{"id":5728,"date":"2024-02-13T14:29:33","date_gmt":"2024-02-13T13:29:33","guid":{"rendered":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/?p=5728"},"modified":"2024-02-13T14:29:33","modified_gmt":"2024-02-13T13:29:33","slug":"etat-des-droits-culturels-en-algerie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/etat-des-droits-culturels-en-algerie\/","title":{"rendered":"\u00c9TAT DES DROITS CULTURELS EN ALG\u00c9RIE"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_5735\" aria-describedby=\"caption-attachment-5735\" style=\"width: 252px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-5735\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/WhatsApp-Image-2024-02-13-at-14.24.35.jpeg?resize=252%2C250&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"252\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/WhatsApp-Image-2024-02-13-at-14.24.35.jpeg?resize=252%2C250&amp;ssl=1 252w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/WhatsApp-Image-2024-02-13-at-14.24.35.jpeg?resize=1024%2C1015&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/WhatsApp-Image-2024-02-13-at-14.24.35.jpeg?w=1080&amp;ssl=1 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 252px) 100vw, 252px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-5735\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #000080;\"><strong>Par: Lila MANSOURI<\/strong><\/span><\/figcaption><\/figure>\n<p>Les droits humains repr\u00e9sentent les droits octroy\u00e9s \u00e0 chaque individu par le biais de trait\u00e9s et de textes internationaux. Leur \u00e9mergence vise \u00e0 prot\u00e9ger les citoyen.ne.s contre l&#8217;emprise et l&rsquo;arbitraire de certains \u00c9tats, remettant en question la souverainet\u00e9 absolue des nations gr\u00e2ce \u00e0 ces textes supranationaux.<\/p>\n<p>La D\u00e9claration Universelle des Droits Humains (DUDH), adopt\u00e9e le 10 d\u00e9cembre 1948, demeure le texte le plus c\u00e9l\u00e8bre en la mati\u00e8re. Elle assure \u00e0 chaque personne un ensemble de droits dont les valeurs, inscrites dans ce texte fondateur du droit international, sont universelles. Ces valeurs cherchent \u00e0 concr\u00e9tiser un id\u00e9al commun \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de chaque communaut\u00e9 humaine. Avec une traduction dans plus de 500 langues, la DUDH t\u00e9moigne de son universalit\u00e9.<\/p>\n<p>Ces droits sont inali\u00e9nables, indivisibles, inh\u00e9rents \u00e0 chaque \u00eatre humain, ind\u00e9pendamment de son genre, de sa couleur, de sa religion, de son opinion, de son origine ethnique et\/ou culturelle. Les trente articles qui composent la d\u00e9claration abordent chacun un aspect des droits fondamentaux.<\/p>\n<p>\u00c0 titre d\u2019exemple<strong>, l\u2019Article 27 de la DUDH qui traite des droits culturels des peuples\u00a0: \u00ab\u00a0Toute personne a le droit de prendre part librement \u00e0 la vie culturelle de la communaut\u00e9, de jouir des arts et de participer au progr\u00e8s scientifique et aux bienfaits qui en r\u00e9sultent\u00a0\u00bb.<\/strong><\/p>\n<p>Tous les\u00a0 droits humains participent au d\u00e9veloppement car ils permettent de garantir l\u2019acc\u00e8s \u00e0 divers droits. Parmi ces droits, les droits culturels.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9finition des droits culturels\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00abLes droits culturels peuvent \u00eatre d\u00e9finis comme les droits d\u2019une personne, seule ou en groupe, d\u2019exercer librement des activit\u00e9s culturelles pour vivre son processus, jamais achev\u00e9, d\u2019identification. La r\u00e9alisation de ces droits permet \u00e0 chacun de se nourrir des \u0153uvres et activit\u00e9s culturelles comme de la premi\u00e8re richesse sociale ; ils constituent la mati\u00e8re de la communication, avec autrui, avec soi-m\u00eame, par les \u0153uvres\u00bb. <\/strong><\/p>\n<p>Selon la m\u00eame source,<strong> les droits culturels d\u00e9signent les droits, libert\u00e9s et responsabilit\u00e9s pour une personne, seule ou en groupe, avec et pour autrui, de choisir et d\u2019exprimer son identit\u00e9, et d\u2019acc\u00e9der aux r\u00e9f\u00e9rences culturelles, comme \u00e0 autant de ressources n\u00e9cessaires \u00e0 son processus d\u2019identification. [1]<\/strong><\/p>\n<p>Dans certains pays, tels que l&rsquo;Alg\u00e9rie, o\u00f9 les droits culturels des peuples autochtones sont bafou\u00e9s, ces droits sont utilis\u00e9s de mani\u00e8re d\u00e9tourn\u00e9e, en opposition \u00e0 l&rsquo;universalit\u00e9, et deviennent des motifs pour diviser et dresser les peuples les uns contre les autres.<\/p>\n<p>La r\u00e9partition de ce peuple, couvre pr\u00e8s de cinq millions de kilom\u00e8tres carr\u00e9s et compte pr\u00e8s de 40 millions de locuteurs. Cependant, il est difficile de fournir des statistiques pr\u00e9cises sur le nombre exact de locuteurs de la langue amazighe et de ses variantes pour chaque pays, en raison de l&rsquo;absence de recensements linguistiques fiables. Le tableau ci-dessous illustre la r\u00e9partition de ce peuple en Afrique :<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-5730 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/1.jpg?resize=678%2C150&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"678\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/1.jpg?w=678&amp;ssl=1 678w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/1.jpg?resize=450%2C100&amp;ssl=1 450w\" sizes=\"auto, (max-width: 678px) 100vw, 678px\" \/><\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-5732 alignleft\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/2.jpg?resize=237%2C185&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"237\" height=\"185\" \/>En Alg\u00e9rie, environ un quart de la population, soit 27 %, parle la langue amazighe. Depuis l&rsquo;ind\u00e9pendance le 5 juillet 1962, le pays a adopt\u00e9 une politique linguistique bas\u00e9e sur l&rsquo;arabisation. Malheureusement, Tamazight est victime d&rsquo;une politique d&rsquo;occultation ou d&rsquo;exclusion explicite de la part du syst\u00e8me depuis cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p><strong>La l\u00e9gislation linguistique<\/strong><\/p>\n<p>Lors de l&rsquo;ind\u00e9pendance en 1962, seule la langue arabe a obtenu le statut de langue nationale et officielle en Alg\u00e9rie. Les responsables du pouvoir en Alg\u00e9rie semblent avoir n\u00e9glig\u00e9 le fait que la population autochtone constitue, selon le droit international, une minorit\u00e9 linguistique. Paradoxalement, le 4 juillet 1976, l&rsquo;\u00c9tat alg\u00e9rien a particip\u00e9 au d\u00e9bat sur les locuteurs de l&rsquo;amazigh en adoptant la D\u00e9claration universelle des droits des peuples.<\/p>\n<p><strong>Article 13<\/strong><\/p>\n<p>Tout peuple a le droit de parler sa langue, de pr\u00e9server, de d\u00e9velopper sa culture, contribuant ainsi \u00e0 l\u2019enrichissement de la culture de l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Article 19<\/strong><\/p>\n<p>Lorsqu\u2019un peuple constitue une minorit\u00e9 au sein d\u2019un \u00c9tat, il a droit au respect de son identit\u00e9, de ses traditions, de sa langue et de son patrimoine culturel.<\/p>\n<p><strong>Article 20<\/strong><\/p>\n<p>Les membres de la minorit\u00e9 doivent jouir, sans discrimination, des m\u00eames droits que les autres ressortissants de l\u2019\u00c9tat et participer avec eux \u00e0 la vie publique, \u00e0 \u00e9galit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Article 21<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019exercice de ces droits doit se faire dans le respect des int\u00e9r\u00eats l\u00e9gitimes de la communaut\u00e9 prise dans son ensemble et ne saurait autoriser une atteinte \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 territoriale et \u00e0 l\u2019unit\u00e9 politique de l\u2019\u00c9tat, d\u00e8s lors que celui-ci se conduit conform\u00e9ment \u00e0 tous les principes \u00e9nonc\u00e9s dans la pr\u00e9sente D\u00e9claration.<\/p>\n<p>Depuis 1962 jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui, le Journal Officiel de la R\u00e9publique alg\u00e9rienne recense un nombre tr\u00e8s limit\u00e9 de textes juridiques portant sur les Amazighs et la langue amazighe. En revanche, plus d&rsquo;une trentaine de lois li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;arabisation ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9es, comme en t\u00e9moigne la chronologie suivante :<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie-liste-presidents.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>Ben Bella<\/strong><\/a> (1962-1965)<\/p>\n<p>le d\u00e9cret du 22 mai 1964, le premier d\u00e9cret portant sur l&rsquo;arabisation de l&rsquo;administration.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-64-147-1964.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9cret n\u00b0 64-147 du 28 mai 1964 relatif \u00e0 l&rsquo;ex\u00e9cution des lois et r\u00e8glements<\/a> (1964) imposant l&rsquo;arabe dans la r\u00e9daction des lois et r\u00e8glements ainsi que, \u00e0 titre provisoire, une \u00e9dition en langue fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Ces d\u00e9crets d\u00e9coulaient naturellement de sa d\u00e9claration \u00e0 l&rsquo;a\u00e9roport de Tunis en juillet 1963, o\u00f9 il proclamait avec insistance : \u00ab Nous sommes arabes, nous sommes arabes, nous sommes arabes \u00bb. Bien qu&rsquo;il s&rsquo;adressait aux Fran\u00e7ais, ce message visait \u00e9galement les militants berb\u00e9ristes et les dirigeants du Proche-Orient, officialisant ainsi son engagement envers le \u00ab monde arabe \u00bb.<\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie-liste-presidents.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Houari Boum\u00e9di\u00e8ne<\/a><\/strong> (1965-1978) :<\/p>\n<p>&#8211; l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_loi-diverses.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ordonnance n\u00b0 66-155 du 8 juin 1966 portant code de proc\u00e9dure p\u00e9nale<\/a> (1966);<br \/>\n&#8211; l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_ordonnance-68-92-1968.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ordonnance n\u00b0 68-92 du 26 avril rendant obligatoire, pour les fonctionnaires et assimil\u00e9s, la connaissance de la langue nationale<\/a> (1968);<br \/>\n&#8211; l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_loi-diverses.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ordonnance n\u00b0 70-20 du 19 f\u00e9vrier relative \u00e0 l\u2019\u00e9tat civil<\/a> (1970);<br \/>\n&#8211; l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_ordonnance-73-55-1973.htm\">ordonnance n\u00b0 73-55 <\/a><a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_ordonnance-73-55-1973.htm\">du 1er octobre relative<\/a><a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_ordonnance-73-55-1973.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> \u00e0 l&rsquo;arabisation des timbres nationaux<\/a> (1973);<br \/>\n&#8211; le <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-74-70-1974.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9cret n\u00b0 74-70 du 3 avril 1974 portant arabisation de la publicit\u00e9 commerciale<\/a> (1974);<br \/>\n&#8211; l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_ordonnance-76-35-1976.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ordonnance no 76-35 du 16 avril, portant organisation de l\u2019\u00e9ducation et de la formation<\/a> (1976);<br \/>\n&#8211; le <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-76-66-1976.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9cret n\u00b0 76-66 du 16 avril relatif au caract\u00e8re obligatoire de l&rsquo;enseignement fondamental<\/a> (1976);<br \/>\n&#8211; le <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-76-67-1976.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9cret n\u00b0 76-67 du 16 avril 1976 relatif \u00e0 la gratuit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9ducation et de la formation<\/a> (1976);<br \/>\n&#8211; le <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-76-70-1976.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9cret n\u00b0 76-70 du 16 avril portant organisation et fonctionnement de l&rsquo;\u00e9cole pr\u00e9paratoire<\/a> (1976);<br \/>\n&#8211; l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_loi-diverses.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">arr\u00eat\u00e9 du 21 avril 1976 relatif \u00e0 la publicit\u00e9 des prix<\/a> (1976);<br \/>\n&#8211; la <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/Algerie-declaration-1976.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">D\u00e9claration universelle des droits des peuples<\/a> (1976).<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie-liste-presidents.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>Chadli Bendjedid<\/strong><\/a> (1979-1992),<\/p>\n<ul>\n<li>le <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-80-146-1980.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9cret n\u00b0 80-146 du 24 mai modifiant le d\u00e9cret n\u00b0 66-306 du 4 octobre 1966 relatif au fonctionnement de l&rsquo;\u00c9cole nationale d&rsquo;administration<\/a> (1980);<br \/>\n&#8211; le <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-81-26-1981.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9cret n\u00b0 81\/26 du 7 mars 1981 portant \u00e9tablissement d&rsquo;un lexique national des pr\u00e9noms<\/a> (1981);<br \/>\n&#8211; le <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-81-28-1981.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9cret n\u00b0 81-28 du 7 mars relatif \u00e0 la transcription, en langue nationale, des noms patronymiques<\/a> (1981);<br \/>\n&#8211; le <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-81-36-1981.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9cret n\u00b0 81-36 du 14 mars 1981 relatif \u00e0 l&rsquo;arabisation de<\/a> <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-81-36-1981.htm\">l&rsquo;environnement<\/a> (1981);<br \/>\n&#8211; la <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_loi-86-10-1986.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">loi n\u00b0 86-10 du 19 ao\u00fbt portant cr\u00e9ation de l&rsquo;Acad\u00e9mie alg\u00e9rienne de langue arabe<\/a> (1986);<br \/>\n&#8211; la <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_ordonnance-97-09-1997.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">loi n\u00b0 89-11 du 5 juillet 1989 relative aux associations \u00e0 caract\u00e8re politique<\/a> (1989, abrog\u00e9e);<br \/>\n&#8211; le <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-89-124-1989.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9cret pr\u00e9sidentiel n\u00b0 89-124 du 25 juillet 1989 instituant le \u00abPrix Houari Boum\u00e9di\u00e8ne pour la promotion de la cr\u00e9ation en langue nationale\u00bb<\/a> (1989);<br \/>\n&#8211; la <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_loi-90-07-1990.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">loi n\u00b0 90-07 du 3 avril relative \u00e0 l&rsquo;information <\/a>(1990);<br \/>\n&#8211; le <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-366_367-1990.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9cret ex\u00e9cutif n\u00b0 90-366 du 10 novembre<\/a> (1990);<br \/>\n&#8211; le <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-366_367-1990.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9cret ex\u00e9cutif n\u00b0 90 &#8211; 367 du 10 novembre<\/a> (1990);<br \/>\n&#8211; la <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_loi-91.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">loi n\u00b0 91-05 du 16 janvier 1991 portant g\u00e9n\u00e9ralisation de l&rsquo;utilisation de la langue arabe<\/a> (1991);<br \/>\n&#8211; le <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-02-1992.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9cret l\u00e9gislatif n\u00b0 92-02 du 4 juillet relatif \u00e0 la mise en \u0153uvre de la loi n\u00b0 91-OS du 16 janvier 1991, portant g\u00e9n\u00e9ralisation de l&rsquo;utilisation de la langue arabe<\/a> (1992);<br \/>\n&#8211; le<a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-92-303-1992.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> d\u00e9cret pr\u00e9sidentiel n\u00b0 92-303 du 4 juillet relatif aux modalit\u00e9s de la mise en \u0153uvre de la loi n\u00b0 91-05 du 16 janvier 1991 relative \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ralisation de l&rsquo;utilisation de la langue arabe<\/a> (1992);<\/li>\n<\/ul>\n<p><a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie-liste-presidents.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>Mohamed Boudiaf<\/strong><\/a><\/p>\n<ul>\n<li>Avant son assassinat, le 29 juin 1992, il mit sur pied une commission afin de \u00abgeler\u00bb la <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_loi-91.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">loi no 91-05 du 16 janvier 1991 portant g\u00e9n\u00e9ralisation de l&rsquo;utilisation de la langue arabe<\/a>.<\/li>\n<\/ul>\n<p><a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie-liste-presidents.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>Ali Kafi<\/strong><\/a> (1992-1994) succ\u00e9da \u00e0 Boudiaf le 2 juillet 1992,<\/p>\n<ul>\n<li>le <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-92-303-1992.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9cret pr\u00e9sidentiel n\u00b0 92-303 du 4 juillet 1992 <\/a><\/li>\n<li>\u00abla g\u00e9n\u00e9ralisation de l&rsquo;utilisation de la langue arabe, comme langue nationale et officielle, dans toutes les administrations publiques, les institutions, les entreprises et les associations [&#8230;] est un principe fondamental irr\u00e9versible\u00bb,<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-02-1992.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Le d\u00e9cret l\u00e9gislatif n\u00b0 92-02 du 4 juillet 1992<\/a> suspendait la <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_loi-91.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">loi no 91-05 du 16 janvier 1991 <\/a>\u00abjusqu&rsquo;\u00e0 r\u00e9union des conditions n\u00e9cessaires\u00bb. La population alg\u00e9rienne ne s&rsquo;en plaignit nullement.<\/li>\n<\/ul>\n<p><a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie-liste-presidents.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>Liamine Zeroual <\/strong><\/a>(1994-1999)<\/p>\n<ul>\n<li>l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_ordonnance-30-1996.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ordonnance no 96-30 du 21 d\u00e9cembre<\/a> (1996)<\/li>\n<li>la <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_loi-99-05-1999.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">loi no 99-05 du 4 avril portant loi d&rsquo;orientation sur l&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur<\/a> (1999).<\/li>\n<li>C&rsquo;est lui \u00e9galement, qui signa l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_ordonnance-97-09-1997.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ordonnance n\u00b0 97-09 6 mars portant loi organique relative aux partis politiques<\/a> (1997) imposant la langue arabe.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La politique d&rsquo;arabisation \u00e0 tout prix joue contre nous les amazighs, car aucun profit n\u2019en est retir\u00e9 , bien au contraire elle supprime nos droits linguistiques.<\/p>\n<p>Depuis 1980, une s\u00e9rie d&rsquo;actions et de manifestations a eu lieu \u00e0 Tizi-Ouzou, B\u00e9ja\u00efa et Alger pour protester contre des lois discriminatoires et revendiquer les droits linguistiques et culturels du peuple Amazigh en Alg\u00e9rie. Ces revendications englobaient divers domaines, mettant particuli\u00e8rement l&rsquo;accent sur l&rsquo;\u00e9ducation et la reconnaissance de notre langue dans la Constitution ainsi que dans les institutions de l\u2019\u00c9tat.<\/p>\n<p>En r\u00e9ponse, le gouvernement alg\u00e9rien a fix\u00e9 au 5 juillet 1998 (date anniversaire de l&rsquo;ind\u00e9pendance) comme \u00e9ch\u00e9ance pour l&rsquo;arabisation totale de la vie en Alg\u00e9rie (administration, justice, affaires, m\u00e9dias, \u00e9ducation, etc.). En 1991, suite \u00e0 l&rsquo;adoption de la loi n\u00b0 05-91 sur la g\u00e9n\u00e9ralisation de l&rsquo;utilisation de la langue arabe, des dizaines de milliers d&rsquo;Imazighen ont descendu dans les rues, donnant lieu \u00e0 la plus grande manifestation que la capitale n&rsquo;ait jamais connue, scandant des slogans tels que \u00abHalte \u00e0 l&rsquo;intol\u00e9rance\u00bb et \u00abNon au racisme\u00bb.<\/p>\n<p>La loi n\u00b0 91-05 du 16 janvier 1991 portant g\u00e9n\u00e9ralisation de l&rsquo;utilisation de la langue arabe :<\/p>\n<p>Une loi qui :<\/p>\n<p>impose l&rsquo;unicit\u00e9 de la nation alg\u00e9rienne<\/p>\n<p>impose l&rsquo;usage unique de la langue arabe,<\/p>\n<p>vise \u00c0 acc\u00e9l\u00e9rer et intensifier le processus d&rsquo;arabisation, mais surtout de supprimer d\u00e9finitivement le tamazight comme langue de plus du tiers de la population.<\/p>\n<p>interdit toute \u00ab\u00a0langue \u00e9trang\u00e8re\u00a0\u00bb et pr\u00e9voit pour les contrevenants de fortes amendes<\/p>\n<p>exclu l&rsquo;usage et la pratique du fran\u00e7ais dans l&rsquo;administration publique, la justice, le monde de l&rsquo;\u00e9ducation (incluant les universit\u00e9s), les h\u00f4pitaux, les secteurs socio-\u00e9conomiques, etc.<\/p>\n<p>\u00e9vincer l&rsquo;\u00e9lite francis\u00e9e form\u00e9e essentiellement dans les \u00e9coles d&rsquo;administration publiques alg\u00e9riennes et repr\u00e9sentant l&rsquo;encadrement technique et scientifique de tous les secteurs d&rsquo;activit\u00e9.<\/p>\n<p>La loi no 91-05 fut modifi\u00e9e par la loi du 21 d\u00e9cembre 1996, mais en r\u00e9alit\u00e9 elle ne vient que confirmer le contenu de la loi pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p>En 1994, le refus d&rsquo;int\u00e9grer tamazight dans le syst\u00e8me d&rsquo;\u00e9ducation engendra la \u00ab\u00a0gr\u00e8ve du cartable\u00a0\u00bb, un boycott scolaire massivement suivi en Kabylie qui dura une ann\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00c0 la suite de cette action r\u00e9ussie, le gouvernement alg\u00e9rien engagea, en mars-avril 1995, des n\u00e9gociations avec certains repr\u00e9sentants Kabyles. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1995 qu&rsquo;apparait le premier texte juridique sur la langue amazighe avec le d\u00e9cret pr\u00e9sidentiel n\u00b0 95-147 du 27 mai 1995 portant cr\u00e9ation du Haut-Commissariat charg\u00e9 de la r\u00e9habilitation de l&rsquo;amazighit\u00e9 et de la promotion de la langue amazighe, qui\u00a0 \u00c0 son article 1er d\u00e9finit ce\u00a0 qu&rsquo;est l&rsquo;organisme du Haut-Commissariat \u00c0 l&rsquo;amazighit\u00e9, comme une \u00ab\u00a0structure\u00a0\u00bb charg\u00e9e de la r\u00e9habilitation de l&rsquo;amazighit\u00e9 et de la promotion de la langue amazighe. Les articles 4 et 5 \u00e9num\u00e8rent les missions de l&rsquo;organisme.<\/p>\n<p>Suite aux mutations politiques et juridiques d&rsquo;octobre 1988, plusieurs associations culturelles amazighes ont vu le jour, \u00e0 la fin de 1988 et au d\u00e9but de 1989, Depuis, ces associations se sont multipli\u00e9es et il en existerait\u00a0 quelques centaines. C&rsquo;est uniquement gr\u00e2ce \u00e0 ces associations qu&rsquo;il y a eu un investissement r\u00e9gulier dans l&rsquo;enseignement de la langue amazighe en Alg\u00e9rie (cours d&rsquo;alphab\u00e9tisation).<\/p>\n<p>Ces associations sont victimes des amendements de la loi effectu\u00e9s depuis celle du 14\/06.<\/p>\n<p>Depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, des projets de loi visant \u00c0 faire reconna\u00eetre tamazight comme langue nationale au m\u00eame titre que l&rsquo;arabe, ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s par des d\u00e9put\u00e9s Amazighs, sans moindres chance d&rsquo;\u00eatre adopt\u00e9s, mais les gestes restent significatifs et marquants.<\/p>\n<p>En 1991 un D\u00e9partement de langue et de culture amazighe a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 \u00c0 l&rsquo;universit\u00e9 de Tizi-Ouzou.<\/p>\n<p>L&rsquo;introduction de la langue amazighe dans le syst\u00e8me \u00e9ducatif durant l&rsquo;ann\u00e9e scolaire 1995-1996, est le fruit d&rsquo;un long combat de plusieurs g\u00e9n\u00e9rations de militant.e.s.<\/p>\n<p>Le lancement de l&rsquo;enseignement a d\u00e9marr\u00e9 dans 16 wilayas, durant l&rsquo;ann\u00e9e scolaire 95-96. Un collectif de 233 enseignants, form\u00e9s par le HCA, assurait des cours pour 37 690 \u00e9l\u00e8ves. Sauf que cette exp\u00e9rience n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 une r\u00e9ussite. L&rsquo;enseignement a connu un recul progressif d&rsquo;ann\u00e9e en ann\u00e9e jusqu&rsquo;\u00c0 son extinction totale dans certaines wilayas. \u00c0El-Bayadh, par exemple, l&rsquo;enseignement s&rsquo;\u00e9tait estomp\u00e9 en 1997. Deux ans plus tard, il conna\u00eetra le m\u00eame sort \u00c0 Tipasa. En 2000, c&rsquo;\u00e9tait le tour de la wilaya de Gharda\u00efa de voir l&rsquo;enseignement de tamazight s&rsquo;\u00e9teindre. Il reprendra en 2003 pour s&rsquo;arr\u00eater une seconde fois en 2009. La m\u00eame oscillation a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e dans la wilaya de Batna. Un arr\u00eat en 2001, et une reprise en 2005. Cet enseignement en ligne bris\u00e9e affectera \u00e9galement Oran (2002) et Biskra (2010). Cette extinction a touch\u00e9 d&rsquo;autres wilayas, m\u00eame si une reprise a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9e dans certaines d&rsquo;entre elles. Il faut souligner que la Kabylie repr\u00e9sente, \u00c0 elle seule, plus de 80% de cet enseignement. Sur 343 725 apprenants, Tizi Ouzou en compte 137 483, B\u00e9ja\u00efa 68 341, Bouira 26 756 et Boumerd\u00e8s 7 045. Pour le nombre d&rsquo;enseignants, sur 2 757, 1 100 exercent \u00c0 Tizi Ouzou, 850 \u00c0 B\u00e9ja\u00efa, 205 \u00c0 Bouira et 56 \u00c0 Boumerd\u00e8s. Sans oublier Bordj Bou-Arreridj o\u221a\u03c0 2 100 \u00e9l\u00e8ves suivent les cours de tamazight assur\u00e9s par 16 enseignants.<\/p>\n<p>Depuis son \u00e9lection en avril 1999, le d\u00e9funt pr\u00e9sident de la R\u00e9publique alg\u00e9rien Abdelaziz Bouteflika, a toujours \u00e9cart\u00e9 l&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 de reconna\u00eetre officiellement le Tamazight, sauf \u00c0 l&rsquo;issue d&rsquo;un r\u00e9f\u00e9rendum national.\u00a0 \u00c0 l&rsquo;occasion de sa campagne pour le r\u00e9f\u00e9rendum (du 16 septembre 1999) sur \u00ab\u00a0la concorde civile\u00a0\u00bb, il avait d\u00e9clar\u00e9, le 3 septembre 1999, \u00c0 Tizi-Ouzou, que \u00ab\u00a0tamazight ne sera jamais langue officielle et, si elle devait devenir langue nationale, c&rsquo;est tout le peuple alg\u00e9rien qui doit se prononcer par voie r\u00e9f\u00e9rendaire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Une provocation qui a choqu\u00e9 et constern\u00e9 le peuple amazighophone, \u00e9manant d&rsquo;un chef d&rsquo;\u00c9tat, qui d\u00e9montre son arrogance et le m\u00e9pris qu&rsquo;il cultive vis-\u00c0-vis de son peuple\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;officialisation de Tamazight, en tant que seconde langue officielle, son statut facultatif,\u00a0 conditionn\u00e9 \u00c0 la demande sociale, assujetti \u00c0 une autorisation paternelle, o\u221a\u03c0 des parents ont eu recours aux services des P\/APC pour \u00ab\u00a0dispenser\u00a0\u00bb leurs enfants des cours de tamazight, a fait de l&rsquo;enseignement de tamazight un cas marginal au sein de l&rsquo;\u00e9cole alg\u00e9rienne. Toutes ces r\u00e9actions de rejet de tout ce qui est amazigh est d&rsquo;abord d&rsquo;ordre politique.<\/p>\n<p>En 2013, on comptait quelque 1000 enseignants et quelque 340 000 \u00e9l\u00e8ves qui suivaient des cours en langue amazighe au niveau national.<\/p>\n<p>Un enseignement pr\u00e9caire, avec une r\u00e9gression continuelle de l&rsquo;effectif scolaire.<\/p>\n<p>L&rsquo;horaire hebdomadaire par discipline pour l&rsquo;enseignement primaire et moyen est le suivant:<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-5733 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/3.jpg?resize=688%2C246&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"688\" height=\"246\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/3.jpg?w=688&amp;ssl=1 688w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/3.jpg?resize=450%2C161&amp;ssl=1 450w\" sizes=\"auto, (max-width: 688px) 100vw, 688px\" \/><\/p>\n<p><strong>Article 15 de la loi 91-05<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;enseignement, l&rsquo;\u00e9ducation et la formation dans tous les secteurs, dans tous les cycles et dans toutes les sp\u00e9cialit\u00e9s sont dispens\u00e9s en langue arabe, sous r\u00e9serve des modalit\u00e9s d&rsquo;enseignement des langues \u00e9trang\u00e8res.<\/p>\n<p>L&rsquo;arabe demeure obligatoire. Tamazight n\u2019est qu\u2019une option facultative dans les lyc\u00e9es avec un passage d\u2019examen en fin d\u2019ann\u00e9e .<\/p>\n<p><strong>L\u2019\u00c9tat civil\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Le <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-81-26-1981.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9cret n\u00b0 81\/26 du 7 mars 1981 portant \u00e9tablissement d&rsquo;un lexique n<\/a><a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_decret-81-26-1981.htm\">ational des pr\u00e9noms<\/a> \u00c9dicte les normes de transcription des pr\u00e9noms en \u00ablangue nationale\u00bb (l&rsquo;arabe) :<\/p>\n<p>Le minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur \u00e9tait charg\u00e9 de produire une \u00abliste nationale\u00bb comprenant, par ordre alphab\u00e9tique, tous les pr\u00e9noms recens\u00e9s et autoris\u00e9s en Alg\u00e9rie. Cette ordonnance octroyait un pouvoir consid\u00e9rable aux fonctionnaires, leur permettant de refuser, pour diverses raisons, des pr\u00e9noms&#8230; qu&rsquo;ils soient Amazighs ou fran\u00e7ais. Pendant des d\u00e9cennies, les municipalit\u00e9s ont ainsi rejet\u00e9 des pr\u00e9noms Amazighs sous pr\u00e9texte qu&rsquo;ils n&rsquo;\u00e9taient pas \u00abde consonance alg\u00e9rienne\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Article 64<\/strong><\/p>\n<p><strong>1)<\/strong> Les pr\u00e9noms sont choisis par le p\u00e8re, la m\u00e8re ou, en leur absence, par le d\u00e9clarant.<\/p>\n<p><strong>2) <\/strong>Les pr\u00e9noms doivent \u00eatre de consonance alg\u00e9rienne ; il peut en \u00eatre autrement pour les enfants n\u00e9s de parents appartenant \u00e0 une confession non musulmane.<\/p>\n<p><strong>3)<\/strong> Sont interdits tous les pr\u00e9noms autres que ceux consacr\u00e9e par l&rsquo;usage ou par la tradition.<\/p>\n<p>L&rsquo;article 37 du <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_loi-diverses.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Code civil du 10 f\u00e9vrier 1970<\/a> : Les actes doivent \u00eatre r\u00e9dig\u00e9s en langue arabe.<\/p>\n<p>Il stipule de mani\u00e8re explicite que \u00ables actes doivent \u00eatre r\u00e9dig\u00e9s en langue arabe\u00bb, tout en pr\u00e9cisant qu&rsquo;\u00e0 titre transitoire, \u00ables actes de l&rsquo;\u00e9tat civil pourront continuer\u00a0 \u00e0 \u00eatre r\u00e9dig\u00e9s en langue fran\u00e7aise\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Article 127<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 titre transitoire et nonobstant les dispositions de l&rsquo;article 37 de la pr\u00e9sente ordonnance, les actes de l&rsquo;\u00e9tat civil pourront continuer, dans les communes qui seront d\u00e9termin\u00e9es par arr\u00eat\u00e9 conjoint du ministre de la justice, garde des sceaux et du ministre de l&rsquo;int\u00e9rieur, \u00e0 \u00eatre r\u00e9dig\u00e9s en langue fran\u00e7aise.<\/p>\n<p><strong><u>La presse \u00e9crite<\/u><\/strong><\/p>\n<p>En mati\u00e8re de publication p\u00e9riodique, l&rsquo;article 11 de la <a href=\"https:\/\/www.axl.cefan.ulaval.ca\/afrique\/algerie_loi-diverses.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">loi organique n\u00b0 12-05 du 12 janvier 2012 relative \u00e0 l&rsquo;information<\/a> pr\u00e9cise que \u00abl&rsquo;\u00e9dition de toute publication p\u00e9riodique est libre\u00bb\u00a0:<\/p>\n<p><strong>Article 11<\/strong><\/p>\n<p><strong>1) <\/strong>L&rsquo;\u00e9dition de toute publication p\u00e9riodique est libre.<\/p>\n<p><strong>2) <\/strong>L&rsquo;\u00e9dition de toute publication p\u00e9riodique est soumise aux dispositions d\u2019enregistrement et de contr\u00f4le de v\u00e9racit\u00e9 de l\u2019information au d\u00e9p\u00f4t d\u2019une d\u00e9claration pr\u00e9alable sign\u00e9e par le directeur responsable de la publication aupr\u00e8s de l\u2019autorit\u00e9 de r\u00e9gulation de la presse \u00e9crite pr\u00e9vue par la<br \/>\npr\u00e9sente loi organique. Un r\u00e9c\u00e9piss\u00e9 lui en est imm\u00e9diatement remis.<\/p>\n<p>En m\u00eame temps, l&rsquo;article 20 de la loi organique n\u00b0 12-05 du 12 janvier 1212 relative \u00e0 l&rsquo;information \u00e9nonce que les publications p\u00e9riodiques d\u2019information g\u00e9n\u00e9rale doivent \u00eatre \u00e9dit\u00e9es en langues nationales ou l&rsquo;une d\u2019entre elles, ce qui suppose en arabe ou en tamazight :<\/p>\n<p><strong>Article 20<\/strong><\/p>\n<p>Les publications p\u00e9riodiques d\u2019information g\u00e9n\u00e9rale cr\u00e9\u00e9es \u00e0 compter de la promulgation de la pr\u00e9sente loi organique sont \u00e9dit\u00e9es en langues nationales ou l&rsquo;une d\u2019entre elles.<\/p>\n<p>Toutefois, les publications p\u00e9riodiques destin\u00e9es \u00e0 la diffusion et \u00e0 la distribution nationale ou internationale et les publications p\u00e9riodiques sp\u00e9cialis\u00e9es peuvent \u00eatre \u00e9dit\u00e9es en langues \u00e9trang\u00e8res apr\u00e8s accord de l\u2019autorit\u00e9 de r\u00e9gulation de la presse \u00e9crite.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;affichage commercial et la vie \u00e9conomique<\/strong><\/p>\n<p>Que dit la Circulaire administrative de 1976 ?<\/p>\n<p>3) arabiser totalement toutes les enseignes ext\u00e9rieures des administrations et soci\u00e9t\u00e9s publiques, et les \u00e9crire en lettres apparentes, de grande dimension, d&rsquo;\u00e9criture belle et \u00e9l\u00e9gante, et interdire absolument toute inscription en langue \u00e9trang\u00e8re;<\/p>\n<p>4) utiliser seulement l&rsquo;\u00e9criture en arabe pour les divers services, bureaux et guichets internes, et pour les diverses inscriptions, panneaux d&rsquo;indication ou d&rsquo;orientation, tant \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur des institutions.<\/p>\n<p>L&rsquo;op\u00e9ration a \u00e9t\u00e9 parfois exerc\u00e9e dans une certaine pr\u00e9cipitation; par exemple, \u00e0 Alger, en une nuit, on a remplac\u00e9 presque toutes les inscriptions fran\u00e7aises. L\u2019objectif sera atteint dans l&rsquo;ensemble du pays, avec des r\u00e9sultats in\u00e9gaux il est vrai: les zones rurales ont \u00e9t\u00e9 presque compl\u00e8tement arabis\u00e9es, mais les villes du Nord ont r\u00e9sist\u00e9 davantage.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;heure actuelle, alors que notre pays traverse une p\u00e9riode cruciale marqu\u00e9e par des atteintes aux droits humains, tous les progr\u00e8s dans ce domaine sont remis en question, en particulier les libert\u00e9s d&rsquo;expression et d&rsquo;\u00e9dition.<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<\/p>\n[1] <a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-l-observatoire-2008-1-page-9.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>https:\/\/www.cairn.info\/revue-l-observatoire-2008-1-page-9.htm<\/strong><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les droits humains repr\u00e9sentent les droits octroy\u00e9s \u00e0 chaque individu par le biais de trait\u00e9s et de textes internationaux. 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