{"id":447,"date":"2015-07-13T20:51:03","date_gmt":"2015-07-13T20:51:03","guid":{"rendered":"http:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/?p=447"},"modified":"2016-02-09T22:08:45","modified_gmt":"2016-02-09T22:08:45","slug":"hypocrisies-sociales-et-politiques-passe-simple-pain-nu-much-loved-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/hypocrisies-sociales-et-politiques-passe-simple-pain-nu-much-loved-2\/","title":{"rendered":"Hypocrisies sociales et politiques (Pass\u00e9 simple, Pain nu, much loved)"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_435\" aria-describedby=\"caption-attachment-435\" style=\"width: 393px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-435 size-medium\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/passe-simple-393x250.jpg?resize=393%2C250\" alt=\"passe simple\" width=\"393\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/passe-simple.jpg?resize=393%2C250&amp;ssl=1 393w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/passe-simple.jpg?w=550&amp;ssl=1 550w\" sizes=\"auto, (max-width: 393px) 100vw, 393px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-435\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Par: AZERGUI Mohamed<\/strong><\/span><\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1954, Driss Chra\u00efbi publia son roman culte \u00abLE PASSSE SIMPLE\u00bb et ce \u00e0 la veille de l\u2019ind\u00e9pendance. Le roman fut bien accueilli partout dans le monde, mais d\u00e9cri\u00e9 et maudit par la mafia intello du pays. Il relate les vices de la soci\u00e9t\u00e9 citadine, ali\u00e9n\u00e9e \u00e0 l\u2019Orient. Elle se dissimule mal face \u00e0 l\u2019Occident.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019enfant Driss, n\u00e9 dans les ann\u00e9es vingts, vit dans une famille citadine semi-ais\u00e9e, conservatrice et d\u00e9vote. Il est envoy\u00e9 d\u2019abord \u00e0 l\u2019\u00e9cole coranique o\u00f9 assis avec d\u2019autres gamins, il subit la f\u00e9rule du Fquih. Il d\u00e9couvre m\u00e9dus\u00e9 la p\u00e9dophilie du ma\u00eetre. Il fr\u00e9quente ensuite l\u2019\u00e9cole primaire et le lyc\u00e9e fran\u00e7ais. C\u2019est un contexte moderne et diff\u00e9rent sans b\u00e2tons. L\u00e0, il s\u2019initie \u00e0 une nouvelle langue et se nourrit d\u2019une autre culture. Les contenus sont ax\u00e9s sur le r\u00e9el, les faits, la nature, et sur les sciences exactes. La r\u00e9flexion rationnelle, la libert\u00e9 d\u2019expression, et l\u2019esprit critique en sont les principes. Il les utilise pour \u00e9grener avec ironie d\u00e9vorante les contrastes de sa soci\u00e9t\u00e9. Driss se r\u00e9volte haut et fort contre la religion, l\u2019obscurantisme, la culture, la tradition, la soci\u00e9t\u00e9, la famille, et le patriarcat. Il perturbe le foyer et pousse \u00e0 la r\u00e9volte. Le p\u00e8re, hajj respect\u00e9, n\u00e9gociant en th\u00e9 est d\u00e9crit comme le Seigneur, tyran et Dieu au Foyer. Mais dehors, il se d\u00e9vie et se permet des choses. Chez lui, il invective, frappe, ch\u00e2tie, castre et n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 tuer son propre fils qui a os\u00e9 s\u2019opposer \u00e0 lui. Pour la famille, la soci\u00e9t\u00e9 et le culte en vigueur, le p\u00e8re, chef sacr\u00e9, a tous les droits sur les siens. Ainsi m\u00eame choqu\u00e9e, mais sans r\u00e9agir, la famille enterre. La m\u00e8re et les femmes de la maison sont des esclaves clo\u00eetr\u00e9es et au service du bien\u00eatre du Seigneur durant le jour. La m\u00e8re elle, en plus subit ses caprices de nuit en r\u00e9sign\u00e9e comme l\u2019exige la religion. Exc\u00e9d\u00e9e par ce tyran, source de malheurs (conflits ; disputes, fugue, meurtre de son fils Hamid), elle se suicide pour en finir. Son fils ain\u00e9 le jeune Driss devient bachelier donc lib\u00e9r\u00e9. D\u00e9gout\u00e9 de l\u2019hypocrisie de la M\u00e9dina et de la tyrannie paternelle, il s\u2019envole vite vers la France pour des \u00e9tudes d\u2019ing\u00e9nieur chimiste pay\u00e9es par le Seigneur. En rebelle, il changera de carri\u00e8re apr\u00e8s le dipl\u00f4me. Il erre partout en homme libre. Mais il se jure de rembourser au seigneur \u00ab alors et seulement je me r\u00e9volterai \u00bb. C\u2019est ce qu\u2019il a fait dans ses \u00e9crits dont \u00ab LE PASSE SIMPLE \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les intellectuels marocains de l\u2019\u00e9poque sont des fils de notables issus de la bourgeoisie citadine. Ce sont des r\u00e9sistants dans les salons qui se pavanent dans les grands h\u00f4tels d\u2019Orient panarabistes. Ils poussent les d\u00e9munis \u00e0 la lutte dans les villes et les Atlas. Ils visent le butin colonial et le Pouvoir. Ils profitent du contexte international de d\u00e9colonisation et augmentent les pressions politiques. Ils pr\u00e9tendent d\u00e9foncer \u00ab une porte d\u00e9j\u00e0 ouverte par l\u2019ONU et la r\u00e9sistance des peuples \u00bb. Ils divulguent, \u00e0 dessein, une fausse image du r\u00e9el du pays. Le Maroc est englouti et emprisonn\u00e9 dans de vieilles traditions et croyances venues d\u2019Orient lointain. L\u2019arriv\u00e9e du roman \u00ab LE PASSE SIMPLE \u00bb d\u00e9range leurs discours et argumentaires opportunistes. Alors ils n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 d\u00e9nigrer Driss Chra\u00efbi m\u00eame s\u2019il est de leur classe sociale. Ils le traitent de chien \u00e9gar\u00e9, de collabo avec les colons, de m\u00e9cr\u00e9ant et apostat. Ils l\u2019accusent de vouloir s\u2019approcher de l\u2019Occident en d\u00e9nudant les travers de sa propre soci\u00e9t\u00e9. Ils l\u2019accusent de ridiculiser les clercs de religion (le ch\u00e9rif, le fquih, hajj, les barbus avec chapelets). Ils lui reprochent d\u2019exhiber nos multiples tartufferies (hypocrisies sociales, f\u00e9lonies, mensonges, pri\u00e8res rituelles derri\u00e8re le Seigneur, soumissions, jours de Ramadan pass\u00e9s aux lits, p\u00e8lerinages de prestige, aum\u00f4ne islamique non respect\u00e9e, fausse d\u00e9votion). Ils lui reprochent de ne pas mentir par devoir !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils ont le pouvoir \u00e0 partir de 1956. Ils continuent \u00e0 blasph\u00e9mer Driss Chra\u00efbi et \u00e0 dissimuler le r\u00e9el. Ils imposent l\u2019arabe comme seule langue acceptable partout et en litt\u00e9rature nationale. Ainsi les intello ne sont pas concurrenc\u00e9s et s\u2019accaparent tout le lectorat. L\u2019Etat a la paix, tout est dissimul\u00e9. Ils fa\u00e7onneront sans g\u00eane aucune \u00e0 l\u2019aune arabo-islamiste d\u2019antan les g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces d\u00e9magogues, hommes politiques et de lettres interdiront \u00able Pass\u00e9 Simple\u00bb au pays durant vingt cinq ans. Mais un autre roman de r\u00e9volte profonde et sinc\u00e8re surgit du r\u00e9el v\u00e9cu la masse des d\u00e9munis. Il est l\u2019\u0153uvre et le cri de d\u00e9tresse d\u2019un vrai pauvre. Cette fois c\u2019est un amazigh sorti des souffrances du Rif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-434 alignleft\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/pain-nu-393x250.jpg?resize=393%2C250\" alt=\"pain nu\" width=\"393\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/pain-nu.jpg?resize=393%2C250&amp;ssl=1 393w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/pain-nu.jpg?w=550&amp;ssl=1 550w\" sizes=\"auto, (max-width: 393px) 100vw, 393px\" \/>En 1973, au seuil de la crise du Sahara; Mohamed Choukri publie son roman culte. \u00abLE PAIN NU\u00bb. Le roman est refus\u00e9 par toutes les maisons d\u2019\u00e9ditions marocaines et sera publi\u00e9 en anglais 1974 et en fran\u00e7ais 1980. Interdit au Maroc jusqu\u2019au l\u2019an 2000. Il est vite traduit dans plusieurs langues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mohamed est n\u00e9 dans les Monts du Rif, une d\u00e9cennie apr\u00e8s la fin de la glorieuse r\u00e9sistance Rifaine. La r\u00e9gion connait dans les ann\u00e9es quarante la marginalisation d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e, l\u2019injustice, la s\u00e9cheresse, la faim. La famille \u00e9migre vers Tanger, au statut international, o\u00f9 tout le monde mange \u00e0 sa faim dira la m\u00e8re. Elle va habiter dans une baraque insalubre dans les monts sordides de la ville et la famine est l\u00e0. Le petit Mohamed, affam\u00e9, cherche de la nourriture dans les poubelles des chr\u00e9tiens pour s\u2019apaiser. Un jour content il trouve parmi les ordures le cadavre d\u00e9plum\u00e9 d\u2019une poule mais sa m\u00e8re refuse. Elle ne voudra pas non plus des plantes d\u00e9racin\u00e9es des cimeti\u00e8res. Pour elle le culte passe avant la faim. Pour subvenir aux besoins de sa famille, elle vend des l\u00e9gumes au souk de la ville et peine pour vivre. Le p\u00e8re est souvent absent du foyer. Il est ch\u00f4meur ou contrebandier. Il est alcoolique et tr\u00e8s violent. Il insulte, qualifie son \u00e9pouse de \u00ab pute et fille de pute \u00bb et ses enfants de b\u00e2tards et fils de pute. Il frappe sans merci la m\u00e8re et ses enfants et finit par tuer un de ses fils. Il sera enterr\u00e9 sans probl\u00e8mes avec la b\u00e9n\u00e9diction du fquih. La m\u00e8re est constern\u00e9e, abattue. D\u00e8s lors Mohamed d\u00e9teste ce p\u00e8re assassin et voudra le tuer comme Driss dans \u00able Pass\u00e9 simple\u00bb. Par crainte de soup\u00e7ons d\u2019infanticide la famille \u00e9migre pour un moment \u00e0 T\u00e9touan et revient \u00e0 Tanger. Personne n\u2019inqui\u00e8te le meurtrier. Pour les mythes d\u2019Orient, le p\u00e8re a tous les droits sur ses enfants, m\u00eame celui de les \u00absacrifier\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019enfant Mohamed dans \u00able Pain nu\u00bb vit \u00e0 la d\u00e9rive dans les rues et sordides de Tanger. Petit gar\u00e7on de caf\u00e9, il voit la d\u00e9ch\u00e9ance de la soci\u00e9t\u00e9 musulmane au vu des nations. Etendus sur de sales nattes, les hommes consomment alcools et drogues (haschich, kif). Ils initient l\u2019enfant \u00e0 la d\u00e9bauche Pub\u00e8re et ado, il connait une sexualit\u00e9 envahissante, il succombe \u00e0 l\u2019onanisme r\u00e9p\u00e9t\u00e9 et m\u00eame la zoophilie. Il \u00e9migre pour un moment aux environs d\u2019Oran et travaille comme domestique chez des colons. Mais, il se rebelle et revient \u00e0 Tanger. Il fait divers m\u00e9tiers (cireur, guide, contrebandier). Dans une soci\u00e9t\u00e9 emp\u00eatr\u00e9e de tabous, il ob\u00e9it \u00e0 ses instincts de violence et \u00e0 ses fantasmes sexuels. Il vit cach\u00e9 avec des prostitu\u00e9es. Ils boivent du vin, fument et se droguent en continu. Le roman d\u00e9crit sans concession les bas-fonds de Tanger d\u2019antan o\u00f9 r\u00e8gnent la mis\u00e8re, la prostitution, la p\u00e9dophilie et la f\u00e9lonie. Le style est direct, insultes nues , les phrases courtes tranchantes dont certaines en amazigh. Il contient des passages durs \u00e0 lire et \u00e0 supporter qui refl\u00e8te une r\u00e9alit\u00e9 encore parmi nous ( la personne qui \u00e9crit cet article a v\u00e9cu dans les monts inf\u00e2mes de Tanger \u00e0 DRADB en 52\/55 et confirme ce r\u00e9el). Le jeune Mohamed se voit m\u00ealer aux manifestations anticoloniales violentes avec des morts et il est emprisonn\u00e9. C\u2019est de l\u00e0 que vient sa d\u00e9livrance, il prend conscience de son analphab\u00e9tisme et d\u00e9cide d\u2019entrer \u00e0 l\u2019\u00e9cole \u00e0 vingt ans et deviendra m\u00eame instituteur. Revenu \u00e0 Tanger, il reprend sa vie de libre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00abLe Pain Nu\u00bb \u00e9crit par un d\u00e9muni ayant v\u00e9cu l\u2019injustice et la pauvret\u00e9 d\u00e9nude notre soci\u00e9t\u00e9 hypocrite. Le style est direct sans concession et sans d\u00e9tour souvent associ\u00e9 au tamazight du Rif. Durant trois d\u00e9cennies tout ce qui vient du Rif est banni par le Makhzen. Ses Scribes et Clercs vont interdire le \u00abPain nu\u00bb au Maroc pr\u00e9textant prot\u00e9ger la religion, les m\u0153urs. Mais de fait en vrais d\u00e9magogues, ils exploitent la sensibilit\u00e9 religieuse des marocains pour se maintenir au Pouvoir. De nos jours les voil\u00e9es de corps et barbus d\u2019esprit continuent dans ce sens en disciples surdou\u00e9s de Machiavel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-436 alignleft\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Much-loved-393x250.jpg?resize=393%2C250\" alt=\"Much-loved\" width=\"393\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Much-loved.jpg?resize=393%2C250&amp;ssl=1 393w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/Much-loved.jpg?w=550&amp;ssl=1 550w\" sizes=\"auto, (max-width: 393px) 100vw, 393px\" \/>En 2015 apparait un film d\u2019un r\u00e9alisateur connu dont l\u2019actrice principale est une amazighe militante. Le film d\u00e9crit le plus vieux m\u00e9tier du monde dans une ville imp\u00e9riale du pays. Ville appr\u00e9ci\u00e9e par les touristes d\u2019Orient et d\u2019Occident. Sans visionner le film en entier, les manitous islamistes et cousins au Pouvoir lui jettent l\u2019opprobre et l\u2019interdisent. Ils se pr\u00e9sentent en indign\u00e9s et protecteurs de la femme marocaine; alors qu\u2019ils la cloitrent au foyer ou dehors dans des tentes noires suffocantes. Bien s\u00fbr toute cette mascarade sacr\u00e9e, sur un film simple, se fait \u00e0 la veille des \u00e9lections communales. La fin justifie les moyens et ce qui serait vis\u00e9 ici, c\u2019est d\u2019\u00e9largir un \u00e9lectorat qui s\u2019effrite et s\u2019amoindrit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le film d\u00e9crit le quotidien de quatre prostitu\u00e9es dans un pays o\u00f9 il y a des milliers comme partout ailleurs. Il n\u2019est pas bas\u00e9 sur une histoire bien construite tir\u00e9e d\u2019un roman ou d\u2019une \u0153uvre connue. Le verbe est cru, violent mais non \u00e9tranger \u00e0 notre discours quotidien populaire au bus, au march\u00e9, au caf\u00e9. (Putes, se prostituer, vagin, p\u00e9nis, culs, pr\u00e9servatifs, baises, p\u00e9d\u00e9, prox\u00e9n\u00e8te) et autres bons termes orduriers fr\u00e9quents en DARIJA qui nous blessent venant de femmes mais c\u2019est le discours du milieu. Les sc\u00e8nes majeures relatent des faits triviaux, r\u00e9els, sus de tout (discussions entre prostitu\u00e9es ou avec un gay, le d\u00e9part vers une maison close pour riches d\u2019Orient, danses orientales, alcools, tabac, drogue, simulation de rapports sexuels h\u00e9t\u00e9ro et homo, viols). Il met en exergue le fait connu de tous que les nantis du Golf consid\u00e8rent les jeunes du pays comme leurs concubines et \u00e9ph\u00e8bes de toujours depuis les Omeyades. Ils revivent ici leurs fantasmes m\u00e9di\u00e9vaux. Le film n\u2019\u00e9pargne pas les occidentaux non plus qui profitent sans remord de la mis\u00e8re de nos jeunes. Il fait sortir les d\u00e9viations de ces touristes d\u00e9linquants (p\u00e9d\u00e9rastie, p\u00e9dophilie, impuissance, viols, violences, m\u00e9pris de la jeunesse marocaine). Il r\u00e9v\u00e8le que l\u2019Argent devient de nos corps et \u00e2mes. Il essaie d\u2019exorciser un mal qui nous infeste de l\u2019ext\u00e9rieur la soci\u00e9t\u00e9. Les actrices dont trois du m\u00e9tier parait-il, sont formidables et humaines. Elles d\u00e9fendent une cause juste. Elles sont en empathie avec les prostitu\u00e9es r\u00e9elles Elles montrent admirablement que ces rejet\u00e9es de la soci\u00e9t\u00e9 hypocrite luttent pour subvenir aux besoins de leurs pauvres familles qui les rejettent sous la pression continue des Voil\u00e9es et Barbus intrus. Violents, ils se substituent parfois \u00e0 l\u2019Etat pour appliquer leurs Lois et s\u00e8ment la panique partout. Le public intoxiqu\u00e9 par les m\u00e9dias islamistes confond les actrices et leurs r\u00f4les et s\u2019en prend \u00e0 elles ! L\u2019actrice principale est d\u00e9nigr\u00e9e, insult\u00e9e (CHLHA), blasph\u00e9m\u00e9e, car elle a fait son m\u00e9tier d\u2019actrice ! Menac\u00e9e via internet et autres, elle se serait r\u00e9fugi\u00e9e tr\u00e8s, tr\u00e8s loin de la terre de ses anc\u00eatres.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1954, Driss Chra\u00efbi publia son roman culte \u00abLE PASSSE SIMPLE\u00bb et ce \u00e0 la veille de l\u2019ind\u00e9pendance. Le roman fut bien accueilli partout dans le monde, mais d\u00e9cri\u00e9 et maudit par la mafia intello du pays. Il relate les vices de la soci\u00e9t\u00e9 citadine, ali\u00e9n\u00e9e \u00e0 l\u2019Orient. 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