{"id":3147,"date":"2020-11-19T10:15:14","date_gmt":"2020-11-19T10:15:14","guid":{"rendered":"http:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/?p=3147"},"modified":"2020-11-19T10:15:14","modified_gmt":"2020-11-19T10:15:14","slug":"historique-et-origines-du-conflit-au-sahara-occidental-marocain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/historique-et-origines-du-conflit-au-sahara-occidental-marocain\/","title":{"rendered":"Historique et origines du conflit au Sahara occidental marocain"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_264\" aria-describedby=\"caption-attachment-264\" style=\"width: 250px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-264\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/charqui-250x250.png?resize=250%2C250\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/charqui.png?resize=250%2C250&amp;ssl=1 250w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/charqui.png?w=450&amp;ssl=1 450w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-264\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Par: Dr.Mimoun CHARQUI<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<p>L&rsquo;historique et les origines de la crise au Sahara occidental marocain remonte \u00e0 bien longtemps. En effet, le conflit qui oppose le Maroc \u00e0 l&rsquo;Alg\u00e9rie, par le biais du Polisario, demeure assez r\u00e9cent par rapport aux origines de la remise en cause de l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 territoriale de l&rsquo;Empire ch\u00e9rifien marocain. Une int\u00e9grit\u00e9 territoriale dont le recouvrement, par le Maroc, se fait par \u00e9tapes et parsem\u00e9es de contraintes plurielles persistant \u00e0 remettre en cause la souverainet\u00e9 d&rsquo;un Etat en raisons, notamment, d&rsquo;int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques et strat\u00e9giques de pays tiers.<\/p>\n<p><strong>I. La souverainet\u00e9 du Maroc face aux int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques et strat\u00e9giques<\/strong><\/p>\n<p>A quand remonte et comment appara\u00eet le conflit du Sahara marocain\u00a0? Pour comprendre l&rsquo;av\u00e8nement la nature et les raisons du conflit du Sahara occidental, quelques pr\u00e9cisions liminaires sont n\u00e9cessaires, tout d&rsquo;abord sur le Sahara, son int\u00e9r\u00eat \u00e9conomique et strat\u00e9gique, et ensuite sur la teneur des liens entre les tribus sahraouies et les Sultans du Maroc.<\/p>\n<p><strong>1. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour le Sahara<\/strong><\/p>\n<p>Le plus vaste d\u00e9sert du monde, le Sahara, est partag\u00e9 entre dix Etats limitrophes. Les fronti\u00e8res, dans le d\u00e9sert, et tout particuli\u00e8rement \u00e0 l&rsquo;or\u00e9e des colonisations, ne signifient pas grand-chose pour des peuples et tribus du Sahara, nomades par d\u00e9finition. Pourtant, le d\u00e9sert, pour aride qu&rsquo;il soit, se trouve avoir un sous sol riche en ressources naturelles, phosphates, p\u00e9trole,\u2026 De surcro\u00eet, le Sahara occidental longe une c\u00f4te maritime riche en ressources halieutiques et hydrocarbures. Ainsi, ce n&rsquo;est pas sans raisons si l&rsquo;Espagne, en l&rsquo;an 1884, prend pied au Sahara occidental, d&rsquo;autant plus que le territoire se trouve \u00e0 cent cinquante kilom\u00e8tres, \u00e0 peine, des \u00eeles Canaries, sous administration espagnole.<\/p>\n<p>L&rsquo;Alg\u00e9rie, qui se trouve occuper une tr\u00e8s grande partie du Sahara, conna\u00eet un probl\u00e8me de fronti\u00e8res, sur le Sahara, avec le Maroc, qui, en 1963, donna lieu \u00e0 un conflit, entre les deux pays, connu sous le nom de \u00ab\u00a0la guerre des sables\u00a0\u00bb. Face aux revendications marocaines sur une partie historique du Sahara marocain, occup\u00e9 par l&rsquo;Alg\u00e9rie, cette derni\u00e8re organise et soutien, tous azimut, un mouvement s\u00e9paratiste et s\u00e9cessionniste, en l&rsquo;occurrence le Polisario.<\/p>\n<p><strong>2. Les liens entre les tribus du Sahara occidental et les Sultans du Maroc<\/strong><\/p>\n<p>Bien avant le d\u00e9but du 20<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle et les protectorats fran\u00e7ais et espagnol sur le Maroc, ce pays porte alors le nom d&rsquo;Empire ch\u00e9rifien marocain et s&rsquo;\u00e9tend depuis les c\u00f4tes du Rif jusqu&rsquo;au sud de l&rsquo;actuelle Mauritanie. Le Maroc d&rsquo;antan rev\u00eat une structure \u00e9tatique qui se rapproche d&rsquo;un Etat f\u00e9d\u00e9ral plut\u00f4t que centralis\u00e9 et de type jacobin. Les tribus de l&rsquo;Empire ch\u00e9rifien, qu&rsquo;elles soient situ\u00e9es au Nord ou au Sud du pays, exercent en toute autonomie le pouvoir local et g\u00e8rent leurs propres affaires. Les comp\u00e9tences du pouvoir central exerc\u00e9 par le\u00a0<em>Makhzen<\/em>, repr\u00e9sent\u00e9 par le Sultan, n&rsquo;ont rien d&rsquo;un pouvoir absolu qui s&rsquo;exercerait sur l&rsquo;ensemble du territoire. L&rsquo;autorit\u00e9 du Sultan est surtout spirituelle. Le Sultan est le ciment autour duquel se r\u00e9unit l&rsquo;ensemble des tribus, qui forment partie du\u00a0<em>Bled Siba<\/em>. Le Maroc est, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, loin de toute modernit\u00e9. Il vit encore, en ce temps l\u00e0, bien \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart des r\u00e9volutions industrielle et agricole connues en Europe \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Deux liens, essentiels, donnent \u00e0 conna\u00eetre de la relation de rattachement entre les tribus et le Sultans successifs du Maroc. D&rsquo;abord, la\u00a0<em>beia<\/em>, l&rsquo;all\u00e9geance, des tribus, et, ensuite, la nomination de certains repr\u00e9sentants du Sultan dans et parmi ces m\u00eames tribus. Si l&rsquo;autorit\u00e9 du Sultan n&rsquo;est pas enti\u00e8re et globale, elle n&rsquo;en est pas poins r\u00e9elle. Le Sultan fait pr\u00e9lever les imp\u00f4ts, nomme les ca\u00efds, les juges et autres agents d&rsquo;autorit\u00e9. Il re\u00e7oit surtout l&rsquo;all\u00e9geance des tribus ce qui fait de lui le chef de tous.<\/p>\n<p><strong>II. La remise en cause de l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 territoriale de l&rsquo;Empire ch\u00e9rifien marocain<\/strong><\/p>\n<p>Les agressions contre l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 territoriale du Maroc sont plurielles en raison d&rsquo;un app\u00e9tit vorace des Etats colonisateurs qui conduira \u00e0 un v\u00e9ritable d\u00e9pe\u00e7age du pays, en d\u00e9pit d&rsquo;une r\u00e9sistance farouche des tribus du Sahara, du Rif et d&rsquo;ailleurs.<\/p>\n<p><strong>1. Les agressions et invasions contre le Maroc<\/strong><\/p>\n<p>A l&rsquo;aube du vingti\u00e8me si\u00e8cle, le Maroc est loin d&rsquo;\u00eatre d\u00e9velopp\u00e9, organis\u00e9 et d&rsquo;avoir une arm\u00e9e moderne \u00e0 m\u00eame de combattre les invasions \u00e9trang\u00e8res. C&rsquo;est dans ce cadre que les espagnols vont venir prendre pied dans le Sahara occidental au \u00ab\u00a0Rio de oro\u00a0\u00bb, (<em>oued ed dahab<\/em>), en l&rsquo;an 1884. Bien avant, ces m\u00eames espagnols avaient pris pied \u00e0 Melilla et Sebta,\u2026<\/p>\n<p><strong>2. La partition du Maroc et la r\u00e9sistance des tribus<\/strong><\/p>\n<p>Avec la signature des actes d&rsquo;Alg\u00e9siras, l&rsquo;Europe r\u00e9ussit la partition du Maroc entre la France et l&rsquo;Espagne outre une zone dite internationale \u00e0 Tanger. Or, ce qu&rsquo;il est int\u00e9ressant d&rsquo;examiner c&rsquo;est cette p\u00e9riode d&rsquo;invasions et de r\u00e9sistances farouches aux p\u00e9n\u00e9trations \u00e9trang\u00e8res, dans l&rsquo;ensemble du territoire marocain. Alors m\u00eame que les espagnols recherchaient des trait\u00e9s avec les chefs des tribus, dans le Sahara, ces derniers les invitaient \u00e0 prendre l&rsquo;attache du Sultan. La toute premi\u00e8re r\u00e9sistance \u00e0 l&rsquo;Acte d&rsquo;Alg\u00e9siras viendra avec la destitution du Sultan Moulay Abdelaziz et son remplacement par Moulay Abdelhafid, d\u00e9sign\u00e9 comme le Sultan du\u00a0<em>Jihad\u00a0<\/em>et soutenu par les tribus du Sahara occidental.<\/p>\n<p><strong>III. Progressions et contraintes pour le recouvrement de l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 territoriale du Maroc<\/strong><\/p>\n<p>Le recouvrement de l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 territoriale du Maroc conna\u00eet des contraintes multiples, tout d&rsquo;abord, avec les anciennes puissances occupantes et, ensuite, en raisons des politiques et manipulations du voisin alg\u00e9rien. Le Maroc privil\u00e9gie, tour \u00e0 tour, la lib\u00e9ration arm\u00e9e et les voies pacifiques. Ainsi, apr\u00e8s une ind\u00e9pendance partielle, du Maroc, le recouvrement progressif de l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 territoriale du pays vient buter, dans le cas du Sahara, sur un conflit arm\u00e9 par Polisario interpos\u00e9. Mais, d\u00e9j\u00e0 nombre de personnes fuient les camps du Polisario, tandis que des n\u00e9gociations et un cessez le feu interviennent entre le Maroc et le Polisario, en attendant un r\u00e9f\u00e9rendum difficile \u00e0 mettre en \u0153uvre.<\/p>\n<p><strong>1. Une ind\u00e9pendance partielle du Maroc<\/strong><\/p>\n<p>Les r\u00e9sistances des marocains ne purent venir \u00e0 bout des moyens des puissances europ\u00e9ennes. Le pays subit le colonialisme sous couvert des protectorats fran\u00e7ais et espagnol. Apr\u00e8s la seconde guerre mondiale, la r\u00e9sistance reprend le combat arm\u00e9 avec l&rsquo;Arm\u00e9e de lib\u00e9ration nationale. La France, comme suite aux pourparlers d&rsquo;Aix Les Bains, consent \u00e0 accorder l&rsquo;ind\u00e9pendance au Maroc, en se retirant des zones qu&rsquo;elle occupait. Quelques mois apr\u00e8s, en 1956, l&rsquo;Espagne se retire \u00e9galement de la zone Nord, en maintenant, cependant, ses positions sur Sebta, Melilla, les Iles chaffarines, Sidi Ifni, Tarfaya et le Sahara Occidental,\u2026 Ainsi, d&#8217;empire, le Maroc est r\u00e9duit \u00e0 une \u00ab\u00a0ind\u00e9pendance\u00a0\u00bb qui le limite dans l&rsquo;\u00e9tendue de son territoire[1].<\/p>\n<p><strong>2. De l&rsquo;arm\u00e9e de lib\u00e9ration nationale \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de lib\u00e9ration du Sud<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;Arm\u00e9e de lib\u00e9ration nationale se divise en deux\u00a0; tandis que les uns int\u00e8grent les Forces arm\u00e9es royales, du Maroc nouvellement ind\u00e9pendant, les autres reprennent le combat, en tant qu&rsquo;Arm\u00e9e de lib\u00e9ration nationale du Sud, pour la lib\u00e9ration du Sahara occidental. Depuis le Caire, l&rsquo;Emir Mohamed Abdelkrim El Khattabi d\u00e9nonce une ind\u00e9pendance partielle et tronqu\u00e9e du Maroc et encourage \u00e0 la lib\u00e9ration de l&rsquo;ensemble du pays. L&rsquo;op\u00e9ration \u00e9couvillon, men\u00e9e conjointement par la France et l&rsquo;Espagne, vient \u00e0 bout de l&rsquo;Arm\u00e9e de lib\u00e9ration nationale du Sud.<\/p>\n<p><strong>3. Le Maroc privil\u00e9gie les voies pacifiques<\/strong><\/p>\n<p>Le Maroc, nouvellement ind\u00e9pendant, privil\u00e9gie les voies pacifiques. Tan Tan et Tarfaya, puis Sidi Ifni sont r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es, respectivement en 1958, puis 1969. Les revendications et n\u00e9gociations se poursuivent bilat\u00e9ralement entre le Maroc et l&rsquo;Espagne et dans le cadre de l&rsquo;Organisation des Nations Unies. A la demande du Maroc, le dossier du Sahara est inscrit, en 1963, parmi les territoires \u00e0 d\u00e9coloniser.<\/p>\n<p><strong>4. La gen\u00e8se du Polisario<\/strong><\/p>\n<p>Des Etudiants de la facult\u00e9 de droit de Rabat, originaires du Sahara, militent pour le retrait des espagnols. Ils organisent une manifestation \u00e0 Tan Tan, qui leur vaudra la r\u00e9pression. Ils essayent de prendre l&rsquo;attache de responsables marocains, mais personne ne les entend. Leurs requ\u00eates trouveront des oreilles bien plus attentives du c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;Alger et de Tripoli. Le Polisario, (le front pour la lib\u00e9ration de Sakia El Hamra et Rio de oro), vient de na\u00eetre en territoire alg\u00e9rien. Il sera d\u00e9sormais un puissant instrument arm\u00e9 aux mains des alg\u00e9riens. Il sera le bras arm\u00e9 de l&rsquo;Alg\u00e9rie qui lorgne sur une voie vers l&rsquo;oc\u00e9an Atlantique et qui alimente sournoisement, voire ouvertement, le conflit du Sahara occidental.<\/p>\n<p><strong>5. La marche verte et le recouvrement du Sahara occidental<\/strong><\/p>\n<p>Le Maroc se saisie de l&rsquo;Organisation des Nations Unies et de la Cour Internationale de Justice, qui prononce un avis[2], en 1975, en faveur des th\u00e8ses marocaines. En reconnaissant que le Sahara n&rsquo;\u00e9tait pas\u00a0<em>terra nulius<\/em>, et qu&rsquo;il y avait des liens d&rsquo;all\u00e9geance entre les tribus du Sahara et les Sultans du Maroc. Au lendemain de cet avis consultatif, le Maroc de Hassan II engage la marche verte. \u00a0Les accords tripartites de Madrid, du 14 novembre 1975, consacrent le retrait des espagnols et le partage du Sahara occidental entre le Maroc et la Mauritanie. La Mauritanie ne peut faire face \u00e0 la gu\u00e9rilla du Polisario et pr\u00e9f\u00e8re se retirer, en 1979, en faveur du Maroc. Ce dernier r\u00e9cup\u00e8re son Sahara Occidental.<\/p>\n<p><strong>6. Un mur de sable contre les op\u00e9rations de gu\u00e9rilla<\/strong><\/p>\n<p>Mais la prise de possession du Sahara par le Maroc n&rsquo;est pas pour plaire \u00e0 l&rsquo;Alg\u00e9rie qui l\u00e2che des raids du Polisario sur le Sahara occidental. La guerre s&rsquo;enlise entre le Maroc et un Polisario soutenu, arm\u00e9 et financ\u00e9 par l&rsquo;Alg\u00e9rie et la Libye. Le Maroc \u00e9difie un mur de sable, entre 1980 et 1987, pour prot\u00e9ger la partie c\u00f4ti\u00e8re du Sahara, environ 80% du territoire, et faire face aux intrusions et op\u00e9rations de gu\u00e9rilla du Polisario. Entre temps, le Polisario perd le soutien libyen qui fait preuve de plus de sagesse que l&rsquo;Alg\u00e9rie.<\/p>\n<p><strong>7. Polisario ou RASD\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Le Polisario, groupe politique s\u00e9paratiste arm\u00e9, aux mains de l&rsquo;Alg\u00e9rie proclame la R\u00e9publique arabe sahraouie d\u00e9mocratique, en 1976, depuis Tindouft. Avec la p\u00e9riode de la guerre froide, entre les deux blocs, consacr\u00e9s par les accords de Yalta, il est loisible \u00e0 l&rsquo;Alg\u00e9rie \u00ab\u00a0socialiste\u00a0\u00bb et \u00e0 ses partenaires de faire qu&rsquo;un certain nombre d&rsquo;Etats reconna\u00eet la RASD. Plusieurs se r\u00e9tractent par la suite. La RASD porte mal son nom. Le discours d\u00e9mocratique est loin de r\u00e9pondre \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 et aux r\u00e8gles et principes de gestion du Polisario. Aux yeux de l&rsquo;opinion publique avertie, le Polisario et la RASD montrent leurs limites et tares\u00a0: Comportement stalinien, tortures, d\u00e9tournement des aides humanitaires, violations graves des droits humains,\u2026<\/p>\n<p><strong>8. Le retour \u00e0 la m\u00e8re patrie<\/strong><\/p>\n<p>Nombre de sahraouis sont pris, bon gr\u00e9 mal gr\u00e9, directement ou indirectement, via leurs prog\u00e9nitures et\/ou parents, en otage, dans les camps du Polisario. Grand nombre d&rsquo;entre eux, quant ils le peuvent, regagnent le Maroc. Au Sahara, les habitants b\u00e9n\u00e9ficient de conditions de vie bien plus avantageuses que dans le reste du Maroc. Des subventions pour les produits de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9s, des salaires doubl\u00e9s, des bourses, des logements, du travail bien avant les autres marocains,\u2026 L&rsquo;Etat cherche \u00e0 s\u00e9dentariser une population nomade.<\/p>\n<p><strong>9. Le cessez le feu et les difficult\u00e9s du r\u00e9f\u00e9rendum<\/strong><\/p>\n<p>Une dynamique pour la recherche d&rsquo;une paix durable s&rsquo;engage. Le Conseil de s\u00e9curit\u00e9 des Nations Unies met en place, avec la R\u00e9solution 690, du 19 avril 1991, la MINURSO[3]. Un cessez le feu intervient \u00e0 partir du 6 septembre 1991. Cependant, le r\u00e9f\u00e9rendum bute sur l&rsquo;identification des \u00e9lecteurs devant y participer. Les tribus du Sahara \u00e9tant par d\u00e9finition nomades[4], et le d\u00e9sert n&rsquo;ayant pas de fronti\u00e8res, lesquelles doivent y participer ou pas? Les plans Baker I et II sont une impasse.<\/p>\n<p><strong>Consid\u00e9rations finales: L&rsquo;autonomie, comme solution<\/strong><\/p>\n<p>Devant les difficult\u00e9s et impasse des plans et solutions pr\u00e9conis\u00e9s, par les plans Baker, le Maroc prend l&rsquo;initiative d&rsquo;une solution interm\u00e9diaire qui devrait satisfaire chacun, \u00e0 savoir l&rsquo;autonomie. Une large autonomie tenant compte des sp\u00e9cificit\u00e9s de la r\u00e9gion. Une voie conciliant entre les droits de l&rsquo;Etat, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 territoriale et les droits des peuples \u00e0 disposer d&rsquo;eux-m\u00eames et \u00e0 la libre et authentique autod\u00e9termination. Une solution juste, durable, d\u00e9mocratique et p\u00e9renne, \u00e0 laquelle il est difficile de se d\u00e9rober. Sauf \u00e0 persister dans la mauvaise foi.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<div id=\"article\" class=\"blog-article rte\">\n<div id=\"articles_show_contenu_article\">\n<div>\n<div>\n[1]\u00a0Voir C. Richard Pennel. Morocco\u00a0: From Empire to independence. Oneworld. Oxford. 2003. ISBN 0- 231-03628-0. Voir \u00e9glt., C. Richard Pennel. Morroco since 1830. New York University Press. New York. 2000. ISBN 0-8147-6676-5.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n[2]\u00a0Avis consultatif de la Cour internationale de justice, du 16 octobre\u00a0 1975.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n[3]\u00a0Mission des Nations Unies pour l&rsquo;organisation d&rsquo;un r\u00e9f\u00e9rendum au Sahara occidental.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n[4]\u00a0La principale difficult\u00e9 tient ici \u00e0 ce que les fronti\u00e8res de plusieurs pays limitrophes au Sahara, en l&rsquo;occurrence ici le Maroc, le Mali, l&rsquo;Alg\u00e9rie et la Mauritanie\u00a0 risquent d&rsquo;\u00eatre remise en cause.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;historique et les origines de la crise au Sahara occidental marocain remonte \u00e0 bien longtemps. 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