{"id":5024,"date":"2023-03-16T12:56:43","date_gmt":"2023-03-16T11:56:43","guid":{"rendered":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/?p=5024"},"modified":"2023-03-16T12:56:43","modified_gmt":"2023-03-16T11:56:43","slug":"temoignage-fragments-de-vie-du-militant-et-ecrivain-amazigh-ali-iken","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/temoignage-fragments-de-vie-du-militant-et-ecrivain-amazigh-ali-iken\/","title":{"rendered":"T\u00e9moignage: Fragments de vie du militant et \u00e9crivain amazigh Ali Iken"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_5027\" aria-describedby=\"caption-attachment-5027\" style=\"width: 251px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-5027 size-medium\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/IMG-20230316-WA0001.jpg?resize=251%2C250&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"251\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/IMG-20230316-WA0001.jpg?resize=251%2C250&amp;ssl=1 251w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/IMG-20230316-WA0001.jpg?w=376&amp;ssl=1 376w\" sizes=\"auto, (max-width: 251px) 100vw, 251px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-5027\" class=\"wp-caption-text\">Par : Mounir KEJJI<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Un acteur devenu rep\u00e8re<\/strong><\/p>\n<p>Ali IKEN qui vient de nous quitter \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 69 ans est venu au monde le 15 novembre 1954 au village Almou Na\u00eft A\u00efssa qui rel\u00e8ve de la commune de B\u00e9ni Tejjite, situ\u00e9e dans l\u2019Oriental, entre Midelt et Figuig. Ses parents amazighophones sont : Ali Ou Lachen Ou Gellouza et Touzribt Rquia Ou Ali. Il est le deuxi\u00e8me d\u2019une fratrie qui compte six enfants : quatre gar\u00e7ons (Abdellah, Ali, Moha et Mohand) et deux filles (Ittou et Aicha).<\/p>\n<p><strong>Origine sociale modeste<\/strong><\/p>\n<p>La r\u00e9gion de B\u00e9ni Tejjite est une zone semi d\u00e9sertique. Son \u00e9conomie se base essentiellement sur l\u2019agriculture et l\u2019extraction du plomb dans le mont Boudhar. Comme tout le sud-est du Maroc, elle manque d\u2019infrastructures n\u00e9cessaires pour le bien-\u00eatre de ses habitants.<\/p>\n<p>IKEN entre \u00e0 l\u2019\u00e9cole primaire d\u2019Almou en 1961. Il y passe quatre ans avant d\u2019aller faire la cinqui\u00e8me ann\u00e9e (le CM2) \u00e0 l\u2019\u00e9cole primaire de B\u00e9ni Tejjite (actuelle \u00e9cole Dakhla). En 1966, il obtient le certificat d\u2019\u00e9tudes primaires et part faire le premier cycle d\u2019\u00e9tudes secondaires au Coll\u00e8ge Abou Salem El-Ayachi \u00e0 Rich, ville situ\u00e9e \u00e0 122 km de son village natal. Quatre ans plus tard, il rejoint Midelt pour y faire le deuxi\u00e8me cycle, dans la section des Lettres Modernes Bilingues au Lyc\u00e9e Hassan II. En 1974, il obtient son baccalaur\u00e9at et se rend \u00e0 F\u00e8s o\u00f9 il fait des \u00e9tudes de philosophie \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres et des Sciences Humaines (Dhar El-Mehraz).<\/p>\n<p>En 1978, il obtient son Dipl\u00f4me d\u2019Etudes Universitaires G\u00e9n\u00e9rales (DEUG). Avec ce titre, il est nomm\u00e9 charg\u00e9 de cours de philosophie au lyc\u00e9e Gheris (actuel Lyc\u00e9e Mohamed V) \u00e0 Goulmima, petite ville situ\u00e9e \u00e0 soixante kilom\u00e8tres au Sud d\u2019Errachidia.<br \/>\nTout en exer\u00e7ant son m\u00e9tier de professeur de philosophie, il continue ses \u00e9tudes en vue d\u2019obtenir une licence dans cette discipline.<\/p>\n<p><strong>Avril 80 : le r\u00e9veil<\/strong><\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-5026 alignright\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/IMG-20230316-WA0002.jpg?resize=152%2C250&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"152\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/IMG-20230316-WA0002.jpg?resize=152%2C250&amp;ssl=1 152w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/IMG-20230316-WA0002.jpg?w=583&amp;ssl=1 583w\" sizes=\"auto, (max-width: 152px) 100vw, 152px\" \/>Le Printemps Amazigh, qui a \u00e9clat\u00e9 en Kabylie en 1980, a beaucoup marqu\u00e9 le jeune professeur Ali IKEN. Sa prise de conscience identitaire a, certes, commenc\u00e9 avant, mais cet \u00e9v\u00e9nement historique l\u2019a consolid\u00e9e et lui a donn\u00e9e une orientation plus claire.<\/p>\n<p>En 1982, IKEN vit deux \u00e9v\u00e9nements majeurs, l\u2019un triste et l\u2019autre heureux. Le premier, c\u2019est le d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re, Lachen ou Guellouza. Le deuxi\u00e8me est son mariage avec Jamila, une jeune enseignante goulmimie.<br \/>\nApr\u00e8s quatre ans d\u2019exercice \u00e0 Goulmima, IKEN est affect\u00e9, en 1983, au lyc\u00e9e Sijilmassa \u00e0 Errachidia. Il y travaillera jusqu\u2019\u00e0 son d\u00e9part \u00e0 la retraite en 2005.<\/p>\n<p>Au milieu des ann\u00e9es 1980, il est membre actif de la section locale du Cin\u00e9-club. Ce dernier a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 par le critique cin\u00e9matographique Noureddine SAIL et qui comptait, \u00e0 l\u2019\u00e9poque pr\u00e8s de 55 000 adh\u00e9rents au niveau national. Ce cadre culturel a jou\u00e9 un r\u00f4le primordial dans la formation cultuelle des jeunes.<\/p>\n<p>A la fin des ann\u00e9es 1980, et tout en travaillant \u00e0 Errachidia, Ali IKEN fr\u00e9quente Goulmima o\u00f9 il rencontre un groupe de jeunes enseignants et d\u2019\u00e9tudiants qui \u00abs\u2019int\u00e9resse \u00e0 tamazight\u00bb. C\u2019est ainsi qu\u2019il fait partie du groupe des membres fondateurs de l\u2019Association Culturelle GHERIS (qui sera rebaptis\u00e9e plus tard Association Socioculturelle TILELLI), cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Goulmima le 25 juin 1990. Cette association est pr\u00e9sid\u00e9e \u00e0 sa fondation et durant une vingtaine d\u2019ann\u00e9es par Ali HARCHERRAS, professeur et ancien \u00e9l\u00e8ve d\u2019Ali IKEN.<\/p>\n<p>A l\u2019\u00e9t\u00e9 1993, Ali IKEN et ses camarades de Goulmima effectuent un voyage en Kabylie, o\u00f9 ils nouent des contacts avec des acteurs du Mouvement Culturel Berb\u00e8re (le MCB). Pour IKEN ainsi que pour ses amis, la Kabylie est le phare et la locomotive du combat et de la renaissance amazighes.<\/p>\n<p><strong>Engagement militant<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019Association socioculturelle TILELLI a grandement contribu\u00e9 \u00e0 la sensibilisation sur les droits culturels et linguistiques amazighs. Elle a form\u00e9 des dizaines, voire des centaines d\u2019acteurs associatifs, qui sont devenus des ambassadeurs de la culture et de l\u2019identit\u00e9 amazighes partout au Maroc ainsi que dans la diaspora.<\/p>\n<p>Lors du d\u00e9fil\u00e9 du 1er mai 1994, dans le cadre du syndicat la Conf\u00e9d\u00e9ration D\u00e9mocratique du Travail (CDT), Ali IKEN a particip\u00e9 aux c\u00f4t\u00e9s de militants syndicalistes (ouvriers, enseignants, \u00e9tudiants et \u00e9l\u00e8ves\u2026). Leur groupe constitu \u00e0 lui seul une partie du d\u00e9fil\u00e9. Ils scandent des slogans en tamazight avec des banderoles \u00e9crites dans cette langue (en caract\u00e8res latins et en tifinagh) revendiquant la reconnaissance de la langue amazighe comme langue officielle.<\/p>\n<p>Le 03 mai, Ali sera arr\u00eat\u00e9 avec six autres enseignants: trois membres de l\u2019Association TILELLI (Ali HARCHERRAS, Mbark TAOUS et Omar DEROUICH), un adh\u00e9rent de ladite association (Said JAAFER), un enseignant affili\u00e9 \u00e0 la CDT (Ahmed KIKICH) et un autre enseignant non affili\u00e9 \u00e0 aucun syndicat (Ali OUCHNA).<\/p>\n<p>Les sept enseignants arr\u00eat\u00e9s sont traduits le 7 mai 1994 devant le tribunal de premi\u00e8re instance d\u2019Errachidia. Les chefs d\u2019accusations dont ils sont inculp\u00e9s sont :<\/p>\n<ul>\n<li>Agitation et atteinte \u00e0 l\u2019ordre public,<\/li>\n<li>Prof\u00e9ration de slogans en contradiction avec la constitution<\/li>\n<li>Incitation \u00e0 commettre des actes contre la s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure de l\u2019Etat .<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le 27 mai, quatre des sept accus\u00e9s seront acquitt\u00e9s : Omar Derouich, Said JAAFER, Ali OUCHNA et Ahmed KIKICH. Ali IKEN et Mbark TAOUS sont condamn\u00e9s \u00e0 deux ans de prison ferme et 10 000 dirhams d\u2019amende. Ali HARCHERRAS \u00e9cope d\u2019une peine d\u2019un an de prison ferme et d\u2019une amende de 10 000 dirhams.<br \/>\nLes trois d\u00e9tenus font appel du jugement. La cour d\u2019appel r\u00e9duit leur peine \u00e0 deux mois de prison ferme. C\u2019est ainsi qu\u2019ils sont lib\u00e9r\u00e9s le 03 juillet 1994.<\/p>\n<p>Cette reculade de l\u2019Etat marocain s\u2019explique notamment par la pression internationale. Une campagne est men\u00e9e par Amnesty international. Des sit-ins initi\u00e9s par la RCD, avec \u00e0 leur t\u00eate Ferhat MHENNI, sont tenus devant l\u2019ambassade du Maroc \u00e0 Alger\u2026 D\u2019autre part, 329 avocats se sont mobilis\u00e9s pour d\u00e9fendre les d\u00e9tenus et la presse internationale ( El Pais, le Monde diplomatique, l\u2019AFP, le Monde&#8230;) qui a suivi le d\u00e9roulement du jugement s\u2019est largement faite l\u2019\u00e9cho de cette r\u00e9pression.<\/p>\n<p>Dans son discours du 20 ao\u00fbt, le roi Hassan II, en voulant absorber la col\u00e8re amazighe, annonce l\u2019enseignement \u00abdes dialectes\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Producteur pr\u00e9coce et prolifique<\/strong><\/p>\n<p>Il est \u00e0 signaler ici que lors de l\u2019arrestation d\u2019Ali IKEN, les agents des services secrets lui ont saisi le manuscrit de la traduction qu\u2019il a faite en tamazight des \u00abMille et une nuits\u00bb ainsi que sa machine \u00e0 \u00e9crire qui l\u2019accompagne l\u00e0 o\u00f9 il va. Ali n\u2019a jamais r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 ni son manuscrit ni sa fameuse \u00abdactylo\u00bb.<\/p>\n<p>En 1995, Ali IKEN cr\u00e9\u00e9 avec d\u2019autres personnes L\u2019Association Culturelle TUDERT \u00e0 Errachidia. C\u2019est en tant que d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de cette derni\u00e8re qu\u2019il a particip\u00e9 \u00e0 la premi\u00e8re assembl\u00e9e du Congr\u00e8s Mondial Amazighe, tenue les 27, 28, 29 et 30 ao\u00fbt 1997 \u00e0 Tafira aux \u00celes Canaries.<\/p>\n<p>En 1992, Ali IKEN lance la \u00ab chronique amazighe \u00bb dans le journal francophone AL-Bayane. Quelques mois apr\u00e8s, et avec les encouragements des d\u00e9funts Simon L\u00e9vy et Mohamed FERHAT ( membres du Parti du Progr\u00e8s et du Socialisme, PPS ), cette chronique devient \u00abPage sp\u00e9ciale tamazight\u00bb.<br \/>\nUne page qui devient alors une tribune pour les po\u00e8tes les prosateurs en tamazight des ann\u00e9es durant. Elle cesse son activit\u00e9 avec le d\u00e9c\u00e8s du chef du parti, feu Ali YATA, en 1997.<\/p>\n<p>C\u2019est Ali IKEN qui a publi\u00e9 le premier roman en tamazight au Maroc. Il s\u2019intitule \u00ab Asekkif n yinzaden \u00bb ( Soupe aux poils ). Ce roman, publi\u00e9 au milieu des ann\u00e9es 1990, re\u00e7oit le prix Mouloud MAMMERI, d\u00e9cern\u00e9 par la F\u00e9d\u00e9ration Nationale des Associations Amazighes en Alg\u00e9rie.<br \/>\nAli IKEN a collabor\u00e9 \u00e0 des journaux et magazines amazighs au Maroc (Tifinagh, Tidmi, Tasafut, Tamunt \u2026) et en Alg\u00e9rie (ABC amazigh, Azul, Numidia \u2026).<\/p>\n<p>Vers 1998 il a traduit en arabe de livre \u00ab La question berb\u00e8re dans le mouvement national alg\u00e9rien \u00bb d\u2019Amer OUERDANE. Cette traduction est publi\u00e9e en s\u00e9rie dans le journal \u00ab At-takatoul Al-watani \u00bb.<br \/>\nEn 2010, IKEN publie \u00e0 Errachidia \u00ab Ma frange, la voici \u00bb, un recueil de 130 izlane. Ce livre comprend \u00e9galement une interview avec l\u2019auteur sur la po\u00e9sie amazighe en g\u00e9n\u00e9ral et sur l\u2019izli en particulier.<\/p>\n<p>Pendant plusieurs ann\u00e9es il collabore avec la revue de po\u00e9sie en ligne canadienne Francopolis o\u00f9 il publie des po\u00e8mes fran\u00e7ais qu\u2019il a traduits en tamazight.<br \/>\nAli IKEN s\u2019int\u00e9resse beaucoup \u00e0 la traduction vers la langue amazighe et \u00e0 la collecte du patrimoine amazigh oral. Il traduit en tamazight des nouvelles et des contes des litt\u00e9ratures russe, chinoise, fran\u00e7aise \u2026<\/p>\n<p><strong>Une vie d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Tamazgha<\/strong><\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-5025 alignleft\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/IMG-20230316-WA0003.jpg?resize=188%2C250&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"188\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/IMG-20230316-WA0003.jpg?resize=188%2C250&amp;ssl=1 188w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/IMG-20230316-WA0003.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/IMG-20230316-WA0003.jpg?w=960&amp;ssl=1 960w\" sizes=\"auto, (max-width: 188px) 100vw, 188px\" \/>Le mercredi 1er f\u00e9vrier 2023 \u00e0 23h 38mn, Ali IKEN d\u00e9c\u00e8de \u00e0 Mekn\u00e8s. Une vie qui se confond avec le long, p\u00e9rilleux mais si exaltant combat pour la r\u00e9appropriation de l\u2019identit\u00e9 amazighe au Maroc et partout en Afrique du Nord. Il est enterr\u00e9 le lendemain dans le cimeti\u00e8re \u00abAnassi\u00bb de cette ville.<\/p>\n<p>Que son \u00e2me repose en paix. Et que les futures g\u00e9n\u00e9rations trouvent dans le combat et dans l\u2019\u0153uvre de ce ma\u00eetre \u00e9minent qui a toujours gard\u00e9 sa proximit\u00e9 avec son peuple un flambeau et l\u2019\u00e9nergie pour continuer la lutte afin que l\u2019amazighit\u00e9 retrouve ses droits sur sa terre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un acteur devenu rep\u00e8re Ali IKEN qui vient de nous quitter \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 69 ans est venu au monde le 15 novembre 1954 au village Almou Na\u00eft A\u00efssa qui rel\u00e8ve de la commune de B\u00e9ni Tejjite, situ\u00e9e dans l\u2019Oriental, entre Midelt et Figuig. 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