{"id":750,"date":"2016-06-07T22:55:14","date_gmt":"2016-06-07T22:55:14","guid":{"rendered":"http:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/?p=750"},"modified":"2016-06-07T22:58:00","modified_gmt":"2016-06-07T22:58:00","slug":"les-violences-contre-les-femmes-amazighes-au-maroc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/les-violences-contre-les-femmes-amazighes-au-maroc\/","title":{"rendered":"LES VIOLENCES CONTRE LES FEMMES AMAZIGHES AU MAROC"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_752\" aria-describedby=\"caption-attachment-752\" style=\"width: 204px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-752\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/2222-204x250.jpg?resize=204%2C250\" alt=\"Amina Ibnou-Cheikh*\" width=\"204\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/2222.jpg?resize=204%2C250&amp;ssl=1 204w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/2222.jpg?w=245&amp;ssl=1 245w\" sizes=\"auto, (max-width: 204px) 100vw, 204px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-752\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #ff0000;\">Amina Ibnou-Cheikh*<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ff0000;\">Conf\u00e9rence livr\u00e9e \u00e0 la R\u00e9union du R\u00e9seau M\u00e9diterran\u00e9en d\u2019Information et Communication avec Vision du Genre, organis\u00e9e par L\u2019Institut Europ\u00e9en de la M\u00e9diterran\u00e9e \u00e0 Barcelone les 14 et 15 avril 2016.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De prime abord, un grand merci pour nous inviter \u00e0 nous exprimer sur un probl\u00e8me combien sensible et douloureux, qui pr\u00e9occupe l\u2019opinion du monde libre et les diff\u00e9rentes organisations des droits humains dans tous les pays, \u00e0 savoir les violences contre les femmes. Un probl\u00e8me qui perdure sous diff\u00e9rentes formes et aspects et de fa\u00e7on trop r\u00e9pandue, en d\u00e9pit des \u00e9volutions et progr\u00e8s atteints par le genre humain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En fait la persistance du ph\u00e9nom\u00e8ne des violences faites aux femmes et contre les femmes et le genre humain, \u00e0 des degr\u00e9s \u00e9lev\u00e9s a pouss\u00e9 l\u2019Organisation des Nations Unies, en 1993, \u00e0 publier une D\u00e9claration relative \u00e0 la lutte contre la violence \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la femme, laquelle d\u00e9claration a d\u00e9fini de mani\u00e8re claire et globale la violence contre la femme et a cit\u00e9 \u00e9galement un communiqu\u00e9 clair inh\u00e9rent aux droits \u00e0 appliquer pour garantir la lutte contre la violence \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la femme dans toutes ses formes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, ladite D\u00e9claration mondiale sur la lutte \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la violence contre la femme a d\u00e9fini la violence comme \u00ab tout acte violent \u00e9manant d\u2019une nervosit\u00e9 sexuelle et entrainant, ou pouvant entrainer, un mal ou une souffrance pour la femme, que ce soit au niveau physique, sexuel ou psychologique, y compris les actes de ce genre dont la privation et le refus de libert\u00e9 survenus au sein de la vie publique ou priv\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans l\u2019article 2 de la D\u00e9claration suscit\u00e9e, il est affirm\u00e9 que la violence contre la femme englobe, \u00e0 titre d\u2019exemple et sans exclusive, la violence physique, sexuelle et psychologique qui surviennent au sein de la famille, y compris les actes de violence physique, le viol sexuel sur les enfants particuli\u00e8rement les filles, la violence li\u00e9e \u00e0 la dot, le viol de la femme, la circoncision des filles et toutes les pratiques traditionnelles qui portent atteinte \u00e0 la femme, de m\u00eame que la violence non conjugale li\u00e9e \u00e0 l\u2019exploitation, \u00e0 la violence physique, sexuelle et psychologique, au sein de la soci\u00e9t\u00e9 publique, y compris le viol. La violence sexuelle, comprend aussi, la violence et la contrainte sexuelles, de m\u00eame que la menace dans le lieu de travail, les institutions scolaires ou tout autre espace. A cela s\u2019ajoute la traite des femmes qui les oblige \u00e0 se prostituer. Sans oublier la violence physique, sexuelle et psychologique commise par l\u2019Etat ou n\u00e9glig\u00e9 par ce dernier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Nations Unies ont r\u00e9serv\u00e9 une journ\u00e9e mondiale annuelle de lutte contre la violence faite \u00e0 la femme c\u00e9l\u00e9br\u00e9e chaque ann\u00e9e, le 25 novembre, au c\u00f4t\u00e9 de la journ\u00e9e mondiale de la femme, pour mettre fin \u00e0 ce ph\u00e9nom\u00e8ne qui se propage davantage dans les pays du tiers monde dont le Maroc fait partie.<br \/>\nMesdames et Messieurs,<br \/>\nEn tant que femme amazighe, je lis et je m\u2019impr\u00e8gne de l\u2019histoire du peuple amazighe \u00e0 propos des reines Dihya et Tin Hinan et d\u2019autres femmes qui r\u00e9gn\u00e8rent il y a des si\u00e8cles. Qu\u2019en est-il de l\u2019image de la femme dans la culture ancestrale amazighe au Maroc? La femme amazighe est dite \u00ab Tamghart \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire \u00ab La Chef \u00bb. Je compare sa situation d\u2019il y a quatorze si\u00e8cle et sa situation actuelle caract\u00e9ris\u00e9e par la s\u00e9gr\u00e9gation dans tous les domaines, y compris le simple fait de s\u2019exprimer dans sa langue et ce en d\u00e9pit des quelques r\u00e9formes entam\u00e9es par le Maroc, particuli\u00e8rement celles figurant dans la constitution de 2011. A titre d\u2019exemple, ce qui est stipul\u00e9 dans le pr\u00e9ambule, de la derni\u00e8re Loi fondamentale, quant \u00e0 l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre citoyens sans consid\u00e9ration aucune pour leur sexe, en plus de ce qui est stipul\u00e9 dans l\u2019article 19 de cette constitution qui pr\u00e9voit que\u00ab L&rsquo;homme et la femme jouissent, \u00e0 \u00e9galit\u00e9, des droits et libert\u00e9s \u00e0 caract\u00e8re civil, politique, \u00e9conomique, social, culturel et environnemental, \u00e9nonc\u00e9s dans le pr\u00e9sent titre et dans les autres dispositions de la Constitution, ainsi que dans les conventions et pactes internationaux d\u00fbment ratifi\u00e9s par le Royaume et ce, dans le respect des dispositions de la Constitution, des constantes et des lois du Royaume. L&rsquo;Etat marocain \u0153uvre \u00e0 la r\u00e9alisation de la parit\u00e9 entre les hommes et les femmes. Il est cr\u00e9\u00e9, \u00e0 cet effet, une Autorit\u00e9 pour la parit\u00e9 et la lutte contre toutes formes de discrimination. \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui a motiv\u00e9 ces amendements constitutionnels est le fait que la violence contre la femme au Maroc se propage de mani\u00e8re criante. Des rapports juridiques et officiels affirment que 62% des femmes sont objet de violence dans ses diff\u00e9rentes formes et les agresseurs \u00e9chappent \u00e0 la punition. Dans ce cadre, Human Right Watch, en f\u00e9vrier 2016, a publi\u00e9 des rapports sur la faible r\u00e9ponse marocaine relative \u00e0 la violence conjugale, quant \u00e0 la protection des victimes et au jugement des criminels. L\u2019organisation internationale a affirm\u00e9 avoir \u00e9cout\u00e9 20 femmes et filles, victimes de violence familiale, qui ont d\u00e9clar\u00e9 que leurs \u00e9poux ou conjoints ou d\u2019autres personnes de leurs familles, les ont agress\u00e9es de diff\u00e9rentes mani\u00e8res. Plusieurs femmes ont d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l\u2019organisation que la police n\u2019a pas enregistr\u00e9 leurs d\u00e9clarations. Elle les a chass\u00e9 et a refus\u00e9 d\u2019\u00e9tablir un PV et poursuivre les accus\u00e9s, y compris ceux que le parquet g\u00e9n\u00e9ral a demand\u00e9 de poursuivre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En plus de la propagation de la violence physique et morale li\u00e9 \u00e0 l\u2019agression sexuelle au Maroc, la femme amazighe est objet d\u2019une autre violence suppl\u00e9mentaire li\u00e9e \u00e0 son ethnie. Durant des ann\u00e9es, elle fut priv\u00e9e de l\u2019usage de sa langue ou de son apprentissage. Elle est objet de marginalisation culturelle pour le simple fait qu\u2019elle est amazighe. L\u2019enseignement marocain se limite \u00e0 l\u2019arabe, de m\u00eame pour les m\u00e9dias et les administrations \u00e9tatiques. L\u2019arabe demeure la seule langue usit\u00e9e dans les administrations, la justice et les d\u00e9partements de l\u2019Etat. La femme amazighe souffre dans un pays sous-d\u00e9velopp\u00e9 quant aux droits de la femme. Ses souffrances s\u2019intensifient si elle n\u2019est pas scolaris\u00e9e et nous parlons d\u2019un pays \u00e0 taux d\u2019analphab\u00e9tisme criant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De plus, la violence symbolique contre la femme au Maroc, continue. Des ONG f\u00e9ministes marocaines ont affirm\u00e9 la persistance de ce genre de violence dans les m\u00e9dias et les manuels scolaires, en plus des chaines d\u2019\u00e9ducation sociale qui consacrent l\u2019image typique de la femme et qui reproduisent la culture misogyne et ce qu\u2019elle draine comme distribution des r\u00f4les h\u00e9rit\u00e9s historiquement qui avilissent la femme. Nous constatons avec regret les d\u00e9clarations r\u00e9p\u00e9titives du chef du gouvernement qui consacrent la vision mineure de la femme marocaine, consid\u00e9r\u00e9e comme, \u00ab incapable \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La femme est per\u00e7ue et pr\u00e9sent\u00e9e comme un simple \u00ab d\u00e9cor \u00bb, r\u00e9duite \u00e0 un simple \u00ab lustre \u00bb pour les maisons, si l\u2019on en croit les d\u00e9clarations claires du chef du gouvernement contre la femme marocaine. D\u00e9clarations pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es par d\u2019autres du m\u00eame genre qui d\u00e9fendent le mariage d\u2019un homme de 80 ans avec une femme de 16 ans. La proc\u00e9dure de divorce unilat\u00e9ral de la part du mari, l\u2019in\u00e9galit\u00e9 en mati\u00e8re d\u2019h\u00e9ritage, la tutelle l\u00e9gale des enfants et le mariage des mineures (calcul\u00e9 \u00e0 35 000 cas en 2013) sont toujours maintenus malgr\u00e9 les progr\u00e8s th\u00e9oriques du nouveau Code de la famille.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les d\u00e9clarations du chef du gouvernement marocain ne constituent pas un objet de pol\u00e9miques et de contestations, elles refl\u00e8tent sa vision qui s\u2019achemine vers la fin de son mandat, qui n\u2019a rien chang\u00e9 quant \u00e0 la situation lamentable de la femme. Malgr\u00e9 les amendements contenus dans la constitution, de 2011, et malgr\u00e9 la ratification par le Maroc en 2015 du protocole optionnel adjoint \u00e0 la convention de lutte contre toutes les discriminations visant la femme, en d\u00e9pit de la propagation du ph\u00e9nom\u00e8ne de violence familiale, le gouvernement marocain a retard\u00e9 la mise en \u0153uvre du contenu de la constitution marocaine et a report\u00e9 la loi relative \u00e0 la lutte contre la violence visant les femmes. Loi en instance depuis 2013, jusqu\u2019\u00e0 mars de 2016 o\u00f9 elle fut adopt\u00e9e par le gouvernement marocain. Cette loi est la premi\u00e8re dans l\u2019histoire du Maroc en ce qui concerne la violence contre les femmes. Mais elle souffre de carences en mati\u00e8re de d\u00e9finition de la violence familiale et n\u2019incrimine pas le viol conjugal ainsi que les faits \u00e9voqu\u00e9s par les organisations de droit marocaines.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De plus le gouvernement marocain actuel est d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9 quant \u00e0 l\u2019urgence de la loi inh\u00e9rente \u00e0 la cessation de la violence contre la femme. En 2015, le gouvernement promulgua une loi, limit\u00e9e, pour incriminer l\u2019avortement. Limitation qui concerne le cas o\u00f9 la femme enceinte constitue un danger pour la vie de la femme et sa sant\u00e9, ou dans le cas de d\u00e9formations physiques ou les maladies end\u00e9miques du f\u0153tus ainsi que pour les cas de viol et d\u2019inceste.<br \/>\nConcernant ce qui a trait \u00e0 l\u2019\u00e9quit\u00e9 et aux chances, le gouvernement marocain a tard\u00e9 beaucoup dans la mise en \u0153uvre de l\u2019article 19 de la constitution marocaine, quant \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une Instance d\u2019\u00e9quit\u00e9 et de lutte contre les formes de discrimination, finalement pr\u00e9sent\u00e9e au parlement qu\u2019en mars 2016. Mais en avril de la m\u00eame ann\u00e9e, parall\u00e8lement aux travaux des commissions sectorielles sociales au sein du parlement qui examine le vote sur le projet de cr\u00e9ation de l\u2019instance d\u2019\u00e9quit\u00e9 et de lutte contre les formes de discrimination, num\u00e9rot\u00e9 79.14, des dizaines de cadres marocains ont manifest\u00e9 et menac\u00e9, \u00e9voquant leur crainte relatives \u00e0 cette instance qui risque d\u2019\u00eatre une coquille vide. D\u2019autant plus que le projet de loi octroie aux dites instances le statut de simple conseiller. Fait qui emp\u00eache la protection des femmes et d\u00e9vie de son objectif principal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-751 alignright\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/222-444x250.jpg?resize=444%2C250\" alt=\"222\" width=\"444\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/222.jpg?resize=444%2C250&amp;ssl=1 444w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/222.jpg?w=662&amp;ssl=1 662w\" sizes=\"auto, (max-width: 444px) 100vw, 444px\" \/>La majorit\u00e9 des organisations juridiques et f\u00e9minines sont d\u2019accord sur le fait que la cr\u00e9ation de l\u2019Instance d\u2019\u00e9quit\u00e9 et de lutte contre les formes de discriminations pos\u00e9e et pr\u00e9par\u00e9 par le gouvernement marocain, est sans horizon, et est inf\u00e9rieur au contenu de la constitution marocaine. Il ne correspond pas aux engagements du Maroc au niveau juridique international. En plus de l\u2019ignorance des propositions et des avis des associations de droit et de cadres qui d\u00e9fendent les droits de la femme. Bien plus, des propositions officielles telles celles du Conseil National des Droits de l\u2019Homme sont ignor\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mesdames et Messieurs,<br \/>\nNous constatons, avec regrets, le retard du gouvernement marocain et l\u2019absence de volont\u00e9 de sa part quant \u00e0 la mise en \u0153uvre des amendements contenus dans la constitution marocaine de 2011. Idem pour les conventions internationales ratifi\u00e9es par le Maroc et relative \u00e0 la femme. Ce qui emp\u00eache la femme de b\u00e9n\u00e9ficier de l\u2019\u00e9quit\u00e9, de la solidarit\u00e9 et de la dignit\u00e9. De ce fait les marocaines ne jouissent pas encore de tous leurs droits. Elles sont objet de toutes les formes de discriminations. Priv\u00e9es de leur \u00e9galit\u00e9 avec les hommes en tout, y compris le travail, les salaires, l\u2019h\u00e9ritage, le mariage, le divorce ainsi que les relations avec les enfants. Sans parler du mariage des mineures et dumariage des violent\u00e9es et viol\u00e9es avec les violeurs qui se poursuit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En aspirant \u00e0 une place meilleure pour la femme marocaine, nous pointons la responsabilit\u00e9 \u00e9norme du gouvernement marocain quant \u00e0 la continuit\u00e9 de la situation lamentable de la femme. La meilleure expression de la situation de la femme marocaine est incarn\u00e9e par le gouvernement o\u00f9 les femmes sont loin d\u2019obtenir la parit\u00e9 dans les 32 postes minist\u00e9riels. Jusqu\u2019\u00e0 la ministre de la femme et de la famille et du d\u00e9veloppement social de l\u2019actuel gouvernement marocain, qui appartient au Parti de la Justice et du D\u00e9veloppement (PJD), ayant une r\u00e9f\u00e9rence islamique et conservatrice, qui refuse d\u2019octroyer aux femmes leurs droits tels que stipul\u00e9s par les conventions internationales.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"color: #ff0000;\">* Directrice du journal \u00abLe Monde Amazigh\u00bb<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conf\u00e9rence livr\u00e9e \u00e0 la R\u00e9union du R\u00e9seau M\u00e9diterran\u00e9en d\u2019Information et Communication avec Vision du Genre, organis\u00e9e par L\u2019Institut Europ\u00e9en de la M\u00e9diterran\u00e9e \u00e0 Barcelone les 14 et 15 avril 2016. 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