{"id":7504,"date":"2026-01-24T14:57:44","date_gmt":"2026-01-24T13:57:44","guid":{"rendered":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/?p=7504"},"modified":"2026-01-24T14:57:44","modified_gmt":"2026-01-24T13:57:44","slug":"can-2025-le-maroc-et-le-syndrome-du-grand-coquelicot","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/can-2025-le-maroc-et-le-syndrome-du-grand-coquelicot\/","title":{"rendered":"CAN 2025 : Le Maroc et le syndrome du grand coquelicot"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_4424\" aria-describedby=\"caption-attachment-4424\" style=\"width: 188px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-4424\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/chtatou-1.jpg?resize=188%2C250&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"188\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/chtatou-1.jpg?resize=188%2C250&amp;ssl=1 188w, https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/chtatou-1.jpg?w=450&amp;ssl=1 450w\" sizes=\"auto, (max-width: 188px) 100vw, 188px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-4424\" class=\"wp-caption-text\">Dr. Mohamed Chtatou<\/figcaption><\/figure>\n<p>Dans un champ de coquelicots, celui qui pousse trop haut attire les regards. Et parfois, les cisailles. Le Maroc vient d&rsquo;en faire l&rsquo;exp\u00e9rience lors de la CAN 2025, une comp\u00e9tition qu&rsquo;il a organis\u00e9e avec brio mais qui s&rsquo;est achev\u00e9e dans la controverse, cristallisant un ph\u00e9nom\u00e8ne sociologique bien connu : le syndrome du grand coquelicot.<\/p>\n<p><strong>Le Maroc, ce coquelicot qui d\u00e9passe<\/strong><\/p>\n<p>Le royaume est d\u00e9sormais garanti de figurer dans le top 10 du classement FIFA, \u00e0 la 8\u00e8me place mondiale, un jalon symbolique confirmant sa place parmi les puissances mondiales du football. Semi-finaliste de la Coupe du Monde 2022, organisateur de la CAN 2025 avec des infrastructures ultramodernes, candidat retenu pour co-organiser le Mondial 2030, le Maroc incarne aujourd&rsquo;hui l&rsquo;ascension d&rsquo;un pays qui refuse de rester dans le rang.<\/p>\n<p>Cette trajectoire exceptionnelle ne se limite pas au football. Sur le plan \u00e9conomique, diplomatique et infrastructurel, le royaume ch\u00e9rifien multiplie les projets ambitieux qui le distinguent sur le continent africain et au-del\u00e0. Mais cette visibilit\u00e9 accrue a un prix : celle d&rsquo;\u00eatre devenu une cible.<\/p>\n<p><strong>Le syndrome du coquelicot : une m\u00e9canique bien huil\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Le syndrome du coquelicot rouge est une th\u00e9orie sociologique selon laquelle, dans certains groupes ou soci\u00e9t\u00e9s, ceux qui d\u00e9passent les autres, r\u00e9ussissent trop ou se distinguent excessivement sont critiqu\u00e9s, rabaiss\u00e9s ou \u00ab\u00a0coup\u00e9s\u00a0\u00bb, afin de pr\u00e9server une forme d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 apparente au sein du groupe.<\/p>\n<p>Cette m\u00e9taphore, emprunt\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Antiquit\u00e9 romaine o\u00f9 l&#8217;empereur Tarquin coupait les t\u00eates des coquelicots les plus hauts pour symboliser sa m\u00e9thode de contr\u00f4le, trouve une r\u00e9sonance particuli\u00e8re dans le football africain. La r\u00e9ussite du Maroc, loin de susciter l&rsquo;\u00e9mulation, a d\u00e9clench\u00e9 une volont\u00e9 de nivellement par le bas.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;un pays ne peut emp\u00eacher l&rsquo;attribution ou le d\u00e9roulement d&rsquo;une comp\u00e9tition, la strat\u00e9gie consiste \u00e0 polluer son environnement narratif : remettre en cause l&rsquo;\u00e9quit\u00e9, semer le doute sur l&rsquo;arbitrage, insinuer des collusions, fabriquer du soup\u00e7on l\u00e0 o\u00f9 les faits r\u00e9sistent.<\/p>\n<p><strong>Une finale qui bascule dans le chaos<\/strong><\/p>\n<p>La finale de la CAN 2025 restera grav\u00e9e dans les annales, mais pas pour les raisons esp\u00e9r\u00e9es. \u00c0 la 90e+8 minutes, apr\u00e8s consultation de l&rsquo;arbitrage vid\u00e9o, l&rsquo;arbitre a accord\u00e9 un penalty au Maroc pour une faute jug\u00e9e de Malick Diouf sur Brahim D\u00edaz, une d\u00e9cision imm\u00e9diatement per\u00e7ue comme extr\u00eamement s\u00e9v\u00e8re par les S\u00e9n\u00e9galais.<\/p>\n<p>Ce qui aurait d\u00fb \u00eatre une c\u00e9l\u00e9bration du football africain s&rsquo;est transform\u00e9e en psychodrame. Les joueurs s\u00e9n\u00e9galais ont quitt\u00e9 le terrain en signe de protestation, des supporters ont envahi la pelouse, des chaises ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es sur les stadiers. Sadio Man\u00e9 a multipli\u00e9 les appels \u00e0 ses co\u00e9quipiers, r\u00e9p\u00e9tant avec insistance \u00ab\u00a0<em>on va jouer, on va jouer<\/em>\u00ab\u00a0, conscient de la port\u00e9e historique d&rsquo;un abandon en pleine finale. Apr\u00e8s plus de vingt minutes de chaos, Brahim D\u00edaz a finalement rat\u00e9 son penalty avec une panenka maladroite, avant que le S\u00e9n\u00e9gal ne l&#8217;emporte en prolongation.<\/p>\n<p><strong>La machine \u00e0 d\u00e9nigrer s&#8217;emballe<\/strong><\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de l&rsquo;incident lui-m\u00eame, c&rsquo;est toute une campagne de d\u00e9nigrement qui s&rsquo;est mise en place. Une partie de la presse fran\u00e7aise id\u00e9ologiquement align\u00e9e, souvent issue de milieux marqu\u00e9s par une hostilit\u00e9 ancienne au Maroc et \u00e0 sa monarchie, a d\u00e9vers\u00e9 tout au long de la comp\u00e9tition un venin fait d&rsquo;insinuations, de proc\u00e8s d&rsquo;intention et de mises en cause \u00e0 peine voil\u00e9es.<\/p>\n<p>Les accusations d&rsquo;arbitrage truqu\u00e9, de favoritisme, de corruption ont circul\u00e9 massivement sur les r\u00e9seaux sociaux et dans certains m\u00e9dias, transformant chaque d\u00e9cision arbitrale en preuve suppos\u00e9e d&rsquo;un complot. Peu importe que le Maroc ait finalement perdu la finale : l&rsquo;objectif \u00e9tait atteint, ternir l&rsquo;image d&rsquo;une organisation pourtant salu\u00e9e par les observateurs neutres.<\/p>\n<p>Les rumeurs les plus folles ont m\u00eame circul\u00e9 apr\u00e8s la finale : d\u00e9c\u00e8s d&rsquo;un ressortissant s\u00e9n\u00e9galais, mort suppos\u00e9e d&rsquo;un stadier. Selon des sources marocaines, aucun ressortissant s\u00e9n\u00e9galais n&rsquo;aurait \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9 sur le territoire national dans le contexte de cette finale, mais cette divergence entre r\u00e9cits alimente une tension palpable sur les r\u00e9seaux sociaux.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi couper le coquelicot ?<\/strong><\/p>\n<p>Le syndrome se traduit par la tendance \u00e0 d\u00e9valoriser les personnes qui gravissent les \u00e9chelons, celles qui ont des parcours r\u00e9ussis, comme un grand coquelicot qui d\u00e9passerait largement en taille ses semblables. Dans le cas marocain, plusieurs facteurs expliquent cette m\u00e9canique :<\/p>\n<p><strong>Une faible estime de soi collective<\/strong> : certains pays africains, confront\u00e9s \u00e0 leurs propres difficult\u00e9s, voient dans le succ\u00e8s marocain un miroir de leurs propres \u00e9checs. Plut\u00f4t que de s&rsquo;en inspirer, ils pr\u00e9f\u00e8rent le rabaisser.<\/p>\n<p><strong>Un sentiment d&rsquo;injustice<\/strong> : la rapidit\u00e9 de l&rsquo;ascension marocaine cr\u00e9e de la frustration chez ceux qui estiment m\u00e9riter autant mais n&rsquo;obtiennent pas les m\u00eames r\u00e9sultats.<\/p>\n<p><strong>La jalousie institutionnalis\u00e9e<\/strong> : dans un continent o\u00f9 l&rsquo;\u00e9galitarisme est parfois confondu avec le refus de l&rsquo;excellence, toute r\u00e9ussite trop visible devient suspecte.<\/p>\n<p><strong>Les cons\u00e9quences pour le Maroc<\/strong><\/p>\n<p>Le syndrome du grand coquelicot cr\u00e9e des difficult\u00e9s chez les personnes qui le subissent : une pression pour diminuer leur r\u00e9ussite et ne pas se mettre en avant.<\/p>\n<p>Pour le Maroc, les effets sont multiples. D&rsquo;abord, une fatigue diplomatique face aux accusations constantes qui n\u00e9cessitent une d\u00e9fense permanente de sa r\u00e9putation. Ensuite, une m\u00e9fiance accrue dans ses relations avec certains partenaires africains. Enfin, le risque de voir ses futures candidatures pour organiser de grands \u00e9v\u00e9nements entach\u00e9s par ces pol\u00e9miques.<\/p>\n<p>La F\u00e9d\u00e9ration Royale Marocaine de Football a annonc\u00e9 qu&rsquo;elle allait saisir la CAF et la FIFA concernant le retrait temporaire de l&rsquo;\u00e9quipe s\u00e9n\u00e9galaise du terrain, estimant que cela a perturb\u00e9 le d\u00e9roulement normal de la rencontre. Une d\u00e9marche l\u00e9gitime, mais qui risque d&rsquo;\u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e comme une incapacit\u00e9 \u00e0 accepter la d\u00e9faite.<\/p>\n<p><strong>Comment r\u00e9sister au syndrome ?<\/strong><\/p>\n<p>Face \u00e0 ce ph\u00e9nom\u00e8ne, plusieurs postures sont possibles. Certains d\u00e9veloppent une d\u00e9motivation croissante, une perte de confiance en soi, dans certains cas des probl\u00e8mes nuisant \u00e0 leur bien-\u00eatre et \u00e0 leur performance.<\/p>\n<p>Mais le Maroc semble avoir choisi une autre voie : continuer \u00e0 grandir malgr\u00e9 les critiques. Le royaume continue ses investissements dans les infrastructures sportives, poursuit ses candidatures aux grands \u00e9v\u00e9nements, maintient son ambition d&rsquo;\u00eatre un leader continental.<\/p>\n<p>Dans un champ de coquelicots africains, ceux qui s&rsquo;acharnent \u00e0 couper celui qui d\u00e9passe finissent souvent par r\u00e9v\u00e9ler leur propre incapacit\u00e9 \u00e0 grandir. Le beau coquelicot va continuer \u00e0 pousser.<\/p>\n<p><strong>Une le\u00e7on pour le continent<\/strong><\/p>\n<p>Le syndrome du coquelicot n&rsquo;est pas une fatalit\u00e9 africaine, mais un poison qui ronge la comp\u00e9titivit\u00e9 du continent. Tant que l&rsquo;excellence sera per\u00e7ue comme une menace plut\u00f4t qu&rsquo;un exemple, tant que la r\u00e9ussite d&rsquo;un pays sera vue comme un affront aux autres, l&rsquo;Afrique restera prisonni\u00e8re de la m\u00e9diocrit\u00e9.<\/p>\n<p>Thierry Henry a soulign\u00e9 que le football africain poss\u00e8de les ressources, le talent et la capacit\u00e9 organisationnelle pour rivaliser avec les meilleures comp\u00e9titions mondiales, mais il souffre de failles syst\u00e9miques dans la gouvernance qui menacent sa cr\u00e9dibilit\u00e9.<\/p>\n<p>La CAN 2025 aurait d\u00fb \u00eatre une c\u00e9l\u00e9bration du progr\u00e8s africain, incarn\u00e9 par un Maroc organisateur exemplaire. Elle restera surtout dans les m\u00e9moires comme le symbole d&rsquo;un continent qui peine encore \u00e0 accepter que certains de ses enfants grandissent plus vite que d&rsquo;autres.<\/p>\n<p><strong>\u00c9pilogue : la revanche du coquelicot<\/strong><\/p>\n<p>Paradoxalement, toute cette controverse pourrait renforcer le Maroc plut\u00f4t que l&rsquo;affaiblir. L&rsquo;adversit\u00e9 forge les caract\u00e8res, et le royaume a d\u00e9montr\u00e9 sa r\u00e9silience face aux critiques. La d\u00e9faite en finale, aussi cruelle soit-elle, n&rsquo;efface pas la qualit\u00e9 de l&rsquo;organisation ni les performances de l&rsquo;\u00e9quipe nationale tout au long de la comp\u00e9tition.<\/p>\n<p>Un Maroc qui d\u00e9range parce qu&rsquo;il r\u00e9ussit. Cette phrase r\u00e9sume \u00e0 elle seule le paradoxe du coquelicot : sa simple existence, par sa hauteur, devient probl\u00e9matique pour ceux qui l&rsquo;entourent. Mais contrairement au coquelicot du champ, le royaume ch\u00e9rifien a les racines solides et la volont\u00e9 de continuer \u00e0 pousser.<\/p>\n<p>En d\u00e9finitive, le syndrome du coquelicot r\u00e9v\u00e8le moins les d\u00e9fauts de celui qui r\u00e9ussit que les complexes de ceux qui le critiquent. Et tant que l&rsquo;Afrique n&rsquo;aura pas appris \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer ses r\u00e9ussites plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 les saborder, elle restera condamn\u00e9e \u00e0 voir ses meilleurs \u00e9l\u00e9ments briller ailleurs, ou \u00e0 voir leurs accomplissements syst\u00e9matiquement minimis\u00e9s.<\/p>\n<p>Le Maroc, lui, a choisi son camp : continuer \u00e0 grandir, quitte \u00e0 d\u00e9passer du champ. Car un coquelicot qui refuse de pousser par peur d&rsquo;\u00eatre coup\u00e9 n&rsquo;est plus un coquelicot, c&rsquo;est juste une mauvaise herbe qui accepte sa m\u00e9diocrit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans un champ de coquelicots, celui qui pousse trop haut attire les regards. Et parfois, les cisailles. Le Maroc vient d&rsquo;en faire l&rsquo;exp\u00e9rience lors de la CAN 2025, une comp\u00e9tition qu&rsquo;il a organis\u00e9e avec brio mais qui s&rsquo;est achev\u00e9e dans la controverse, cristallisant un ph\u00e9nom\u00e8ne sociologique bien connu : le syndrome du grand coquelicot. Le &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":7505,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[13],"tags":[],"class_list":["post-7504","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","","category-opinions"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/can2025.jpg?fit=689%2C402&ssl=1","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9uxE2-1X2","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7504","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7504"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7504\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7506,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7504\/revisions\/7506"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7505"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7504"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7504"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/amadalamazigh.press.ma\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7504"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}