
Cet essai analyse la nature du régime algérien à travers le prisme de la notion contestée de « mafia des généraux », concept mobilisé par l’opposition et la société civile pour décrire l’enchevêtrement d’intérêts militaires, sécuritaires et économiques qui structure l’État depuis l’indépendance. En croisant les apports de la politologie comparée, de la sociologie des élites et des études sur l’autoritarisme, cet article retrace la genèse historique de ce système, en examine les mécanismes de reproduction et les tensions internes, avant d’interroger les scénarios d’évolution possibles à l’horizon du soulèvement du Hirak (2019) et de ses séquelles. La conclusion souligne la nécessité d’une transition institutionnelle négociée comme condition sine qua non d’une démocratisation durable.
I. Introduction : Entre rhétorique et réalité analytique
La formule « mafia des généraux » circule depuis plusieurs décennies dans le discours de l’opposition algérienne, des milieux de la diaspora et d’une partie de la presse internationale. Elle désigne, dans son usage le plus courant, un réseau informel d’officiers supérieurs, de responsables des services de renseignement et d’hommes d’affaires gravitant autour des sphères militaires, qui exercerait une influence décisive sur les orientations stratégiques de l’État algérien en dehors des circuits institutionnels formels (Addi, 2006). Si cette expression a une valeur heuristique certaine dans la mesure où elle pointe une réalité structurelle — la prédominance de l’armée dans la vie politique — elle doit être maniée avec précaution dans un cadre académique.
Comme le souligne Leca (1994, p. 45), « nommer un phénomène n’équivaut pas à l’expliquer ». La qualification de « mafia » appliquée à un appareil d’État risque de réduire des dynamiques complexes à une caricature qui obscurcit autant qu’elle révèle. Il convient donc de dépasser la polémique pour interroger le fond : quelle est la nature réelle du régime algérien ? Comment s’est constituée la domination des élites militaro-sécuritaires ? Quels sont ses mécanismes de perpétuation, ses lignes de fracture internes et ses perspectives d’évolution ?
Cet essai défend la thèse suivante : le régime algérien constitue un autoritarisme compétitif à dominante militaro-rentière (Levitsky & Way, 2010), dont la pérennité repose sur une articulation fonctionnelle entre rente pétrolière, contrôle sécuritaire et gestion sélective des élites civiles. Le soulèvement du Hirak en 2019, bien qu’ayant échoué à produire une rupture institutionnelle, a néanmoins mis à nu les contradictions internes du système et ouvert un espace discursif de contestation sans précédent depuis les années 1980. La question de l’avenir dépend largement de la capacité des acteurs à négocier une transition avant que les tensions sociales, économiques et générationnelles ne rendent une telle négociation impossible.
II. Genèse historique d’un pouvoir militarisé
2.1. L’armée comme matrice de l’État algérien
L’enracinement des militaires au cœur de l’État algérien n’est pas un accident de l’histoire contemporaine ; il procède d’une logique fondatrice. La guerre d’indépendance (1954–1962) a conféré à l’Armée de libération nationale (ALN), et plus précisément à son état-major constitué autour de l’Armée des frontières, une légitimité historique quasi sacrale. Comme l’analyse Harbi (1980, p. 78), « l’armée n’a pas conquis le pouvoir après l’indépendance : elle l’a reçu en héritage, parce qu’elle était la seule organisation disposant d’une cohérence institutionnelle à l’issue du conflit ».
Cette primauté militaire s’est consolidée lors du coup de force de 1965, lorsque le colonel Houari Boumédiène renversa Ahmed Ben Bella pour instaurer un régime militaro-socialiste. Le Conseil de la révolution, composé majoritairement d’officiers, supplanta toute structure de représentation civile et posa les jalons d’un système où l’armée — rebaptisée Armée nationale populaire (ANP) — joue le rôle d’arbitre et de gardien de l’ordre politique (Quandt, 1998). La Constitution de 1976 consacra formellement le rôle directeur du Parti du Front de libération nationale (FLN), mais ce dernier ne fut jamais qu’un instrument de légitimation civile au service d’un pouvoir fondamentalement militaire.
2.2. La décennie noire et la recomposition sécuritaire
La crise des années 1990 constitue un tournant décisif. La montée en puissance du Front islamique du salut (FIS), la décision d’annuler les élections législatives de janvier 1992 et le déclenchement de la guerre civile ont non seulement renforcé la position des militaires comme seul rempart contre la dissolution de l’État, mais ont surtout justifié l’expansion considérable des appareils sécuritaires. Le Département du renseignement et de la sécurité (DRS), dirigé pendant deux décennies par le général Mohamed Mediène dit « Toufik », est devenu l’élément central de ce que Hamladji (2021, p. 113) nomme « l’État dans l’État ».
La guerre civile a également fourni aux élites militaro-sécuritaires un double dividende : d’une part, une légitimité étatiste fondée sur la préservation de l’unité nationale et la lutte contre le terrorisme ; d’autre part, des opportunités économiques considérables liées aux marchés publics d’armement, aux contrats de reconstruction et au contrôle des flux commerciaux (Martinez, 1998). C’est dans ce contexte que s’est constituée ce que Werenfels (2007) appelle la « nomenklatura algérienne » : une constellation d’intérêts mêlant officiers, businessmen proches du pouvoir et hauts fonctionnaires civils cooptés.
III. Anatomie du système de pouvoir
3.1. Le « pouvoir réel » et ses cercles concentriques
Pour comprendre la structure du pouvoir algérien, il faut distinguer entre les institutions formelles — gouvernement, Parlement, Parlement — et le « pouvoir réel » (as-sulta al-fî’liyya), désigné en algérien populaire sous le terme de « le pouvoir » tout court, comme s’il allait de soi qu’il existait une instance décisionnelle supérieure aux instances constitutionnelles. Cette dualité institutionnelle est documentée par de nombreux observateurs (Addi, 2006 ; Werenfels, 2007 ; Lowi, 2009).
Au centre de ce système se trouve l’état-major de l’ANP, dont le chef joue depuis 2019 un rôle particulièrement visible. Autour de ce noyau gravitent les directions des services de renseignement (restructurés en plusieurs agences depuis la dissolution du DRS en 2016), les cercles du Président de la République, la direction du FLN et du RND, ainsi qu’un réseau d’oligarques économiques liés aux marchés publics. La présidence de Abdelaziz Bouteflika (1999–2019) a représenté une tentative de rééquilibrage civil, mais cette tentative s’est progressivement érodée à mesure que la santé du président déclinait, laissant apparaître la nature fondamentalement militaire du régime (Addi, 2015).
3.2. La rente pétrolière comme ciment du système
Aucune analyse du régime algérien ne saurait faire l’économie de la variable rentière. L’Algérie tire l’essentiel de ses recettes budgétaires — entre 60 et 70 % selon les périodes — de l’exportation d’hydrocarbures (Sonatrach, 2022). Cette manne pétrolière remplit plusieurs fonctions systémiques : elle finance les dépenses sociales qui assurent la paix sociale, elle alimente les réseaux de clientélisme qui soudent les élites entre elles, et elle dispense l’État de la nécessité de lever l’impôt, réduisant ainsi la pression citoyenne pour la représentation et la responsabilisation (Lowi, 2009).
En ce sens, l’Algérie correspond au modèle de l’État rentier élaboré par Beblawi et Luciani (1987), dans lequel la rente exonère les dirigeants de rendre des comptes à la société. Comme le formule lucidement Lowi (2009, p. 32) : « Le régime algérien n’a pas besoin du consentement de sa population pour survivre, tant que les prix du pétrole demeurent suffisamment élevés pour financer la redistribution ». Cette logique crée néanmoins une vulnérabilité structurelle : le contre-choc pétrolier de 2014-2016 a directement alimenté le mécontentement social qui a précédé le Hirak.
3.3. Le DRS comme instrument de régulation
Le Département du renseignement et de la sécurité a longtemps constitué la pièce maîtresse du dispositif de contrôle politique. Sous la direction du général Mediène (1990–2015), le DRS a développé des capacités de surveillance, d’infiltration et de manipulation qui s’étendaient bien au-delà de la sécurité stricto sensu : contrôle de la presse, surveillance des partis d’opposition, gestion des formations islamistes légales, voire arbitrage des conflits internes au sein de l’élite militaire (Hamladji, 2021). Sa dissolution en 2016 et sa réorganisation en plusieurs entités distinctes — dont la Direction des services de sécurité (DSS) — ont été présentées par Bouteflika comme une réforme démocratisante, mais nombre d’observateurs y ont vu davantage un règlement de comptes entre factions qu’une véritable réforme institutionnelle (Volpi, 2017).
IV. Le Hirak : révélateur des contradictions internes
4.1. Un soulèvement inédit
Le mouvement populaire qui éclata le 22 février 2019, en réaction à l’annonce d’une cinquième candidature de Bouteflika, a constitué le défi le plus sérieux jamais posé au régime algérien depuis la fin de la guerre civile. Pendant de nombreux mois, des millions d’Algériens ont manifesté pacifiquement chaque vendredi dans toutes les grandes villes, réclamant non seulement le départ de Bouteflika mais « le système » dans son ensemble — formulé dans le slogan célèbre « Yetnahaw gaâ » (Qu’ils partent tous) (Dris-Aït Hamadouche, 2020).
L’originalité du Hirak tenait à son caractère radicalement horizontal, à son refus explicite de toute récupération partisane et à sa capacité à mobiliser des catégories sociales transversales : jeunes diplômés chômeurs, femmes, employés du secteur public, commerçants et même retraités (Volpi, 2020). Ce profil sociologique indique que la contestation ne portait pas sur des revendications catégorielles mais sur une exigence de dignité et de citoyenneté incompatible avec le fonctionnement opaque du régime.
4.2. La réponse du régime et ses limites
La réponse du régime a suivi un double registre. Sur le plan tactique, les militaires ont « sacrifié » Bouteflika, orchestrant sa démission en avril 2019 tout en préservant l’essentiel du système. Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major, s’est imposé comme l’interlocuteur institutionnel du mouvement, tout en refusant toute négociation sur la nature du régime. Des arrestations ciblées d’oligarques liés à l’ancien cercle présidentiel — notamment les frères Kouninef et l’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia — ont été présentées comme une lutte contre la corruption, mais relèvent davantage d’une purge factionnelle que d’un véritable assainissement (Dris-Aït Hamadouche, 2020).
L’élection présidentielle d’Abdelmadjid Tebboune en décembre 2019, avec un taux de participation officiel de 39,9 %, a marqué le retour à une normalité institutionnelle formelle sans répondre aux exigences du Hirak. La pandémie de COVID-19 a fourni en 2020 un prétexte commode pour interdire les rassemblements et mettre fin aux manifestations, cependant que la répression s’intensifiait contre les militants, journalistes et défenseurs des droits humains. Amnesty International (2021) a recensé plusieurs centaines de détentions en lien avec l’activisme politique entre 2019 et 2021.
V. Scénarios d’avenir
5.1. La continuité autoritaire
Le premier scénario, le plus probable à court terme selon la majorité des analystes, est celui de la continuité autoritaire avec adaptation cosmétique. Ce scénario repose sur plusieurs facteurs de stabilisation : la remontée des prix des hydrocarbures depuis 2021, qui a permis de reconstituer partiellement les réserves de change et de relancer les dépenses sociales ; la fragmentation de l’opposition, incapable de se doter d’une direction unifiée et d’un projet politique cohérent ; et la capacité du régime à mobiliser le nationalisme étatiste face aux tensions avec le Maroc et à la déstabilisation régionale liée au conflit libyen et à la crise au Sahel (Hachemaoui, 2012).
Dans ce scénario, l’armée continue de jouer le rôle d’arbitre suprême tout en laissant aux institutions civiles une façade de normalité constitutionnelle. Les réformes annoncées — révision constitutionnelle de 2020, discours anti-corruption — restent des ajustements intra-système qui ne modifient pas la répartition fondamentale du pouvoir. Le risque de ce scénario réside dans l’accumulation silencieuse des tensions sociales : chômage des jeunes dépassant 25 % dans la tranche 15-24 ans (Office national des statistiques, 2022), crise du logement, dégradation des services publics. Comme le note Hachemaoui (2012, p. 67), les régimes rentiers peuvent absorber de nombreux chocs, mais leur capacité d’absorption n’est pas illimitée.
5.2. La transition négociée
Un deuxième scénario, normatif autant qu’analytique, est celui d’une transition négociée. Ce scénario implique que des secteurs significatifs de l’élite militaire acceptent de renoncer à leur monopole politique en échange de garanties concernant leurs intérêts économiques et leur immunité judiciaire, selon un schéma comparable aux transitions pactées étudiées par O’Donnell et Schmitter (1986) dans le contexte latino-américain ou par Linz et Stepan (1996) dans les transitions post-communistes. Les conditions d’une telle transition supposent l’émergence d’une opposition organisée, crédible et capable de négocier, d’une société civile suffisamment structurée pour garantir les engagements pris, et d’une pression internationale assez forte pour inciter le régime à faire des concessions.
Ces conditions ne sont pas réunies à ce jour. L’opposition algérienne demeure fragmentée entre islamistes modérés, nationalistes laïques et gauche sociale, sans parler des clivages kabyles dont l’expression institutionnelle via le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) complexifie davantage le paysage politique. Toutefois, le Hirak a montré qu’une mobilisation transversale était possible, et certains observateurs comme Volpi (2020) soulignent que les transformations sociologiques profondes de la jeunesse algérienne — mieux éduquée, hyperconnectée, désillusionnée vis-à-vis du nationalisme officiel — créent des conditions favorables à l’émergence d’une culture politique démocratique à long terme.
5.3. La déstabilisation chaotique
Un troisième scénario, minoritaire mais non négligeable, est celui d’une déstabilisation non maîtrisée. Ce scénario se réaliserait dans le contexte d’un effondrement des prix des hydrocarbures prolongé, combiné à une crise de succession au sein de l’élite militaire et à une remobilisation sociale dépassant les capacités de contrôle du régime. L’expérience des voisins — Libye depuis 2011, Tunisie depuis 2019 dans un registre différent — montre que les transitions arabes peuvent se révéler extrêmement coûteuses et incertaines (Stepan & Linz, 2013). L’Algérie présente des facteurs aggravants : un tissu partisan faible, des institutions civiles peu autonomes, et des cicatrices profondes laissées par la guerre civile des années 1990 qui alimentent une culture de la peur vis-à-vis de l’instabilité.
Ce scénario doit néanmoins être nuancé par la résilience institutionnelle de l’armée algérienne, qui demeure — malgré ses divisions factionnelles — une organisation disciplinée disposant d’une culture institutionnelle propre, sans équivalent dans les appareils militaires qui ont implosé lors du printemps arabe (Bellin, 2012). La comparaison avec la Tunisie, où l’armée a traditionnellement été tenue à l’écart du politique, souligne au contraire en quoi l’imbrication profonde des militaires algériens dans les structures étatiques constitue paradoxalement un facteur de stabilité à court terme, même si elle obère les perspectives de démocratisation à moyen terme.
VI. Conclusion : Entre immobilisme structurel et possibilité du changement
L’analyse du système de pouvoir algérien révèle une configuration d’une grande cohérence interne : la domination des élites militaro-sécuritaires est à la fois cause et effet d’un État rentier qui substitue la redistribution à la représentation, la cooptation au débat public et la surveillance au contrat social. La formule de « mafia des généraux », si elle pèche par son réductionnisme, pointe néanmoins une réalité analytique que les sciences politiques ont progressivement théorisée sous des termes plus rigoureux : autoritarisme compétitif, État prédateur, nomenklatura militaire.
Le Hirak de 2019 a constitué une rupture dans l’ordre symbolique du régime : il a montré qu’une majorité d’Algériens refusait l’équation entre stabilité et soumission, et que la légitimité historique tirée de la guerre d’indépendance n’était plus suffisante pour justifier l’exclusion des citoyens de la gestion de leurs affaires publiques. En ce sens, il a initié ce que Touraine (1994) appellerait un « retour de l’acteur » : la réémergence d’une société civile qui se conçoit comme sujet politique à part entière.
Cependant, toute projection linéaire vers un avenir démocratique serait prématurée. Le régime a démontré sa capacité d’adaptation : il a traversé la guerre civile, l’effondrement du pétrole en 2014, la maladie de Bouteflika et le Hirak sans rupture institutionnelle majeure. Ses marges de manœuvre économiques se sont reconstituées avec la hausse des prix du gaz depuis 2021. Ses appareils sécuritaires demeurent opérationnels. L’avenir dépendra en grande partie de variables exogènes — trajectoire des prix des hydrocarbures, environnement régional, dynamiques générationnelles internes — autant que de choix politiques délibérés.
À terme, la question centrale est celle-ci : les élites militaires algériennes trouveront-elles en elles-mêmes les ressources pour initier, ou du moins accepter, une transition vers un système où leur pouvoir serait contrôlé plutôt qu’absolu ? L’histoire des transitions réussies enseigne que cette acceptation ne survient jamais par vertu, mais sous la contrainte d’un rapport de forces rendu insurmontable. Peut-être que la véritable question n’est pas celle de l’avenir du système, mais celle du temps qu’il faudra à la société algérienne pour rendre ce rapport de forces incontournable.
Bibliographie
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