ALGERIE

Condamnation de Fethi Gheras : Riposte Internationale dénonce une atteinte aux libertés politiques et à la liberté d’expression

La confirmation par la Cour d’Alger de la condamnation de Fethi Gheras, coordinateur national du Mouvement démocratique et social (MDS), à deux années de prison ferme, appelle une réaction forte au regard des principes fondamentaux de l’État de droit.

Cette décision pose une question essentielle : peut-on, dans une société qui se revendique démocratique, sanctionner pénalement des déclarations politiques critiques lorsqu’elles s’inscrivent dans un débat public pacifique ?

Les faits reprochés à Fethi Gheras reposent principalement sur des prises de parole et des expressions publiques. Or, la liberté d’expression politique constitue l’un des fondements de toute démocratie. La critique des responsables publics et des institutions, même lorsqu’elle est sévère ou dérangeante, ne peut être assimilée automatiquement à une infraction pénale.

L’utilisation de dispositions pénales relatives à l’outrage ou à la diffusion d’informations prétendument préjudiciables doit respecter les principes de nécessité, de proportionnalité et de protection du pluralisme politique. La justice ne doit jamais devenir un moyen de régler les désaccords politiques.

Riposte Internationale exprime sa pleine solidarité avec Fethi Gheras, sa famille et ses proches face à cette épreuve. Nous saluons son engagement politique pacifique et son attachement constant au débat démocratique, tout en réaffirmant que les divergences d’opinion doivent trouver leur place dans l’espace public et non dans les salles d’audience.

Au-delà du cas personnel de Fethi Gheras, cette condamnation interpelle sur la place accordée à la contradiction, au débat citoyen et aux voix critiques dans l’espace public algérien.

Riposte Internationale réaffirme son attachement à une justice indépendante, au respect des droits de la défense et à la protection de tous les citoyens qui exercent pacifiquement leur liberté d’expression et leur engagement politique.

Nous appelons à mettre fin à la criminalisation de l’expression politique pacifique et à garantir un véritable climat de pluralisme, condition indispensable à tout État de droit.

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