Le Collectif des « Amis du Manifeste pour l’Algérie nouvelle » se solidarise avec le RCD

Collectif des Amis du Manifeste pour l’Algérie nouvelle

CAMAN

Déclaration

Nous avons appris avec stupeur et révolte que le ministère de l’Intérieur a adressé une mise en demeure au RCD, le menaçant de le trainer devant les tribunaux. Les motifs invoqués entendent régenter les activités politiques de ce parti au sein même de son siège.  Cependant aucun observateur séreux n’est dupe; l’injonction illégale vise à amener ce parti à abandonner la ligne politique qui l’unit aux parties du pacte de l’alternative démocratique (PAD) et qui se décline à travers l’exigence d’une transition autonome et un processus constituant souverain supervisé  par une conférence nationale autonome de toute tutelle du système.

Décodé de façon claire, la mise en garde ne cible pas uniquement le RCD, mais toute l’opposition et toutes les voix discordantes. Elle relève du plan de restauration de l’autoritarisme fomenté par des décideurs échappant à toute identification et responsabilité politique. La démarche vise à assécher tous les foyers de lutte qui nourrissent le mouvement de contestation du régime, du système et du pouvoir illégitime et empêcher la résurgence du mouvement populaire qui menace de réinvestir la rue dès que les conditions sanitaires le permettent.

Contesté dans ses fondements même, le pouvoir illégitime est affolé par l’ampleur et la persistance du mouvement populaire citoyen. Il s’obstine alors à vouloir couper le mouvement de son substrat politique, constitué des forces organisées de l’opposition démocratique, en interdisant à celles-ci toutes activités y compris celles confinées dans leurs propres locaux. Cela, au même moment, il   prodigue des avantages, privilèges et traitement de faveur aux FLN, RND et autres affidés, complices des graves crimes commis contre le pays. Bannis des médias publics tombés aux mains de la police politique, coupé de la population par l’interdit systématique de toute activité publique et exclus des institutions par la fraude électorale et la politique des quotas, les partis de l’opposition auront aussi à subir à l’avenir l’arbitraire du pouvoir  jusque dans l’arrière-cours de leurs sièges qui servent de lieux de retranchements face aux interdits répétés d’une administration partisane et sans éthique.

Cette mise en demeure, ajoutée à la propagande officielle contre le Hirac et à la montée de la répression des activistes et militants, révèle une croisade contre la liberté d’opinion et la liberté d’expression. Le but recherché n’est autre que de dénier aux partis et aux citoyens leur rôle qui est de concourir par la volonté populaire pour l’exercice du pouvoir.

Cette démarche contre révolutionnaire découle de l’approche qu’a le pouvoir de la démocratie.  Celle-ci  n’est pour lui qu’une référence, voire un alibi aux réformes libérales désirées par une oligarchie qui veut faire prospérer les fortunes cumulées par la prédation. Mais il n’entend pas  en faire une pratique devant consacrer le primat de la liberté et la primauté du politique.

Le système limite ainsi le rôle qu’il leur fixe à accompagner ses candidats et à soutenir leurs décisions et leurs programmes.  Nul besoin donc pour eux d’avoir des convictions idéologiques ou de choisir un projet de société claire, d’autant que l’adhésion des clientèles obéit à l’attrait du pouvoir et des avantages y attachés. En d’autres termes le rôle des partis serait d’endormir les populations et dénaturer l’esprit de la démocratie, tâche dont excellent vilement les partis inféodés que sont le FLN, le RND et autres.

Face à cette cabale qui se manifeste par des attaques répétées, le CAMAN dénonce et condamne la conspiration montée contre le RCD et assure ce parti de sa solidaire effective et de son soutien agissant.

Sachant encore que le pouvoir est capable du pire dans son agonie et que la féroce répression actuelle n’en est qu’un prélude, le CAMAN considère que la solidarité, le maintien de la mobilisation et l’intensification des luttes constituent la meilleure protection pour les militants engagés à l’aboutissement de la revendication de l’Etat de droit, civil, démocratique et social.

Dans cette situation, le CAMAN prend à témoin l’opinion nationale et internationale pour le déni de souveraineté et de droit du pouvoir à l’endroit du peuple Algérien, par la loi de la force.

Alger le 28/ 6/ 2020.

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