Le cinéma amazigh s’invite à l’université canadienne de Saskatchewan

Amazigh Film Festival USA (L.A.A.F.F.) a le plaisir d’annoncer qu’Hélène E. Hagan, directrice du festival et son collègue Rachid Bouksim, du Festival International Issni N Ourgh du Film Amazigh (F.I.N.I.F.A.), directeur artistique de L.A.A.F.F., ont été invités à participer à une conférence internationale organisée par le Département des études cinématographiques de l’Université de la Saskatchewan, Regina, Canada, afin d’examiner « Transnational Screen Media Practices: safeguarding indigenous cultural heritage » (Pratiques transnationales des media d’écrans : la préservation de l’ héritage culturel autochtone) qui aura lieu du 24 au 26 juin 2021 en tant que colloque virtuel. La discussion impliquera un certain nombre de personnalités, dirigées par le conférencier d’honneur Ahmed Boukous, Recteur de l’Institut Royal de la Culture Amazighe du Maroc (I.R.C.A.M.) ainsi que plusieurs experts universitaires du cinéma. Hélène Hagan, anthropologue culturelle de l’Université de Stanford, fondatrice et directrice de l’Institut Tazzla pour la Diversité Culturelle, représentera l’Institut et son projet de film annuel, le Festival du Film Amazigh USA. Elle interviendra lors de deux groupes conférenciers sur le rôle des festivals de cinéma dans la transmission de diverses questions culturelles et linguistiques amazighes importantes concernant le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, les îles Canaries, le Sahara, le Niger et le Mali.

La participation de Madame Hagan inclura également le thème des droits de l’homme, tel que présenté dans les films qu’elle a fournis à la Conférence. Parmi ceux-ci figurent les versions anglaises autorisées du documentaire « On Native Lands » (Ni Sauvage, Ni Barbare) réalisé par Roger Cantin (Canada-Maroc, 2008), et « Amazigh Revival » (Renaissance Amazighe, Dounia BenJelloun Productrice, Jacques Renoir Directeur, 2008), ainsi que ses propres productions télévisées de « Amazigh Identity » (Premier Congrès Mondial Amazigh, Îles Canaries, 1998) et « Heart of the Sahara » (Cœur du Sahara, Hélène Hagan Productrice et Issa Ag Mohammed , Narrateur et Vidéaste, Mali, 2004). L.A.A.F.F., créé en 2007 par l’Institut Tazzla, affirme l’origine autochtone africaine du Mouvement culturel amazigh international qui prend actuellement son identité moderne à travers l’histoire, l’archéologie, l’anthropologie et la linguistique: en Algérie et au Maroc, en particulier, la question centrale à examiner est de savoir si l’on peut professer d’autres identités culturelles qu’une identité islamique politique, qui, en fait, étouffe toute diversité culturelle. Le discours officiel de l’État est l’arabe et la religion établie est l’islam, une tendance nationaliste arabo-islamique qui a entravé le pluralisme culturel au Maroc depuis 1956, année de l’indépendance du Protectorat Français, par sa construction nationale postcoloniale d’une identité marocaine unique. Un sujet particulier d’intérêt pour Hélène Hagan et un débat sur le terme qui circule largement à travers des publications et des événements internationaux, utilisés de nombreuses manières, de « Maghreb arabe » ou « Al Maghribi Al Arabi » pour désigner l’Afrique du Nord comme la région la plus occidentale du monde arabe. Ce terme falsifie la situation géographique des pays d’Afrique du Nord et rejette leur désignation aborigène de « Tamazgha », terme adopté par la plupart des activistes amazighes, un nom qui, selon certaines recherches anthropologiques, existait déjà à l’époque de la civilisation égyptienne antique pour désigner la vaste zone située entre le Nil et l’océan Atlantique. (Hélène Hagan, « The Shining Ones: Etymology of the Amazigh Roots of Ancient Egyptian Civilization », Xlibris, 2000).

En collaboration avec Rachid Bouksim, du Festival du film amazigh d’Agadir, au Maroc, et directeur artistique du Festival du film amazigh, aux États-Unis, qui sera également présent pendant la première discussion de ce colloque, Hélène Hagan soulignera certains de ses commentaires par des références à plusieurs de ses mentors amazighs au Maroc, Dr Mohammed Chafik, doyen du mouvement amazigh dans ce pays , Hassan Id Belkhassam, avocat et fondateur de l’Association Tamaynut, représentant et leader international de plusieurs groupes africains, le cinéaste distingué et pionnier du film amazigh au Maroc Mohamed Abbazi, et Rachid Raha, anthropologue et collègue estimé. L’ éminent Dr Chafik, l’avocat Id Belkhassam et le cinéaste Mohamed Abbazi figurent dans le documentaire « On Native Lands » ainsi que Lahbib Fouad, ou Yeschou, artiste et auteur d’I.R.C.A.M. qui nous a recommandé le film en 2009, et qui joue comme l’un des protagonistes de ce film. Nous saluons sincèrement leur travail monumental dans la défense, promotion et préservation du patrimoine Amazighe.

Cet événement de juin sera la contribution virtuelle 2021 de L.A.A.F.F., Festival du film amazigh des États-Unis, (lien Internet : https://www.laaff.org) au domaine international du film amazigh en Amérique du Nord, et en Afrique du Nord.

Indian Wells, Californie

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