OPINIONS

Du discours à l’exécution : le discours royal d’ouverture de la 12ᵉ législature et la grammaire d’un nouveau mandat

Cet essai analyse le discours prononcé le 9 octobre 2026 par S.M. le Roi Mohammed VI devant les deux Chambres du Parlement, à l’ouverture de la 12ᵉ législature. Il soutient que le texte déplace le débat public de la formulation des ambitions vers leur exécution territoriale, et qu’il articule trois tensions : croissance et justice, centre et régions, souveraineté et partenariat. Il examine la souveraineté stratégique, le rôle du secteur privé, la jeunesse, la régionalisation, la refonte de la coopération migratoire et la responsabilité parlementaire. Les citations d’ouvrages en anglais sont traduites par l’auteur.

  1. Introduction
Par: Dr. Mohamed Chtatou

Le 9 octobre 2026, à l’ouverture de la première session de la première année législative de la 12ᵉ législature, S.M. le Roi Mohammed VI a adressé aux deux Chambres du Parlement un discours dont la portée excède le seul cadre du mandat qui s’ouvre. Le texte tient de la feuille de route au sens strict : un ordre de priorités, un diagnostic des blocages et une exigence de méthode. Le Souverain y affirme que cette mandature intervient « dans une conjoncture exceptionnelle, riche en opportunités qui pourraient ne pas se renouveler et qu’il convient de saisir » (Mohammed VI, 2026). La formule commande toute l’architecture du discours : l’occasion est rare, la fenêtre étroite, et l’inaction constitue en elle-même un choix coûteux.

Cet essai soutient que le discours déplace le centre de gravité du débat public, de la formulation des ambitions vers leur exécution. L’ambition est certes réaffirmée : celle d’un Maroc « puissance économique émergente et fiable », tout aussi attaché à « un équilibre harmonieux entre les logiques de croissance économique et les impératifs d’une justice sociale et spatiale renforcée » (Mohammed VI, 2026). Mais le texte insiste surtout sur le chaînon manquant, à savoir l’action territoriale, la capacité de l’administration à transformer une stratégie nationale en service rendu à un citoyen identifiable.

Trois tensions structurent le propos : entre croissance et justice, entre centre et régions, entre souveraineté et partenariat. L’analyse situe d’abord le genre du discours, puis examine successivement la souveraineté stratégique, le double pari du secteur privé et de la jeunesse, la territorialisation, la refonte de la coopération migratoire, avant de s’arrêter sur la responsabilité parlementaire qui en constitue la clausule.

  1. Un discours d’ouverture : genre, conjoncture et fierté nationale

La distinction entre registre cérémoniel et registre opérationnel éclaire utilement cette lecture. Le discours du Trône consacre, dans une tonalité intemporelle, l’unité du corps politique autour du Souverain ; le discours qui ouvre la session parlementaire s’adresse à une institution et lui assigne des tâches (Chtatou, 2026b). Celui du 9 octobre relève clairement du second type, même s’il en emprunte à l’autre l’ouverture religieuse et la clausule scripturaire. Rabia Naguib (2019) a décrit la « continuité transitionnelle » par laquelle un pouvoir monarchique affiche un mouvement perpétuel de réforme tout en préservant l’architecture de son autorité. Le texte d’octobre en offre une illustration, avec une nuance : la réforme n’y est plus seulement annoncée, elle est sommée, les retards étant désignés comme intolérables.

L’exorde mérite attention. Le Souverain rappelle sa déclaration de 2014 à la même tribune, selon laquelle « le sentiment qui M’est le plus cher dans la vie, c’est celui d’être fier de Ma marocanité », puis précise que cette fierté « n’est pas une forme de vanité, ni l’expression d’une autosatisfaction ». Elle est « plutôt le catalyseur qui transforme l’appartenance en responsabilité, l’assurance en devoir national » (Mohammed VI, 2026). La distinction est analytiquement féconde. Elle écarte d’emblée la lecture complaisante et installe une économie morale : l’ancienneté de la nation, la Commanderie des Croyants, « la singulière richesse de leur civilisation aux affluents divers et multiples » ne forment pas un capital à contempler, mais un crédit à rembourser en résultats. Le registre identitaire fonctionne ainsi comme une rampe de lancement vers l’agenda matériel qui suit.

La conjoncture invoquée se lit à deux échelles. À l’échelle internationale, le texte évoque « l’accélération des mutations géoéconomiques » ; à l’échelle nationale, il s’appuie sur des « acquis politiques et diplomatiques » et sur des « progrès économiques et sociaux » qui, selon ses termes, « ont changé la physionomie du Maroc » (Mohammed VI, 2026). Le bilan sert de socle, jamais de conclusion.

  1. Souveraineté stratégique : une nouvelle génération de politiques

Le cœur économique du discours tient en une phrase : « outre l’activation des projets d’infrastructures à l’ordre du jour, une nouvelle génération de grandes stratégies doit être lancée, notamment dans les secteurs de la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, de l’émergence industrielle, de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle » (Mohammed VI, 2026). L’énumération n’est pas anodine. Elle associe trois sécurités, hydrique, énergétique et alimentaire, qui relèvent de la gestion de la vulnérabilité, et trois émergences, industrielle, numérique et algorithmique, qui relèvent de la compétitivité. La souveraineté dont il est question n’est donc pas l’autarcie, mais la réduction des dépendances critiques, conjuguée à la montée en gamme.

L’appel à « une plus grande célérité » dans la constitution de « réserves stratégiques » et la sécurisation de « l’approvisionnement en produits de première nécessité » prolonge cette logique. Il s’inscrit dans un contexte déjà souligné par le discours du Trône de juillet 2026, qui évoquait le retour du protectionnisme et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement (Chtatou, 2026b). La nouveauté tient à la fonction assignée à ces préoccupations : elles cessent d’être des paramètres de conjoncture pour devenir des objets de planification.

Reste la question de la capacité. La littérature sur la politique industrielle rappelle qu’elle réussit moins par le choix initial des secteurs que par la qualité du processus d’apprentissage conjoint entre l’État et les entreprises, assorti d’une obligation de rendre des comptes (Rodrik, 2004). Peter Evans (1995) l’avait formulé par le concept d’« autonomie enchâssée » : un appareil d’État suffisamment autonome pour discipliner, suffisamment ancré dans le tissu productif pour s’informer. Une « nouvelle génération » de stratégies suppose ainsi des institutions de pilotage, des indicateurs publics et des mécanismes d’évaluation, faute de quoi elle reproduirait la sédimentation de plans sectoriels que la Commission spéciale sur le modèle de développement (2021) invitait déjà à dépasser en plaçant la confiance et l’efficacité de l’action publique au centre du changement.

Cette ambition n’est pas étrangère à l’impératif de justice. Sécurité hydrique et sécurité alimentaire sont des biens sociaux avant d’être des filières, et leur territorialisation conditionne l’équité d’accès. L’« équilibre harmonieux » entre croissance et justice trouve ici son terrain le plus concret.

  1. Secteur privé et jeunesse : le pari de l’emploi

Le Souverain exhorte le secteur privé « à renforcer son rôle en tant qu’acteur stratégique de la transformation qui s’opère dans notre pays », et l’engage à « se montrer plus entreprenant, plus créatif et plus apte à créer des opportunités d’emploi et à développer ses capacités d’investissement et d’exportation » (Mohammed VI, 2026). Le glissement est notable. Longtemps, la commande publique, l’infrastructure et l’incitation fiscale ont porté la dynamique ; le discours déplace la charge de la preuve vers l’entreprise. Il s’agit moins d’une critique que d’un pacte implicite : l’État a préparé le terrain, il revient aux acteurs privés d’y produire de l’emploi et de l’exportation.

Ce registre d’appel direct à des corps intermédiaires prolonge celui du discours du Trône, qui avait interpellé le secteur financier sur l’accès au crédit des petites et moyennes entreprises, illustrant ce que l’on peut nommer un dualisme institutionnel dans lequel le Souverain se place en arbitre sans se confondre avec l’exécutif (Chtatou, 2026b). La limite d’une exhortation tient à l’absence de contrainte : sans conditionnalité claire, sans financement accessible et sans concurrence effective, elle risque de rester un vœu. La réussite du pari dépendra de dispositifs qui lient avantages publics et résultats mesurables en emplois.

La jeunesse occupe, dans cette économie, la place de la finalité. Il convient, selon le texte, de « placer les questions liées à la jeunesse en tête des politiques publiques et des préoccupations des instances de gouvernance, à travers l’élaboration d’une vision intégrée garantissant l’égalité des chances et couvrant l’éducation, la qualification et l’insertion économique ». L’objectif est que les jeunes soient « plus assurés de leur capacité à monter dans l’échelle sociale » et « aient davantage foi dans les institutions de leur pays » (Mohammed VI, 2026). Deux notions s’y croisent : l’ascenseur social, variable de mobilité, et la confiance institutionnelle, variable de légitimité.

La première est le versant matériel d’un problème que la recherche sur la région décrit depuis longtemps sous le nom de « génération en attente », celle dont l’éducation a progressé plus vite que les débouchés (Dhillon & Yousef, 2009). La seconde en est le versant politique : une population jeune, éduquée, urbanisée et connectée, confrontée au chômage et à des aspirations frustrées, constitue un facteur de pression durable sur les équilibres institutionnels (Chtatou, 2026a). L’automne 2025 a vu surgir des protestations de jeunes, rassemblées sous la bannière GENZ212, dont l’analyse a mis en relief les liens avec le clientélisme (Chtatou, 2025). Le discours ne les nomme pas ; il en prend toutefois le contrepied en fondant la politique de jeunesse sur l’égalité des chances plutôt que sur la distribution de faveurs, ce qui constitue un changement de grammaire.

  1. La territorialisation, « enjeu réel » de la prochaine étape

Le passage le plus structurant du discours est sans doute celui-ci : « L’enjeu réel de la prochaine étape est l’action territoriale qui devra être menée sur le terrain pour identifier les vrais problèmes de chaque région et pour leur trouver des solutions réalistes » (Mohammed VI, 2026). Le diagnostic qui suit est sans ambiguïté : « le retard et les dysfonctionnements qui freinent toujours l’opérationnalisation de la décentralisation et de la déconcentration affectent les programmes de développement socio-économique et empêchent de répondre aux préoccupations réelles des citoyens ». D’où cette injonction : « aucun retard ni atermoiement n’est plus tolérable dans la mise en œuvre pleine et entière de la Charte de la Déconcentration », avec transfert des compétences et réaffectation des ressources humaines et financières « du Centre vers les provinces et les régions ».

Le cadre normatif existe pourtant. La Constitution de 2011 dispose que l’organisation territoriale du Royaume est décentralisée et fondée sur une régionalisation avancée (art. 1) ; elle pose le principe de subsidiarité (art. 140) et institue un fonds de mise à niveau sociale et un fonds de solidarité interrégionale (art. 142). La loi organique n° 111-14 a précisé le régime des régions, et la Charte nationale de la déconcentration administrative a été adoptée en 2018. Le problème n’est donc pas un déficit de textes, mais un déficit d’exécution, selon la vieille leçon de Pressman et Wildavsky (1973) : entre l’intention et le résultat s’étend une chaîne de décisions dont chaque maillon peut défaillir.

Le discours en désigne trois. Le premier est la déconcentration, soit le transfert effectif de pouvoirs et de moyens aux services de l’État dans les territoires. Le deuxième est la clarification des compétences des régions, que le texte veut « plus clairement » définies, avec des effectifs et des ressources renforcés. Le troisième est la contractualisation : il devient « indispensable de mieux organiser les relations entre l’Etat et les régions » et d’instaurer les mécanismes nécessaires pour les doter « du pouvoir de décision et d’exécution des projets » (Mohammed VI, 2026). Ce dernier point est le plus novateur, car il substitue à la tutelle une logique d’engagements réciproques.

L’analyse du processus de régionalisation fait apparaître une dualité que le discours semble vouloir réduire. Stig Bergh (2012) a décrit une voie formelle, celle de la gouvernance régionale élue, et une voie informelle, celle d’une gestion technocratique des projets les plus stratégiques. Cette dualité traduit une réforme qui comporte « une extension réelle de la capacité institutionnelle formelle au niveau infranational, combinée au maintien d’une supervision centrale significative » (Chtatou, 2026a). Exiger le transfert effectif des ressources « du Centre » revient à demander que la seconde voie cesse de neutraliser la première.

Les travaux sur la décentralisation rappellent que ses effets dépendent de deux conditions : la capacité technique des échelons locaux et leur redevabilité envers les citoyens (Faguet, 2014). La première commande les effectifs et la formation ; la seconde, la transparence et l’évaluation. Le vocabulaire du texte, qui joint « justice sociale et spatiale », rejoint à sa manière l’idée de justice spatiale selon laquelle la géographie est elle-même un facteur de distribution des chances (Soja, 2010). Le critère de réussite est alors simple : un habitant de la région la plus éloignée doit pouvoir accéder à des services publics de qualité comparable, sans passer par Rabat.

  1. Migration et diplomatie du partenariat

Le dernier tiers du discours opère un tournant d’énonciation. Après avoir rappelé que le Royaume est « un partenaire responsable, fiable, soucieux d’honorer ses engagements » et, par conséquent, « parfaitement fondé » à recevoir le même traitement, le Souverain juge que, sur la migration, « le modèle actuel de coopération a atteint ses limites, comme en attestent clairement les crises récurrentes ». Il applique ce constat à l’Espagne, dont le partenariat avec le Maroc « a connu d’importantes avancées », mais se heurte à « certaines dispositions légales dépassées et à des décisions judiciaires éloignées de la réalité », qui entravent « le rapatriement des mineurs et des personnes usurpant le statut de réfugié » et « aiguisent l’appétit des réseaux criminels » (Mohammed VI, 2026).

Le texte ne nomme pas l’enclave de Ceuta, mais le contexte est transparent. Fin juillet 2026, la presse a rapporté l’entrée en une journée d’environ 49 000 personnes, contre quelque 8 000 lors de la crise de mai 2021 (bne IntelliNews, 2026) ; les estimations varient selon les sources. Les entrées terrestres à Ceuta avaient déjà plus que triplé au cours des cinq premiers mois de l’année, alors que les arrivées irrégulières en Espagne diminuaient de plus d’un tiers (Hespress, 2026). Les autorités espagnoles ont relié l’afflux, en partie, à la rumeur née d’une décision de la Cour suprême exigeant des procédures individuelles avant tout retour de migrants arrivés par la mer (Dispatch Risk, 2026). C’est précisément le type de « décisions judiciaires » que le Souverain met en cause.

Sur le plan analytique, la critique d’un « modèle de coopération » s’appuie sur une littérature solide. La coopération en matière de réadmission repose souvent sur des arrangements informels, dont la solidité dépend de la convergence continue des intérêts des parties (Cassarino, 2007). La transposition de la politique migratoire européenne au Maroc a, de son côté, produit des effets différenciés et inégaux, plus conformes aux priorités sécuritaires des partenaires qu’aux besoins de développement (Wunderlich, 2010). Quant à l’idée de « co-développement », le texte annonce que le Maroc présentera à ses partenaires « une vision stratégique, claire et pratique » centrée sur « le co-développement, la compétitivité économique et la stabilité régionale ». Elle appelle une précision : la théorie des transitions migratoires montre qu’à court terme, le développement peut accroître l’émigration avant de la réduire (de Haas, 2010). Une politique crédible de co-développement devra donc articuler mobilité légale, besoins en main-d’œuvre des pays d’accueil et lutte contre les réseaux, plutôt que de promettre une baisse immédiate des flux.

Les lectures divergent sur la nature de ces crises : certains analystes y voient un levier diplomatique, ce que le texte royal rejette en dénonçant « l’instrumentalisation flagrante de la situation » par « certains milieux politiques et médiatiques », et en affirmant que le partenariat est « un choix souverain et un engagement volontaire, qui ne saurait faire l’objet d’aucune pression ou menace, ni d’aucun chantage ». La formule a une double fonction : elle s’adresse à l’audience étrangère, mais elle fixe aussi, pour l’audience intérieure, le principe selon lequel la souveraineté se mesure à la capacité de négocier sans subir.

  1. Le mandat comme « contrat moral »

La clausule du discours revient aux parlementaires : « le mandat parlementaire est un engagement politique et un contrat moral qui vous lie aux citoyens », dont ils répondent « devant Dieu, les citoyens et l’histoire » (Mohammed VI, 2026). La triple redevabilité, religieuse, civique et historique, élargit la responsabilité au-delà du contrôle électoral. Elle trouve un point d’appui constitutionnel dans les prérogatives du Parlement, qui vote la loi, contrôle l’action du gouvernement et évalue les politiques publiques (Constitution de 2011, art. 70). L’agenda territorial y trouve son instrument naturel : la seconde Chambre, qui représente notamment les collectivités territoriales, est l’enceinte adéquate pour suivre l’exécution de la déconcentration et de la contractualisation.

Une lecture critique doit toutefois relever l’ambivalence de la formule. Un régime qui recalibre en continu ses relations avec les institutions élues afin de préserver sa centralité tout en répondant aux pressions de réforme relève de ce que l’on peut nommer une gouvernance adaptative (Chtatou, 2026a). Le discours en offre l’exemple : il confie aux élus la charge de l’exécution tout en en fixant les priorités et le calendrier. Le risque est celui d’une responsabilité diffuse, où l’on ne sait plus qui répond de quoi. La clarté de l’imputation, qui est la condition de toute évaluation, constitue donc un enjeu à part entière du nouveau mandat.

  1. Conclusion

Le discours du 9 octobre 2026 n’invente pas un programme ; il hiérarchise, il dramatise le temps et il redistribue les responsabilités. Il hiérarchise en plaçant la souveraineté stratégique, l’emploi des jeunes et l’action territoriale au premier plan. Il dramatise le temps en parlant d’opportunités « qui pourraient ne pas se renouveler ». Il redistribue les responsabilités en les adressant, tour à tour, aux entreprises, à l’administration, aux régions, aux partenaires étrangers et aux élus.

Trois épreuves mesureront sa portée. La première est institutionnelle : l’effectivité du transfert de compétences, d’effectifs et de moyens vers les territoires, car sans elle la régionalisation avancée restera une architecture sans occupants. La deuxième est économique : la capacité des nouvelles stratégies hydrique, énergétique, alimentaire et numérique à produire des emplois pour les jeunes, qui sont la finalité déclarée de l’ensemble. La troisième est diplomatique : la crédibilité du document stratégique que le Maroc présentera à ses partenaires, notamment l’Espagne, pour substituer à une coopération de crise un partenariat de projet.

Les ambitions nationales ne valent que par leur exécution. À ce titre, le discours ne décrit pas seulement une feuille de route : il fixe à chaque acteur le critère auquel il sera jugé. Il appartient maintenant au Parlement, au gouvernement et aux régions de transformer cette exigence en habitude de gouvernement.

Bibliographie

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