{"id":5840,"date":"2024-03-17T22:38:01","date_gmt":"2024-03-17T21:38:01","guid":{"rendered":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/?p=5840"},"modified":"2024-03-18T01:52:36","modified_gmt":"2024-03-18T00:52:36","slug":"sahel-en-quete-didentite-et-de-projet-politique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/sahel-en-quete-didentite-et-de-projet-politique\/","title":{"rendered":"Sahel : En qu\u00eate d\u2019identit\u00e9 et de projet politique"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_2333\" aria-describedby=\"caption-attachment-2333\" style=\"width: 250px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2333 size-medium\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/FB_IMG_1578659088627.jpg?resize=250%2C250&#038;ssl=1\" alt=\"Abdoulah ATTAYOUB\" width=\"250\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/FB_IMG_1578659088627.jpg?resize=250%2C250&amp;ssl=1 250w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/FB_IMG_1578659088627.jpg?w=720&amp;ssl=1 720w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2333\" class=\"wp-caption-text\">Par: Abdoulah ATTAYOUB*<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Commission Economique des Etats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (CEDEAO), avec une v\u00e9locit\u00e9 d\u00e9concertante, a surpris aussi bien par sa brutalit\u00e9 que par son caract\u00e8re anachronique \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 tous les pays se regroupent \u00e0 travers les continents pour se renforcer et \u00e9largir leur potentiel de d\u00e9veloppement. Nous assistons aujourd\u2019hui \u00e0 un bouleversement de l\u2019ordre mondial et seuls les ensembles coh\u00e9rents et solidement structur\u00e9s peuvent esp\u00e9rer peser et avoir voix au chapitre dans le concert des Nations. L\u2019effervescence politique que connaissent ces trois pays du Sahel central se traduit en outre par une recherche effr\u00e9n\u00e9e de sens \u00e0 donner aux nouvelles orientations cens\u00e9es l\u00e9gitimer la prise de pouvoir par les juntes militaires. T\u00e2che consid\u00e9rablement facilit\u00e9e par les syst\u00e8mes d\u00e9mocratiques dysfonctionnels caract\u00e9risant les r\u00e9gimes renvers\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>CEDEAO\/AES : Distorsions et impens\u00e9s politiques<\/strong><\/p>\n<p>La CEDEAO avait \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e essentiellement dans l\u2019objectif d\u2019une int\u00e9gration \u00e9conomique en facilitant la circulation des personnes, des biens et des services. Il s\u2019agissait, pour ses p\u00e8res fondateurs, de fluidifier les \u00e9changes et dynamiser l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique afin de contribuer \u00e0 am\u00e9liorer les conditions de vie des citoyens des pays membres. La seule appartenance g\u00e9ographique \u00e0 l\u2019espace ouest-africain \u00e9tait donc suffisante pour pr\u00e9tendre faire partie de cette organisation. Il est par cons\u00e9quent compr\u00e9hensible qu\u2019un membre en parte d\u00e8s lors que les facilit\u00e9s qu\u2019elle offre lui sont retir\u00e9es. L\u2019absence de r\u00e8gles v\u00e9ritablement contraignantes s\u2019ajoute aux griefs quant \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 voire \u00e0 l\u2019utilit\u00e9 de cette organisation pour faire face aux autres d\u00e9fis notamment s\u00e9curitaires, auxquels sont confront\u00e9s aujourd\u2019hui les pays membres.<\/p>\n<p>Pour une construction solide et coh\u00e9rente, il aurait certainement fallu d\u00e9terminer au pr\u00e9alable des crit\u00e8res suppl\u00e9mentaires de convergence \u00e9conomique et de respect des valeurs en partage. Cela aurait \u00e9galement favoris\u00e9 plus de rigueur dans l\u2019application de r\u00e8gles d\u00e9limitant de mani\u00e8re transparente et indiff\u00e9renci\u00e9e les obligations des membres envers l\u2019organisation ainsi que l\u2019attitude de cette derni\u00e8re vis-\u00e0-vis de ses membres.<\/p>\n<p>L\u2019absence de r\u00e8gles r\u00e9gissant de mani\u00e8re objective son fonctionnement expose l\u2019organisation \u00e0 toutes sortes d\u2019interpr\u00e9tations tendancieuses et ouvre la voie aux imbroglios politico-juridiques auxquels nous assistons aujourd\u2019hui. Les insuffisances notoires occasionnent manifestement les approximations de toutes sortes, y compris celles li\u00e9es \u00e0 son financement. Un climat serein entre les pays membres, aurait pu permettre des am\u00e9liorations ad\u00e9quates sur la base de l\u2019exp\u00e9rience tir\u00e9e des manquements constat\u00e9s.<\/p>\n<p>Cette fragilit\u00e9 structurelle mise en \u00e9vidence par la crise actuelle explique la facilit\u00e9 avec laquelle les autorit\u00e9s des trois pays sah\u00e9liens (Burkina-Faso, Mali et Niger) ont d\u00e9cid\u00e9 de se d\u00e9faire de toute obligation et de former un autre regroupement : l\u2019Alliance des Etas du Sahel (AES). Toutefois, les m\u00eames erreurs risquent de se reproduire dans le cas de l\u2019AES.<\/p>\n<p>L\u2019improvisation et la pr\u00e9cipitation avec lesquelles cette derni\u00e8re a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e, devan\u00e7ant tout d\u00e9bat public sur sa pertinence ont \u00e9t\u00e9 essentiellement dict\u00e9es par les circonstances et les imp\u00e9ratifs de survie pour les trois juntes, qui se devaient de donner des gages \u00e0 une armada d\u2019activistes dont les motivations sont pourtant sujettes \u00e0 caution. Par ailleurs, l\u2019accusation d\u2019assujettissement \u00e0 la France faite \u00e0 la CEDEAO semble pour le moins exp\u00e9ditive eu \u00e9gard \u00e0 des pays comme le Nigeria ou le Ghana, par exemple, sur qui ne saurait d\u2019embl\u00e9e peser le soup\u00e7on d\u2019\u00eatre aux ordres de Paris. En outre, l\u2019appel \u00e0 peine voil\u00e9 \u00e0 la Russie pour venir parrainer l\u2019AES affaiblit consid\u00e9rablement cet argument car, de la m\u00eame fa\u00e7on, on prend aussi le risque de retomber dans ces m\u00eames travers reproch\u00e9s \u00e0 la CEDEAO. Cette pr\u00e9cipitation et la nature des r\u00e9gimes qui ont initi\u00e9 cette nouvelle alliance posent aussi la question de la l\u00e9gitimit\u00e9 \u00e0 engager ces pays dans des choix aussi cruciaux pour l\u2019avenir quelle que soit par ailleurs leur \u00e9ventuelle pertinence. La doctrine id\u00e9ologique qui fonde cette nouvelle organisation semble en outre reposer, au-del\u00e0 des crit\u00e8res g\u00e9ographiques, sur une approche identitaire pour le moins \u00e9triqu\u00e9e et sur des consid\u00e9rations populistes et flagorneuses destin\u00e9es \u00e0 justifier les nouveaux r\u00e9gimes.<\/p>\n<p>Incoh\u00e9rences du souverainisme n\u00e9o panafricain<br \/>\nLes nouveaux pouvoirs au Mali, Burkina Faso et Niger, pr\u00e9tendent incarner cette nouvelle volont\u00e9 d\u2019acc\u00e9der enfin \u00e0 une souverainet\u00e9 demeur\u00e9e \u00ab incompl\u00e8te \u00bb depuis les ind\u00e9pendances, il y a plus de soixante ans. L\u2019ancienne puissance coloniale est ainsi accus\u00e9e d\u2019avoir brid\u00e9 la souverainet\u00e9 des pays cr\u00e9\u00e9s dans sa zone d\u2019influence.<\/p>\n<p>Toutefois, les germes de l\u2019instabilit\u00e9 ont aussi et surtout prosp\u00e9r\u00e9 sur l\u2019ignorance arbitraire des aspirations des peuples au moment de la reconfiguration de l\u2019espace sah\u00e9lo-saharien en 1960.La France a alors mis en place des syst\u00e8mes politiques dont elle est seule \u00e0 avoir construit la l\u00e9gitimit\u00e9. Ce fait accompli est devenu par la suite le fondement d\u2019une l\u00e9galit\u00e9 internationale aveugle \u00e0 la complexit\u00e9 des aspects humains et au principe du droit des peuples \u00e0 disposer d\u2019eux-m\u00eames, pourtant consid\u00e9r\u00e9 comme un des piliers du droit international. A d\u00e9faut de respecter le droit des peuples autochtones sur leurs territoires traditionnels, le colonisateur a invent\u00e9 ex nihilo un nouveau peuple qui peine encore aujourd\u2019hui \u00e0 d\u00e9passer les cercles des communaut\u00e9s qui ont h\u00e9rit\u00e9 du pouvoir politique et donc de la gouvernance post coloniale.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, nous assistons \u00e0 une \u00ab r\u00e9bellion \u00bb de ces syst\u00e8mes post coloniaux pourtant cr\u00e9\u00e9s et choy\u00e9s par la France qui en a assur\u00e9 le parrainage et la couverture, souvent au m\u00e9pris des r\u00e8gles d\u2019\u00e9quit\u00e9 et de respect des droits \u00e9l\u00e9mentaires de l\u2019ensemble des nouveaux citoyens. Cette \u00ab r\u00e9bellion \u00bb, justifi\u00e9e par les syst\u00e8mes en place par une volont\u00e9 d\u2019\u00e9mancipation, pose \u00e0 nouveau la question d\u2019une gouvernance plus adapt\u00e9e aux r\u00e9alit\u00e9s socioculturelles des pays concern\u00e9s. Cette nouvelle \u00e9mancipation est attendue sur sa capacit\u00e9 \u00e0 jeter les bases d\u2019institutions \u00e9tatiques v\u00e9ritablement endog\u00e8nes et donc repr\u00e9sentatives. N\u00e9anmoins, faute de projet politique r\u00e9ellement innovant et r\u00e9fl\u00e9chi, les risques d\u2019une p\u00e9rennisation des syst\u00e8mes postcoloniaux sont d\u00e9j\u00e0 apparents, et la paresse intellectuelle faisant le reste, ces pays pourraient se retrouver dans une configuration identique dont seuls les acteurs ont chang\u00e9.<\/p>\n<p>Ainsi, l\u2019argument principal d\u2019une souverainet\u00e9 enfin acquise se retrouve amoindri par la volont\u00e9 de proc\u00e9der uniquement au remplacement d\u2019un parrain opportun\u00e9ment accus\u00e9 de tous les maux, par un autre auquel sont pr\u00eat\u00e9es, tout aussi opportun\u00e9ment, de vertueuses intentions. Le d\u00e9part des bases militaires \u00e9trang\u00e8res, notamment fran\u00e7aises, a \u00e9t\u00e9 la pierre angulaire de la nouvelle souverainet\u00e9 tant clam\u00e9e. Mais les m\u00eames qui communiquent parfois outrageusement sur cette \u00ab victoire \u00bb souverainiste sont les premiers \u00e0 faire appel \u00e0 d\u2019autres forces tout aussi \u00e9trang\u00e8res pour venir faire la m\u00eame chose que celles dont ils estimaient devoir se passer\u2026<\/p>\n<p>Ainsi certaines r\u00e9alit\u00e9s sont en passe de r\u00e9duire \u00e0 n\u00e9ant les arguments ressass\u00e9s pour tenter de donner un contenu au nouveau souverainisme port\u00e9 par les n\u00e9o-panafricains, dont les envol\u00e9es populistes ternissent consid\u00e9rablement les aspects novateurs qui m\u00e9riteraient pourtant plus d\u2019\u00e9gards. Les activistes souverainistes ont tendance \u00e0 oublier qu\u2019une r\u00e9volution qui se contente de surfer sur la facilit\u00e9 des slogans, finit par enfoncer davantage les pays qu\u2019\u00e0 les sortir du gouffre. En cherchant leur souverainet\u00e9 dans un rapport mal contr\u00f4l\u00e9 avec l\u2019ext\u00e9rieur et en s\u2019abstenant de r\u00e9interroger les fonctionnements internes, les pays de l\u2019AES courent le risque de d\u00e9couvrir le vrai visage d\u2019un monde impitoyable et sans \u00e9tat d\u2019\u00e2me. Les trois juntes ne sauraient raisonnablement limiter l\u2019essentiel de leur \u00ab r\u00e9volution \u00bb \u00e0 une rh\u00e9torique anti-occidentale.<\/p>\n<p>Les juntes au pouvoir \u00e0 Bamako et Ouagadougou semblent s\u2019enfoncer de plus en plus dans une surench\u00e8re violente et r\u00e9pressive, voire mortif\u00e8re, qui a d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 ses limites partout o\u00f9 elle a servi d\u2019\u00e9cran de fum\u00e9e pour masquer les insuffisances et incomp\u00e9tences \u00e0 proposer de r\u00e9els projets de refondation \u00e0 m\u00eame de r\u00e9soudre les vrais probl\u00e8mes des pays. Le Niger ne gagnerait rien \u00e0 leur embo\u00eeter le pas.<\/p>\n<p><strong>Le Liptako-Gourma : une vision r\u00e9ductrice du Sahel<\/strong><\/p>\n<p>Au Niger, le CNSP (Conseil National de la Sauvegarde de la Patrie) devrait puiser son inspiration aux sources des profondeurs nationales et se m\u00e9fier du vacarme entretenu par des courants populistes visiblement en d\u00e9calage aussi bien avec le pays r\u00e9el qu\u2019avec les r\u00e9alit\u00e9s qui gouvernent le Monde. Se pr\u00e9valoir de la l\u00e9gitimit\u00e9 du peuple suppose une conscience aigu\u00eb du poids des responsabilit\u00e9s et de la complexit\u00e9 des courants qui traversent la soci\u00e9t\u00e9. Le crit\u00e8re ethnoculturel n\u2019est pas sp\u00e9cifique \u00e0 la r\u00e9gion du Liptako-Gourma qui repr\u00e9sente un espace parmi d\u2019autres formant les r\u00e9alit\u00e9s g\u00e9ographiques et humaines de ces trois pays. Le choix de la charte du Liptako-Gourma comme texte fondateur constitue \u00e9galement une indication significative des limites et donc des risques pour l\u2019avenir.<\/p>\n<p>Une politique hasardeuse est souvent rattrap\u00e9e par la r\u00e9alit\u00e9 d\u00e8s lors qu\u2019elle oublie que les \u00ab y a qu\u2019\u00e0, faut qu\u2019on \u00bb n\u2019ont jamais g\u00e9n\u00e9r\u00e9 une intelligence collective permettant d\u2019aller de l\u2019avant. Afin d\u2019\u00e9viter de se retrouver dans une impasse, le CNSP est encore en mesure de construire une ligne d\u2019action plus efficiente car moins fond\u00e9e sur des tergiversations par trop populistes, donc irr\u00e9alistes et porteuses des germes d\u2019un \u00e9chec qui deviendrait du coup in\u00e9vitable. Cette ligne directrice servirait d\u2019abord \u00e0 fixer un horizon en d\u00e9gageant des perspectives auxquelles les Nig\u00e9riens pourraient enfin s\u2019accrocher. Il s\u2019agit d\u2019\u00e9laborer et exposer une vision claire sur le sch\u00e9ma que devrait prendre cette Transition et de se donner les moyens et le temps afin de sortir le pays par le haut, en cr\u00e9ant les conditions d\u2019une gouvernance plus vertueuse que par le pass\u00e9.<\/p>\n<p>Pour que cette Transition n\u2019en soit pas une de plus, il est imp\u00e9ratif qu\u2019elle proc\u00e8de \u00e0 une refondation effective et sans complaisance des institutions de l\u2019Etat et \u00e0 une r\u00e9organisation compl\u00e8te de la vie politique. Cette derni\u00e8re passera n\u00e9cessairement par une purge des pratiques politiques du pass\u00e9, en proc\u00e9dant \u00e0 une mise \u00e0 plat du paysage politique et \u00e0 la mise en place d\u2019une nouvelle charte des partis politiques, qui aura tir\u00e9 les le\u00e7ons des dysfonctionnements constat\u00e9s depuis la Conf\u00e9rence nationale.<\/p>\n<p>La question s\u00e9curitaire demeure au centre des pr\u00e9occupations urgentes et ne saurait faire l\u2019objet d\u2019aucune pol\u00e9mique. L\u2019exp\u00e9rience d\u00e9sormais capitalis\u00e9e devrait suffire \u00e0 conserver les acquis, y compris ceux engrang\u00e9s par le r\u00e9gime pr\u00e9c\u00e9dent. Ensuite, continuer \u00e0 adapter les moyens et les dispositifs aux \u00e9volutions r\u00e9centes sur le terrain. Les gesticulations maliennes ne devraient pas constituer le seul exemple de souverainisme \u00e0 proposer aux Nig\u00e9riens. En mati\u00e8re de souverainisme, le d\u00e9cha\u00eenement de fantasmes et de raccourcis g\u00e9n\u00e9ralement hors sol est venu faire croire que l\u2019on peut, de mani\u00e8re m\u00e9canique et imm\u00e9diate, cr\u00e9er une f\u00e9d\u00e9ration, disposer d\u2019une monnaie, se doter d\u2019une arm\u00e9e dot\u00e9e de moyens capables de faire face \u00e0 l\u2019OTAN, \u00e0 l\u2019Alg\u00e9rie, aux anciens fr\u00e8res de la CEDEAO, se doter du jour au lendemain de satellites, de centrales voire d\u2019armes nucl\u00e9aires&#8230;. De tout cela transpara\u00eet un t\u00e2tonnement id\u00e9ologique mettant \u00e0 nu la distance qui nous s\u00e9pare encore d\u2019une gouvernance pragmatique. Tout aventurisme populiste ne sera que leurre retardateur d\u2019un r\u00e9el \u00e9panouissement de nos peuples.<\/p>\n<p><strong>* Consultant<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Commission Economique des Etats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (CEDEAO), avec une v\u00e9locit\u00e9 d\u00e9concertante, a surpris aussi bien par sa brutalit\u00e9 que par son caract\u00e8re anachronique \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 tous les pays se regroupent \u00e0 travers les continents pour se renforcer et \u00e9largir leur &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2333,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[13],"tags":[],"class_list":["post-5840","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","","category-opinions"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/FB_IMG_1578659088627.jpg?fit=720%2C720&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9uxE2-1wc","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5840","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5840"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5840\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5843,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5840\/revisions\/5843"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2333"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5840"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5840"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5840"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}