{"id":488,"date":"2015-11-13T22:21:08","date_gmt":"2015-11-13T22:21:08","guid":{"rendered":"http:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/?p=488"},"modified":"2016-02-10T22:25:24","modified_gmt":"2016-02-10T22:25:24","slug":"voyage-en-tamazgha-2-comme-un-genocide-culturel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/voyage-en-tamazgha-2-comme-un-genocide-culturel\/","title":{"rendered":"Voyage en Tamazgha (2) &#8211; Comme un g\u00e9nocide culturel"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_467\" aria-describedby=\"caption-attachment-467\" style=\"width: 188px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-467\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/med-bakrim-188x250.jpg?resize=188%2C250\" alt=\"Par: Bakrim Mohamed\" width=\"188\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/med-bakrim.jpg?resize=188%2C250&amp;ssl=1 188w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/med-bakrim.jpg?w=300&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 188px) 100vw, 188px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-467\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Par: Bakrim Mohamed<\/strong><\/span><\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est l\u2019\u00e9crivain soudanais Tayeb Saleh, auteur du c\u00e9l\u00e9brissime Saison de la migration vers le nord, qui a certainement le mieux capt\u00e9 et exprim\u00e9 les signes de cette m\u00e9tamorphose de la culture locale face \u00e0 l\u2019avanc\u00e9e chaotique de la modernit\u00e9 et qui a engendr\u00e9 ce que j\u2019ai appel\u00e9 \u00e0 la suite de Pasolini, un g\u00e9nocide culturel. Issu lui-m\u00eame de la petite paysannerie pauvre, Saleh a fait de la disparition de la culture traditionnelle suite \u00e0 la confrontation avec la modernit\u00e9, un de ses th\u00e8mes majeurs. Dans un recueil de nouvelle \u00ab daoumat Ouad hamed \u00bb (merci \u00e0 mon ami Ferradi qui m\u2019a mis sur cette piste), il d\u00e9crit, dans une langue authentique car parlant au nom de ceux qui n\u2019ont pas acc\u00e8s \u00e0 la parole, les mutations brutales que subit un village du Soudan suite \u00e0 cette pseudo-modernit\u00e9 envahissante. Toute une production de l\u2019imaginaire africain dit cette disparition programm\u00e9e ; ce d\u00e9rapage non contr\u00f4l\u00e9. Sembene Ousmane, Ahmed Bouanani, Oumar Sissoko, Hakim Belabb\u00e8s\u2026ont, pour le cin\u00e9ma, eu le souci de mettre en r\u00e9cit imag\u00e9e cette perdition, ce monde qui dispara\u00eet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Attention, il ne faut pas lire ce constat comme une position nostalgique, un regret des formes pass\u00e9istes d\u2019organisation sociale. Non, c\u2019est un cri de col\u00e8re, spontan\u00e9, face \u00e0 cette agression sauvage qu\u2019op\u00e8re l\u2019arriv\u00e9e au sein des campagnes et des villages de formes et des modes de vie plaqu\u00e9es sur une r\u00e9alit\u00e9 qui ne les a pas vu arriver. Les cons\u00e9quences \u00e9tant standardisation, mercantilisme, perte de valeurs et de rep\u00e8res\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En entamant la descente du col de Tizi N\u2019test vers la plaine du Souss, et tout en accordant l\u2019attention qu\u2019il faut \u00e0 la route faite de virages et de tournants aussi surprenant les uns que les autres, ma pens\u00e9e vogue vers les souvenirs de contes et des images qui ont nourri mon enfance. Chaque \u00e9t\u00e9 mes parents entamaient le voyage de retour vers le Souss natal faisant notre bonheur. Un bonheur simple fait de f\u00eates de mariage, de moussems, de rencontres dans les souks hebdomadaires et de quelques rares travaux d\u2019\u00e9t\u00e9 notamment le ramassage de l\u2019argane\u2026La pauvret\u00e9 \u00e9tait l\u00e0, mais point de mis\u00e8re. Les gens \u00e9taient dignes, fiers et somme toute, heureux \u2026Milieu des ann\u00e9es 1960 jusqu\u2019au milieu des ann\u00e9es 1970. L\u2019immigration \u00e9tait sur toutes les bouches et le passeport \u00e9tait la hantise des jeunes r\u00eavant d\u2019aller \u00e0 l\u2019eldorado. Un nom revenait souvent dans les discussions, le soir ou dans les pauses dans les champs celui de Murat (prononc\u00e9 Mougha). Il \u00e9tait envoy\u00e9 par les mines de charbon, notamment du nord et de l\u2019est de la France pour recruter de la main d\u2019\u0153uvre. Il sillonnait les villages du Souss et tamponnait sur les poitrines fr\u00eales qui se pr\u00e9sentaient \u00e0 lui, tant\u00f4t \u00ab apte\u00bb, tant\u00f4t \u00ab inapte \u00bb\u2026des chants et des po\u00e8mes spontan\u00e9s ont immortalis\u00e9 cette s\u00e9quence historique. Les cons\u00e9quences sont aujourd\u2019hui visibles ici et l\u00e0-bas. Il ya ceux qui ont eu de la chance, ceux qui sont rest\u00e9s entre les deux rives. De belles chansons du regrett\u00e9 Amori Mbarek disent \u00e9loquence ce que ces r\u00eaves sont devenus. Notamment Gennevilliers dont le texte \u00e9tait \u00e9crit par Ali Sidki Azaicou, fils b\u00e9ni de la r\u00e9gion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le col de Tizi N\u2019test est charg\u00e9 de ce genre de r\u00e9cits; les r\u00e9cits de ceux qui affront\u00e9 l\u2019adversit\u00e9 et ont escalad\u00e9 des montagnes ardues pour aller \u00ab lgharb \u00bb \u00e0 la recherche du pain quotidien. Des migrants de l\u2019int\u00e9rieur qui ont suivi le chemin de diff\u00e9rents mouvements sociopolitiques qui ont emprunt\u00e9 cette voie mythique sous la houlette de dirigeants hantant encore la m\u00e9moire collective. En termes de lecture je vous conseille le livre \u00ab Un ca\u00efd du Maroc d\u2019antan, Tayeb Goundafi (1855-1928) \u00bb, par son petit-fils Oumar Goundafi ; ouvrage riche en informations sur la r\u00e9gion du Haut Atlas et son flanc sud qui m\u2019int\u00e9resse ici particuli\u00e8rement<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #ff0000;\">L\u2019arganier : en finir avec l\u2019omerta<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce col marque d\u2019ailleurs un passage vers le territoire de ma tribu d\u2019origine, les Ait Smeg. Tribu rebelle, illustration parfaite du fameux bled siba et qui a toujours aliment\u00e9 les troupes des Ca\u00efds et des dissidents qui voulaient en d\u00e9coudre avec le pouvoir central. C\u2019est l\u2019un des derniers bastions qui ont \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la France. Les Ait Smeg occupent une position centrale dans le flanc sud du Haut Atlas, et le nord de la plaine du Souss, dans ce que l\u2019on appelle ici Ras Eloued, en amont du fleuve. Le centre administratif a \u00e9t\u00e9 et reste Tafingoult qui a connu son heure de gloire jadis. Cette r\u00e9gion a donn\u00e9 de grands po\u00e8tes amazighs autodidactes qui accompagnent les f\u00eates et les moussems\u2026dans son expression moderne, le plus c\u00e9l\u00e8bre d\u2019entre eux Ali Sidki Azaikou, dada Ali pour les intimes. Figure du mouvement culturel amazigh, Azaikou est le symbole de l\u2019attachement et de la d\u00e9fense \u00e0 une culture originale. L\u2019un des titres de ses textes est tout un programme : Retour \u00e0 la culture populaire, authenticit\u00e9 et racines profondes ! Cette culture, je d\u00e9couvre aujourd\u2019hui qu\u2019elle subit une violente agression : l\u2019architecture, la langue, les traditions culinaires et alimentaires, et surtout le rapport \u00e0 la nature sont sujet d\u2019une profonde mutation. Expression de l\u2019appartenance \u00e0 un territoire donc d\u2019une identit\u00e9, ils sont r\u00e9duits \u00e0 des avatars d\u2019une \u00e9poque r\u00e9volue. La pr\u00e9paration du pain en donne une xemple concret. La r\u00e9gion \u00e9tait connue par deux variantes de pain pr\u00e9par\u00e9es maison au feu de bois. Le premier \u00ab Tanourt \u00bb pour la consommation de tous les jours et le \u00ab afarnou \u00bb pour les grands \u00e9v\u00e9nements\u2026Aujourd\u2019hui tous les villages d\u00e9pendent du pain standard fabriqu\u00e9 industriellement et distribu\u00e9 chaque matin \u00e0 l\u2019instar des grandes villes. Progr\u00e8s ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du coup, le paysage change forc\u00e9ment ; le paysage naturel comme le paysage humain et social : apparition de nouveaux ph\u00e9nom\u00e8nes comme la pollution (les sacs en plastique, les eaux us\u00e9es\u2026) apparition de nouvelles maladies li\u00e9es aux nouveaux modes de consommation non adapt\u00e9es au contexte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le signe qui a longtemps symbolis\u00e9 la symbiose entre l\u2019homme soussi et son environnement sp\u00e9cifique est l\u2019arganier. Arbre sobre et r\u00e9sistant, qualit\u00e9s reconnues \u00e0 l\u2019\u00eatre soussi lui-m\u00eame. C\u2019est l\u2019arbre qui est n\u00e9 dans une adaptation parfaite avec le climat semi-d\u00e9sertique de la r\u00e9gion. Econome, il consomme peu d\u2019eau. Il \u00e9tait l\u2019expression d\u2019un \u00e9cosyst\u00e8me \u00e9quilibr\u00e9. Du coup toute la plaine de Souss reposait sur une nappe phr\u00e9atique abondante n\u00e9e d\u2019une accumulation s\u00e9culaire\u2026jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de nouveaux pr\u00e9dateurs qui ont d\u00e9couvert une terre en friche, de l\u2019eau en abondance et ont commenc\u00e9 un travail transformation du paysage agricole relevant d\u2019un v\u00e9ritable crime \u00e9cologique : on arrachait l\u2019arganier en profitant de la mis\u00e8re des gens et on le rempla\u00e7ait par des fermes de culture d\u2019exportation. Toute la r\u00e9gion de Taroudant a connu une gigantesque m\u00e9tamorphose ; en l\u2019espace d\u2019une d\u00e9cennie, elle est pass\u00e9 de l\u2019Arizona (un paysage d\u00e9sertique) \u00e0 la Californie (un paysage verdoyant). Mais \u00e0 quel prix ? \u00ab Mais vous \u00eates fous ! me dit un ami ing\u00e9nieur. Vous \u00eates un pays aride et vous exportez de l\u2019eau en Europe ! \u00bb, remarquant mon \u00e9tonnement il ajoute : Souss manque d\u2019eau et vous cultivez de la tomate, de l\u2019orange, du raison\u2026 des l\u00e9gumes et des fruits qui sont en majorit\u00e9 \u00e0 base de pr\u00e8s de 80% d\u2019eau \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019autre agression subie par l\u2019arganier est plus subtile et plus souterraine, donc plus pernicieuse car elle touche \u00e0 la quintessence m\u00eame de cette huile g\u00e9n\u00e9reuse. Un technicien d\u2019une coop\u00e9rative f\u00e9minine pr\u00e9parant des produits \u00e0 base d\u2019argane me rapporte qu\u2019ils ont de plus en plus de difficult\u00e9 \u00e0 trouver de l\u2019argane pur car celui de toute la r\u00e9gion a \u00e9t\u00e9 contamin\u00e9 par les produits chimiques utilis\u00e9s d\u2019une mani\u00e8re extensive par les fermes de la r\u00e9gion de Houara. Non seulement la nappe phr\u00e9atique a \u00e9t\u00e9 mise \u00e0 sac mais elle est aujourd\u2019hui et peut-\u00eatre d\u00e9finitivement contamin\u00e9e.<br \/>\nBref, la r\u00e9gion fut saign\u00e9e \u00e0 blanc. De nouvelles couches sociales voient le jour avec notamment une nouvelle bourgeoisie avide qui a donn\u00e9 une assise sociale aux nouveaux partis politiques cr\u00e9es dans els ann\u00e9es 70 et un prol\u00e9tariat rural en majorit\u00e9 f\u00e9minin, peu syndiqu\u00e9 et manquant d\u2019expression politique ; de nouveaux centres urbains voient le jour, Ouled Taima en est le meilleur exemple\u2026de nouvelles m\u0153urs sociales n\u00e9es de l\u2019immense exode int\u00e9rieur qu\u2019\u00e0 connu la r\u00e9gion avec l\u2019arriv\u00e9e massive de la main d\u2019\u0153uvre des r\u00e9gions de int\u00e9rieures du pays\u2026 et du coup de nouvelles pratiques sociales in\u00e9dites ou peu r\u00e9pandues avant se d\u00e9veloppent. Beaucoup d\u2019observateurs se sont \u00e9tonn\u00e9 ses dernies mois des changements que conna\u00eet la ville d\u2019Agadir et son agglom\u00e9ration en termes de violences et d\u2019intol\u00e9rance (hooliganisme dans le grand stade Adrar, criminalit\u00e9\u2026machisme sous couvert de rigorisme moral\u2026). Quand on a en background les faits d\u00e9vastateurs du g\u00e9nocide culturel que subit la r\u00e9gion, il n\u2019y a pas lieu de s\u2019\u00e9tonner, mais de s\u2019alarmer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et pourtant c\u2019est un beau pays<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"color: #ff0000;\">a suivre<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est l\u2019\u00e9crivain soudanais Tayeb Saleh, auteur du c\u00e9l\u00e9brissime Saison de la migration vers le nord, qui a certainement le mieux capt\u00e9 et exprim\u00e9 les signes de cette m\u00e9tamorphose de la culture locale face \u00e0 l\u2019avanc\u00e9e chaotique de la modernit\u00e9 et qui a engendr\u00e9 ce que j\u2019ai appel\u00e9 \u00e0 la suite de Pasolini, un g\u00e9nocide culturel. &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":467,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[13],"tags":[],"class_list":["post-488","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","","category-opinions"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/med-bakrim.jpg?fit=300%2C400&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9uxE2-7S","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/488","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=488"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/488\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":489,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/488\/revisions\/489"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/467"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=488"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=488"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=488"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}