation de l\u2019arm\u00e9e<\/em>\u00a0\u00bb apr\u00e8s qu\u2019il eut critiqu\u00e9 publiquement Ga\u00efd Salah. Les autorit\u00e9s ont remis Tabbou en libert\u00e9 le 25 septembre, avant de l\u2019arr\u00eater de nouveau le lendemain matin. Le 2 octobre, un juge d\u2019instruction d\u2019Alger a ouvert une enqu\u00eate \u00e0 son sujet, sur une pr\u00e9somption d\u2019\u00ab<em>\u00a0incitation \u00e0 la violence<\/em>\u00a0\u00bb et d\u2019\u00ab<em>\u00a0atteinte \u00e0 l\u2019unit\u00e9 nationale par la publication de d\u00e9clarations et de vid\u00e9os sur les r\u00e9seaux sociaux.<\/em>\u00a0\u00bb S\u2019il est d\u00e9clar\u00e9 coupable, il sera passible de prison et d\u2019une d\u00e9ch\u00e9ance de ses droits civiques, y compris du droit d\u2019\u00eatre candidat \u00e0 des fonctions \u00e9lectives.<\/p>\n<p>Le 25 septembre, un tribunal militaire de Blida a\u00a0<a href=\"https:\/\/www.france24.com\/fr\/20190925-algerie-said-bouteflika-condamne-15-ans-prison-proces-tribunal-militaire-blida\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">condamn\u00e9<\/a>\u00a0Louisa Hanoune, dirigeante du parti Travailliste, \u00e0 15 ans de prison pour \u00ab<em>\u00a0atteinte \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 de l\u2019arm\u00e9e<\/em>\u00a0\u00bb et \u00ab<em>\u00a0complot contre l\u2019autorit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat.<\/em>\u00a0\u00bb Elle a \u00e9t\u00e9 poursuivie aux c\u00f4t\u00e9s de Sa\u00efd Bouteflika, fr\u00e8re de l\u2019ancien pr\u00e9sident, et du g\u00e9n\u00e9ral Mohamed \u00ab Tewfik \u00bb Mediene, ancien chef du plus puissant service de renseignement alg\u00e9rien. Les normes internationales en mati\u00e8re de droits humains interdisent de juger des civils devant des tribunaux militaires.<\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s ont inculp\u00e9 Salah Dabouz, un ancien pr\u00e9sident de la Ligue alg\u00e9rienne de d\u00e9fense des droits de l\u2019homme (LADDH), d\u2019\u00ab<em>\u00a0outrage<\/em>\u00a0\u00bb \u00e0 la magistrature pour des affichages sur Facebook dans lesquels il critiquait les poursuites en justice engag\u00e9es contre des membres de la communaut\u00e9 ethnique des Mozabites. Dabouz a \u00e9t\u00e9 remis en libert\u00e9 provisoire le 7 avril mais avec l\u2019obligation de se pr\u00e9senter trois fois par semaine devant les autorit\u00e9s de Gharda\u00efa, \u00e0 600 kilom\u00e8tres de son domicile d\u2019Alger. Les autorit\u00e9s ont lev\u00e9 cette obligation le 24 juillet. Au moment de la r\u00e9daction de ce rapport, il \u00e9tait dans l\u2019attente de son proc\u00e8s. Le 9 septembre, un homme non identifi\u00e9 arm\u00e9 d\u2019un couteau l\u2019a attaqu\u00e9 \u00e0 Gharda\u00efa, le blessant aux deux bras.<\/p>\n<p>Kamaleddine Fekhar, un activiste connu des droits de la minorit\u00e9 mozabite en Alg\u00e9rie, est mort le 28 mai au bout d\u2019une longue gr\u00e8ve de la faim en prison. Les autorit\u00e9s l\u2019avaient arr\u00eat\u00e9 le 30 mars et l\u2019avait plac\u00e9 en d\u00e9tention pr\u00e9ventive pour avoir \u00ab<em>\u00a0contest\u00e9 l\u2019autorit\u00e9\u00a0<\/em>\u00bb des institutions nationales. Fekhar avait purg\u00e9 une condamnation pr\u00e9c\u00e9dente pour des chefs d\u2019accusation incluant des actes de violence \u00e0 l\u2019encontre de repr\u00e9sentants de l\u2019\u00c9tat, incitation \u00e0 la violence, \u00e0 la haine et \u00e0 la discrimination, distribution de mat\u00e9riel de nature \u00e0 nuire \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat national et atteinte \u00e0 la r\u00e9putation des institutions de l\u2019\u00c9tat, \u00e0 la suite d\u2019affrontements ethniques entre Mozabites et Arabes \u00e0 Gharda\u00efa et aux alentours de cette ville, entre 2013 et 2015.<\/p>\n<\/section>\n<section data-section=\"7235ef\">Libert\u00e9 de culte<\/p>\n<p>Le code p\u00e9nal alg\u00e9rien punit de trois \u00e0 cinq ans de prison et\/ou d\u2019une amende quiconque \u00ab<em>\u00a0offense le Proph\u00e8te et les messagers de Dieu, d\u00e9nigre le dogme ou les pr\u00e9ceptes de l\u2019Islam par quelque moyen que ce soit.<\/em>\u00a0\u00bb Les autorit\u00e9s ont eu recours \u00e0 cet article pour condamner des membres de la petite communaut\u00e9 des Ahmadiyya, qui pratique une version de l\u2019Islam diff\u00e9rente du dogme officiellement reconnu.<\/p>\n<p>Une ordonnance de 2006 \u00e9tablit une discrimination \u00e0 l\u2019\u00e9gard des non-musulmans en les soumettant \u00e0 des contraintes qui ne s\u2019appliquent pas aux musulmans. La c\u00e9l\u00e9bration collective du culte par les non-musulmans ne peut \u00eatre organis\u00e9e que par des organismes accr\u00e9dit\u00e9s par le gouvernement dans des lieux sp\u00e9cifiquement d\u00e9sign\u00e9s. L\u2019\u00c9glise protestante d\u2019Alg\u00e9rie a indiqu\u00e9 que pendant l\u2019ann\u00e9e ayant pris fin en octobre 2019, les autorit\u00e9s avaient ferm\u00e9 neuf de leurs lieux de culte parce qu\u2019ils n\u2019\u00e9taient pas autoris\u00e9s ou qu\u2019ils n\u2019\u00e9taient pas conformes pour recevoir du public.<\/p>\n<\/section>\n<section data-section=\"1d22a9\">Migrants<\/p>\n<p>Au moins depuis d\u00e9cembre 2016, l\u2019Alg\u00e9rie a effectu\u00e9 des rafles et expuls\u00e9 en masse sommairement des milliers de migrants originaires d\u2019Afrique sub-saharienne, dont des femmes et des enfants. Pendant la premi\u00e8re moiti\u00e9 de 2019, les autorit\u00e9s alg\u00e9riennes auraient expuls\u00e9\u00a0<a href=\"http:\/\/www.rfi.fr\/afrique\/20190811-algerie-niger-expulsions-migrants-subsahariens-assamaka\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">pr\u00e8s de 5 000<\/a>\u00a0personnes, pour la plupart de nationalit\u00e9 nig\u00e9riane.<\/p>\n<\/section>\n<section data-section=\"c5e4cc\">Droits des femmes et orientation sexuelle<\/p>\n<p>Quoique la loi sur la violence conjugale adopt\u00e9e par l\u2019Alg\u00e9rie en 2015 criminalise certaines formes de violence familiale, elle pr\u00e9sente des lacunes qui permettent d\u2019annuler des condamnations ou de r\u00e9duire des peines si les victimes pardonnent \u00e0 leurs agresseurs. Cette loi a \u00e9galement le d\u00e9faut de ne pas pr\u00e9voir de mesures pr\u00e9ventives pour emp\u00eacher les abus ou prot\u00e9ger les victimes. L\u2019article 326 du code p\u00e9nal permet \u00e0 une personne qui enl\u00e8ve une mineure d\u2019\u00e9chapper aux poursuites si elle \u00e9pouse sa victime.<\/p>\n<p>Le Code de la famille alg\u00e9rien autorise les hommes \u00e0 divorcer de mani\u00e8re unilat\u00e9rale sans explication mais exige des femmes qu\u2019elles s\u2019adressent aux tribunaux pour obtenir un divorce pour des raisons pr\u00e9cises.<\/p>\n<p>Les relations sexuelles entre personnes du m\u00eame sexe sont passibles d\u2019une peine de prison pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 deux ans, en vertu de l\u2019article 338 du code\u00a0<a href=\"https:\/\/www.equalrightstrust.org\/sites\/default\/files\/ertdocs\/code_penal.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">p\u00e9nal<\/a>.<\/p>\n<\/section>\n<section data-section=\"0bb2ed\"><strong>Mesures \u00e0 l\u2019encontre des organisations internationales de d\u00e9fense des droits humains et des m\u00e9dias<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.hrw.org\/fr\/news\/2019\/08\/19\/algerie-expulsion-dun-responsable-de-human-rights-watch-0\">Les autorit\u00e9s ont expuls\u00e9<\/a>\u00a0un responsable de Human Rights Watch, Ahmed Benchemsi, le 19 ao\u00fbt. Elles ont confisqu\u00e9 ses passeports pendant 10 jours, apr\u00e8s l\u2019avoir arr\u00eat\u00e9 le 9 ao\u00fbt \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019une manifestation \u00e0 Alger et maintenu en garde \u00e0 vue pendant 10 heures. Elles ont confisqu\u00e9 son t\u00e9l\u00e9phone cellulaire et son ordinateur portable, qu\u2019elles lui ont rendus lors de son expulsion. Benchemsi \u00e9tait en visite en Alg\u00e9rie afin d\u2019observer la situation en mati\u00e8re de droits humains.<\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s ont expuls\u00e9 plusieurs journalistes internationaux qui couvraient les manifestations. Tarek Amara, journaliste de l\u2019agence Reuter et ressortissant tunisien, a \u00e9t\u00e9\u00a0<a href=\"https:\/\/www.reuters.com\/article\/us-algeria-reuters-journalist\/algerian-authorities-expel-reuters-journalist-idUSKCN1RC0RR\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">expuls\u00e9<\/a>\u00a0le 31 mars, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 pour avoir couvert une manifestation contre Bouteflika le 29 mars. Aymeric Vincenot, directeur du bureau d\u2019Alger de l\u2019AFP, a \u00e9t\u00e9\u00a0<a href=\"https:\/\/www.afp.com\/en\/agency\/press-releases-newsletter\/afp-condemns-expulsion-its-algiers-bureau-chief\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">contraint de quitter le pays<\/a>\u00a0le 9 avril, les autorit\u00e9s ayant refus\u00e9 de renouveler son accr\u00e9ditation.<\/p>\n<\/section>\n<section data-section=\"692943\"><strong>Camps de r\u00e9fugi\u00e9s sahraouis g\u00e9r\u00e9s par le Front Polisario<\/strong><\/p>\n<p>Le gouvernement en exil du Front Polisario, qui administre les camps de r\u00e9fugi\u00e9s originaires du Sahara occidental dans le d\u00e9sert du sud de l\u2019Alg\u00e9rie, ont\u00a0<a href=\"https:\/\/www.hrw.org\/fr\/news\/2019\/07\/16\/algerie\/sahara-occidental-trois-dissidents-derriere-les-barreaux\">arr\u00eat\u00e9 trois de ses d\u00e9tracteurs<\/a>\u00a0sous le soup\u00e7on de trahison, d\u2019actes d\u2019agression contre l\u2019\u00c9tat sahraoui, et d\u2019incitation \u00e0 la d\u00e9sob\u00e9issance et de diffamation, apparemment \u00e0 cause d\u2019affichages effectu\u00e9s par eux sur Facebook et de messages priv\u00e9s \u00e9chang\u00e9s sur des applications de r\u00e9seaux sociaux. Deux activistes, Moulay Abba Bouzid et Fadel Mohamed Breica, et un journaliste, Mahmoud Ze\u00efdane, ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s entre le 17 et le 19 juin. Ils ont pass\u00e9 cinq mois en garde \u00e0 vue, lors desquels ils ont affirm\u00e9 avoir subi des interrogatoires dans de dures conditions, avec des menaces de torture et des man\u0153uvres de coercition, pour les amener \u00e0 avouer. Les trois hommes ont \u00e9t\u00e9 totalement acquitt\u00e9s et remis en libert\u00e9 le 11 novembre.<\/p>\n<\/section>\n<section data-section=\"da9732\"><strong>Principaux acteurs internationaux<\/strong><\/p>\n<p>Le 2 octobre, les autorit\u00e9s ont expuls\u00e9 une d\u00e9put\u00e9e fran\u00e7aise, Mathilde Panot, et trois autres ressortissants fran\u00e7ais qui s\u2019\u00e9taient rendus dans la ville de B\u00e9ja\u00efa pour exprimer leur soutien aux manifestants. Les autorit\u00e9s ont alors\u00a0<a href=\"https:\/\/www.huffingtonpost.fr\/entry\/mathilde-panot-arrestation-dementie-algerie_fr_5d9bc329e4b03b475f9e93d6\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">d\u00e9nonc\u00e9<\/a>\u00a0\u00ab<em>\u00a0une ing\u00e9rence \u00e9trang\u00e8re et une atteinte \u00e0 la souverainet\u00e9 nationale alg\u00e9rienne.\u00a0<\/em>\u00bb<\/p>\n<p>Le 13 septembre, Marie Arena, pr\u00e9sidente de la sous-commission des droits de l\u2019homme du Parlement europ\u00e9en, a d\u00e9nonc\u00e9 les \u00ab<em>arrestations arbitraires<\/em>\u00bb et exig\u00e9 la remise en libert\u00e9 des \u00ab<em>prisonniers politiques<\/em>\u00bb en Alg\u00e9rie. Le 30 septembre, l\u2019Union europ\u00e9enne a diffus\u00e9 une\u00a0<a href=\"https:\/\/www.huffpostmaghreb.com\/entry\/l-union-europeenne-precise-sa-position-sur-la-situation-en-algerie_mg_5d91e1dbe4b0e9e7604fe7c6\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">d\u00e9claration<\/a> dans laquelle elle soulignait combien il importe de \u00ab<em>garantir les libert\u00e9s d\u2019expression et de r\u00e9union<\/em>\u00bb des Alg\u00e9riens, mais sans aller jusqu\u2019\u00e0 d\u00e9noncer l\u2019actuelle vague d\u2019arrestations et la r\u00e9pression de toute dissidence en\u00a0g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<\/section>\n<p>Source: HRW<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019Alg\u00e9rie a \u00e9t\u00e9 en 2019 le th\u00e9\u00e2tre des manifestations anti-gouvernementales les plus g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es et les plus persistantes qu\u2019elle ait connues depuis son ind\u00e9pendance en 1962. \u00c0 partir du 22 f\u00e9vrier, les Alg\u00e9riens sont descendus en masse dans les rues tous les vendredis \u00e0 Alger, la capitale, et dans d\u2019autres villes, tout d\u2019abord pour protester contre &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2351,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[8,1],"tags":[],"class_list":["post-2350","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","","category-algerie","category-rapports"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/202001wr_algeria_human_rights.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9uxE2-BU","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2350","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2350"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2350\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2352,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2350\/revisions\/2352"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2351"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2350"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2350"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2350"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}