Devant le groupe parlementaire du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), l’Assemblée Mondiale Amazighe a réitéré sa demande de changement de dénomination de l’Agence de presse du «Maghreb arabe» (MAP)

Une délégation du groupe parlementaire du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), conduite par la députée Khadija Arouhal, Mme. Nadia Touhami, vice-présidente de la Chambre des représentants et Ahmed Oujamhour, a reçu une délégation de l’Assemblée Mondiale Amazighe (AMA), composé par son président Rachid Raha et les membres du Bureau Confédéral et du Conseil Confédéral, Messieurs Abdelghani Toullis, Hassan Hjjij, Ahouli Montacer et Mme. Fadma Boudra. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre d’une série de réunions que l’organisation de l’internationale amazighe organise avec différents groupes parlementaires afin d’aborder plusieurs questions liées à la mise en œuvre du statut officiel de la langue amazighe.

Lors de cette réunion, la délégation l’Assemblée Mondiale Amazighe a présenté un mémorandum exposant ce qu’elle considère comme des obstacles à la mise en œuvre de plusieurs dispositions constitutionnelles et législatives relatives à la langue amazighe. Parmi ces obstacles figuraient le retard pris dans la pleine application de la loi organique relative au caractère officiel de la langue amazighe et l’absence de création du Conseil National des Langues et de la Culture Marocaines.

La requête de changement de l’appellation de l’« agence Maghreb Arabe de Presse» en « Agence de presse marocaine » a été l’un des points les plus importants soulevés par la délégation de l’AMA lors de cette importante réunion. L’Assemblée Mondiale Amazighe a rappelé son action en justice sur ce sujet depuis 2018, date à laquelle il a saisi le Tribunal administratif de Rabat pour obtenir un changement de nom conforme, selon lui, au préambule de la Constitution marocaine qui consacre le concept de « Grand Maghreb ».

La délégation amazighe a expliqué que le Tribunal administratif de Rabat a statué, dans sa décision n° 2061 du 18 juin 2018, que le nom actuel est d’origine législative et que sa modification relève de la compétence du pouvoir législatif. Cette décision a été perçue comme ouvrant la voie à un débat parlementaire sur une modification de la loi régissant l’agence de presse officielle.

La réunion a également abordé plusieurs questions relatives aux médias publics, notamment la présence de la langue amazighe sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le statut de la chaîne amazighe, l’intégration de l’amazigh dans les programmes destinés aux Marocains résidant à l’étranger et la demande de son inclusion dans les campagnes des programmes d’alphabétisation des adultes.

Pour sa part, la députée Khadija Arouhal a passé en revue les différentes initiatives législatives et de contrôle entreprises par leur Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) concernant la mise en œuvre du statut officiel de la langue amazighe, que ce soit par le biais de questions orales et écrites ou par un travail de plaidoyer au sein de l’assemblée parlementaire. Mme Arouhal a réaffirmé l’engagement du PPS en faveur de la défense de la cause amazighe, rappelant les positions historiques du parti sur cette question depuis les années 1970. Elle a également évoqué plusieurs difficultés liées à la mise en œuvre des engagements du gouvernement concernant la langue amazighe, notamment le suivi de l’utilisation des fonds alloués à ce projet.

La parlementaire a proposé d’étudier des mécanismes d’action conjointe et de coordination entre le Parti du Progrès et du Socialisme et divers acteurs de la société civile œuvrant pour la défense de la culture amazighe, afin d’accélérer la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles et légales pertinentes.

Quant à la députée et vice-présidente de la première chambre du Parlement, Mme. Nadia Touhami, elle a affirmé que le Parti du Progrès et du Socialisme continuerait de plaider pour une mise en œuvre rapide du statut officiel de la langue amazighe. Elle a indiqué que le parti interrogerait différents services gouvernementaux sur l’application concrète des dispositions de la loi organique relative à ce statut et sur leur engagement à les mettre en œuvre.

Il convient de noter que l’Assemblée Mondiale Amazighe a récemment entamé une série de rencontres avec plusieurs groupes parlementaires, tant de la majorité que de l’opposition. Parmi eux figuraient le groupe parlementaire de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), le groupe parlementaire du Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM), le groupe parlementaire du Parti de la Justice et du Développement (PJD) et le secrétaire général du Parti du Mouvement Populaire (MP). Ces réunions visaient à défendre les revendications les plus importantes concernant la promotion de la langue amazighe et la reconnaissance de son statut officiel.

Vous trouverez ci-dessous les requêtes de l’Assemblée Mondiale Amazighe :

A l’aimable attention des Présidents des groupes parlementaires de la première Chambre du Parlement du Royaume du Maroc

Objet : Demande de réactivation du dossier de l’Amazighité

Excellences,

Nous avons l’honneur de vous adresser cette requête afin d’attirer votre attention sur une question d’une grande importance pour le présent et l’avenir de notre pays, à savoir la question de l’amazighité et de sa promotion institutionnelle.

Permettez-nous de porter à votre connaissance que le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) des Nations Unies a publié, le 8 décembre 2023, ses observations finales concernant le rapport du Maroc, dans lesquelles il a examiné la situation du Royaume et adopté des recommandations concrètes relatives à la question amazighe et à la langue amazighe.

À ce titre, les Nations Unies recommandaient à l’État marocain d’intensifier ses efforts visant à mettre en œuvre les dispositions constitutionnelles ainsi que la loi organique n° 26-16 relative au caractère officiel de la langue amazighe, et lui recommandaient en particulier :

  • D’accroître l’enseignement de l’amazighe à tous les niveaux éducatifs, y compris au niveau de l’enseignement préscolaire, et d’augmenter le nombre d’enseignants de langue amazighe ;
  • D’augmenter la présence de la langue et de la culture amazighes dans les médias audiovisuels ;
  • De faire en sorte que la langue amazighe soit utilisée au même titre que la langue arabe devant les tribunaux, y compris dans les plaidoiries et les jugements ;
  • De redoubler d’efforts pour garantir l’utilisation effective de l’amazighe dans les documents officiels, y compris la Carte Nationale d’Identité Électronique.

Presque deux années et demie se sont écoulées depuis la publication de ces pertinentes et salutaires observations onusiennes et, malgré nos rappels adressés à notre ministre des Affaires étrangères ainsi qu’aux responsables gouvernementaux, peu de choses se sont concrétisées sur le terrain.

Nous tenons également à souligner que :

  • Presque un quart de siècle s’est écoulé depuis le discours historique d’Ajdir de Sa Majesté, prononcé le 17 octobre 2001, dans lequel Il reconnaît explicitement l’identité amazighe du Maroc en soulignant que : « Dans la mesure où l’amazighe constitue un élément principal de la culture nationale, et un patrimoine culturel dont la présence est manifestée dans toutes les expressions de l’histoire et de la civilisation marocaine, nous accordons une sollicitude toute particulière à sa promotion dans le cadre de la mise en œuvre de notre projet de société démocratique et moderniste, fondée sur la consolidation et la valorisation de la personnalité marocaine et de ses symboles linguistiques, culturels et civilisationnels. La promotion de l’amazighe est une responsabilité nationale… » ;
  • La quinzième année de la reconnaissance constitutionnelle de l’amazighe au sein de la Constitution du 1er juillet 2011 est en cours, alors que l’article 5 stipule que : « l’amazighe constitue une langue officielle de l’État, en tant que patrimoine commun à tous les Marocains sans exception » ;
  • Six années se sont écoulées depuis la promulgation de la loi organique 26-16 relative à l’activation du caractère officiel de l’amazighe, sans avancées suffisantes ;
  • Deux années se sont écoulées depuis la reconnaissance officielle du Nouvel An amazigh, à l’occasion de laquelle Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait mis l’accent sur la place de « l’Amazigh en tant que composante essentielle de l’identité marocaine authentique, riche par la pluralité de ses affluents, et patrimoine commun à tous les Marocains sans exception ».

Nous assistons, tristement, à des blocages incompréhensibles ainsi qu’à des lenteurs bureaucratiques qui freinent sévèrement cet ambitieux chantier de promotion de l’amazighité, en contradiction avec la volonté royale et les dispositions constitutionnelles.

Excellences,

La délégation de l’ONG internationale « Assemblée Mondiale Amazighe (AMA)», avec laquelle vous aurez le plaisir de vous entretenir, souhaite porter à votre connaissance certaines des défaillances et blocages qu’elle a relevés et qu’elle se permet de vous énumérer ci-après :

Premièrement : le Conseil National des Langues et de la Culture Marocaines

Rappelons que Sa Majesté avait pris l’initiative de créer un comité royal chargé d’élaborer sa loi organique. Le travail de ce comité, coordonné par M. Driss Khrouz à partir de novembre 2015, puis soumis au précédent gouvernement, a été voté et adopté à l’unanimité par les deux Chambres du Parlement en 2019. Son Dahir n° 04.16 a été publié au Bulletin officiel en avril 2020, mais cette institution n’a toujours pas vu le jour, six années après son adoption.

Par conséquent, nous estimons qu’il est de votre devoir législatif d’exiger du gouvernement la mise en place, dans les plus brefs délais, de cette importante institution qu’est le Conseil National des Langues et de la Culture Marocaines.

Deuxièmement : la généralisation de l’enseignement de la langue amazighe et la révision des manuels d’histoire

Les blocages provenant des ministres de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports deviennent inadmissibles, en raison de leur manque manifeste de volonté politique pour assurer la généralisation de l’enseignement de la langue amazighe du primaire au secondaire, ainsi que de son exclusion totale de l’enseignement préscolaire, et ce depuis son intégration à l’école en 2003.

Malgré nos diverses correspondances de protestation adressées au ministère, ainsi que nos recommandations formulées à l’issue du 2e Forum National des Amazighs du Maroc, tenu à Khénifra en juin 2023, visant à porter à 4000 le nombre de postes dédiés au recrutement des enseignants de langue amazighe, et malgré les différents courriers adressés aux principaux partenaires internationaux du ministère (Banque mondiale, Commission européenne, Agence française de développement…), nous demeurons très loin de la généralisation prévue initialement pour l’année 2008.

Les « écoles pionnières », dont l’actuel ministre se prévaut pour redresser le système éducatif marocain, excluent pourtant la deuxième langue officielle, autochtone et nationale qu’est la langue amazighe. Il semble s’être inspiré de l’expérience des écoles indiennes, alors qu’il aurait dû s’inspirer d’une expérience marocaine ayant donné des résultats extraordinaires et fort encourageants, à savoir celle du réseau des écoles communautaires Medersat..Com de la Fondation BMCE Bank.

De même, les récentes découvertes archéologiques survenues aux quatre coins de notre géographie nationale (l’Homme d’Adrar Ighoud, l’Homme de Tafoghalt, l’Homme de Rabat, les découvertes de la grotte de Bismaoun à Mogador, l’Homme d’Ifri Amar ou Moussa à Khémisset, village préhistorique de Kach Kouch de l’Oued Laouainsi que les sites paléolithiques de Sidi Abderrahmane et de la carrière Thomas à Casablanca…) obligent nos responsables éducatifs à revoir et à réviser en profondeur les manuels pédagogiques relatifs à la mémoire collective qu’est l’histoire.

Troisièmement : le changement de la dénomination de la « MAP » en «Agence Marocaine de Presse»

Nous vous rappelons qu’en 2018, notre ONG, l’Assemblée Mondiale Amazighe, a engagé une procédure judiciaire contre « l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP) ». La plainte déposée devant le tribunal administratif de Rabat, par Maître Mohammed Almou, demandait à l’agence officielle de modifier la dénomination « Maghreb arabe » par celle de « Grand Maghreb », conformément à l’amendement introduit dans le préambule de la Constitution marocaine.

Nous estimions que l’appellation « Agence Maghreb Arabe Presse » portait — et porte toujours — un intitulé à caractère discriminatoire, contraire aux textes constitutionnels, aux principes des droits humains ainsi qu’aux réalités géographiques, historiques et archéologiques de notre pays, le Maroc, pays pluraliste sur les plans linguistique, culturel et religieux.

En examinant ce dossier, le tribunal administratif de Rabat a rendu une décision sous le n° 2061 du 18/06/2018 dans le dossier n° 452/7110/2018, considérant notamment que cette dénomination trouve sa source dans la loi et que seule l’autorité législative est compétente pour la modifier.

Cette décision constitue donc un renvoi explicite de cette question à votre institution législative. En conséquence, nous vous demandons d’ouvrir un nouveau débat législatif visant à modifier la loi régissant cette agence afin de la mettre en conformité avec les exigences constitutionnelles, juridiques, géographiques, historiques et archéologiques du Maroc.

Quatrièmement : l’intégration de l’amazighe dans le domaine audiovisuel

Nos médias audiovisuels publics, financés par les deniers publics, tels que TVM, SOREAD-2M et Medi1 TV, continuent à négliger les dispositions constitutionnelles et persistent à pratiquer une discrimination à l’encontre de l’identité amazighe, en ignorant les dispositions de la loi organique n° 26-16 relatives au caractère officiel de la langue amazighe.

À l’occasion de la célébration de l’anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, le 20 août 2021, Sa Majesté le Roi avait justement rappelé que : « Le Maroc est visé du fait qu’il est un État pleinement constitué depuis plus de douze siècles, outre une longue histoire amazighe (…) ».

Malgré cette reconnaissance royale de la profondeur historique amazighe, les journalistes de plusieurs chaînes nationales d’information — y compris ceux de TV8-Tamazight — continuent d’utiliser la dénomination idéologiquement connotée de « Maghreb arabe », en contradiction flagrante avec le préambule de la Constitution actuelle, qui lui substitue désormais l’expression « Grand Maghreb ».

Par l’usage récurrent de termes tels que « peuples arabes », « monde arabe », « patrie arabe », « région arabe », « Oumma arabe », « printemps arabe » ou encore « équipes de football nationales arabes », ces médias blessent, volontairement ou involontairement, des millions de citoyens marocains amazighs, qu’ils soient amazighophones, arabophones, judaïsés ou francophones, y compris ceux résidant à l’étranger.

Face à cette discrimination manifeste et au manque de productions documentaires consacrées à l’histoire amazighe, nous avons de nouveau saisi la justice contre la société SOREAD-2M. En plus du non-respect des cahiers des charges imposant 30 % de programmes en langue amazighe, cette société viole également l’article 14 de la loi organique 26-16, qui prévoit que : « il est tenu compte du critère d’utilisation de la langue amazighe parmi ceux retenus pour la distribution des subventions publiques destinées aux productions audiovisuelles, y compris les films cinématographiques, téléfilms et autres œuvres artistiques ».

Dans ce cadre, nous vous demandons d’intervenir auprès des responsables du secteur audiovisuel national afin qu’ils respectent pleinement leurs missions en matière de pluralisme culturel, de liberté, d’ouverture, de respect des droits humains, de préservation de la dignité humaine ainsi que du patrimoine culturel national dans toute sa richesse et sa diversité.

Nous appelons également à des mesures exceptionnelles et concrètes relevant d’une politique de discrimination positive en faveur de la promotion de l’amazighité.

Cinquièmement : la Télévision Tamazight TV8

Quant à la chaîne TV8-Tamazight, privée en ce moment de directeur général, et qui était appelée à jouer un rôle primordial dans la normalisation de la langue amazighe, elle n’a fait que renforcer sa dialectisation régionaliste.

Cette chaîne, qui devait passer à une diffusion de 24 heures sur 24 et qui est majoritairement suivie par les Marocains résidant à l’étranger, notamment en Europe, fait souvent l’objet de critiques justifiées, particulièrement durant le mois de Ramadan, en raison de programmes manquant de qualité et de contenu substantiel.

Cette responsabilité incombe notamment aux huit membres du comité de sélection des programmes issus des appels d’offres, comité qui n’a jamais été renouvelé depuis la création de la chaîne en mars 2010 et dont les membres, de manière paradoxale, ne maîtrisent ni la langue amazighe, ni l’histoire millénaire des Amazighs, ni leurs caractéristiques anthropologiques, ni encore les valeurs amazighes.

En raison de considérations idéologiques obsolètes relevant du panarabisme et de visions ethnocentristes, ces responsables censurent des programmes documentaires fondés sur des approches objectives de l’histoire amazighe et des récentes découvertes archéologiques préhistoriques.

Sixièmement : l’absence totale de l’enseignement de la langue amazighe aux enfants des Marocains Résidant à l’Étranger (MRE)

Ni la Fondation Hassan II pour les MRE, ni le ministère de l’Éducation nationale, ni le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, ni encore le Conseil de la Communauté Marocaine à l’Étranger (CCME) ne se sont coordonnés afin d’introduire la langue amazighe — parlée par la majeure partie des communautés marocaines établies en Europe — dans les programmes éducatifs destinés aux MRE.

Ces programmes demeurent limités au seul « Programme de l’enseignement de la langue arabe et de la culture marocaine », ce qui contribue à accentuer l’échec scolaire de nombreux enfants au sein des écoles européennes et à favoriser certaines dérives sociales (délinquance, trafic de drogues, extrémisme religieux, terrorisme, séparatisme régional…)

Il devient impératif d’interpeller sérieusement ces institutions, notamment la Fondation Hassan II pour les MRE, afin qu’elles intègrent la langue amazighe aux côtés de l’arabe et transmettent à ces générations les valeurs amazighes et la véritable histoire de leurs ancêtres.

Septièmement : l’absence totale de l’enseignement de la langue amazighe dans les campagnes nationales d’alphabétisation des adultes

Le ministère des Habous et des Affaires islamiques, dirigé par M. Ahmed Toufiq, ainsi que l’Agence Nationale de Lutte contre l’Analphabétisme, continuent jusqu’à aujourd’hui à ignorer l’intégration de la langue amazighe dans leurs programmes et campagnes nationales d’alphabétisation des adultes, notamment en milieu rural et montagnard, malgré nos multiples appels insistant sur l’importance fondamentale de la langue maternelle.

Cette situation devrait évoluer, d’autant plus que plusieurs comités du Haut-Commissariat des Droits de l’homme des Nations Unies ne cessent de recommander que la langue amazighe bénéficie du même traitement que la langue arabe, conformément au principe d’égalité entre les deux langues officielles de l’État.

Excellences,

En conclusion, sur la base de ce qui précède, nous vous adressons ces légitimes requêtes afin de solliciter votre engagement, en tant que représentants du peuple marocain, pour faire preuve de volonté politique et prendre les initiatives nécessaires afin que la question de l’amazighité soit inscrite parmi les priorités gouvernementales.

Cela permettrait de relancer efficacement le chantier de la promotion de l’amazighité conformément à l’esprit et à la philosophie de la Constitution, ainsi qu’en harmonie avec les discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste.

Nous vous prions d’agréer, Excellences, l’expression de notre très haute considération.

Signé : Rachid RAHA
Président de l’Assemblée Mondiale Amazighe

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