{"id":5802,"date":"2024-03-07T21:46:48","date_gmt":"2024-03-07T20:46:48","guid":{"rendered":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/?p=5802"},"modified":"2024-03-07T21:46:48","modified_gmt":"2024-03-07T20:46:48","slug":"soundousse-belayachi-une-femme-artiste-amazighe-qui-glorifie-les-femmes-amazighes-dans-ses-peintures","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/soundousse-belayachi-une-femme-artiste-amazighe-qui-glorifie-les-femmes-amazighes-dans-ses-peintures\/","title":{"rendered":"Soundousse Belayachi, une femme artiste amazighe qui glorifie les femmes amazighes dans ses peintures"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_4424\" aria-describedby=\"caption-attachment-4424\" style=\"width: 188px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-4424\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/chtatou-1.jpg?resize=188%2C250&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"188\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/chtatou-1.jpg?resize=188%2C250&amp;ssl=1 188w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/chtatou-1.jpg?w=450&amp;ssl=1 450w\" sizes=\"auto, (max-width: 188px) 100vw, 188px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-4424\" class=\"wp-caption-text\">Dr. Mohamed Chtatou<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Art et identit\u00e9 culturelle<\/strong><\/p>\n<p>Dans toutes les cultures du monde, l\u2019expression artistique a \u00e9merg\u00e9 pour offrir un exutoire aux pens\u00e9es, aux sentiments, aux traditions et aux croyances. L\u2019art peut \u00eatre \u00e0 la fois enracin\u00e9 dans l\u2019histoire et peut \u00eatre comme catalyseur de changement dans une culture. [i]\n<p>L\u2019art est depuis longtemps \u00e9troitement li\u00e9 \u00e0 l\u2019identit\u00e9 culturelle, constituant un puissant moyen d\u2019expression, de pr\u00e9servation et de c\u00e9l\u00e9bration des diverses cultures du monde entier. Il poss\u00e8de la capacit\u00e9 de transcender les barri\u00e8res linguistiques, de combler les \u00e9carts entre les diff\u00e9rentes communaut\u00e9s et de favoriser une compr\u00e9hension plus profonde. Il va sans le dire que l\u2019art joue un r\u00f4le primordial dans la formation de l\u2019identit\u00e9 culturelle, sans oublier, pour autant, qu\u2019il c\u00e9l\u00e8bre la diversit\u00e9 \u00e0 travers la cr\u00e9ativit\u00e9. [ii]\n<p>Les aspects saillants de l\u2019importance de l\u2019art dans toute civilisation sont comme suit\u00a0:<\/p>\n<p><strong>Identit\u00e9 culturelle <\/strong>: La combinaison unique de croyances, de valeurs, de traditions et d&rsquo;expressions artistiques qui d\u00e9finissent un groupe ou une communaut\u00e9 particuli\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>Expression artistique<\/strong>\u00a0: utilisation de diverses formes d&rsquo;art, telles que les arts visuels, la musique, la danse, la litt\u00e9rature et le th\u00e9\u00e2tre, pour communiquer des r\u00e9cits et des perspectives culturelles.<\/p>\n<p><strong>Pr\u00e9servation culturelle<\/strong>\u00a0: acte de sauvegarde et de promotion du patrimoine culturel \u00e0 travers des pratiques et des activit\u00e9s artistiques.<\/p>\n<figure id=\"attachment_5803\" aria-describedby=\"caption-attachment-5803\" style=\"width: 622px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-5803 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s1.jpg?resize=622%2C715&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"622\" height=\"715\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s1.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s1.jpg?resize=217%2C250&amp;ssl=1 217w\" sizes=\"auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-5803\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Soundousse Belayachi, artiste peintre amazighe<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<p>Tout au long de l\u2019histoire, l\u2019art a jou\u00e9 un r\u00f4le central dans la formation et la pr\u00e9servation de l\u2019identit\u00e9 culturelle. Des anciennes peintures rupestres aux \u0153uvres d\u2019art religieuses, les objets culturels refl\u00e8tent les croyances, les coutumes et l\u2019esth\u00e9tique de diff\u00e9rentes soci\u00e9t\u00e9s. L\u2019art a \u00e9t\u00e9 un moyen de raconter des histoires, de transmettre des savoirs ancestraux [iii] et d\u2019affirmer une fiert\u00e9 culturelle. Dans diverses r\u00e9gions du monde, les formes d\u2019art autochtones ont contribu\u00e9 \u00e0 la r\u00e9silience et \u00e0 la continuit\u00e9 des identit\u00e9s culturelles.<\/p>\n<p>De nos jours, l\u2019art continue d\u2019\u00e9voluer en tant que reflet de la diversit\u00e9 culturelle et des dynamiques sociales. Des artistes d&rsquo;horizons divers s&rsquo;inspirent de leur h\u00e9ritage, insufflant \u00e0 leurs cr\u00e9ations des r\u00e9cits personnels et un symbolisme culturel. Les mouvements artistiques contemporains, tels que l\u2019art multiculturel, l\u2019afro-futurisme et l\u2019art diasporique, remettent en question les fronti\u00e8res traditionnelles et explorent de nouvelles dimensions de l\u2019identit\u00e9 culturelle. Les mus\u00e9es, galeries et institutions culturelles s&rsquo;efforcent de pr\u00e9senter des \u0153uvres d&rsquo;art diverses et de cr\u00e9er des espaces de dialogue interculturel. [iv]\n<p>De nombreuses \u00e9tudes ont soulign\u00e9 l&rsquo;impact positif de l&rsquo;art sur l&rsquo;identit\u00e9 culturelle. Des recherches ont montr\u00e9 que l\u2019exposition \u00e0 diverses expressions artistiques favorise l\u2019empathie, la compr\u00e9hension interculturelle et le sentiment d\u2019appartenance. Des interventions bas\u00e9es sur l&rsquo;art ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es pour rem\u00e9dier aux traumatismes culturels, promouvoir la coh\u00e9sion sociale et autonomiser les communaut\u00e9s marginalis\u00e9es. Les donn\u00e9es sugg\u00e8rent que l\u2019art joue un r\u00f4le crucial dans la formation de la m\u00e9moire collective, dans le renforcement de la r\u00e9silience et dans le maintien des pratiques culturelles. [v]\n<p><strong>Art traditionnel amazigh<\/strong><\/p>\n<p>Les arts traditionnels berb\u00e8res ou amazighs refl\u00e8tent leurs diverses histoires et cultures. Bien que chaque groupe pratique des arts l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rents, beaucoup partagent plusieurs traditions majeures. Un \u00e9l\u00e9ment commun est la repr\u00e9sentation d\u2019images g\u00e9om\u00e9triques ou naturelles sur des formes humaines et animales. Les Amazighs sont \u00e9galement c\u00e9l\u00e8bres pour leurs textiles et leur tissage. Les tapis, en particulier, restent une industrie importante dans les zones rurales. [vi]\n<p>Dans de nombreux cas, les arts et l\u2019artisanat dans les communaut\u00e9s berb\u00e8res sont le domaine des femmes. Les femmes produisent des tapis, des tissus, des v\u00eatements, des c\u00e9ramiques et des paniers.<\/p>\n<p>Les c\u00e9ramiques berb\u00e8res ont tendance \u00e0 \u00eatre caract\u00e9ris\u00e9es par des couleurs sourdes d\u00e9cor\u00e9es de symboles et d&rsquo;images plus sombres. Les hommes peuvent produire des c\u00e9ramiques commerciales et travailler l\u2019or, l\u2019argent, d\u2019autres m\u00e9taux et des pierres pr\u00e9cieuses pour fabriquer des bijoux. Au cours des si\u00e8cles pr\u00e9c\u00e9dents, certaines cultures amazighes pratiquaient le tatouage des femmes. Les femmes de la famille tatouaient le visage et les bras des filles lorsqu&rsquo;elles entraient dans la vie de femme. Cela marquait leur nouveau statut d\u2019adulte et les prot\u00e9geait des forces spirituelles n\u00e9fastes. Cependant, en raison des conflits avec l\u2019Islam, le tatouage n\u2019est plus pratiqu\u00e9 dans la plupart des endroits. [vii]\n<figure id=\"attachment_5804\" aria-describedby=\"caption-attachment-5804\" style=\"width: 622px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-5804 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s2.jpg?resize=622%2C836&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"622\" height=\"836\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s2.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s2.jpg?resize=186%2C250&amp;ssl=1 186w\" sizes=\"auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-5804\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Soundousse Belayachi: mari\u00e9e amazighe<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Art rupestre Amazigh<\/strong><\/p>\n<p>Le Sahara est le plus grand d\u00e9sert non polaire du monde, couvrant pr\u00e8s de 8 600 000 km\u00b2 et comprenant la majeure partie de l&rsquo;Afrique du Nord, de la mer Rouge \u00e0 l&rsquo;oc\u00e9an Atlantique. Bien qu\u2019il soit consid\u00e9r\u00e9 comme une entit\u00e9 distincte, il est compos\u00e9 d\u2019une vari\u00e9t\u00e9 de r\u00e9gions et d\u2019environnements g\u00e9ographiques, notamment des mers de sable, des <strong><em>hammadas<\/em><\/strong> (d\u00e9serts de pierres), des cours d\u2019eau saisonniers, des oasis, des cha\u00eenes de montagnes et des plaines rocheuses.<\/p>\n<p>L&rsquo;art rupestre est pr\u00e9sent dans toute cette r\u00e9gion, principalement dans les cha\u00eenes de montagnes et de collines d\u00e9sertiques, o\u00f9 les \u00ab toiles \u00bb de pierre sont abondantes : les hauts plateaux de l&rsquo;Adrar en Mauritanie et de l&rsquo;Adrar des Ifoghas au Mali, les montagnes de l&rsquo;Atlas au Maroc [viii] et en Alg\u00e9rie, le Tassili n&rsquo; Ajjer et Ahaggar en Alg\u00e9rie, les zones montagneuses de Tadrart Acacus et Messak en Libye, [ix] les monts A\u00efr au Nig\u00e9ria, le plateau de l&rsquo;Ennedi et les monts Tibesti au Tchad, le plateau de Gilf Kebir en \u00c9gypte et au Soudan, ainsi que le long du Nil. \u00a0[x]\n<p>Bien que les styles et les sujets de l\u2019art rupestre amazigh varient, il existe des points communs : les images sont le plus souvent figuratives et repr\u00e9sentent fr\u00e9quemment des animaux sauvages et domestiques. Il existe \u00e9galement de nombreuses images de figures humaines, parfois accompagn\u00e9es d&rsquo;accessoires tels que des armes ou des v\u00eatements reconnaissables. Ceux-ci peuvent \u00eatre peints ou grav\u00e9s, les deux \u00e9tant fr\u00e9quents, parfois dans le m\u00eame contexte. Les gravures sont g\u00e9n\u00e9ralement plus fr\u00e9quentes, m\u00eame s&rsquo;il peut s&rsquo;agir simplement d&rsquo;un biais de pr\u00e9servation en raison de leur plus grande durabilit\u00e9.<\/p>\n<p>Le contexte physique des sites d\u2019art rupestre varie en fonction de facteurs g\u00e9ographiques et topographiques \u2013 par exemple, les gravures rupestres marocaines se trouvent souvent sur des affleurements rocheux ouverts, tandis que les sites d\u2019art rupestre de Djebibina en Tunisie ont tous \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts dans des abris sous roche. L&rsquo;art rupestre dans les environnements vastes et hostiles du Sahara [xi] est souvent inaccessible et difficile \u00e0 trouver, et il existe probablement une grande partie de l&rsquo;art rupestre qui n&rsquo;a pas encore \u00e9t\u00e9 vue par les arch\u00e9ologues ; ce qui est connu a \u00e9t\u00e9 pour l\u2019essentiel document\u00e9 au cours du si\u00e8cle dernier.<\/p>\n<p><strong>Soundousse, qui est-tu\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Soundousse est n\u00e9e \u00e0 Casablanca en 1971. Elle a fait ses \u00e9tudes primaires \u00e0 l\u2019Ecole Jean Jaur\u00e8s et Victor Hugo et les \u00e9tudes secondaires au Lyc\u00e9e Lyautey IV. D\u00e8s son jeune \u00e2ge elle avait un faible pour le dessin, la peinture et le sport. Elle dessinait sur tout ce qui lui tombait sous la main\u00a0: feuille blanche, journal ou m\u00eame les tissus et les murs.<\/p>\n<p>En 1995 elle s\u2019est mari\u00e9e \u00e0 et s\u2019est install\u00e9e \u00e0 Rabat et a eu 2 enfants\u00a0: une fille Sourour, actuellement analyste financier \u00e0 Londres et Faris ing\u00e9nieur informatique \u00e0 Paris. Entre 2000 et 2002 elle s\u2019installa \u00e0 Paris pour les \u00e9tudes de ses enfants. En 2012, elle repart pour Paris ou elle entame des \u00e9tudes d\u2019art \u00e0 la grande \u00e9cole Fleurimon Paris. Ainsi elle pr\u00e9para un dipl\u00f4me sup\u00e9rieur en make-up et coiffure artistique pour le cin\u00e9ma, le th\u00e9\u00e2tre, la t\u00e9l\u00e9vision, les shootings de mode et la publicit\u00e9.<\/p>\n<p>Avec son dipl\u00f4me en poche, elle rentre au Maroc en 2014 et elle entama une carri\u00e8re de peintre artiste et de d\u00e9corateur d\u2019int\u00e9rieur et conseill\u00e8re en d\u00e9coration artistique.<\/p>\n<p>Sa peinture se focalise sur la femme dans le quotidien marocain. Etant amazighe d\u2019origine, pour Soundousse la femme est le pilier de la soci\u00e9t\u00e9 marocaine et le <em>soft power<\/em> incontest\u00e9 de sa culture mill\u00e9naire. En effet, pour elle, la femme amazighe est la maitresse incontestable des arts de tissage, de tatouage et de poterie qui font de l\u2019art amazigh, un h\u00e9ritage culturel riche et mill\u00e9naire.<\/p>\n<p><strong>Les femmes amazighes et l\u2019art<\/strong><\/p>\n<p>Pour Soundousse, en un sens, les femmes cr\u00e9ent leur propre pouvoir. Plus important encore, les femmes sont les artistes de la culture berb\u00e8re. Les femmes berb\u00e8res expriment leur art dans le tissage de tapis, la fabrication de textiles, les tatouages corporels et la d\u00e9coration du visage, des mains et des pieds. [xii]\n<p>Ces pratiques f\u00e9minines sont en cours depuis des mill\u00e9naires. On sait que l\u2019expression visuelle est bien ant\u00e9rieure \u00e0 toute forme d\u2019enregistrement \u00e9crit. Les formes, les couleurs et les significations des expressions artistiques des femmes berb\u00e8res racontent des histoires puissantes. Les femmes dominent le processus de tissage, donnant m\u00e9taphoriquement vie aux textiles. Dans les zones rurales, elles peignent, filent et teignent la laine pour fabriquer des couvertures, des ch\u00e2les et des tapis qu&rsquo;elles tissent sur des m\u00e9tiers verticaux. [xiii]\n<figure id=\"attachment_5805\" aria-describedby=\"caption-attachment-5805\" style=\"width: 622px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-5805 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s3.jpg?resize=622%2C768&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"622\" height=\"768\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s3.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s3.jpg?resize=202%2C250&amp;ssl=1 202w\" sizes=\"auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-5805\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Soundousse Belayachi : femme amazighe de Sous<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<p>On pense que la laine est impr\u00e9gn\u00e9e d\u2019une <strong><em>baraka<\/em><\/strong> (b\u00e9n\u00e9diction) consid\u00e9rable, et qu\u2019une partie de cette<strong><em> baraka<\/em><\/strong> serait transf\u00e9r\u00e9e aux tisserands, d\u2019o\u00f9 la nature sacr\u00e9e du tissage. Les femmes berb\u00e8res qui travaillent la laine sont tr\u00e8s respect\u00e9es et on dit qu&rsquo;une femme qui fabrique 40 tapis au cours de sa vie \u00e0 la garantie d&rsquo;acc\u00e9der au paradis apr\u00e8s sa mort.<\/p>\n<p>Cet art est une source de fiert\u00e9 et de confiance en soi pour la prochaine g\u00e9n\u00e9ration. Il assure la continuit\u00e9 et favorise les valeurs communes de famille, de soutien, d&rsquo;entreprise, etc. La volont\u00e9 politique et la technologie (l&rsquo;antenne parabolique et Internet) aident les tapis \u00e0 survivre.<\/p>\n<p>Les femmes sont valoris\u00e9es en tant que gardiennes de la langue et de la culture berb\u00e8res et jouent un r\u00f4le central dans la construction de l\u2019identit\u00e9. La construction et la pr\u00e9servation de l\u2019identit\u00e9 \u00e0 travers l\u2019art sont \u00e9galement au c\u0153ur de l\u2019action religieuse et spirituelle des femmes berb\u00e8res.<\/p>\n<p>Pour Soundousse, les femmes amazighes r\u00e9v\u00e8lent leurs talents artistiques de plusieurs mani\u00e8res\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em>\u2018\u2019Par leurs expressions artistiques, les femmes contr\u00f4lent non seulement les mariages comme moyen de pr\u00e9server le caract\u00e8re sacr\u00e9 des particularit\u00e9s culturelles au milieu de puissantes influences soci\u00e9tales, telles que la modernisation, qui affectent rapidement leur vie, mais elles tissent \u00e9galement des tapis, fabriquent des tentes et des poteries, d\u00e9corent le visage, les mains et les pieds avec du henn\u00e9 et brodent des v\u00eatements qui renforcent l&rsquo;identit\u00e9 ethnique berb\u00e8re. A travers l\u2019art et la transmission m\u00e8re-fille, les femmes berb\u00e8res relient le pass\u00e9 au pr\u00e9sent.\u2019\u2019<\/em><\/p>\n<p>Ce lien donne une forme mat\u00e9rielle \u00e0 la conscience berb\u00e8re. Les femmes berb\u00e8res d\u00e9montrent l&rsquo;estime, le respect et le statut accord\u00e9s \u00e0 la maternit\u00e9 en incorporant des symboles de fertilit\u00e9 dans leurs tapis, leurs v\u00eatements, leurs tatouages et leurs coiffures. Les arts berb\u00e8res sont donc des m\u00e9taphores de la maternit\u00e9, d\u00e9montrant le r\u00f4le crucial que jouent les femmes dans la propagation et la pr\u00e9servation de l\u2019identit\u00e9 berb\u00e8re. [xiv]\n<p>Il y a \u00e9galement eu une r\u00e9\u00e9mergence du symbolisme des femmes berb\u00e8res dans la culture contemporaine de la jeunesse. Cela se voit dans les noms de divers centres de femmes : Tanit, Isis, Kahina, etc. De m\u00eame, divers groupes, sites Internet, d\u00e9fil\u00e9s de mode et styles vestimentaires populaires aupr\u00e8s des jeunes portent les m\u00eames noms.<\/p>\n<p>Bien que largement absents des r\u00e9cits historiques formels, la ritualit\u00e9, l\u2019oralit\u00e9 et l\u2019art des femmes berb\u00e8res constituent une v\u00e9ritable source de connaissances, remettant en question les r\u00e9cits traditionnels sur le r\u00f4le des femmes dans la production, l\u2019utilisation et l\u2019adaptation des connaissances.<\/p>\n<p><strong>Les femmes amazighes et leur \u00e2me artistique\u00a0: expressions de l\u2019identit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Pour Soundousse Belayachi une des raisons pour lesquelles les femmes amazighes sont artistes est que les arts sont des expressions de l\u2019identit\u00e9 ethnique, et il s\u2019ensuit que les gardiennes de l\u2019identit\u00e9 amazighe devraient \u00eatre celles qui assurent litt\u00e9ralement sa continuation de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. Il n\u2019est pas surprenant que les arts soient des expressions visuelles de la f\u00e9minit\u00e9 et que les symboles de fertilit\u00e9 soient r\u00e9pandus. Le contr\u00f4le des symboles visuels de l\u2019identit\u00e9 amazighe a donn\u00e9 \u00e0 ces femmes pouvoir et prestige. [xv]\n<p>Elle ajoute que leurs v\u00eatements, tatouages et bijoux sont des d\u00e9clarations d\u2019identit\u00e9 publiques ; de telles expressions artistiques publiques contrastent avec le st\u00e9r\u00e9otype selon lequel les femmes du monde islamique sont isol\u00e9es et voil\u00e9es. Mais leur r\u00f4le en tant que symboles d&rsquo;identit\u00e9 publique peut \u00e9galement \u00eatre restrictif, et l&rsquo;histoire r\u00e9cente a contraint les femmes \u00e0 adapter leurs arts en tant que symboles d&rsquo;identit\u00e9 publique. [xvi]\n<p>Soundousse souligne que\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em>\u2018\u2019Les femmes amazighes perp\u00e9tuent leur culture traditionnelle gr\u00e2ce au tissage de tapis, et elles sont \u00e0 la fois valoris\u00e9es et marginalis\u00e9es au sein de leur soci\u00e9t\u00e9. La n\u00e9cessit\u00e9 et la pression exerc\u00e9e sur elles conduisent \u00e0 des probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9galit\u00e9 des sexes et aux droits des filles\/accessibilit\u00e9 \u00e0 une \u00e9ducation de qualit\u00e9 dans le contexte moderne. Bien qu&rsquo;en constante \u00e9volution et en \u00e9volution avec le temps, le mode de vie nomade et le tissage de tapis berb\u00e8re traditionnel sont toujours pr\u00e9sents aujourd&rsquo;hui et rev\u00eatent n\u00e9anmoins une profonde signification pour ceux qui participent \u00e0 ces activit\u00e9s. Les mentalit\u00e9s traditionnelles concernant les normes de genre restent intactes, m\u00eame si elles sont plus fr\u00e9quemment remises en question. Les tissages des femmes sont essentiels \u00e0 la pr\u00e9servation de la culture amazighe et symbolisent ouvertement une identit\u00e9 patrimoniale, pla\u00e7ant les femmes au c\u0153ur de l\u2019histoire et du patrimoine berb\u00e8res.\u2019\u2019<\/em><\/p>\n<p><strong>Autonomisation des femmes amazighes<\/strong><\/p>\n<p>Soundousse affirme que les femmes amazighes au Maroc souffrent traditionnellement d\u2019une triple marginalisation : en tant que femmes, autochtones et rurales. La langue et la g\u00e9ographie des montagnes de l\u2019Atlas et du Rif o\u00f9 elles vivent font \u00e9galement qu\u2019il leur est difficile d\u2019acc\u00e9der aux ressources \u00e9ducatives et de sant\u00e9 les plus \u00e9l\u00e9mentaires. C\u2019est pourquoi les femmes amazighes sont souvent repr\u00e9sent\u00e9es dans de nombreuses \u00e9tudes comme \u2018\u2019analphab\u00e8tes\u2019\u2019 et \u2018\u2019ayant besoin d\u2019aide\u2019\u2019. Mais un examen attentif de l\u2019histoire et de la r\u00e9alit\u00e9 quotidienne des femmes amazighes r\u00e9v\u00e8le une autre facette de leur histoire qui reste encore \u00e0 raconter et sur laquelle j\u2019apporte un \u00e9clairage dans mes peintures\u00a0: beaut\u00e9, courage et r\u00e9silience. Nous nous concentrerons sur l&rsquo;action et la r\u00e9silience des femmes amazighes et sur la mani\u00e8re dont elles transforment leur r\u00e9alit\u00e9 quotidienne et leurs vuln\u00e9rabilit\u00e9s en opportunit\u00e9s qui leur donnent du pouvoir, ainsi qu&rsquo;\u00e0 leurs familles et leurs communaut\u00e9s.<\/p>\n<figure id=\"attachment_5806\" aria-describedby=\"caption-attachment-5806\" style=\"width: 622px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-5806 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s4.jpg?resize=622%2C768&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"622\" height=\"768\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s4.jpg?w=622&amp;ssl=1 622w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/s4.jpg?resize=202%2C250&amp;ssl=1 202w\" sizes=\"auto, (max-width: 622px) 100vw, 622px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-5806\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Soundousse Belayachi : femme amazighe du Rif<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<p>Soundousse argumente avec force que\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em>\u2018\u2019Par leurs connaissances et leurs pratiques, les femmes amazighes contribuent en tant qu&rsquo;agents actifs de la soci\u00e9t\u00e9 civile, se souciant non seulement du bien-\u00eatre de leur propre famille, mais aussi du d\u00e9veloppement de leur communaut\u00e9 et de l&rsquo;h\u00e9ritage de leur culture. On peut fournir des exemples clairs de la mani\u00e8re dont ces femmes contribuent \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie locale et au d\u00e9veloppement rural en s&rsquo;organisant et en travaillant dans des coop\u00e9ratives d\u00e9di\u00e9es au tissage de tapis, \u00e0 la production d&rsquo;huile d&rsquo;argan et aux arts artisanaux. La culture et la tradition, r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es et pr\u00e9serv\u00e9es par les femmes, \u00e9mergent comme source de reconnaissance de l\u2019identit\u00e9 amazighe, de d\u00e9veloppement des communaut\u00e9s locales et d\u2019autonomisation des femmes.\u2019\u2019<\/em><\/p>\n<p><strong>Femmes amazighes leaders<\/strong><\/p>\n<p>Parmi les femmes amizghes leaders, on peut compter\u00a0:<\/p>\n<p><strong>Dihiya<\/strong>, qui signifie la belle gazelle, est n\u00e9e au d\u00e9but du VIIe si\u00e8cle dans les montagnes des Aur\u00e8s en Alg\u00e9rie. Selon Ibn Khaldoun, parmi leurs dirigeants les plus puissants, on remarqua surtout une femme, reine du Mont Auras, de son vrai nom Dihiya, fille de Tabeta, fils de Tifan. Sa famille faisait partie des Djeraoua, qui rendaient hommage aux rois et aux chefs de tous les Berb\u00e8res descendants d&rsquo;El-Abter. Elle est \u00e9galement connue en arabe sous le nom d&rsquo;El Kahina, qui signifie proph\u00e9tesse, voyante ou sorci\u00e8re, un titre que lui ont donn\u00e9 les opposants musulmans en raison de sa pr\u00e9tendue capacit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9voir l&rsquo;avenir. [xvii] La reine guerri\u00e8re Dihiya a jou\u00e9 un r\u00f4le important dans la d\u00e9fense de son royaume et dans la direction de la r\u00e9sistance nord-africaine contre les premi\u00e8res conqu\u00eates arabo-islamiques du Maghreb, la r\u00e9gion connue alors sous le nom de Numidie.<\/p>\n<p><strong>Tanit<\/strong> \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme la d\u00e9esse de la prosp\u00e9rit\u00e9, de la fertilit\u00e9, de l&rsquo;amour et de la lune \u00e0 Carthage. La d\u00e9esse f\u00e9minine avait une pr\u00e9sence \u00e9quilibr\u00e9e dans la conception religieuse des anciens peuples d&rsquo;Afrique du Nord.<\/p>\n<p><strong>Tin Hinan<\/strong>, signifiant celle des tentes, est ainsi d\u00e9sign\u00e9e cette princesse tour\u00e8gue par les Amazighs de l&rsquo;Azawad et des r\u00e9gions environnantes du Mali, du Nigeria, de la Libye et de l&rsquo;Alg\u00e9rie. Tin Hanan a toujours jou\u00e9 un r\u00f4le de premier plan dans la protection des tribus touaregues car elle \u00e9tait v\u00e9n\u00e9r\u00e9e et respect\u00e9e comme symbole d&rsquo;\u00e9quilibre et de stabilit\u00e9 sociale, politique et spirituelle. Les tribus touaregues la consid\u00e9raient comme leur m\u00e8re spirituelle. [xviii]\n<p>Ralla Bouya de la tribu de Tamsaman est une reine guerri\u00e8re, une sainte parmi les Rifains du 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle apparemment. Son image aujourd&rsquo;hui dans le Rif est un m\u00e9lange de faits historiques et de mythes h\u00e9ro\u00efques transmis au fil du temps. Aucun po\u00e8me rifain (<strong><em>izri<\/em><\/strong>) r\u00e9put\u00e9 ne manquerait de mentionner Ralla Bouya, et aucune pri\u00e8re, serment ou parole d&rsquo;honneur n&rsquo;est prononc\u00e9 sans invoquer son nom. [xix]\n<p><strong>Conclusion\u00a0: Arts des femmes amazighes, expressions visuelles de l\u2019identit\u00e9 berb\u00e8re<\/strong><\/p>\n<p>Jusqu\u2019aujourd\u2019hui, les femmes berb\u00e8res d\u2019Afrique du Nord cr\u00e9ent et portent les formes esth\u00e9tiques et symboliques qui rendent l\u2019identit\u00e9 amazighe unique. Les femmes portent des bijoux en argent, en ambre et en corail, qui proclament leur statut, leur richesse et leur appartenance \u00e0 un groupe. Elles ont incorpor\u00e9 des symboles et des couleurs li\u00e9s \u00e0 la fertilit\u00e9 f\u00e9minine dans leurs textiles, v\u00eatements, tatouages et coiffures en tant qu&rsquo;expressions de l&rsquo;action f\u00e9minine. Malgr\u00e9 les influences soci\u00e9tales qui ont chang\u00e9 la vie quotidienne, les femmes continuent de produire et d&rsquo;utiliser des formes artistiques ancestrales, notamment lors des mariages ruraux, d\u00e9montrant le r\u00f4le crucial que les femmes continuent de jouer dans la pr\u00e9servation du patrimoine amazigh. [xx]\n<p>Les peintures de Soundousse Belayachi c\u00e9l\u00e8brent ces femmes amazighes dans leur beaut\u00e9 proverbiale mais aussi dans la puret\u00e9 de leurs parures, leurs fibules, leurs bijoux et leurs v\u00eatements et dans leur coquetterie.<\/p>\n<p>Pour Soundousse la femme amazighe cr\u00e9e autour d\u2019elle un monde de beaut\u00e9 naturelle, de magie mais aussi de surr\u00e9alisme par lequel elle exprime de mani\u00e8re fore son identit\u00e9 culturelle s\u00e9culaire, sachant pertinemment que les femmes amazighes du Rif, de l\u2019Atlas, du Sahara combattent, depuis des lustres, le d\u00e9ni de leur identit\u00e9 culturelle \u00e0 travers l\u2019art\u00a0: peinture, bijoux, habits, poterie, tatouage, dance, chant, etc.<\/p>\n<p>Soundousse souligne que\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em>\u2018\u2019La pratique du tissage de tapis remonte \u00e0 pr\u00e8s de 2 200 ans et serait originaire des communaut\u00e9s rurales des montagnes du Moyen Atlas et autour de Marrakech. A cette \u00e9poque, ces populations \u00e9taient nomades. Les femmes profitaient donc de chaque escale pour confectionner les tissus des matelas et des couvertures, avec la laine des animaux de leur troupeau, moutons ou ch\u00e8vres. Fi\u00e8res de leur libert\u00e9, ces artisanes n&rsquo;ont jamais utilis\u00e9 de mod\u00e8le. Elles tissaient selon leur propre inspiration, faisant de chaque tapis une cr\u00e9ation unique.\u2019\u2019<\/em><\/p>\n<p>Et elle continue par dire\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><em>\u2018\u2019 Les femmes berb\u00e8res tissent des tapis aux couleurs vives, brodent des couvre-chefs indigo, se peignent le visage avec du safran et portent des bijoux orn\u00e9s. Leurs arts extraordinairement d\u00e9taill\u00e9s sont riches en symbolisme culturel ; ils sont toujours d&rsquo;une beaut\u00e9 \u00e0 couper le souffle.\u2019\u2019<\/em><\/p>\n<p>L\u2019une des raisons pour lesquelles les femmes amazighes sont artistes est que les arts sont des expressions de l\u2019identit\u00e9 ethnique, et il s\u2019ensuit que les gardiennes de l\u2019identit\u00e9 amazighe devraient \u00eatre celles qui assurent litt\u00e9ralement sa continuation de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. Il n\u2019est pas surprenant que les arts soient des expressions visuelles de la f\u00e9minit\u00e9 et que les symboles de fertilit\u00e9 soient r\u00e9pandus.<\/p>\n<p><strong>Notes de fin de texte :<\/strong><\/p>\n[i]\n[ii] Hwa Young Choi Caruso. (2005). Art as a Political Act: Expression of Cultural Identity, Self-Identity, and Gender by Suk Nam Yun and Yong Soon Min. <em>Journal of Aesthetic Education<\/em>, <em>39<\/em>(3), 71-87. <a href=\"http:\/\/www.jstor.org\/stable\/3527433\">http:\/\/www.jstor.org\/stable\/3527433<\/a><\/p>\n[iii] Michel\u00a0Barbaza,\u00a0Michel. (2012). Les gravures rupestres libyco-berb\u00e8res\u00a0: d\u2019une rive \u00e0 l\u2019autre du Sahara.\u00a0<em>Palethnologie<\/em>, 4.\u00a0http:\/\/journals.openedition.org\/palethnologie\/6068;\u00a0DOI: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/palethnologie.6068\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/palethnologie.6068<\/a><\/p>\n[iv] Bravin, A. (2009).\u00a0<em>Les gravures rupestres libyco-berb\u00e8res de la r\u00e9gion de Tiznit (Maroc)<\/em>. Paris\u00a0: L\u2019Harmattan.<\/p>\n[v] Hachid M. (2001).\u00a0<em>Les premiers Berb\u00e8res entre M\u00e9diterran\u00e9e, Tassili et Nil<\/em>. Aix-en-Provence, Ina-Yas\u00a0: \u00c9disud.<\/p>\n[vi] Fany. (2021). Culture, traditions et tatouages berb\u00e8res dans la d\u00e9coration d\u2019int\u00e9rieur. <a href=\"https:\/\/www.fany-store.com\/blogs\/magazine\/la-culture-tradition-et-tatouages-berberes-dans-la-decoration-d-interieur?customer_posted=true#newsletter-newsletter-popup\">https:\/\/www.fany-store.com\/blogs\/magazine\/la-culture-tradition-et-tatouages-berberes-dans-la-decoration-d-interieur?customer_posted=true#newsletter-newsletter-popup<\/a><\/p>\n[vii] Rabat\u00e9, Marie-Rose. (2015).\u00a0<em>Les Bijoux du Maroc\u00a0: du Haut-Atlas \u00e0 la vall\u00e9e du Draa<\/em>. Courbevoie\u00a0: ACR \u00c9dition.<\/p>\n[viii] Rodrigue, A. (1999). <em>L\u2019art rupestre du Haut Atlas Marocain<\/em>. Paris\u00a0: L\u2019Harmattan.<\/p>\n[ix] Le Quellec, J. (1998). <em>Art rupestre et pr\u00e9histoire du Sahara: le Messak Libyen<\/em>. Paris: Payot &amp; Rivages<\/p>\n[x] Soukopova, J. (2012). <em>Round Heads: The Earliest Rock Paintings in the Sahara<\/em>. Newcastle upon Tyne: Cambridge Scholars Publishing.<\/p>\n[xi] Riemer, H. (2013). Dating the rock art of Wadi Sura, in Wadi Sura \u2013 The Cave of Beasts. R. Kuper (ed). <em>Africa Praehistorica 26 <\/em>(pp. 38-39). K\u00f6ln: Heinrich-Barth-Institut.<\/p>\n[xii] Chtatou, Mohamed. (2020). Le tapis amazigh: identit\u00e9, cr\u00e9ation, art et histoire. <em>Le Monde Amazigh. <\/em><a href=\"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/le-tapis-amazigh-identite-creation-art-et-histoire\/\">https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/le-tapis-amazigh-identite-creation-art-et-histoire\/<\/a><\/p>\n[xiii] Chtatou, Mohamed. (2022). La femme, reine incontestable du monde amazigh<\/p>\n<p>. <em>Le Monde Amazigh. <\/em><a href=\"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/la-femme-reine-incontestable-du-monde-amazigh\/\">https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/la-femme-reine-incontestable-du-monde-amazigh\/<\/a><\/p>\n[xiv] Harries, J. (1973). Pattern and Choice in Berber Weaving and Poetry. <em>Research in African Literatures<\/em>, <em>4<\/em>(2), 141-153. <a href=\"http:\/\/www.jstor.org\/stable\/3818891\">http:\/\/www.jstor.org\/stable\/3818891<\/a><\/p>\n[xv] Yacine, T. (2001). Women, Their Space and Creativity in Berber Society. <em>Race, Gender &amp; Class<\/em>, <em>8<\/em>(3), 102-113. <a href=\"http:\/\/www.jstor.org\/stable\/41674985\">http:\/\/www.jstor.org\/stable\/41674985<\/a><\/p>\n[xvi] Bernasek, L. (2008).\u00a0<em>Artistry of the everyday: beauty and craftsmanship in Berber art<\/em>\u00a0(Vol. 2). Cambridge, Massachusetts: Harvard University Press.<\/p>\n[xvii] Chtatou, Mohamed. (2021). Al-Kahina, une reine amazighe stigmatis\u00e9e par les Arabes. <em>Le Monde Amazigh. <\/em><a href=\"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/al-kahina-une-reine-amazighe-stigmatisee-par-les-arabes\/\">https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/al-kahina-une-reine-amazighe-stigmatisee-par-les-arabes\/<\/a><\/p>\n[xviii] Chtatou, Mohamed. (2023). Les Touaregs d\u2019Azawad, un peuple amazigh opprim\u00e9. <em>Le Monde Amazigh<\/em>. <a href=\"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/les-touaregs-dazawad-un-peuple-amazigh-opprime\/\">https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/les-touaregs-dazawad-un-peuple-amazigh-opprime\/<\/a><\/p>\n[xix] Chtatou, Mohamed. (2024). Tarifit et son r\u00f4le primordial dans la culture amazighe du nord du Maroc. Article qui sera publi\u00e9 ult\u00e9rieurement par L&rsquo;Universit\u00e9 Abdelmalek Essa\u00e2di de T\u00e9touan.<\/p>\n[xx] Sadiqi, F. (2008). [Review of <em>Amazigh Arts in Morocco: Women Shaping Berber Identity<\/em>, by C. J. Becker]. <em>The International Journal of African Historical Studies<\/em>, <em>41<\/em>(3), 585-588. <a href=\"http:\/\/www.jstor.org\/stable\/40282533\">http:\/\/www.jstor.org\/stable\/40282533<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Art et identit\u00e9 culturelle Dans toutes les cultures du monde, l\u2019expression artistique a \u00e9merg\u00e9 pour offrir un exutoire aux pens\u00e9es, aux sentiments, aux traditions et aux croyances. L\u2019art peut \u00eatre \u00e0 la fois enracin\u00e9 dans l\u2019histoire et peut \u00eatre comme catalyseur de changement dans une culture. 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