{"id":3144,"date":"2020-11-19T10:05:04","date_gmt":"2020-11-19T10:05:04","guid":{"rendered":"http:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/?p=3144"},"modified":"2020-11-19T10:05:04","modified_gmt":"2020-11-19T10:05:04","slug":"vingt-cinq-ans-apres-la-disparition-de-mohammed-khair-eddine-agounchich-est-encore-vivant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/vingt-cinq-ans-apres-la-disparition-de-mohammed-khair-eddine-agounchich-est-encore-vivant\/","title":{"rendered":"Vingt-cinq ans apr\u00e8s la disparition de Mohammed Khair-Eddine: \u00ab\u00a0Agoun\u2019chich\u00a0\u00bb est encore vivant!"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_3145\" aria-describedby=\"caption-attachment-3145\" style=\"width: 349px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-3145\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/med-khair-349x250.jpg?resize=349%2C250\" alt=\"\" width=\"349\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/med-khair.jpg?resize=349%2C250&amp;ssl=1 349w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/med-khair.jpg?resize=1024%2C734&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/11\/med-khair.jpg?w=1058&amp;ssl=1 1058w\" sizes=\"auto, (max-width: 349px) 100vw, 349px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3145\" class=\"wp-caption-text\">Par: Aissa Jabbour \/ \u00e9tudiant-chercheur<\/figcaption><\/figure>\n<p>Il y a 25 ans, Mohammed khair-Eddine \u00e9tait mort. Po\u00e8te, \u00e9crivain engag\u00e9, l\u2019un des fondateurs de la gu\u00e9rilla linguistique et la revue souffle. Pour reprendre les termes de Jean-Paul Sartre \u00abKhair-Eddine est un petit g\u00e9nie berb\u00e8re que je consid\u00e9rais comme l&rsquo;un des meilleurs \u00e9crivains de langue fran\u00e7aise au monde\u00bb. Khair-Eddine est l\u2019un des grands \u00e9crivains marocains qui \u00e9crit dans un style propre et exceptionnel, ses \u00e9crits demeurent difficiles. Lire, Khair-Eddine n\u00e9cessite un niveau excellent en langue de Moli\u00e8re. En effet, il a laiss\u00e9 derri\u00e8re lui une grande majorit\u00e9 des ouvrage de bonne qualit\u00e9, citons: Agadir(1967), Corps n\u00e9gatif (1968), Soleil arachnide (1969), Le D\u00e9terreur (1973), Ce Maroc(1975), Moi l\u2019Aigre (1970), Une odeur de mant\u00e8que (1976), Une vie, un r\u00eave, un peuple, toujours errants, 1978, L\u00e9gende et vie d&rsquo;Agoun&rsquo;chich, 1984 et beaucoup d\u2019autres\u2026<\/p>\n<p>Khair-Eddine est n\u00e9 Tafraout dans l\u2019Anti-Atlas (Sud marocain) en 1941, au sein d\u2019une famille berb\u00e8re. Il a pass\u00e9 une enfance comme celle d\u2019un grand nombre d\u2019enfants berb\u00e8res dans une terre qui tombe dans l\u2019oubli, comme un sol d\u2019exil. Son enfance \u00e9tait aupr\u00e8s de sa m\u00e8re, dans l\u2019absence de p\u00e8re, parti fureter le travail dans le Nord du pays, dit Azaghar (terre fertile, o\u00f9 il y a de besogne). Cette pr\u00e9sence de Khair-Eddine juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de sa m\u00e8re a donn\u00e9 \u00e0 notre \u00e9crivain l\u2019\u00e9nergie d\u2019aimer ses origines maternelles et une immense tendresse \u00e0 l\u2019\u00e9gard de sa culture. Par cons\u00e9quent, tous ses textes interrogent sans cesse, les liens entre lui et la culture des anc\u00eatres. Autrement dit, la culture terrienne, l\u2019identit\u00e9, et la modernit\u00e9. Ces trois th\u00e8mes ont beaucoup d\u00e9rang\u00e9 notre \u00e9crivain qui tient une place primordiale dans l\u2019aire litt\u00e9raire marocaine ou plut\u00f4t francophone.<\/p>\n<p>On ne peut pas parler de Mohammed Khair-Eddine sans revenir au roman \u00abL\u00e9gende et vie d\u2019Agoun\u2019Chich\u00bb qui est une v\u00e9ritable fresque qui brosse la r\u00e9alit\u00e9 du monde berb\u00e8re.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la sortie de ses \u0153uvres en exil o\u00f9 il passait une longue p\u00e9riode. Khair-Eddine retourne \u00e0 la source en 1979. \u00c0 ce moment-l\u00e0, il \u00e9tait frapp\u00e9 et \u00e9bahi par l\u2019immense changement qui avait touch\u00e9 son village natal \u00e0 savoir la propagation de la pollution, l\u2019effondrement des maisons des anc\u00eatres et l\u2019indiff\u00e9rence des gens face \u00e0 leur culture ancestrale. C\u2019est pour cette raison, Khair-Eddine commence \u00e0 r\u00e9diger ce roman dans lequel il nous montre l\u2019image de sa culture qui circule dans le vent de Souss entre les nopals et les d\u00e9combres des kasbahs.<\/p>\n<p>\u00c0 partir d\u2019une lecture transversale de l\u2019\u0153uvre \u00abL\u00e9gende et Vie d\u2019Agoun\u2019chich\u00bb. On remarque que ce roman n\u2019est qu\u2019un cri de r\u00e9volte qui exprime le sentiment de l\u2019auteur envers sa culture. \u00a0Apr\u00e8s justement un long temps d\u2019errance en Occident. L\u2019auteur en tant que sauveur de sa culture, il met \u00e0 la fois l\u2019image d\u2019un Sud actuel et r\u00e9el, et celle par le r\u00e9cit de la l\u00e9gende du Sud. Dans ce sens, le roman est investi par l\u2019imaginaire des vieux mythes qui font partie d\u2019une m\u00e9moire collective des habitants du Sud marocain. Dans ce roman qui se voit comme un miroir comme l\u2019a bien dit Stendhal<em> \u00ab\u00a0roman est un miroir qui circule dans la rue\u00a0\u00bb, <\/em>l\u2019auteur commence par un long texte, dans lequel il \u00e9voque sa r\u00e9gion natale, avec une description g\u00e9ographique et humaine du lieu o\u00f9 va se d\u00e9rouler l\u2019histoire du roman avec des messages que l\u2019auteur envoie aux lecteurs.<\/p>\n<p>Dans ces textes, l\u2019auteur commence \u00e0 reconna\u00eetre que le berb\u00e8re est une langue et que le tachelhiyt son dialecte est une vari\u00e9t\u00e9 de cette langue. L\u2019auteur essaye de valoriser sa culture, en d\u00e9non\u00e7ant que le probl\u00e8me de la disparition de plusieurs traditions trouve ses racines dans l\u2019indiff\u00e9rence des gens vis-\u00e0-vis \u00e0 leur culture. Pour lui seuls les vieillards qui ont gard\u00e9 beaucoup de choses qui appartiennent \u00e0 la culture berb\u00e8re dans sa r\u00e9gion. Dans cette perspective, il d\u00e9clare que <em>\u00ab Lorsque vous rencontrez un de ces vieillards \u00e9ternels dont les rides disent une histoire de sang vers\u00e9, de lutte pour la survie entrecoup\u00e9e de joie simples et fugaces \u00bb. <\/em>Ce qui explique la valeur de ces \u00e2g\u00e9s au milieu de la soci\u00e9t\u00e9 amazighe, parce que chaque vieillard repr\u00e9sente toute une biblioth\u00e8que historique. Par ailleurs, la femme avait toujours une valeur tr\u00e8s haute et tr\u00e8s pr\u00e9cieuse devant tout le monde, c\u2019est celle qui dirige la famille lors de l\u2019absence de son mari, celle qui \u00e9duque les enfants, celle qui occup\u00e9e les travaux domestiques, parfois elle participe \u00e0 la guerre \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019homme. Notre \u00e9crivain affirme \u00e0 ce propos que <em>\u00abDe tout temps, la femme berb\u00e8re a \u00e9t\u00e9 pourvoyeuse des signification cach\u00e9es du monde. C\u2019est celle qui inculquait aux tr\u00e8s jeunes enfants la culture ancestrale que l\u2019homme, trop paresseux, quand il n\u2019\u00e9tait pas occup\u00e9 dans les mines d\u2019Europe ou les \u00e9piceries de Casablanca\u00bb<\/em>. Dans ceci, il montre que la femme est plus intelligente que l\u2019homme, elle occupe essentiellement une place cruciale dans la soci\u00e9t\u00e9 berb\u00e8re notamment dans la transmission de la culture et l\u2019apprentissage de la langue berb\u00e8re aux g\u00e9n\u00e9rations.<\/p>\n<p>Le militantisme pour avoir la reconnaissance de la langue berb\u00e8re est un sujet \u00e9pineux qu\u2019on trouve majoritairement dans les textes de Khair-Eddine, cela le met dans un espace de deuil. Il d\u00e9nonce en effet le d\u00e9sastre qui touche sa culture et sa langue en particulier, celui de l\u2019oubli et de la n\u00e9gligence en d\u00e9clarant que le berb\u00e8re est mis \u00e0 l\u2019\u00e9cart \u00e0 cause des autorit\u00e9s. De m\u00eame, la culture berb\u00e8re n\u2019a pas malheureusement la place dans l\u2019enseignement marocain, cela se manifeste dans sa citation <em>\u00ab Cette culture ne se donnait pas comme un apprentissage au sens scolaire \u00bb. <\/em>Dans ce point-l\u00e0, Khair-Eddine nous explique que le tamazight est tellement marginalis\u00e9e dans le syst\u00e8me \u00e9ducatif du Maroc, il n\u2019a pas encore la place qu\u2019il m\u00e9rite.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l\u2019art, l\u2019auteur souligne que: <em>\u00abC\u2019est \u00e0 peu pr\u00e8s ce qui se passe au Maroc d\u2019aujourd\u2019hui o\u00f9 le tamazight fait son chemin dans les universit\u00e9s et o\u00f9 des chanteurs et musiciens modernisent le registre chleuh et apportent un souffle riche et nouveau \u00e0 ce qui semblait fig\u00e9 et redondant. Il y a toujours des chantres classiques, mais ils ne renouvellent pas, \u00e9tant presque tous des \u00e9pigones de L\u2019Haj Belaid, v\u00e9ritable fondateur de la symbolique et la rythmique berb\u00e8re\u00bb<\/em>. L\u2019auteur exprime un petit peu son espoir \u00e0 l\u2019envers de tamazight, en d\u00e9clarant que l\u2019artiste a un r\u00f4le d\u00e9cisif dans la soci\u00e9t\u00e9, c\u2019est celui qui s\u00e8me la conscience au sein des groupes humains, il est \u00e9galement un porte-parole du peuple, selon l\u2019auteur, ces auteurs tentent de plus en plus d\u2019augmenter le niveau culturel des hommes par le biais de l\u2019art, en effet, la culture berb\u00e8re se progresse gr\u00e2ce \u00e0 ceux-ci, parce que la culture qui \u00e9tait orale, elle devient par chance \u00e9crite. L\u2019auteur a bien cit\u00e9 quelques groupes musicaux de chanson engag\u00e9e \u00e0 savoir groupe Oussman (\u00e9claires) ou Izenzaren (rayons solaires). Pour lui ce sont les po\u00e8tes de la renaissance berb\u00e8re.<\/p>\n<p>En sillonnant le roman, Agoun\u2019chich est un errant, il est toujours en chemin de r\u00e9aliser un souhait qui est entre le r\u00eave et le r\u00e9el, celui de la qu\u00eate des tueurs de sa s\u0153ur, qui ne retrouva pas. Sa s\u0153ur prend ici : l\u2019embl\u00e8me d\u2019une identit\u00e9 perdue ou en train de se perdre. Dans ce voyage, il met en sc\u00e8ne le regard m\u00e9taphysique sur sa terre natale et sa culture qui s\u2019\u00e9vanouit devant ses yeux.<\/p>\n<p>\u00c0 travers ce roman, il existe un certain sens de la\u00efcit\u00e9, ce qui nous permettons de dire que cette soci\u00e9t\u00e9 berb\u00e8re est indubitablement la\u00efque. Cette notion se manifeste dans ce point suivant <em>\u00ab En dehors des heures de pri\u00e8res, le fqih est presque toujours seul \u00bb<\/em> ce qui implique que le fqih \u00e9tait souvent \u00e9tranger du village ou de tribu selon l\u2019expression de Khair-Eddine n\u2019avait jamais le droit d\u2019intervenir dans ce qui est loin de la mosqu\u00e9e, il n\u2019avait jamais le droit de parler de ce qui est politique, ni de ce qui concerne les habitants de village. Sauf, s\u2019il s\u2019agit d\u2019une question de religion. La raison pour laquelle, cet homme religieux \u00e9tait fr\u00e9quemment \u00e9tranger de village ; n\u2019est pas gratuit dans la soci\u00e9t\u00e9 berb\u00e8re, car l\u2019\u00e9tranger quel que soit n\u2019avait pas le droit d\u2019intervenir de ce qui concerne la tribu (surtout dans leur tajemm\u00e0at).<\/p>\n<p>En bref, l\u2019amour de l\u2019auteur envers sa culture est tr\u00e8s fort, \u00e0 ce stade, il recommande fortement <em>\u00ab Tu dois aimer ta montagne ; tu es ta montagne, un grain de ta montagne \u00bb.<\/em> Mais, Khair-Eddine porte au fond de lui un malheur de ce qu\u2019il arrivait \u00e0 sa culture mill\u00e9naire ; <em>\u00ab Le berb\u00e8re oublia son \u00e9criture et une grande partie de son vocabulaire \u00bb <\/em>il pensait que celle-ci est une philosophie que les anc\u00eatres avaient \u00e2prement d\u00e9fendue contre les envahisseurs. Ceci a mis notre auteur dans un profond malaise. C\u2019est ce qu\u2019appelle lui-m\u00eame la perte de sacr\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire la perte de tout ce qu\u2019appartiennent \u00e0 notre m\u00e9moire collective et \u00e0 nos a\u00efeux.<\/p>\n<p>En vue de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, Khair-Eddine demeure l\u2019un des grands \u00e9crivains de la litt\u00e9rature maghr\u00e9bine d\u2019expression fran\u00e7aise et particuli\u00e8rement marocaine. Il a produit plusieurs ouvrages de talents qui jettent la lumi\u00e8re sur une culture sombre et marginalis\u00e9e. Ensuite, il est toujours le seul \u00e9crivain qui repr\u00e9sente le Sud marocain dans la litt\u00e9rature jeune de langue fran\u00e7aise. Bref, son Agoun\u2019chich n\u2019est pas encore mort, mais il est en train d\u2019agoniser.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a 25 ans, Mohammed khair-Eddine \u00e9tait mort. Po\u00e8te, \u00e9crivain engag\u00e9, l\u2019un des fondateurs de la gu\u00e9rilla linguistique et la revue souffle. 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