{"id":5123,"date":"2023-04-26T23:00:16","date_gmt":"2023-04-26T22:00:16","guid":{"rendered":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/?p=5123"},"modified":"2023-04-26T23:00:16","modified_gmt":"2023-04-26T22:00:16","slug":"impact-du-printemps-amazigh-davril-80-sur-le-maroc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/impact-du-printemps-amazigh-davril-80-sur-le-maroc\/","title":{"rendered":"Impact du printemps Amazigh d\u2019avril 80 sur le Maroc"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_2591\" aria-describedby=\"caption-attachment-2591\" style=\"width: 200px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-2591\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/kejji.jpg?resize=200%2C250&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/kejji.jpg?resize=200%2C250&amp;ssl=1 200w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/kejji.jpg?w=290&amp;ssl=1 290w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2591\" class=\"wp-caption-text\">Par : Mounir Kejji<\/figcaption><\/figure>\n<p>Dans la trajectoire historique de chaque peuple qui aspire \u00e0 son \u00e9mancipation, il y a des moments qui sont des r\u00e9f\u00e9rences et des rep\u00e8res fondateurs. En Afrique du Nord, parmi les dates c\u00e9l\u00e9br\u00e9es par quasiment tous les Imazighens, on peut citer I\u1e0d n Yennayer et le 20 avril. Le premier est la nuit du nouvel an amazighe et le second renvoie aux \u00e9v\u00e9nements qu\u2019a v\u00e9cus la Kabylie en 1980.<\/p>\n<p><strong>Un \u00e9cho profond mais non structur\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>La date de 20 avril est une date c\u00e9l\u00e9br\u00e9e par les Imazighens un peu partout en Afrique du Nord comme dans la diaspora. Elle est d\u00e9sormais inscrite dans les annales historiques amazighs sous le nom de Tafsut Imazighen (Le Printemps Berb\u00e8re). Au Maroc comme ailleurs, nous savons que cette insurrection civique fait r\u00e9f\u00e9rence aux \u00e9v\u00e8nements tragiques que la Kabyle, une terre farouchement attach\u00e9e \u00e0 sa libert\u00e9, a connus le 20 avril 1980 suite \u00e0 l\u2019interdiction de la conf\u00e9rence portant sur la po\u00e9sie kabyle ancienne que devait animer le chantre de l\u2019amazighit\u00e9, Mouloud Mammeri.<\/p>\n<p>Cette interdiction a donn\u00e9 naissance \u00e0 un mouvement populaire d\u00e9mocratique qui a pay\u00e9 cher la cause qu\u2019il d\u00e9fendait. Nous savions par ou\u00ef-dire que le pouvoir d\u2019Alger avait r\u00e9agi violemment contre un mouvement pacifique et en proc\u00e9dant notamment \u00e0 des arrestations arbitraires parmi les jeunes. Pour nous jeunes Amazighes du Maroc, cette r\u00e9pression n\u2019avait qu\u2019un objectif : museler la voix amazighe qui aspire \u00e0 une vraie d\u00e9mocratie. Le mouvement rencontra un int\u00e9r\u00eat imm\u00e9diat mais discret chez les \u00e9lites amazighophones du Royaume o\u00f9 la question amazighe \u00e9voluait dans un climat de suspicion permanente de la part des autorit\u00e9s.<\/p>\n<p>Ensuite et sans que l\u2019on sache vraiment comment ni pourquoi, un \u00e9cho de sympathie g\u00e9n\u00e9ral mais non organis\u00e9 naquit spontan\u00e9ment dans les lyc\u00e9es et les universit\u00e9s.<\/p>\n<p>Les \u00e9v\u00e9nements du Printemps Berb\u00e8re connurent donc une r\u00e9sonnance culturelle et politique importante, non seulement en Alg\u00e9rie, mais dans toute Tamazgha et, donc, au Maroc aussi.<\/p>\n<p>Depuis l\u2019ind\u00e9pendance du Maroc en 1956, le pays s\u2019est construit sur un substrat et une dualit\u00e9 id\u00e9ologique qui se basaient sur l\u2019arabit\u00e9 et l\u2019islamit\u00e9, niant ainsi toute dimension amazighe. L\u2019arabisation s\u2019est beaucoup acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e et a \u00e9t\u00e9 soutenue \u00e0 travers les maillons partisans et les institutions de l\u2019Etat.<\/p>\n<p>Les diff\u00e9rentes constitutions l\u2019ayant consacr\u00e9e, elle se traduisit m\u00e9caniquement \u00e0 l\u2019\u00e9cole, l\u2019administration, les medias\u2026<\/p>\n<p><strong>La pouvoir sur le qui-vive<\/strong><\/p>\n<p>Au lendemain des \u00e9v\u00e9nements de Printemps Amazigh de 1980, il y eut une conf\u00e9rence de presse tenue au Palais royal de Casablanca. Un journaliste fran\u00e7ais posa une question \u00e0 Hassan II sur la probl\u00e9matique amazighe en demandant si le Maroc ne risquait-il pas de vivre des manifestations \u00e0 la kabyle. La r\u00e9ponse du monarque \u00e9tait que ce genre d\u2019\u00e9v\u00e9nements sont impensables au Maroc car, expliqua-t-il, les Marocains arabophones et berb\u00e9rophones \u00e9taient soud\u00e9s et qu\u2019ils ont acquis leur immunit\u00e9 contre ce genre de r\u00e9action depuis le dahir de 16 mai 1930 (appel\u00e9 abusivement Dahir Berb\u00e8re). Le Roi \u00e9voqua ensuite l\u2019\u00ab origine y\u00e9m\u00e9nite \u00bb des Amazighes, ce qui, ajouta-t-il \u00e9tait prouv\u00e9 \u00ab gr\u00e2ce aux livres d\u2019Histoire contemporaines \u00bb. (Voir la revue Renaissance d\u2019d\u2019une Nation, Tome XXV, 1980).<\/p>\n<p>Le m\u00eame argument sera d\u2019ailleurs utilis\u00e9 par Chadli Bendjedid une ann\u00e9e plus tard. La revue Tafsut, publi\u00e9e par le Mouvement Culturel Berb\u00e8re, le MCB, dont certains exemplaires parvenaient au Maroc via la diaspora notamment, r\u00e9pondit sur un ton ironique mais document\u00e9 \u00e0 ces arguties. La r\u00e9plique de Tafsut qui \u00e9teint la pol\u00e9mique eut un certain \u00e9cho au Maroc.<\/p>\n<p>Il faut savoir que le fait amazigh a toujours \u00e9t\u00e9 vu d\u2019un mauvais \u0153il aussi bien par Rabat que par Alger. L\u2019amazighophobie de Hassan II est ancienne et n\u2019a point besoin d\u2019\u00eatre d\u00e9montr\u00e9e, beaucoup d\u2019\u00e9crits existent sur ce sujet. Plus tard, l\u2019amazighit\u00e9 sera pour lui un cauchemar puisqu\u2019elle sera intimement li\u00e9e aux deux tentatives de coup d\u2019Etat de 1971 et de 1972, lesquels durent men\u00e9es par des militaires, tous Amazighes originaires du Rif et du Moyen Atlas.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9cennie 1980 : ann\u00e9es de plomb<\/strong><\/p>\n<p>Dans le parcours historique du Mouvement Amazighe au Maroc, ce fait culturel et identitaire a \u00e9t\u00e9 criminalis\u00e9 et consid\u00e9r\u00e9 comme suspect durant les ann\u00e9es 1980. C\u2019est pendant cette d\u00e9cennie que la revue Amazigh, lanc\u00e9e par Ouzzine Aherdan, fils du c\u00e9l\u00e8bre Mahjoubi Aherdane, l\u2019un des rares homme politique \u00e0 avoir assum\u00e9 son amazighit\u00e9, fut interdite.<\/p>\n<p>L\u2019historien et po\u00e8te Ali Sadki Azaykou, auteur d\u2019un article intitul\u00e9 \u00ab Pour une vraie d\u00e9finition de notre culture nationale \u00bb publi\u00e9 dans un num\u00e9ro de cette revue, fut arr\u00eat\u00e9 le 9 juin 1982 et condamn\u00e9 \u00e0 une ann\u00e9e de prison. Dans cet article il pr\u00e9sentait une lecture de l\u2019Histoire du Maroc jug\u00e9e iconoclaste. D\u2019autres personnes furent \u00e9galement interpel\u00e9es dans \u00ab l\u2019affaire amazigh \u00bb. Ce fut le cas du docteur Ousadden Abdelmalek, du sociologue Ahmed Bouskoul, de Messaadi Boukhalef\u2026Ils seront rel\u00e2ch\u00e9s apr\u00e8s des jours d\u2019interrogatoire. L\u2019avocat Hassan Id Belqacen, un vieux routier de combat amazighe, a \u00e9t\u00e9 emprisonn\u00e9, lui aussi, en 1982 pendant une semaine pour avoir \u00e9crit son nom en tifinagh sur la plaque de son cabinet. Le 19 avril 1981, l\u2019universitaire linguiste amazighe Boujam\u00e2a Habbaz fut enlev\u00e9. Son sort demeure inconnu jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>Toujours au d\u00e9but des ann\u00e9es 80, et dans la ville d\u2019Agadir, quatre h\u00f4tels ont \u00e9t\u00e9 sermonn\u00e9s et punis de fermeture pour avoir accroch\u00e9 des plaques en tifinagh sur leur devanture. La seule association amazighe activant dans le Souss pendant cette p\u00e9riode, \u00e0 savoir l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Et\u00e9 d\u2019Agadir, s\u2019est vue interdire sa session annuelle d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la culture amazighe.<\/p>\n<p><strong>Sortie du tunnel<\/strong><\/p>\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990 c\u2019est lendemain de la chute de mur de Berlin. La p\u00e9riode est marqu\u00e9e par la sortie de l\u2019hibernation des acteurs de mouvement amazighe et l\u2019encadrement de la soci\u00e9t\u00e9 par un tissu associatif qui connaitra un ancrage dense et un rapide enracinement au niveau national, notamment apr\u00e8s la signature de la charte d\u2019Agadir en 1991 o\u00f9 furent consign\u00e9es les revendications linguistiques et culturelles du mouvement amazigh marocain.<\/p>\n<p>La prise de conscience identitaire commence alors \u00e0 se poser avec plus d\u2019acuit\u00e9 dans la mesure o\u00f9 elle \u00e9tait vraiment port\u00e9e par des \u00e9lites qui \u00e9taient en phase avec leur soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Dans les locaux des associations amazighes, il y avait r\u00e9guli\u00e8rement des conf\u00e9rences et des d\u00e9bats sur la trajectoire militante du combat amazighe men\u00e9 en Kabylie depuis le printemps 1980. Des figures artistiques (Idir, Ferhat Imazighen Imula, Lounes Matoub, Lounis Ayt Menguellat, Majid Soula, Djurjura, Malika Doumrane \u2026) Sont admir\u00e9es et \u00e9cout\u00e9es par une jeunesse marocaine assoiff\u00e9e de sa culture et de son identit\u00e9. Des \u00e9crivains et intellectuels kabyles de renomm\u00e9e comme Mouloud Mammeri, Mouloud Feraoun, Salem Chaker, Sa\u00efd Sadi, Taher Djaout, Tassadit Yacine, Remdane Achab et d\u2019autres sont lus partout. J\u2019ai rappel\u00e9 auparavant que des revues clandestines comme Tafsut circulaient massivement gr\u00e2ce \u00e0 la photocopie. Les \u00e9missions de la radio cha\u00eene II en kabyle sont suivies notamment au Sud-est du Maroc. Autant d\u2019exemples, parmi d\u2019autres, qui attestent que la prise de conscience identitaire amazighe au Maroc doit beaucoup au flambeau allum\u00e9 et port\u00e9 par le Mouvement Amazighe de Kabylie.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but de la d\u00e9cennie 90, et avec la naissance de mouvement amazighe estudiantin dans les universit\u00e9s de Mekn\u00e8s, F\u00e8s, Oujda, Agadir, Marrakech \u2026, les semaines culturelles organis\u00e9es dans les campus universitaires relayaient la litt\u00e9rature militante amazighe \u00e0 travers les expositions des livres venus de Kabylie, des photos des chanteurs kabyles sont affich\u00e9es dans les biblioth\u00e8ques ou les chambres des \u00e9tudiants, leurs cassettes atteignent le monde rural\u2026. Les \u00e9tudiants militants de la ville d\u2019Er-Rachidia sont all\u00e9s m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 rebaptiser leur universit\u00e9 en l\u2019appelant \u00ab Universit\u00e9 Mouloud Mammeri \u00bb.<\/p>\n<p>Les jeunes artistes marocains revisitent et reprennent les r\u00e9pertoires musicaux de beaucoup de leurs idoles kabyles pendant les soir\u00e9es musicales organis\u00e9es dans les campus universitaires. Chaque 20 avril est c\u00e9l\u00e9br\u00e9 dans par des expositions ou des galas un peu partout dans le pays. Des manifestations sont organis\u00e9es pour comm\u00e9morer cette date symbolique fondatrice per\u00e7ue comme un moment de renaissance de la modernit\u00e9 du monde amazigh.<\/p>\n<p><strong>Besoin de connexion supra national<\/strong><\/p>\n<p>Le brassage culturel et les contacts directs avec cette terre rebelle seront effectu\u00e9s aussi au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990 avec les visites de beaucoup d\u2019acteurs de Mouvement amazighe marocain en Kabylie. La r\u00e9gion du sud-est d\u2019o\u00f9 on pouvait capter la radio kabyle connaitra une influence plus intense des luttes men\u00e9es dans cette r\u00e9gion. L\u2019anthropologue am\u00e9ricain Paul Silverstein a d\u2019ailleurs consacr\u00e9 une \u00e9tude sur cette influence. Elle est publi\u00e9e dans \u00ab The journal of North Africa Studies \u00bb.<\/p>\n<p>C\u2019est par solidarit\u00e9 avec cette Kabylie inspirante qu\u2019un groupe de militants(es) ont organis\u00e9 un sit in devant l\u2019ambassade d\u2019Alg\u00e9rie \u00e0 Rabat pendant les \u00e9v\u00e9nements du Printemps Noir de 2001 au cours duquel 127 jeunes furent assassin\u00e9s et plus de 3000 autres furent bless\u00e9s par les forces de s\u00e9curit\u00e9 du r\u00e9gime d\u2019Alger. Ce sit in fut d\u2019ailleurs violemment r\u00e9prim\u00e9 par la police marocaine. Et c\u2019est aussi par solidarit\u00e9 que le MCB avait observ\u00e9 un sit-in devant l\u2019ambassade du Maroc \u00e0 Alger en 1994 pour r\u00e9clamer la lib\u00e9ration des d\u00e9tenus politiques amazighes ; un groupe rest\u00e9 dans les annales du mouvement cultuel amazighe marocain sous la d\u00e9nomination de \u00ab d\u00e9tenus de l\u2019associations Tilelli de Goulmima \u00bb.<\/p>\n<p>Le mouvement Amazighe en Kabylie en g\u00e9n\u00e9ral et les \u00e9v\u00e9nements du 20 avril 1980 en particulier sont des actes politiques essentiels qui ont contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration de l\u2019\u00e9mergence puis de l\u2019affirmation du Mouvement Amazighe au Maroc. C\u2019est pourquoi, certaines voix, proches du pouvoir, que la renaissance amazighe d\u00e9range, se sont lev\u00e9es pour appeler \u00e0 \u00ab d\u00e9kabyliser \u00bb le Mouvement Amazigh du Maroc. Ces niches ont compris que \u00ab lorsque la Kabylie est arros\u00e9e, c\u2019est toute Tamazgha qui moissonne \u00bb.<\/p>\n<p>Oui, la Kabylie, aujourd\u2019hui malmen\u00e9e, fut le th\u00e9\u00e2tre d\u2019un \u00e9veil intellectuel, culturel et politique qui a inspir\u00e9 et nourrit le d\u00e9bat autour du projet d\u00e9mocratique d\u2019une l\u2019Afrique du Nord qui peut et doit se ressourcer \u00e0 son socle amazigh.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans la trajectoire historique de chaque peuple qui aspire \u00e0 son \u00e9mancipation, il y a des moments qui sont des r\u00e9f\u00e9rences et des rep\u00e8res fondateurs. En Afrique du Nord, parmi les dates c\u00e9l\u00e9br\u00e9es par quasiment tous les Imazighens, on peut citer I\u1e0d n Yennayer et le 20 avril. Le premier est la nuit du nouvel &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":5124,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[8,10,13],"tags":[],"class_list":["post-5123","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-algerie","category-maroc","category-opinions"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/printemps-noir-2.jpg?fit=1090%2C720&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9uxE2-1kD","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5123","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5123"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5123\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5125,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5123\/revisions\/5125"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5124"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5123"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5123"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5123"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}