{"id":5636,"date":"2024-01-11T17:31:50","date_gmt":"2024-01-11T16:31:50","guid":{"rendered":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/?p=5636"},"modified":"2024-01-11T18:21:59","modified_gmt":"2024-01-11T17:21:59","slug":"aspects-de-la-secheresse-au-maroc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/aspects-de-la-secheresse-au-maroc\/","title":{"rendered":"Aspects de la s\u00e9cheresse au Maroc"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_4424\" aria-describedby=\"caption-attachment-4424\" style=\"width: 188px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-4424\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/chtatou-1.jpg?resize=188%2C250&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"188\" height=\"250\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-4424\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #000080;\"><strong>Dr. Mohamed Chtatou<\/strong><\/span><\/figcaption><\/figure>\n<p><em>Le Maroc d\u00e9pend fortement de l&rsquo;agriculture, de la p\u00eache et du tourisme, des secteurs d\u00e9j\u00e0 fortement touch\u00e9s par le changement climatique. En outre, les ressources du pays sont soumises \u00e0 des pressions croissantes. Certaines r\u00e9gions sont d\u00e9j\u00e0 menac\u00e9es par des p\u00e9nuries d&rsquo;eau d&rsquo;ici 2020 &#8211; 2040.<\/em><\/p>\n<p><strong>P\u00e9nurie d\u2019eau : amplification du conflit mondial<\/strong><\/p>\n<p>La pression sur les ressources en eau est un probl\u00e8me mondial. Depuis 1960, les pr\u00e9l\u00e8vements d&rsquo;eau mondiaux ont plus que doubl\u00e9, passant de 1 750 milliards de m\u00e8tres cubes \u00e0 4 000 milliards en 2014. [i] Au total, 17 pays abritant un quart de la population mondiale sont confront\u00e9s \u00e0 un stress hydrique de base \u00ab extr\u00eamement \u00e9lev\u00e9 \u00bb (consommant en moyenne 80 % ou plus de la population mondiale de leur approvisionnement en eau disponible chaque ann\u00e9e) \u2014 en particulier pour l&rsquo;agriculture irrigu\u00e9e, les industries et les municipalit\u00e9s. [ii]\n<p>Le changement climatique de la plan\u00e8te et la r\u00e9ponse humaine inad\u00e9quate pourraient aggraver la p\u00e9nurie d&rsquo;eau au point de forcer 700 millions de personnes cette d\u00e9cennie \u00e0 fuir leurs foyers dans des r\u00e9gions aussi disparates que les r\u00e9gions du Maghreb, du Sahel et de la Corne de l&rsquo;Afrique, le Levant et le \u00ab corridor sec \u00bb d&rsquo;Am\u00e9rique centrale selon les estimations de l\u2019ONU. Ce d\u00e9placement massif serait pr\u00e8s de 10 fois sup\u00e9rieur au niveau r\u00e9cent, historiquement \u00e9lev\u00e9, des d\u00e9placements humains dus \u00e0 la guerre dans le monde.<\/p>\n<p>Dans ces r\u00e9gions, une gestion non durable de l\u2019eau favorise les migrations, les troubles sociaux, les troubles et les conflits entre pays voisins. Le Moyen-Orient et l\u2019Afrique du Nord ont \u00e9t\u00e9 touch\u00e9s de mani\u00e8re disproportionn\u00e9e par la p\u00e9nurie d\u2019eau. Sur les 17 pays du monde confront\u00e9s \u00e0 un stress hydrique \u00ab extr\u00eamement \u00e9lev\u00e9 \u00bb, 12 se trouvent dans cette r\u00e9gion, et sept autres pays de la r\u00e9gion sont confront\u00e9s \u00e0 un stress hydrique \u00ab \u00e9lev\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Les conditions socio-\u00e9conomiques rendent \u00e9galement le Maghreb particuli\u00e8rement vuln\u00e9rable. La mauvaise gouvernance, le malaise \u00e9conomique et le ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9 des jeunes ont suscit\u00e9 de nombreuses protestations. Une relation \u00e9troite entre l\u2019eau et la politique \u2013 le Maroc en 2011 et la Tunisie en 2014 ont sp\u00e9cifiquement inscrit le droit \u00e0 l\u2019eau dans leur constitution \u2013 ne fait qu\u2019augmenter les chances que les probl\u00e8mes de p\u00e9nurie d\u2019eau et d\u2019\u00e9quit\u00e9 en eau deviennent des questions politiques fondamentales. [iii]\n<p>L\u2019Afrique du Nord, en particulier, a augment\u00e9 sa consommation d\u2019eau \u2013 de 346 pour cent en Alg\u00e9rie, de 337 pour cent en Libye et de 240 pour cent en Tunisie entre 1962 et 2017. Ces trois augmentations nationales figuraient parmi les 15 plus importantes au monde.<\/p>\n<p>Ces pays sont confront\u00e9s au dilemme de lutter contre la p\u00e9nurie d\u2019eau aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019un autre principal facteur d\u2019instabilit\u00e9 : l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire. La d\u00e9pendance du Maghreb \u00e0 l\u2019\u00e9gard des importations alimentaires et sa vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00e0 la hausse des prix, notamment du bl\u00e9, ont contribu\u00e9 \u00e0 alimenter les mouvements de protestation. Depuis 2020, la pand\u00e9mie de COVID-19 et la guerre russe en Ukraine ont fait augmenter les prix alimentaires mondiaux, l&rsquo;indice des prix des c\u00e9r\u00e9ales des Nations Unies ayant augment\u00e9 de plus de 60 pour cent en avril 2022. La principale mesure des pays pour r\u00e9duire l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire a \u00e9t\u00e9 d&rsquo;augmenter la production agricole. \u2013 et pourtant, cela a n\u00e9cessit\u00e9 une plus grande consommation d\u2019eau, ce qui aggrave davantage l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 hydrique au Maghreb. [iv]\n<p><strong>Fr\u00e9quence de p\u00e9riodes de s\u00e9cheresse<\/strong><\/p>\n<p>La premi\u00e8re cause de p\u00e9nurie d&rsquo;eau douce au Maroc est un manque physique d&rsquo;eau douce, caus\u00e9 par la position du Maroc dans un climat semi-aride. Le Maroc est class\u00e9 dans la cat\u00e9gorie des pays \u00e0 p\u00e9nurie d&rsquo;eau douce par le D\u00e9partement des affaires \u00e9conomiques et sociales des Nations Unies. Le rapport \u00e9tablit une distinction entre les pays \u00e0 p\u00e9nurie d&rsquo;eau physique et les pays \u00e0 p\u00e9nurie d&rsquo;eau \u00e9conomique, le Maroc \u00e9tant un pays \u00e0 p\u00e9nurie d&rsquo;eau physique parce que le Maroc a un climat tr\u00e8s variable. [v]\n<p>Le manque d&rsquo;eau douce au Maroc s&rsquo;explique \u00e9galement par le changement climatique mondial, qui entra\u00eene une diminution des pr\u00e9cipitations plus faibles et des s\u00e9cheresses plus graves. Le Maroc a d\u00e9j\u00e0 connu une baisse des pr\u00e9cipitations annuelles moyennes de sept pour cent au cours des trente derni\u00e8res ann\u00e9es. L&rsquo;un des effets de l&rsquo;augmentation de la s\u00e9cheresse et de la diminution des pr\u00e9cipitations en g\u00e9n\u00e9ral et que les aquif\u00e8res risquent de ne plus pouvoir se recharger aussi rapidement, ce qui r\u00e9duit leur capacit\u00e9 en tant que ressource renouvelable. En outre, en raison de la diminution de la recharge de l&rsquo;aquif\u00e8re et de l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation pr\u00e9vue du niveau de la mer, la salinit\u00e9 de l&rsquo;aquif\u00e8re pourrait augmenter jusqu&rsquo;\u00e0 30 g\/L1. Ce chiffre est \u00e0 comparer \u00e0 la salinit\u00e9 moyenne de la M\u00e9diterran\u00e9e, qui est de 38 g\/L1. [vi]\n<p>Les p\u00e9riodes de s\u00e9cheresse au Maroc ont augment\u00e9 en fr\u00e9quence et en intensit\u00e9 au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies, principalement en raison du changement climatique mondial et de la p\u00e9nurie d&rsquo;eau dans le pays. Cette situation a entra\u00een\u00e9 des probl\u00e8mes de plus en plus graves pour l&rsquo;\u00e9conomie, l&rsquo;agriculture et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, qui affectent diff\u00e9remment les m\u00e9nages ruraux et urbains. [vii]\n<p>La s\u00e9cheresse r\u00e9currente nuit aux moyens de subsistance des agriculteurs qui d\u00e9pendent de l&rsquo;agriculture et de l&rsquo;\u00e9levage et les pousse \u00e0 migrer vers les zones urbaines \u00e0 la recherche d&rsquo;un emploi. Les saisons de s\u00e9cheresse sont plus difficiles pour les femmes, qui sont souvent charg\u00e9es d&rsquo;aller chercher de l&rsquo;eau \u00e0 la maison, et les obligent \u00e0 assumer des responsabilit\u00e9s m\u00e9nag\u00e8res suppl\u00e9mentaires lorsque les hommes migrent vers les zones urbaines. [viii]\n<p>Au sujet de la s\u00e9cheresse dans le sud du Maroc, par exemple, Ahmed Karmaoui \u00e9crit\u00a0: [ix]\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em>\u2018\u2019Ce document pr\u00e9sente une analyse des impacts socio-\u00e9conomiques, physiques et biologiques de la s\u00e9cheresse et de la d\u00e9sertification dans la vall\u00e9e du Draa (sud du Maroc). Cette vall\u00e9e fait partie des zones les plus d\u00e9sertiques, o\u00f9 la s\u00e9cheresse est fr\u00e9quente et o\u00f9 la d\u00e9sertification est la premi\u00e8re menace environnementale dans la r\u00e9gion. Plus de 70 % de la population locale d\u00e9pend du secteur agricole, qui est vuln\u00e9rable \u00e0 la s\u00e9cheresse et \u00e0 la d\u00e9sertification. L&rsquo;importance et la complexit\u00e9 des d\u00e9fis (\u00e9cologiques, sociaux et \u00e9conomiques) ont fait na\u00eetre le besoin d&rsquo;\u00e9tudes plus approfondies sur ce sujet. Un ensemble de variables et de variables communes de la s\u00e9cheresse et de la d\u00e9sertification peut aider \u00e0 comprendre leurs impacts sur le bien-\u00eatre et leurs relations. Les r\u00e9sultats peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour fournir des informations afin de r\u00e9duire les risques associ\u00e9s. Les principaux r\u00e9sultats montrent que la zone \u00e9tudi\u00e9e souffre actuellement d&rsquo;une s\u00e9cheresse suivie d&rsquo;une d\u00e9sertification puis d&rsquo;inondations. Les facteurs naturels et humains sont tous deux \u00e0 l&rsquo;origine de la d\u00e9sertification. L&rsquo;\u00e9tude indique \u00e9galement un lien tr\u00e8s fort entre la d\u00e9sertification et la s\u00e9cheresse, ce qui est en accord avec plusieurs \u00e9tudes dans le monde.\u2019\u2019<\/em><\/p>\n<p><strong>Le changement climatique au Maroc<\/strong><\/p>\n<p>Les s\u00e9cheresses au Maroc augmentent en fr\u00e9quence et en intensit\u00e9. [x] Associ\u00e9e au changement climatique mondial, cette tendance sera probablement plus \u00e9vidente \u00e0 l\u2019avenir. Les d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par la s\u00e9cheresse au secteur agricole affectent \u00e0 la fois les moyens de subsistance ruraux et l\u2019\u00e9conomie nationale dans son ensemble. [xi]\n<p>Les \u00e9v\u00e9nements climatiques atmosph\u00e9riques r\u00e9currents, connus sous le nom de l\u2019oscillation australe El Ni\u00f1o (El Ni\u00f1o Southern Oscillation -ENSO-), [xii] pourraient encore aggraver cette situation. L&rsquo;ENSO a eu des impacts limit\u00e9s sur les s\u00e9cheresses de 2015-2016 au Maroc, mais d&rsquo;autres ph\u00e9nom\u00e8nes climatiques tels que, en particulier, l&rsquo;oscillation nord-atlantique (North Atlantic Oscillation -NAO-) [xiii] et l&rsquo;oscillation m\u00e9diterran\u00e9enne (Mediterranean Oscillation -MO-), [xiv] ont eu des impacts plus importants.<\/p>\n<p>La variabilit\u00e9 accrue du climat entra\u00eene des s\u00e9cheresses plus graves, qui nuisent au b\u00e9tail et aux cultures pluviales. De plus, les temp\u00e9ratures moyennes au Maroc augmentent et les pr\u00e9cipitations deviennent plus sporadiques, affectant davantage certaines r\u00e9gions du pays que d\u2019autres. [xv]\n<p>Les activit\u00e9s agricoles et agroalimentaires g\u00e9n\u00e8rent plus de 30 pour cent de l\u2019emploi au Maroc. Le secteur agricole produit \u00e9galement 20 pour cent du PIB et 35 pour cent des exportations. Les cultures pluviales, comme le bl\u00e9, [xvi] sont essentielles \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire nationale et \u00e0 la survie du b\u00e9tail, mais elles sont \u00e9galement les plus affect\u00e9es par la variabilit\u00e9 climatique. En tant que telle, l\u2019augmentation des s\u00e9cheresses repr\u00e9sente un \u00ab passif \u00e9ventuel \u00bb pour l\u2019\u00e9conomie marocaine. Cela a un impact sur la balance commerciale du Maroc, car les exportations agricoles diminuent et les importations de produits alimentaires et fourragers augmentent pour r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019augmentation de la demande int\u00e9rieure.<\/p>\n<p>Au sujet de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, <em>Fellah Trade <\/em>\u00e9crit\u00a0: [xvii]\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em>\u2018\u2019Au Maroc, la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire est une priorit\u00e9 qui retient une attention particuli\u00e8re de la part du gouvernement et des acteurs de la soci\u00e9t\u00e9. En effet, le pays conna\u00eet une croissance rapide de la population, une urbanisation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e, une d\u00e9gradation des ressources naturelles et un r\u00e9chauffement climatique avec des \u00e9v\u00e8nements extr\u00eames ce qui exerce une pression croissante sur les syst\u00e8mes alimentaires et les rend plus vuln\u00e9rables aux chocs \u00e9conomiques, environnementaux et sociopolitiques.<\/em><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em>Face \u00e0 ces d\u00e9fis, le gouvernement marocain a mis en place une strat\u00e9gie d&rsquo;agriculture intelligente face au climat, ax\u00e9e sur des pratiques agricoles durables et un syst\u00e8me de d\u00e9veloppement territorial inclusif. Ce qui implique la promotion de cultures durables, l&rsquo;am\u00e9lioration de l&rsquo;efficacit\u00e9 des syst\u00e8mes d&rsquo;irrigation, le renforcement de la gestion des ressources naturelles et la cr\u00e9ation des emplois verts.<\/em><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em>Ainsi, depuis plusieurs ann\u00e9es, le Maroc a fait des progr\u00e8s significatifs en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Selon l&rsquo;Indice de la faim dans le monde de 2019, le Maroc se classe au 45\u00e8me rang sur 117 pays, ce qui repr\u00e9sente une am\u00e9lioration de 16 places par rapport \u00e0 2008. Le pays a \u00e9galement adopt\u00e9 le\u00a0<strong>Programme National de Nutrition en Afrique<\/strong>, visant \u00e0 garantir une alimentation saine et nutritive pour tous.\u2019\u2019<\/em><\/p>\n<p>Actuellement, le gouvernement m\u00e8ne d\u2019importants programmes de surveillance et d\u2019assurance r\u00e9colte, mais il est possible de faire davantage pour partager l\u2019information et renforcer la coordination intergouvernementale et interinstitutionnelle, en particulier avec les autorit\u00e9s au niveau des bassins fluviaux.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9ficit pluviom\u00e9trique annuel<\/strong><\/p>\n<p>Le Maroc conna\u00eet des d\u00e9ficits pluviom\u00e9triques annuels depuis 2015, entra\u00eenant un faible ruissellement, une r\u00e9duction de l&rsquo;approvisionnement en eau des barrages et une diminution de la recharge des eaux souterraines. Dans les r\u00e9gions o\u00f9 la demande d\u00e9pend exclusivement des syst\u00e8mes d\u2019approvisionnement locaux, les ann\u00e9es de s\u00e9cheresse successives ont provoqu\u00e9 des p\u00e9nuries chroniques. Selon le World Resources Institute (WRI), le Maroc se classe au 22<sup>\u00e8me<\/sup> rang des pays les plus expos\u00e9s au risque de p\u00e9nurie d\u2019eau. La quantit\u00e9 d\u2019eau par habitant au Maroc est actuellement de 606 m3, contre 2\u00a0560 m3 dans les ann\u00e9es 1960, selon le minist\u00e8re de l\u2019Equipement et de l\u2019Eau, ce ratio devrait baisser \u00e0 500 m3\/habitant\/an d\u2019ici 2030. [xviii]\n<p>La Direction G\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;Hydraulique, au sein du minist\u00e8re de l&rsquo;Equipement et de l&rsquo;Eau, d\u00e9termine les priorit\u00e9s gouvernementales et investit dans de grands projets d&rsquo;infrastructures dans le secteur comme des barrages, des canalisations et des syst\u00e8mes de canaux. L&rsquo;ONEE (Office National de l&rsquo;\u00c9lectricit\u00e9 et de l&rsquo;Eau) est le service public national d&rsquo;eau et d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 et la soci\u00e9t\u00e9 qui investit dans les grands projets strat\u00e9giques et structurels d&rsquo;eau potable et d&rsquo;assainissement. Entreprise publique, l&rsquo;ONEE administre \u00e9galement couramment les appels d&rsquo;offres publics pour le secteur. Outre le r\u00f4le de l\u2019ONEE dans le secteur de l\u2019eau, des entreprises priv\u00e9es de Rabat, Casablanca et Tanger sont responsables de l\u2019approvisionnement et de la distribution de l\u2019eau potable. [xix]\n<p>Pour reconstruire et restaurer la disponibilit\u00e9 de l\u2019eau \u00e0 travers le pays, le Maroc a mis en \u0153uvre un \u00ab Plan National de l\u2019Eau 2020-2050 [xx] \u00bb (PNE) en 2020, [xxi] d\u00e9finissant un plan d\u2019action ambitieux pour investir pr\u00e8s de 40 milliards de dollars dans le secteur de l\u2019eau. En mai 2022, le Roi Mohammed VI a donn\u00e9 des instructions pour allouer un budget suppl\u00e9mentaire en soutien au Programme National d&rsquo;Approvisionnement en Eau Potable et d&rsquo;Irrigation 2020-2027 (un sous-ensemble du Plan National de l&rsquo;Eau). [xxii]\n<p>Au sujet de la p\u00e9nurie d\u2019eau au Maroc, Cristina Novo a \u00e9crit\u00a0: [xxiii]\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em>\u2018\u2019La diminution des ressources en eau au Maroc est imput\u00e9e \u00e0 des facteurs environnementaux, ainsi qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;augmentation de la demande et \u00e0 la surexploitation des eaux souterraines pour l&rsquo;irrigation. Un rapport de 2020 de l&rsquo;Institut marocain d&rsquo;analyse politique, r\u00e9dig\u00e9 par Amal Ennabih, indique que les politiques d&rsquo;irrigation sont l&rsquo;une des causes des probl\u00e8mes de p\u00e9nurie d&rsquo;eau, car l&rsquo;irrigation consomme environ 80 % de l&rsquo;eau dans le pays.<\/em><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em>Le ministre Baraka a soulign\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;am\u00e9liorer l&rsquo;efficacit\u00e9 de l&rsquo;eau pour r\u00e9pondre aux besoins en eau du pays face au changement climatique. Il a indiqu\u00e9 que le Maroc est pass\u00e9 de la p\u00e9nurie d&rsquo;eau \u00e0 un stress hydrique extr\u00eame et qu&rsquo;il perdra 30 % de ses ressources en eau par an d&rsquo;ici 2050.\u2019\u2019<\/em><\/p>\n<p><strong>D\u00e9fis<\/strong><\/p>\n<p>La s\u00e9cheresse et la hausse des prix alimentaires sont les deux principales crises auxquelles les hommes et les femmes accordent la priorit\u00e9. Ces deux impacts constituent les crises les plus importantes dans leurs communaut\u00e9s.<\/p>\n<p>Les pertes de revenus et de moyens de subsistance constituent les plus grands d\u00e9fis. En raison de la s\u00e9cheresse, la capacit\u00e9 des agriculteurs \u00e0 d\u00e9pendre de l&rsquo;agriculture comme source de revenus diminue. Les membres masculins des communaut\u00e9s rurales qui consid\u00e9raient autrefois l&rsquo;agriculture comme leur principale source de revenus ont d\u00e9cid\u00e9 de migrer vers les zones urbaines \u00e0 la recherche d&#8217;emplois temporaires ou permanents. [xxiv]\n<p>Les femmes sont les plus touch\u00e9es pendant la saison de s\u00e9cheresse. La s\u00e9cheresse et le manque d&rsquo;eau, combin\u00e9s \u00e0 la migration des hommes vers les zones urbaines, affectent le r\u00f4le des femmes dans le foyer. Les femmes sont principalement charg\u00e9es d\u2019aller chercher l\u2019eau, et la s\u00e9cheresse rend l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau difficile. De plus, avec la migration des hommes vers les zones urbaines, les femmes assument davantage de responsabilit\u00e9s en plus de leurs t\u00e2ches quotidiennes existantes, ce qui les place dans des circonstances tr\u00e8s accablantes.<\/p>\n<p>En raison de la s\u00e9cheresse et du co\u00fbt de l\u2019\u00e9nergie, les agriculteurs abandonnent leurs cultures. Les informateurs cl\u00e9s rapportent \u00e9galement que les zones les plus touch\u00e9es sont celles o\u00f9 les moyens de subsistance agricoles reposent sur l&rsquo;agriculture pluviale. Les agriculteurs et les \u00e9leveurs r\u00e9sidant dans les montagnes sont confront\u00e9s \u00e0 une r\u00e9duction significative de leurs revenus en raison des d\u00e9fis \u00e9conomiques et de la hausse des prix.<\/p>\n<p>Les agriculteurs ont progressivement cess\u00e9 d\u2019utiliser des semences\/semis\/cultures locales, dans le but d\u2019obtenir un rendement plus \u00e9lev\u00e9 en utilisant des produits \u00e9trangers qui ont montr\u00e9 une faible r\u00e9silience au climat et aux conditions m\u00e9t\u00e9orologiques marocaines.<\/p>\n<p>Les d\u00e9fis globaux en mati\u00e8re d\u2019agriculture et de moyens de subsistance affectent la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire ; les femmes et les hommes interrog\u00e9s ont donn\u00e9 la priorit\u00e9 \u00e0 l\u2019alimentation et \u00e0 la nutrition comme \u00e9tant le deuxi\u00e8me impact le plus important, apr\u00e8s les moyens de subsistance. Les prix des produits alimentaires ont augment\u00e9 avec un taux d&rsquo;inflation alimentaire de 15 % en juin 2022 par rapport au m\u00eame mois en 2021. [xxv]\n<p>Les d\u00e9penses des services v\u00e9t\u00e9rinaires ont augment\u00e9 en raison des co\u00fbts des produits n\u00e9cessaires et du carburant ; cela a pouss\u00e9 les \u00e9leveurs \u00e0 r\u00e9duire la fr\u00e9quence des contr\u00f4les v\u00e9t\u00e9rinaires.<\/p>\n<p>Les syst\u00e8mes de march\u00e9 li\u00e9s au b\u00e9tail, comme ceux de la viande, des produits laitiers, des aliments pour animaux, etc., comptent parmi les syst\u00e8mes de march\u00e9 les plus touch\u00e9s par la s\u00e9cheresse. Cela affecte les femmes, qui sont les principaux acteurs de la cha\u00eene de valeur de l&rsquo;\u00e9levage \u00e0 travers la production laiti\u00e8re, la fourniture de fourrage\/aliments pour animaux, le nettoyage et parfois le p\u00e2turage sur le terrain. [xxvi]\n<p>La consommation d&rsquo;eau est r\u00e9duite en raison des d\u00e9penses \u00e9lev\u00e9es d&rsquo;irrigation et la raret\u00e9 de l&rsquo;eau pousse souvent les agriculteurs \u00e0 pomper davantage d&rsquo;eau souterraine.<\/p>\n<p>Les gens utilisent moins d\u2019eau m\u00eame s\u2019ils savent que cela signifie que leurs r\u00e9coltes seront moindres. Sur le march\u00e9 actuel, ils ne peuvent pas couvrir les co\u00fbts de l\u2019irrigation m\u00eame s\u2019ils sont en mesure de vendre leurs r\u00e9coltes plus tard. Le co\u00fbt de production \u00e9lev\u00e9 et le pouvoir d\u2019achat limit\u00e9 r\u00e9duisent directement la quantit\u00e9 de nourriture que les agriculteurs peuvent produire. [xxvii]\n<p>Dans certains cas, la p\u00e9nurie d\u2019eau oblige les agriculteurs \u00e0 pomper davantage d\u2019eau souterraine pour irriguer leurs cultures. On ne sait pas exactement quelles implications cela aura sur les cons\u00e9quences du changement climatique et sur les solutions et l\u2019adaptation durables \u00e0 long terme. Dans certains cas, le pompage de l\u2019eau gr\u00e2ce \u00e0 des \u00e9nergies renouvelables \u00e0 l\u2019aide de panneaux solaires permet aux agriculteurs de pomper au-del\u00e0 de leurs besoins r\u00e9els et d\u2019\u00e9puiser consid\u00e9rablement les eaux souterraines. [xxviii]\n<p><strong>Opportunit\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>Le financement du Plan National de l&rsquo;Eau (PNE) et de son sous-ensemble, le Programme National pour l\u2019Approvisionnement en Eau Potable et l\u2019Irrigation (PNAEPI : 2020-2027), [xxix] a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 en janvier 2020. Le PNAEPI, couvrant la p\u00e9riode 2020-2027 avec un budget de 11 milliards de dollars, tente de r\u00e9duire les impacts climatiques et garantir la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019eau \u00e0 travers :<\/p>\n<ul>\n<li>La construction de 20 barrages, d&rsquo;une capacit\u00e9 totale de 5,38 milliards de m\u00e8tres cubes. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, cinq grands barrages ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9s pour un co\u00fbt total de 658 millions de dollars. Le Maroc compte 149 grands barrages d&rsquo;une capacit\u00e9 totale de 19,1 milliards de m3 et 137 petits\/moyens barrages.<\/li>\n<li>La recherche de nouvelles eaux souterraines pour renforcer l&rsquo;approvisionnement en eau potable (la Direction de la Recherche et de la Planification de l\u2019Eau (DRPE) [xxx] s&rsquo;est engag\u00e9 \u00e0 financer 80 millions de dollars tandis que l&rsquo;ONEE apportera une contribution de 56 millions de dollars).<\/li>\n<li>La construction de trois nouvelles stations de dessalement pour une capacit\u00e9 de production totale de 243 300 m3\/jour. La construction de l\u2019usine de dessalement de Casablanca d\u00e9butera d\u2019ici fin 2023 avec pour objectif d\u2019\u00eatre op\u00e9rationnelle d\u2019ici 2027.<\/li>\n<li>Un projet d&rsquo;am\u00e9nagement hydro-agricole visant \u00e0 sauvegarder la plaine du Saiss \u00e0 travers la construction d&rsquo;un canal et d&rsquo;un r\u00e9seau de transfert des eaux du barrage de Mdez.<\/li>\n<li>Garantir l&rsquo;approvisionnement en eau potable dans les zones rurales en veillant \u00e0 ce que 160 centres d&rsquo;eau potable soient enti\u00e8rement \u00e9quip\u00e9s et en modernisant 659 centres suppl\u00e9mentaires pour approvisionner environ 1,2 million d&rsquo;habitants. L&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;eau potable en milieu rural atteint 98,5% pour les infrastructures et les b\u00e2timents alors que les branchements individuels ne d\u00e9passent pas 44%.<\/li>\n<li>Mettre en \u0153uvre le plan de r\u00e9utilisation des eaux us\u00e9es pour l&rsquo;irrigation des espaces verts, qui comprend le traitement et la r\u00e9utilisation des eaux us\u00e9es dans 128 villes et centres urbains, ainsi que le raccordement de plus de 1 200 zones rurales aux r\u00e9seaux d&rsquo;eaux us\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Une deuxi\u00e8me phase d&rsquo;investissement est une extension du Programme National pour l\u2019Approvisionnement en Eau Potable et l\u2019Irrigation (PNAEPI : 2020-2027) qui se concentrera sur la gestion, le traitement et le stockage de l&rsquo;eau. Ce plan se concentrera sur l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019approvisionnement en eau \u00e0 travers :<\/p>\n<ul>\n<li>La construction de barrages : construire 50 grands barrages, visant \u00e0 augmenter la capacit\u00e9 de stockage \u00e0 32 milliards de m\u00e8tres cubes d&rsquo;ici 2050\u00a0;<\/li>\n<li>Le raccordement des bassins hydrauliques : Les projets de transfert d\u2019eau entre bassins sont essentiels pour garantir une gestion flexible et int\u00e9gr\u00e9e de l\u2019eau entre les zones aux ressources en eau abondantes (au nord du Maroc) et les zones moins abondantes (l\u2019int\u00e9rieur et le sud du Maroc). Interconnexion entre les bassins du Sebou et du Bouregreg, comme d\u00e9but\u00a0;<\/li>\n<li>Le dessalement de l&rsquo;eau de mer\u00a0;<\/li>\n<li>L\u2019int\u00e9gration de tous les centres ruraux dans un syst\u00e8me structur\u00e9 d\u2019approvisionnement en eau potable\u00a0;<\/li>\n<li>La fourniture des ressources en eau n\u00e9cessaires au d\u00e9veloppement d\u2019une agriculture durable ; et<\/li>\n<li>La pr\u00e9servation des \u00e9cosyst\u00e8mes et la lutte contre la pollution.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Raret\u00e9 des ressources au Maroc<\/strong><\/p>\n<p>En 2008, le Maroc a lanc\u00e9 son Plan Maroc Vert pour stimuler la production alimentaire, notamment en d\u00e9veloppant les cha\u00eenes d&rsquo;approvisionnement de production et en m\u00e9canisant l&rsquo;agriculture. La production alimentaire a augment\u00e9 et le nombre de Marocains sous-aliment\u00e9s est pass\u00e9 de 1,8 million \u00e0 1,3 million en 2019, soit une baisse de pr\u00e8s de 25 pour cent. Alors que le Plan Maroc Vert [xxxi] se concentrait sur les changements structurels de l\u2019approvisionnement alimentaire, un nouveau plan, G\u00e9n\u00e9ration Verte 2020-2030, met l\u2019accent sur le d\u00e9veloppement humain dans les r\u00e9gions rurales, notamment la cr\u00e9ation de richesse individuelle, la diversification des opportunit\u00e9s d\u2019emploi et la promotion de l\u2019entrepreneuriat. Il vise \u00e9galement \u00e0 moderniser et \u00e0 diversifier le d\u00e9veloppement agricole traditionnel. [xxxii]\n<p>Cette nouvelle focalisation sur le d\u00e9veloppement humain est une r\u00e9ponse aux gains in\u00e9gaux du Plan Maroc Vert. Les grandes exploitations industrielles sont responsables d\u2019une grande partie du d\u00e9veloppement agricole, tandis que les r\u00e9gions agricoles plus petites et plus pauvres ont connu une croissance plus lente et une baisse des investissements. L\u2019accent mis par le Maroc sur l\u2019agriculture d\u2019exportation a \u00e9galement r\u00e9duit la superficie des terres consacr\u00e9es aux c\u00e9r\u00e9ales, le rendant ainsi plus d\u00e9pendant des importations \u00e9trang\u00e8res.<\/p>\n<p>Comme le montre la guerre en Ukraine, cette d\u00e9pendance augmente l\u2019exposition du Maroc aux chocs de prix ext\u00e9rieurs. Environ 12 pour cent de la population vit l\u00e9g\u00e8rement au-dessus du seuil de pauvret\u00e9, [xxxiii] tandis que les m\u00e9nages de la classe moyenne consacrent encore environ 40 pour cent de leurs revenus \u00e0 l&rsquo;alimentation. Ces statistiques sugg\u00e8rent que m\u00eame des chocs de prix marginaux pourraient avoir des effets dramatiques sur la consommation des m\u00e9nages. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, les subventions gouvernementales ont prot\u00e9g\u00e9 les citoyens du plein impact de la hausse des prix alimentaires, mais cette tactique ne peut pas \u00eatre maintenue \u00e0 long terme.<\/p>\n<p>Compte tenu de la menace persistante d\u2019augmentation des prix alimentaires pour la stabilit\u00e9 int\u00e9rieure, le pays a pris peu de mesures de croissance pour att\u00e9nuer la menace de p\u00e9nurie d\u2019eau, qui a longtemps \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme un jeu \u00e0 somme nulle pour la production alimentaire. Le Plan G\u00e9n\u00e9ration Verte a mis en avant les ressources en eau et la d\u00e9gradation de l\u2019environnement comme des questions centrales, mais elles restent clairement secondaires par rapport au d\u00e9veloppement agricole.<\/p>\n<p>Le Conseil Economique, Social et Environnemental -CESE-, affili\u00e9 au gouvernement, a mis en exergue des \u00e9tudes selon lesquelles les habitudes actuelles de consommation d&rsquo;eau, associ\u00e9es aux effets du changement climatique, pourraient contribuer \u00e0 une perte de 80 pour cent de toutes les ressources en eau au Maroc d&rsquo;ici 2045. [xxxiv] Le conseil souligne une menace pos\u00e9e par l\u2019\u00e9puisement rapide des aquif\u00e8res souterrains, que le Maroc a largement exploit\u00e9s pour son expansion agricole. Les aquif\u00e8res ont baiss\u00e9 de fa\u00e7on alarmante et leur eau a \u00e9t\u00e9 d\u00e9grad\u00e9e par l&rsquo;intrusion d&rsquo;eau de mer, la pollution par les nitrates (provenant des engrais ou des eaux us\u00e9es) et l&rsquo;augmentation naturelle de la salinit\u00e9. Compte tenu de la lenteur de la recharge de ces aquif\u00e8res, leur \u00e9puisement et leur d\u00e9gradation auront de graves cons\u00e9quences sur la stabilit\u00e9 socio-\u00e9conomique du Maroc.<\/p>\n<p>Concernant l\u2019\u00e9tat de l\u2019eau au Maroc Le Conseil Economique, Social et Environnemental -CESE- a \u00e9crit dans un rapport intitul\u00e9\u00a0: \u2018\u2019 La gouvernance par la gestion int\u00e9gr\u00e9e des ressources en eau au Maroc : Levier fondamental de d\u00e9veloppement durable\u2019\u2019\u00a0: [xxxv]\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em>\u2018\u2019 L\u2019\u00e9conomie du Maroc demeure r\u00e9solument rythm\u00e9e par les fluctuations de l\u2019activit\u00e9 agricole, plut\u00f4t croissante malgr\u00e9 des bilans pluviom\u00e9triques annuels contrast\u00e9s. Il est \u00e0 noter que le bilan pluviom\u00e9trique national est caract\u00e9ris\u00e9 par une forte variabilit\u00e9 spatiale ; certaines r\u00e9gions (du nord-ouest notamment) enregistrent une pluviom\u00e9trie normale tr\u00e8s exc\u00e9dentaire alors que d\u2019autres r\u00e9gions (du sud et du sud-est notamment) connaissent r\u00e9guli\u00e8rement une situation pluviom\u00e9trique d\u00e9ficitaire. Ainsi les effets directs et indirects de cette denr\u00e9e deviennent d\u00e8s lors \u00e9vidents sur les secteurs productifs et par cons\u00e9quent sur le PIB du pays. <\/em><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em>Par ailleurs, le Maroc assiste ces derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 une accentuation de la pression sur les ressources en eau en raison de la conjugaison de plusieurs facteurs dont : <\/em><\/p>\n<ul>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ul>\n<li><em> les habitudes de consommation des RE peu \u00e9conomes voire d\u00e9raisonn\u00e9es dans certains cas; <\/em><\/li>\n<li><em> les modes d\u2019exploitation utilis\u00e9s des RE et qui sont rendus parfois agressifs par les avanc\u00e9es techniques et technologiques qui peuvent impacter irr\u00e9versiblement voire an\u00e9antir compl\u00e8tement des \u00e9cosyst\u00e8mes entiers ; <\/em><\/li>\n<li><em> une croissance non g\u00e9r\u00e9e de la population urbaine et p\u00e9riurbaine ce qui rend complexe les processus de collecte, d\u2019\u00e9vacuation et d\u2019\u00e9limination des d\u00e9chets m\u00e9nagers et assimil\u00e9s qui se retrouvent souvent \u00e9vacu\u00e9s dans des d\u00e9charges sauvages et dans les cours d\u2019eau ; <\/em><\/li>\n<li><em> les autres formes de pollution engendr\u00e9e par l\u2019activit\u00e9 de l\u2019Homme, et notamment dans les secteurs productifs.\u2019\u2019<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Projections de changement climatique pour le Maroc<\/strong><\/p>\n<p>Les effets du changement climatique sont de plus en plus pr\u00e9sents au Maroc, identifi\u00e9 comme pays tr\u00e8s vuln\u00e9rable par le 4\u00e8me rapport d&rsquo;\u00e9valuation du Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur l&rsquo;\u00e9volution du climat (GIEC) des Nations Unies. [xxxvi] Les r\u00e9gions marocaines sont touch\u00e9es par la s\u00e9cheresse, l\u2019augmentation des temp\u00e9ratures moyennes, les vagues de chaleur, l\u2019\u00e9volution des r\u00e9gimes pluviom\u00e9triques, les pr\u00e9cipitations extr\u00eames, les inondations et l\u2019\u00e9l\u00e9vation du niveau de la mer.<\/p>\n<p>Depuis les ann\u00e9es 1960, une augmentation de 1\u00b0C a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e sur l&rsquo;ensemble du pays et les projections montrent une augmentation de 1 \u00e0 1,5\u00b0 jusqu&rsquo;en 2050. Parall\u00e8lement aux changements de temp\u00e9rature, la couverture neigeuse des montagnes va encore diminuer. Les pr\u00e9cipitations sont devenues plus irr\u00e9guli\u00e8res et ont diminu\u00e9 de 3 \u00e0 30 % dans diff\u00e9rentes r\u00e9gions. [xxxvii]\n<p>Le sch\u00e9ma saisonnier a \u00e9galement chang\u00e9 avec une augmentation des pr\u00e9cipitations &#8211; des pluies plus longues et intenses &#8211; en octobre et novembre, provoquant souvent des inondations et des r\u00e9ductions substantielles pendant le reste de l&rsquo;ann\u00e9e. Les p\u00e9riodes s\u00e8ches se sont allong\u00e9es, notamment \u00e0 la fin de la saison des pluies. Les pr\u00e9cipitations annuelles continueront de baisser au cours du XXIe si\u00e8cle et affecteront de grandes parties du pays. [xxxviii]\n<p>Les projections montrent une diminution des pr\u00e9cipitations moyennes de 10 \u00e0 20% \u00e0 travers le pays, avec une diminution de 30% pour la r\u00e9gion saharienne d&rsquo;ici 2100. Les p\u00e9riodes s\u00e8ches s&rsquo;\u00e9tendront \u00e9galement sur 5 jours d&rsquo;ici 2100. Les \u00e9v\u00e9nements m\u00e9t\u00e9orologiques extr\u00eames tels que les vagues de chaleur, les pr\u00e9cipitations extr\u00eames, les inondations et les s\u00e9cheresses sont devenus plus fr\u00e9quents et plus graves. [xxxix]\n<p>Au Maroc, la s\u00e9cheresse s&rsquo;est produite une fois tous les cinq ans avant 1990, mais une fois tous les deux ans de 1990 \u00e0 2000. [xl] On s\u2019attend \u00e0 ce que les vagues de chaleur durent 26 jours de plus en 2100. Enfin, du fait de nombreux changements climatiques, le niveau de la mer pourrait monter de 18 \u00e0 59 cm avant la fin du si\u00e8cle (GIEC). Deux tiers des plages marocaines sont d\u00e9j\u00e0 menac\u00e9s par l&rsquo;\u00e9rosion et les risques de temp\u00eates le long du littoral augmentent.<\/p>\n<p>Ces changements climatiques ont d\u00e9j\u00e0 des impacts importants sur les syst\u00e8mes naturels, humains et \u00e9conomiques du Maroc. Les ressources en eau sont particuli\u00e8rement soumises \u00e0 une pression croissante. Des p\u00e9nuries d&rsquo;eau sont attendues d&rsquo;ici 2020 et 2050 dans certaines r\u00e9gions du Sud.<\/p>\n<p>Au sujet de la gestion du ph\u00e9nom\u00e8ne de s\u00e9cheresse cyclique au Maroc USAID et International Water Management Institute -IWMI- \u00e9crivent\u00a0: [xli]\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em>\u2018\u2019Depuis le milieu des ann\u00e9es 1990, le gouvernement marocain s&rsquo;efforce s\u00e9rieusement de s&rsquo;\u00e9loigner d&rsquo;une approche de r\u00e9ponse \u00e0 la crise \u00e0 une approche de gestion des risques de s\u00e9cheresse. Cependant, les politiques publiques n&rsquo;ont pas encore pris en compte la vuln\u00e9rabilit\u00e9 sp\u00e9cifique des communaut\u00e9s rurales en p\u00e9riode de s\u00e9cheresse. Environ la moiti\u00e9 de la population marocaine vit dans des zones rurales, et deux ruraux sur trois travaillent dans l&rsquo;agriculture dans l&rsquo;agriculture ou l&rsquo;agro-industrie. Les effets n\u00e9fastes de la s\u00e9cheresse sur l&#8217;emploi peuvent avoir des cons\u00e9quences redoutables pour les familles et les communaut\u00e9s.<\/em><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em>Les interventions en cas de s\u00e9cheresse sont contr\u00f4l\u00e9es par des lignes directrices et des strat\u00e9gies juridiques pr\u00e9d\u00e9finies. Celles-ci d\u00e9finissent les conditions qui requi\u00e8rent une d\u00e9claration officielle de la s\u00e9cheresse, et d\u00e9finissent clairement les actions \u00e0 prendre dans diff\u00e9rentes situations, avec des responsabilit\u00e9s pour les agences gouvernementales nationales et les autorit\u00e9s locales des bassins hydrographiques. Difficult\u00e9s li\u00e9es \u00e0 la d\u00e9claration des s\u00e9cheresses, les limites impos\u00e9es au partage d&rsquo;informations avant que la situation de crise ne soit atteinte, et d&rsquo;autres complexit\u00e9s dans la gestion de la s\u00e9cheresse permettent d&rsquo;am\u00e9liorer et d&rsquo;actualiser les syst\u00e8mes de soutien.\u2019\u2019<\/em><\/p>\n<p><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n<p>Selon les estimations des Nations unies, l&rsquo;\u00e9volution du climat de la plan\u00e8te et la r\u00e9ponse inad\u00e9quate de l&rsquo;homme pourraient aggraver la p\u00e9nurie d&rsquo;eau au point de forcer 700 millions de personnes \u00e0 fuir leur foyer au cours de cette d\u00e9cennie dans des r\u00e9gions aussi disparates que le Maghreb, le Sahel et la Corne de l&rsquo;Afrique, le Levant et le \u00ab\u00a0corridor sec\u00a0\u00bb de l&rsquo;Am\u00e9rique centrale. Ces d\u00e9placements massifs repr\u00e9senteraient pr\u00e8s de dix fois le niveau r\u00e9cent, historiquement \u00e9lev\u00e9, des d\u00e9placements humains dus \u00e0 la guerre dans le monde.<\/p>\n<p>Le Maroc est un des pays du monde les plus touch\u00e9s par le stress hydrique. La p\u00e9nurie d&rsquo;eau impose des contraintes \u00e9conomiques importantes, qui devraient s&rsquo;aggraver \u00e0 mesure que le pays s&rsquo;approche du seuil absolu de 500 m\u00e8tres cubes d&rsquo;eau par personne et par an d&rsquo;ici \u00e0 2030. Le changement climatique est susceptible d&rsquo;avoir des effets cumulatifs et en cascade sur la s\u00e9curit\u00e9 de l&rsquo;eau au Maroc. [xlii]\n<p>Le Maroc a pris d\u2019importantes mesures positives en mati\u00e8re de gestion des risques de s\u00e9cheresse au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, mais des am\u00e9liorations semblent encore possibles. Des efforts d&rsquo;investissement importants dans le stockage des eaux de surface et la mobilisation de 73 installations, ainsi qu&rsquo;une disponibilit\u00e9 importante d&rsquo;eaux souterraines renouvelables, devraient permettre de s\u00e9curiser des ressources en eau suffisamment importantes pour r\u00e9pondre aux besoins de sa population, un d\u00e9veloppement harmonieux des diff\u00e9rents secteurs de l&rsquo;\u00e9conomie et contribuer de mani\u00e8re significative \u00e0 sa s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. [xliii]\n<p>Le Maroc a peut-\u00eatre mieux g\u00e9r\u00e9 ce dilemme que nombre de ses voisins, en am\u00e9liorant consid\u00e9rablement sa s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et \u00e9conomique gr\u00e2ce au d\u00e9veloppement agricole, tout en augmentant ses pr\u00e9l\u00e8vements d\u2019eau de seulement 12 pour cent depuis 1977. Pourtant, le Maroc s\u2019attend d\u00e9sormais \u00e0 atteindre une \u00ab p\u00e9nurie absolue d\u2019eau \u00bb (ayant moins de 500 m\u00e8tres cubes par personne et par an) d&rsquo;ici 2030. Et si le Maroc a \u00e9t\u00e9 moins confront\u00e9 aux protestations de masse ou aux bouleversements int\u00e9rieurs de ses voisins nord-africains, il a \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin de soi-disant manifestations de la soif, d\u00e9clench\u00e9es par les coupures d&rsquo;eau dans le sud. <sup>[xliv]<\/sup><\/p>\n<p>Si le Maroc est \u00e0 la fois l\u2019un des pays les plus stables politiquement de la r\u00e9gion et l\u2019un des plus efficaces dans la gestion de ses ressources en eau, alors ses succ\u00e8s, ses \u00e9checs et ses perspectives fournissent une base pr\u00e9cieuse pour \u00e9valuer l\u2019avenir de l\u2019Afrique du Nord en mati\u00e8re de p\u00e9nurie d\u2019eau, l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire et l\u2019instabilit\u00e9 politique.<\/p>\n<p>Toutefois, pour la Banque mondiale, le Maroc est appel\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper un plan national de s\u00e8cheresse bien qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9 beaucoup d\u2019\u00e9l\u00e9ments de ce plan sont d\u00e9j\u00e0 en application\u00a0: [xlv<a href=\"#_edn45\" name=\"_ednref45\">]<\/a><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em>\u2018\u2019Le Maroc ne dispose actuellement pas d\u2019une politique ou d\u2019une strat\u00e9gie nationale globale de gestion de la s\u00e9cheresse, m\u00eame si de nombreux \u00e9l\u00e9ments de base et instruments potentiels pour sa mise en \u0153uvre sont d\u00e9j\u00e0 en place. D\u2019autres, cependant, font encore d\u00e9faut, tout comme un m\u00e9canisme de coordination institutionnelle bien d\u00e9fini. Ce serait, donc utile que le gouvernement d\u00e9veloppe une telle politique ou strat\u00e9gie en consultation avec les principaux acteurs publics et les acteurs du secteur priv\u00e9, y compris aux niveaux r\u00e9gional (par exemple, bassin fluvial) et local dans ces secteurs et les zones g\u00e9ographiques qui ont historiquement \u00e9t\u00e9 les plus touch\u00e9es par des s\u00e9cheresses r\u00e9currentes. Ce processus, qui devrait \u00eatre de nature participative, pourrait s\u2019appuyer sur l\u2019exp\u00e9rience historique du pays en mati\u00e8re de gestion de la s\u00e9cheresse, mais aussi \u00eatre inform\u00e9 des le\u00e7ons de l&rsquo;exp\u00e9rience et des bonnes pratiques d\u00e9montr\u00e9es ailleurs dans la r\u00e9gion et \u00e0 l\u2019international.\u2019\u2019 <\/em><\/p>\n<p><strong>Notes de fin de texte<\/strong>\u00a0:<\/p>\n[i] Richie, Hannah &amp; Max Roser. (2015). Water Use and Stress. How much water do we use? How did it change over time? <em>Our World in Data<\/em>. <a href=\"https:\/\/ourworldindata.org\/water-use-stress#global-freshwater-use\">https:\/\/ourworldindata.org\/water-use-stress#global-freshwater-use<\/a><\/p>\n[ii] UNICEF. Water Scarcity. <a href=\"https:\/\/www.unicef.org\/wash\/water-scarcity\">https:\/\/www.unicef.org\/wash\/water-scarcity<\/a><\/p>\n[iii] Naciry, Hassan. (2017, juillet). La gestion de l\u2019eau au Maroc. <em>Konrad-Adenauer-Stiftung<\/em>. <a href=\"https:\/\/www.kas.de\/c\/document_library\/get_file?uuid=a6f2547e-7301-6a23-b8c2-594a0542e6e1&amp;groupId=252038\">https:\/\/www.kas.de\/c\/document_library\/get_file?uuid=a6f2547e-7301-6a23-b8c2-594a0542e6e1&amp;groupId=252038<\/a><\/p>\n[iv] Sadeq, Houria\u00a0Tazi. (2020).\u00a0\u00a0Water governance in a context of scarcity.\u00a0<em>Field Actions Science Reports<\/em>, Special Issue 22.\u00a0<a href=\"http:\/\/journals.openedition.org\/factsreports\/6257\">http:\/\/journals.openedition.org\/factsreports\/6257<\/a><\/p>\n[v] Bregaglio, Simone; Nicolo Frasso; Valentina Pagani; Tommaso Stella; Caterina Francone; Giovanni Cappelli; Marco Acutis; Riad Balaghi; Hassan Ouabbou; Livia Paleari &amp; Roberto Confalonieri. (2014, April 4). New Multi-Model Appraoch Gives Good Estimations of Wheat Yield Under Semi-Arid Climate in Morocco. <em>Agronomy for Sustainable Development<\/em>, 35, 157-167. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/s13593-014-0225-6\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/s13593-014-0225-6<\/a><\/p>\n[vi] Science Learning Hub. (2010, June 3). Ocean Salinity. <a href=\"https:\/\/www.sciencelearn.org.nz\/resources\/686-ocean-salinity\">https:\/\/www.sciencelearn.org.nz\/resources\/686-ocean-salinity<\/a><\/p>\n[vii] Agoumi, A. (2003). <em>Vulnerability of North African Countries to Climatic Changes: Adaptation and Implementation Strategies for Climate Change<\/em>. Winnipeg\u00a0: International Institute for Sustainable Development.<\/p>\n[viii] Balaghi R.; Jlibene M. &amp; Mrabet R. (2007). Gestion du risque de s\u00e9cheresse agricole au Maroc. <em>S\u00e9cheresse<\/em>, 18(3), 1-8.<\/p>\n[ix] Karmaoui, A. (2019). Drought and desertification in Moroccan Pre-Sahara, Draa valleys: Exploring from the perspective of young people. <em>Geoenvironmental Disasters<\/em>, <em>6<\/em>(1), 1-13. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1186\/s40677-019-0118-8\">https:\/\/doi.org\/10.1186\/s40677-019-0118-8<\/a><\/p>\n[x] Benassi M. (2008). Drought and Climate Change in Morocco: Analysis of Precipitation Field and Water Supply. <em>Options M\u00e9diterran\u00e9ennes<\/em>, Serie A 80, 83-86.<\/p>\n[xi] Tekken, Vera &amp; Jurgen P. Kropp. ( 2012, December 3). \u201cClimate-Driven or Human-Induced: Indicating Severe Water Scarcity in the Moulouya River Basin (Morocco)\u201d. <em>Water<\/em>, 4, 959-982, <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.3390\">https:\/\/doi.org\/10.3390<\/a><\/p>\n[xii] El Ni\u00f1o \u2013 Oscillation australe, ou ENSO, est un ph\u00e9nom\u00e8ne climatique et oc\u00e9anographique reliant le ph\u00e9nom\u00e8ne climatique El Ni\u00f1o et l\u2019oscillation australe de la pression atmosph\u00e9rique.<\/p>\n[xiii] L\u2019oscillation nord-atlantique (ONA) d\u00e9signe un ph\u00e9nom\u00e8ne touchant le syst\u00e8me climatique du nord de l&rsquo;oc\u00e9an Atlantique. L&rsquo;ONA d\u00e9crit les variations du r\u00e9gime oc\u00e9an-atmosph\u00e8re sur la r\u00e9gion et se mesure g\u00e9n\u00e9ralement comme la diff\u00e9rence de pression atmosph\u00e9rique entre l&rsquo;anticyclone des A\u00e7ores et la d\u00e9pression d&rsquo;Islande.<\/p>\n[xiv] L&rsquo;oscillation de la M\u00e9diterran\u00e9e occidentale (WeMO ou WeMOi) est un indice mesurant la diff\u00e9rence entre la pression atmosph\u00e9rique normalis\u00e9e enregistr\u00e9e \u00e0 Padoue (45,40\u25e6N, 11,48\u25e6E) dans le nord de l&rsquo;Italie, et San Fernando, Cadix (36. 28\u25e6N, 6.12\u25e6W) dans le sud-ouest de l&rsquo;Espagne. Alors que Padoue est une zone avec une variabilit\u00e9 barom\u00e9trique relativement \u00e9lev\u00e9e due \u00e0 l&rsquo;influence de l&rsquo;anticyclone d&rsquo;Europe centrale, San Fernando est souvent sous l&rsquo;influence de l&rsquo;anticyclone des A\u00e7ores.<\/p>\n[xv] Tramblay, Y.; W. Badi; F. Driouech, S. El; L. Neppel &amp; E. Servat. (2012). Climate Change Impacts on Extreme Precipitation in Morocco. <em>Global and Planetary Change<\/em>, 82-83, 104-114.<\/p>\n[xvi] Balaghi, R.; B. Tychon; H. Eerens &amp; M. Jibene. (2008). Empirical Regression Models Using NDVI, Rainfall and Temperature Data for Early Prediction of What Grain Yields in Morocco. <em>International Journal of Applied Earth Observation and Geoinformation<\/em>, 10(4), 438\u2013452.<\/p>\n[xvii] Fellah Trade. (2023, 2 mai). La s\u00e9curit\u00e9 alimentaire au Maroc. <a href=\"https:\/\/www.fellah-trade.com\/fr\/actualites-maroc\/article\/17711,la-securite-alimentaire-au-maroc\">https:\/\/www.fellah-trade.com\/fr\/actualites-maroc\/article\/17711,la-securite-alimentaire-au-maroc<\/a><\/p>\n[xviii] Finance News. (2023, 31 janvier). Ressources hydriques: \u00c7a craint !. <a href=\"https:\/\/fnh.ma\/article\/actualite-economique\/ressources-hydriques-ca-craint\">https:\/\/fnh.ma\/article\/actualite-economique\/ressources-hydriques-ca-craint<\/a><\/p>\n[xix] Alaoui, M. (2013). Water Sector in Morocco: Situation and Perspectives. <em>Journal of Water Resources and Ocean Science<\/em>, 2(5), 108-114.<\/p>\n[xx] Le nouveau Plan National de l\u2019Eau 2020-2050 doit mettre \u00e0 l\u2019abri le Maroc sur les effets des changements climatiques et leur impact sur le d\u00e9veloppement socio-\u00e9conomique du Maroc par :<\/p>\n<ul>\n<li>La r\u00e9alisation de nouveaux barrages\u00a0;<\/li>\n<li>Le transfert des ressources du Nord vers le Sud\u00a0;<\/li>\n<li>La r\u00e9alisation de stations de dessalement pour garantir l\u2019alimentation en eau potable de grandes villes comme Casablanca mais \u00e9galement des territoires ruraux,\u00a0; et<\/li>\n<li>Le d\u00e9veloppement de la r\u00e9utilisation des eaux us\u00e9es \u00e9pur\u00e9es en priorit\u00e9 pour les golfs, les espaces verts et l\u2019industrie.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cf. <a href=\"https:\/\/www.ir-bankofafrica.ma\/sites\/default\/files\/2023-03\/BOA_REX_Capbleu.pdf\">https:\/\/www.ir-bankofafrica.ma\/sites\/default\/files\/2023-03\/BOA_REX_Capbleu.pdf<\/a><\/p>\n[xxi] Minist\u00e8re de l\u2019Equipement et de l\u2019Eau. (2023, juin). Direction G\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Hydraulique. L\u2019hydraulique en chiffres.<\/p>\n[xxii] Maroc.ma. (2020). PROGRAMME NATIONAL POUR L\u2019APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE ET L\u2019IRRIGATION (PNAEPI) 2020-2027. <a href=\"https:\/\/www.maroc.ma\/fr\/content\/programme-national-pour-lapprovisionnement-en-eau-potable-et-lirrigation-pnaepi-2020-2027\">https:\/\/www.maroc.ma\/fr\/content\/programme-national-pour-lapprovisionnement-en-eau-potable-et-lirrigation-pnaepi-2020-2027<\/a><\/p>\n[xxiii] Novo, Cristina. (2022, March 31). Drought affecting Morocco puts water supplies at risk. <em>Smart Water Magazine<\/em>. <a href=\"https:\/\/smartwatermagazine.com\/news\/smart-water-magazine\/drought-affecting-morocco-puts-water-supplies-risk\">https:\/\/smartwatermagazine.com\/news\/smart-water-magazine\/drought-affecting-morocco-puts-water-supplies-risk<\/a><\/p>\n[xxiv] Bassou, Abdelhak. (2016, octobre). Mobilit\u00e9 interne et migration : \u00e9tat des lieux et impacts socio-securitaires. <em>OCP policy Center<\/em>. <a href=\"https:\/\/www.policycenter.ma\/sites\/default\/files\/OCPPC-PP1613.pdf\">https:\/\/www.policycenter.ma\/sites\/default\/files\/OCPPC-PP1613.pdf<\/a><\/p>\n[xxv] Fellah Trade. (2023, 2 mai). La s\u00e9curit\u00e9 alimentaire au Maroc. Op. cit.<\/p>\n[xxvi] Amourag, Aissa. (2022, 1 mars). Grosses menaces sur le cheptel \u00e0 cause de la s\u00e9cheresse. <em>Maroc-Hebdo<\/em>. <a href=\"https:\/\/www.maroc-hebdo.press.ma\/menaces-cheptel-secheresse\">https:\/\/www.maroc-hebdo.press.ma\/menaces-cheptel-secheresse<\/a><\/p>\n[xxvii] Del Vecchio, K. &amp; Barone S. (2018). Has Morocco\u2019s Groundwater Policy Changed? Lessons from the Institutional Approach.\u00a0<em>Water Alternatives<\/em>, 11(3),\u00a0638-662.<\/p>\n[xxviii] Del\u00a0Vecchio, Kevin &amp; Marcel\u00a0Kuper. (2021, d\u00e9cembre).\u00a0La mise en visibilit\u00e9 des eaux souterraines au Maroc\u00a0: un processus historiquement li\u00e9 aux politiques de d\u00e9veloppement de l\u2019irrigation.\u00a0<em>D\u00e9veloppement durable et territoires<\/em>, 12(3). http:\/\/journals.openedition.org\/developpementdurable\/19675;\u00a0DOI: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/developpementdurable.19675\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/developpementdurable.19675<\/a><\/p>\n[xxix] Minist\u00e8re de l\u2019Equipement et de l\u2019Eau. (2020). Le Programme National pour l\u2019Approvisionnement en Eau Potable et l\u2019Irrigation (PNAEPI) 2020-2027. <a href=\"https:\/\/www.equipement.gov.ma\/eau\/Strategies-plans-programmes\/Pages\/PNAEPI-2020-2027.aspx\">https:\/\/www.equipement.gov.ma\/eau\/Strategies-plans-programmes\/Pages\/PNAEPI-2020-2027.aspx<\/a><\/p>\n[xxx] La Direction de la Recherche et de la Planification de l\u2019Eau (DRPE) proc\u00e8de r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 l\u2019\u00e9valuation de la qualit\u00e9 de l\u2019eau \u00e0 partir du r\u00e9seau de suivi de la qualit\u00e9 des ressources en eau superficielles et souterraines \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale et par bassin. Ce r\u00e9seau qui a \u00e9t\u00e9 mis en place progressivement depuis les ann\u00e9es 80 a subi plusieurs modifications pour optimiser et am\u00e9liorer la repr\u00e9sentativit\u00e9 des points de pr\u00e9l\u00e8vements quant \u00e0 l\u2019\u00e9valuation de la qualit\u00e9 de l\u2019eau.<\/p>\n<p><strong>Objectifs du r\u00e9seau de suivi de la qualit\u00e9 de l\u2019eau<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Etablir r\u00e9guli\u00e8rement une situation de la qualit\u00e9 des ressources en eau ;<\/li>\n<li>Pr\u00e9ciser les tendances de l\u2019\u00e9volution de la qualit\u00e9 de l\u2019eau ;<\/li>\n<li>Mesurer les impacts sur les ressources en eau des principales sources de pollution ;<\/li>\n<li>Orienter un programme d\u2019action pour la protection des ressources en eau ;<\/li>\n<li>D\u00e9limiter et cartographier les zones \u00e0 risques et \u00e9laborer des solutions ad\u00e9quates pour ces zones ;<\/li>\n<li>Suivre les performances des diff\u00e9rentes stations d\u2019\u00e9puration.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cf. <a href=\"https:\/\/www.equipement.gov.ma\/eau\/patrimoine\/Reseaux-mesure\/Pages\/reseau-qualite.aspx\">https:\/\/www.equipement.gov.ma\/eau\/patrimoine\/Reseaux-mesure\/Pages\/reseau-qualite.aspx<\/a><\/p>\n[xxxi] Minist\u00e8re de l&rsquo;agriculture, de la p\u00eache maritime, du d\u00e9veloppement rural et des eaux et for\u00eats. (2008). Plan Maroc Vert. <a href=\"https:\/\/www.agriculture.gov.ma\/fr\/data-agri\/plan-maroc-vert\">https:\/\/www.agriculture.gov.ma\/fr\/data-agri\/plan-maroc-vert<\/a><\/p>\n[xxxii] Minist\u00e8re de l&rsquo;agriculture, de la p\u00eache maritime, du d\u00e9veloppement rural et des eaux et for\u00eats. (2020). G\u00e9n\u00e9ration Green 2020-2030. <a href=\"https:\/\/www.agriculture.gov.ma\/fr\/ministere\/generation-green-2020-2030\">https:\/\/www.agriculture.gov.ma\/fr\/ministere\/generation-green-2020-2030<\/a><\/p>\n[xxxiii] Observatoire National du D\u00e9veloppement Humain. (2021). DYNAMIQUES DES NIVEAUX DE VIE ET DE LA PAUVRETE AU MAROC : UNE ANALYSE LONGITUDINALE. <a href=\"https:\/\/www.ondh.ma\/sites\/default\/files\/2021-11\/Dynamique_pauvret%C3%A9_24%20nov%202021.pdf\">https:\/\/www.ondh.ma\/sites\/default\/files\/2021-11\/Dynamique_pauvret%C3%A9_24%20nov%202021.pdf<\/a><\/p>\n[xxxiv] Conseil Economique, Social et Environnemental -CESE-.\u00a0 (2014). <em>La gouvernance par la gestion int\u00e9gr\u00e9e des ressources en eau au Maroc : Levier fondamental de d\u00e9veloppement durable<\/em>. Rabat\u00a0: CESE. <a href=\"https:\/\/www.cese.ma\/media\/2020\/10\/Rapport-Gouvernance-des-ressources-en-eau.pdf\">https:\/\/www.cese.ma\/media\/2020\/10\/Rapport-Gouvernance-des-ressources-en-eau.pdf<\/a><\/p>\n[xxxv] Ibid.<\/p>\n[xxxvi] Le\u00a0<strong>quatri\u00e8me rapport d&rsquo;\u00e9valuation du GIEC<\/strong>\u00a0(<em>Fourth Assessment Report<\/em>, AR4) du\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Groupe_d%27experts_intergouvernemental_sur_l%27%C3%A9volution_du_climat\">Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur l&rsquo;\u00e9volution du climat<\/a>\u00a0(GIEC), r\u00e9dig\u00e9 en 2007, pr\u00e9sente une \u00e9valuation des informations scientifiques et\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Socio%C3%A9conomie\">socio-\u00e9conomiques<\/a>\u00a0disponibles sur le\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Changement_climatique\">changement climatique<\/a>. Il sera suivi du\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cinqui%C3%A8me_rapport_d%27%C3%A9valuation_du_GIEC\">cinqui\u00e8me rapport d&rsquo;\u00e9valuation<\/a>\u00a0en 2014. Les principales conclusions du rapport sont les suivantes\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0le r\u00e9chauffement du syst\u00e8me climatique est sans \u00e9quivoque\u00a0\u00bb\u00a0et\u00a0\u00ab\u00a0la majeure partie de l&rsquo;augmentation observ\u00e9e des temp\u00e9ratures moyennes mondiales depuis le milieu du\u00a0xx<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle est tr\u00e8s probablement due \u00e0 l&rsquo;augmentation observ\u00e9e des concentrations anthropiques de\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Gaz_%C3%A0_effet_de_serre\">gaz \u00e0 effet de serre<\/a>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Cf. Pachauri, Rajendra K. &amp; Andy Reisinger.\u00a0(2007). <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Groupe_d%27experts_intergouvernemental_sur_l%27%C3%A9volution_du_climat\">IPCC AR4 SYR<\/a>,\u00a0<em>Changements climatiques 2007\u00a0: Rapport de synth\u00e8se<\/em>. Cambridge\u00a0:\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cambridge_University_Press\">Cambridge University Press<\/a>.<\/p>\n[xxxvii] Driouech. (2009). Distribution des pr\u00e9cipitations hivernales sur le Maroc dans le cadre d\u2019un changement climatique : descente d\u2019\u00e9chelle et incertitudes. Th\u00e8se de doctorat. Universit\u00e9 de Toulouse. France. 164p. <a href=\"http:\/\/ethesis.inp-toulouse.fr\/archive\/00001300\/01\/driouech.pdf\">http:\/\/ethesis.inp-toulouse.fr\/archive\/00001300\/01\/driouech.pdf<\/a><\/p>\n[xxxviii] Esper, J.; D. Frank; U. Buntgen; A. Verstege; J. Luterbacher &amp; E. Xoplaki. (2007). Long-term Drought Severity Variations in Morocco. <em>Geophysical Research Letters<\/em>, 34(17); L17702. doi:10.1029\/ 2007GL030844<\/p>\n[xxxix] Karmaoui, A.; I. Ifaadassan; A. Babqiqi; M. Messouli &amp; M.Y. Khebiza. (2015b). Analysis of the water supply-demand relationship in the middle Draa Valley, Morocco, under Climate change and socio-economic scenarios.\u00a0<em>Journal of Scientific Research &amp; Reports,<\/em>\u00a09.\u00a0<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.9734\/JSRR\/2016\/21536\">https:\/\/doi.org\/10.9734\/JSRR\/2016\/21536<\/a>.<\/p>\n[xl] Chbouki, N.; C. W. Stockton &amp; D. E. Myers. (1995). Spatial-temporal patterns of drought in Morocco. <em>International Journal of Climatology<\/em>, 15(2), 187-205.<\/p>\n[xli] USAID &amp; International Water Management Institute -IWMI-. (2022, March). Reducing the impacts of drought in Morocco. How the MENAdrought project is supporting Morocco to enhance its water and food security. <a href=\"https:\/\/menadrought.iwmi.org\/wp-content\/uploads\/sites\/44\/2022\/03\/menadrought-project-morocco-country-profile.pdf\">https:\/\/menadrought.iwmi.org\/wp-content\/uploads\/sites\/44\/2022\/03\/menadrought-project-morocco-country-profile.pdf<\/a><\/p>\n[xlii] Ennabih, Amal. (2024, January 10). Managing Water Scarcity. <em>MIPA Institute. <\/em><a href=\"https:\/\/mipa.institute\/en\/9345\">https:\/\/mipa.institute\/en\/9345<\/a><\/p>\n[xliii] Al-Talbi, Ilhalm. (2019, December). Water shortage in the Maghreb: Morocco\u2019s thirst revolution. <em>Goethe-Institut\/Ruya<\/em>. <a href=\"https:\/\/www.goethe.de\/prj\/ruy\/en\/dos\/wil\/21718884.html\">https:\/\/www.goethe.de\/prj\/ruy\/en\/dos\/wil\/21718884.html<\/a><\/p>\n[xliv] Le Monde\/AFP. (2017, 13 octobre). Dans le Sud marocain, des \u00ab\u00a0manifestations de la soif\u00a0\u00bb contre les p\u00e9nuries d\u2019eau. <a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/afrique\/article\/2017\/10\/13\/dans-le-sud-marocain-des-manifestations-de-la-soif-contre-les-penuries-d-eau_5200650_3212.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.lemonde.fr\/afrique\/article\/2017\/10\/13\/dans-le-sud-marocain-des-manifestations-de-la-soif-contre-les-penuries-d-eau_5200650_3212.html<\/a>.<\/p>\n[xlv] Verner, Dorte; David Tr\u00e9guer; John Redwood; Jens Christensen; Rachael Mcdonnell; Christine Elbert; Yasuo Konishi &amp; Saad Belghazi. <em>Climate Variability, Drought, and Drought Management in Morocco\u2019s Agricultural Sector<\/em>. Washington DC: World Bank.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/documents1.worldbank.org\/curated\/en\/353801538414553978\/pdf\/130404-WP-P159851-Morocco-WEB.pdf\">https:\/\/documents1.worldbank.org\/<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Maroc d\u00e9pend fortement de l&rsquo;agriculture, de la p\u00eache et du tourisme, des secteurs d\u00e9j\u00e0 fortement touch\u00e9s par le changement climatique. En outre, les ressources du pays sont soumises \u00e0 des pressions croissantes. Certaines r\u00e9gions sont d\u00e9j\u00e0 menac\u00e9es par des p\u00e9nuries d&rsquo;eau d&rsquo;ici 2020 &#8211; 2040. 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