Dans un nouvel essai, le Dr. Sali Bouba Oumarou, porte un regard sur les conseillers des hauts personnages

Moins d’un an après la sortie de son dernier recueil de poème («L’Amour Au-dessus de moi»), le chercheur, journaliste et écrivain, Sali Bouba Oumarou récidive. Cette fois-ci, il propose, dans un nouvel essai paru ce 19 février, une immersion dans l’univers particulier des conseillers évoluant au plus près des cercles restreints de pouvoir.

Intitulé «Derrière les chefs d’Etat: le conseiller», cet essai de près de 222 pages tente à partir de sources inédites et de références, de réaliser une restitution synthétique de l’importance des conseillers dans les cercles restreints de pouvoir. Il apporte des éclairages déterminants sur une fonction/position quasi indispensable dans le fonctionnement des ordres politiques contemporains. Accordant une attention particulière au phénomène de conseiller dans les ordres politiques africains, constituant aux yeux de l’auteur un angle mort des travaux sur les conseillers, cet essai plonge le lecteur au cœur des processus décisionnels et dévoile le pouvoir et l’influence que peuvent (parfois) avoir les conseillers dans les appareils de pouvoir et bien au-delà, notamment au sein des réseaux relationnels dans lesquels ils s’insèrent d’office.

A rebours du regard horizontal considérant les conseillers comme de simples serviteurs des hauts personnages et des institutions assimilées, l’auteur s’interroge profondément sur le type de serviteur auquel il est fait référence: «Parlons-nous d’un serviteur épousant fidèlement l’image figée d’un cardinal de Dormans portant le manteau royal, donc au potentiel d’affirmation quasi nul? Ou alors d’un serviteur à la capacité de développer des confrontations au cœur desquelles l’enjeu serait une question de statut, voire de pouvoir?», écrit l’auteur.

«Plusieurs raisons ont motivés ce projet. J’ai pu, dans un premier temps, me rendre constater que les ressources documentaires sur les conseillers des cercles restreints de pouvoir étaient uniquement concentrées sur les aires géographiques européennes et américaines. Elles donnent donc l’impression, si ce n’est l’illusion, que le phénomène de conseiller de haut personnage n’a pas une réelle importance ou est caractérisé par une sorte d’invisibilité en Afrique. Or, il est bien présent et se caractérise, comme ailleurs, par sa perméabilité doublée de transferts, souvent ponctuels. En outre, j’ai réalisé que le sens commun attribue généralement aux conseillers des pouvoirs et des rôles indifférencies, allant jusqu’à suggérer la possibilité de la subversion des hiérarchies dans les appareils de pouvoir. J’ai donc voulu y voir plus clair, en exploitant des ressources inédites et de référence».

Sali Bouba Oumarou vit à Tanger. Il est l’auteur de plusieurs articles recherches et d’ouvrages littéraires. Il participe activement au développement du badminton à Tanger, en entrainant depuis plusieurs années, les adhérant du premier club de la discipline à Tanger, ‘Tinjis Badminton club.

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